France Aigues Mortes Gard

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 08/12/2018 à 09:52:46



Aigues Mortes  Gard
 

 

 

 

 

 

 

 

C 'est une enceinte  puissante  qui va étré edifiée  autour de la tour de Constance édifiée entre 1242 et 1254 par St Louis .La fonction de cette tour était d'abriter la garnison royale. Elle  est massive avec un diametre de 22 mètres diamètre et 32 mètres de hauteur.  L'enceinte elle fut construite sur ordre de son fils Philippe III le hardi et fini par son petit fils Philippe IV Le bel  entre 1272 et 1300  Elle  mesure 1600 mètres de long    intègre la Tour de Constance, édifiée un peu plus tôt par Saint-Louis, entre 1242 et 1254,

 

St Louis Philippe III le Hardi Philippe IV Le bel

 

 

 

 

Aigues Mortes  Gard
 

 

 

 

 

Introduction

 

Cette ville fut créée de toute pièce par la volontés des rois de France .Louis IX, à la suite d’une maladie grave, avait fait vœu en 1244 de se croiser. Il ne possédait sur la Méditerranée qu’un seul port, celui de Marseille, qui était sans défenseLa ville de  Montpellier toute voisine appartient aux Rois d’Aragon Le roi jeta les yeux sur Aigues-Mortes, et proposa à Raymond, abbé de Psalmodi, de lui céder ce territoire. L’acte de cession est daté du mois d’août 1248, mais entretemps Saint Louis avait construit à la place de la tour de Matafère celle de Constance,  C ‘est de ce port que vont partir les croisades en 1248 et 1270 Mais peu à peu le port s’ ensable, et la vocation d’ Aigues-Mortes comme port disparaît et la ville transforme ses tours en prisons. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, on y emprisonne les protestants..

Question Pourquoi Aigues Mortes ?La réponse est dans ces croquis

 

Avec l autorisation d'Alain Houot

Le Royaume de France veut un débouché sur la Méditerranée  et c'est Aigues Mortes qui est choisie car Montpellier est aux mains de Roi d 'Aragon

Comme dit dans l introduction c' 'est une enceinte  puissante  qui va étré edifiée  autour de la tour de Constance qui a été édifiée plus tot  entre 1242 et 1254 par St Louis  avec pour fonction d'abriter la garnison royale. Elle  est massive avec un diametre de 22 mètres diamètre et 32 mètres de hauteur. Mais  surement les moines n’avaient pas aliéné toute le territoire de la ville ou du moins le droit de pêche dans les étangs, car il a été decouvert vers l’extrémité de l’ancienne digue de la Peyrade,  une borne triangulaire portant d’un côté l’écusson fleurdelisé et de l’autre la crosse abbatiale des abbés de Psalmodi. D’autres travaux devaient avoir été déjà commencés à cette époque et en particulier ceux du port et du canal, pour lesquels le saint roi ne craignit pas de violer les antiques sépultures de Maguelonne pour en utiliser les pierres dans ses nouvelles constructions

 


Le 12 juin 1248  apres decidé de se croiser  Lous IX recoit l'oriflamme des mains du cardinal Odon de Château-Raoul  et il se rend d’abord à Cluny, puis à Lyon, où le pape Innocent IV avait réuni un concile.En  Avignon, saint Louis se sépara de sa mère Blanche de Castille, à laquelle il avait laissé la régence du royaume, il passa ensuite à Beaucaire, à Nîmes, et arriva à Aigues-Mortes dans les premiers jours d’août 1248. Une nombreuse armée était déjà réunie autour de la ville. La noblesse française y était représentée par ses plus grands noms. Des Italiens, des Anglais, des Espagnols, accouraient pour se ranger sous les ordres du roi de France. Il avait alors trente-trois ans  Des prélats, de simples pèlerins, venaient se joindre à l’expédition. Tous les environs étaient occupés par les croisés. On a trouvé sur les mur de l’église de Saint-Gilles et sur les murs du château de Tarascon des graffiti gravés avec la pointe d’un couteau ou celle d’un poignard, représentant un navire avec les formes de l’époque.
Mais nous savons que la mer n’a jamais baigné les murs d’Aigues-Mortes. La ville ne communiquait avec elle par des étangs peu profonds.
La flotte  de saint Louis, forte de 120  navires génois et vénitiens comptait des vaisseaux de haut-bord pouvant contenir jusqu’à 1 000 hommes ayant un tirant d’eau considérable Ceux ci  étaient mouillés dans le golfe d’Aigues-Mortes  face au  grau appellait  encore le Grau Louis, et par lequel l’étang du Repausset s’ouvrait dans la mer.  Un banc de roches protégeait cette rade contre les vagues du large  La profondeur entre ce banc et la terre,était de 8/ 9 mètres
Ce grau est la preuve que saint Louis ne s’est pas embarqué sur son vaisseau au pied des murs d’Aigues-Mortes  mais il est parti vers son vaisson via un canal creusé  pour permettre à des navires d’un moindre tonnage  d'accéder au plus pret des remparts


via un petit étang mentionné dans les chartes de 1370, c’est celui des Marettes qui  communiquait  avec le port actuel Ce canal parte le nom actuel de Canal-Vieil
Un hôpital militaire s’élevait probablement dans ce lieu,  L’extrémité du canal près des Tombes  fut découvert en 1835 une embarcation longue de 24 mètres, ensevelie dans le limon alluvial. Cele ci ne datait pas de st Louis mais du XVIe siècle
Par contre les crues du Vidourle ont tout recouvert acutellement.
Donc Saint Louis s’est embarqué à Aigues-Mortes sur un navire d’un faible tirant d’eau, a traversé l’étang de La Marette, suivi le Canal-Vieil, et est arrivé par l’étang du Repausset au grau qui porte son nom, et en dehors duquel se trouvait sa flotte lee 25 août 1248, jour de la Saint-Augustin,  en chantant le Veni Creator. Saint Louis, embarqua sur le vaisseau la Monnaie, et il debarqua en Égypte, et s'empare de  Damiette

Débarquement en Egypte
Prise de Damiette
Caputure du Roi à Mansourah

 

où il était fait prisonnier le 6 avril 1250 à la bataille de Mansourah.
Dans l’intervalle, Alphonse, comte de Poitiers, s’était embarqué à Aigues-Mortes le 25 août 1249 pour apporter à son frère des secours en hommes et en argent ; il n’arriva que pour partager sa captivité. Saint Louis, racheté par la nation, visita en alors  simple pèlerin la Terre sainte.
Ayant appris la mort de sa mère, régente du royaume, il partit d’Acre le 25 avril 1254, et fit voile pour la France avec l’intention de débarquer à Aigues-Mortes ; mais des vents contraires le forcèrent à s’arrêter à Hyères, le 12 juillet, avec la reine Marguerite et les trois enfans qu’il avait eu d’elle pendant la croisade
Apres  quelques années  la sitation des chretiens en Terre saint était des plus préoccupantes  car les musulmans avaient repris une à une toutes les places fortes qu Il ne leur restait plus que Ptolémaïs (Saint-Jean-d’Acre) et Tripoli. Saint Louis, décide d'entreprendre une huitième croisade, au grand-parlement au Louvre le 25 mars 1267. Le 1er juillet 1270, il s’embarquait de nouveau à Aigues-Mortes avec ses trois fils, Il voulut faire d’abord le siège de Tunis, attirait par la richesse de de la cite

 

  Mais saint Louis mourut de la peste deux mois après avoir quitté la France. Son fils aîné, Philippe III dit le Hardi, revint en France par la Sicile et l’Italie.
Ce fils de saint Louis n’oublia pas les desseins de son père sur Aigues-Mortes. Il quitte Paris en février 1272 pour prendre possession du comté de Toulouse, il s’arrêta quelques jours à Marmande et signa dans le mois de mai un traité avec le Génois Guillaume Boccanegra, qui s’engageait à construire les remparts d’Aigues-Mortes pour la somme de 500 livres tournois Boccanegra   copia lesles plan de  Damiette.  en effet  la topographie des deux villes est la même, toutes deux sont situées au bord d’un fleuve, non loin de la mer, dans un pays complétement plat, Damiette dans le delta du Nil, Aigues-Mortes dans celui du Rhône.

L'enceinte elle fut construite sur ordre de son fils Philippe III le hardi et fini par son petit fils Philippe IV Le bel  entre 1272 et 1300  Elle  mesure 1600 mètres de long    intègre la Tour de Constance, édifiée un peu plus tôt par Saint-Louis, entre 1242 et 1254,

 

St Louis Philippe III le Hardi Philippe IV Le bel

 

 

 

 


Les remparts sont encore inachevés en 1289 mais les rois, soucieux de l’importance des remparts pour la ville et pour la France, firent tout leur possible pour les faire achever
Ces remparts n’ont jamais été restaurés . Ils sont le pur produit des construction militaire du XIII e a savoir construction très solide constituée de pierres en bosse
Ils ont été construits avec des matériaux provenant des carrières se trouvant sur les rives du Rhône transportés en radeaux via les bras du Delta du Rhône
On retrouve sur ces murailles des signes gravés dans la pierre par les ouvriers pour que leur travail puisse être distingué afin de se faire payer à la tache


Cela donne un rectangle 1620 mètres de long
côté nord : 497 mètres,
Côté sud : 567 mètres,
côté est : 301 mètres,
côté ouest : 260 mètres,
Ils ont une hauteur de 11 mètres de hauteur pour une épaisseur à la base de 3 m et 0, 75 en haut; Tout le long court un chemin de ronde et ils se terminent en haut par une ligne dentelée de créneaux rectangulaires percés d’étroites meurtrières ou archères
Ils possèdent divers types de tour édifiées afin de renfoncer la défense des remparts Qui sont de divers types Carrées Ronde jumelées et d’angle.. Les tours  au nombre de seize, et quelques-unes renferment des corps de garde pour le logement des troupes : elles se terminent par une plate-forme d’où les soldats pouvaient observer et inquiéter l’assiégeant Ces tours sont bien construite avec cheminée et pièces possédent des ouvertures


L ‘enceinte est percée de 10 portes Toutes ces portes sont en ogive ; elles étaient munies de herses et sont surmontées de machoucoulis ou flanquées de grosses tours accouplées, les unes rondes, les autres carrées. Quelques-unes, rondes en dehors, sont carrées en dedans. D’autres tours sont isolées, et occupent les angles ou commandent la ligne des courtines. Toutes sont munies d’échauguettes, surmontées de lanternons, et communiquent entre Elles par un chemin de ronde qui fait le tour des remparts à la hauteur des créneaux
Mais l'enceinte d’Aigues-Mortes devait  très peu servir. À la mort de saint Louis, la ville entra dans une période de prospérité commerciale qui dura jusqu’à la fin du siècle. Grâce aux priviléges accordés par Louis IX, Philippe le Hardi et confirmés par leurs successeurs, elle était devenue le port le plus commerçant de la côte languedocienne. Les marchands de Montpellier eux-mêmes, qui entretenaient tant de relations avec l’Orient, étaient obligés de recevoir et d’expédier leurs marchandises par le port d’Aigues-Mortes, avec lequel ils communiquaient par un canal qui subsiste encore 
Cependant, à l’époque des pastoureaux et des routiers qui désolaient la France, les solides murailles d’Aigues-Mortes, comme celles d’Avignon, protégèrent les habitans et devinrent le refuge des gens de la campagne en arrêtant ces bandes de pillards. Vers le milieu du XIVe siècle, le commerce d’Aigues-Mortes commençait à préricliter  car le bras du Rhône qui coulait près de la ville ensablait le port, les étangs, et diminuait lui-même de profondeur en obstruant son propre lit de sable et de limon.


Vers 1363, le roi Jean ordonna des réparations qui furent exécutées en partie et continuées sous Charles V et Charles VI ; mais on ne fit rien de définitif, et peu à peu les navires génois ou autres renoncèrent à un port dont l’entrée devenait de plus en plus précaire et difficile. sous Charles VI,  la ville se dépeupla rapidement. En 1399, il se passe à Aigues-Mortes  Le maréchal de Boucicaut assiégeait le pape Benoît XIII dans Avignon. Le cardinal Boniface, chargé d’une mission secrète, s’échappe de la ville à l’aide d’un déguisement. Il se réfugie à Aigues-Mortes et se tient caché pendant quelque temps dans le couvent des cordeliers. Au moment de s’embarquer, il est reconnu, et les habitans croient devoir le livrer au général français. Benoît XIII jete l'interdit contre la ville d’Aigues-Mortes ; il resta sans effet. Trois ans après, les conseil politique veulent envoyer une députation auprès du pape pour le prier de révoquer son interdit ; mais Jacques Conseil, un des magistrats municipaux, émit l’avis « que l’on ne doit pas se plaindre quand on n’a pas été battu"


La démence de Charles VI avait livré la France aux Anglais et les Bourguignons, commandés par le prince d’Orange, envahirent le Languedoc. Maître de Nîmes et de Montpellier, le prince se présente devant Aigues-Mortes, dont un gouverneur infidèle, Louis de Malepue, lui ouvre les portes. La plupart des habitans s’échappent et se réfugient à Beaucaire, occupé par les troupes du dauphin.
Celui-ci entre à son tour en Languedoc et reprend le Pont-Saint-Esprit et Nîmes ; mais, rappelé dans le nord, il charge Charles de Bourbon, comte de Clermont, de faire le siége d’Aigues-Mortes : ce dernier obéit et amène quelques pièces de canon, dont l’usage était alors tout nouveau. Cependant la place résiste, l’artillerie bat vainement les solides murailles ; mais une nuit, vers la fin de janvier 1421, les habitants, las du joug étranger, conduits par le baron de Vauverde, se rendent silencieusement aux remparts, égorgent ceux qui gardaient les portes, et les ouvrent aux troupes du roi. La garnison bourguignonne est massacrée. Pour prévenir les effets de la putréfaction de tant de cadavres, on les entassa dans la tour située à l’angle sud-ouest de la ville, sous des monceaux de sel provenant des salines voisines ; de là le sobriquet de Bourguignon salé  donné à cette tour .
La ville  fut encore célébre au XVIe car elle fut le lieur de  l’entrevue entre François Ier et Charles-Quint.Suite à la trève de à Nice  signée pour  dix ans le 18 juin 1538 sous les auspices du pape Paul III   Le roi de France se rend à Vauvert et ordonne les préparatifs pour recevoir l’empereur : celui-ci arrive le 14 juillet avec cinquante-deux navires, dont vingt et un français qui lui faisaient escorte depuis Marseille.


La flotte mouille dans la rade d’Aigues-Mortes, Le roi se rend à Aigues-Mortes entouré de sa famille et des grands personnages de l’état 
Il se rend à bord du vaisseau qui portait Charles-Quint. « Mon frère, lui dit-il en l’abordant, me voici derechef votre prisonnier. » Le lendemain, Charles-Quint vint à terre pour rendre sa visite à François Ier et débarqua à la porte de la Marine, qui s’ouvre sur l’étang de la ville
La reforme  ouvre alors la période dite  des guerres de religions En 1560, plusieurs villes du Languedoc avaient ouvertement embrassé le calvinisme.
A l’avénement de Charles IX, le calme revient pour peu de tgemps  car le massacre de Vassy ranime la guerre civile. Aigues-Mortes resta au pouvoir des catholiques et reçut la visite de Charles IX, de sa mère et du prince de Navarre, âgé de onze ans,
Apres la Saint-Barthélemy, les protestans, reprennent Saint-Gilles le 12 janvier 1575, et un détachement de soldats huguenots déguisés en pêcheurs s’approche en plein jour d’une porte d’Aigues-Mortes, y applique des sacs de poudre, la fait sauter, pénètre dans la ville, et s’acharne contre les églises et les couvents.


Les catholiques, réfugiés dans la tour de la Reine, se rendent deux jours après. Toute la côte depuis l’embouchure du Rhône jusqu’à Agde était au pouvoir des calvinistes, et Aigues-Mortes fut une des places de sûreté abandonnées aux protestans par le traité du 14 mai 1576.
Lorsque Henri IV monta sur le trône, il confirma cette clause en y ajoutant la tour Carbonnière  En 1616, Gaspard de Coligny, petit-fils du grand Coligny, était gouverneur d’Aigues-Mortes pour le roi Louis XIII. Suspect à la cour et au duc de Montmorency, il se déclara pour les réformés, réunit un corps de 4 000 hommes et s’empara d’Aymargues.
Le duc de Rohan, chef des calvinistes, occupa les salines de Peccais, dont le rendement était considérable. Louis XIII était alors en Languedoc avec 14 000 hommes qui firent le siége de Lunel et de Massilargues, y entrèrent et massacrèrent les protestans malgré les ordres de leurs chefs


La prise d’Aigues-Mortes fut plus facile : le petit-fils de Coligny se vendit avec la ville pour un bâton de maréchal et cinquante mille livres tournois. Louis XIII entra dans Aigues-Mortes et y mit une garnison catholique. Immédiatement après, il fit le siége de Montpellier, qui dura deux mois et se termina par un traité de paix signé le 19 octobre 1622.

 

Depuis ce temps, Aigues-Mortes, souvent menacé, resta au pouvoir du roi.
Au debut du règne de Louis XIV, Aigues-Mortes eut pour gouverneur le marquis de Wardes. .


Louis XIV,  roi Soleil tout puissant et devenu dévot, dans la deuxieme partie de son règne  espérait racheter ses péchés de jeunesse et sauver son âme en ramenant les protestans à la vraie foi : il révoqua donc  l’édit de Nantes en 1685.
La guerre des Camisards commence et la cité d'Aigues Mortes et la tour de Constance deviennent alors une prison d’état où l’on enfermait ceux qui cherchaient à passer la frontière.


Un des chefs camisards, Abraham Mazel, enfermé dans la tour de Constance avec trente-trois prisonniers, parvint à enlever une énorme pierre de taille et à desceller la barre de fer qui rétrécissait l’ouverture. La nuit venue, il place ce barreau en travers de la meurtrière, y attache des couvertures tordues en forme de cordes, et se laisse glisser en dehors d’une hauteur de 23 mètres. 


Le camisard Abdias Maurel, dit Catinat, fit des incursions dans le voisinage d’Aigues-Mortes et mit le feu au couvent de Psalmodi, qui n’était plus habité par les moines, devenus chanoines à Aigues-Mortes
. Quelque temps après, Abdias Maurel fut pris et brûlé vif. Le maréchal de Villars, apaisa la révolte par des moyens de douceur.
Un calme relatif se rétablit, et sous le gouvernement du régent les protestans respirèrent ; mais après la mort de celui-ci le duc de Bourbon, devenu ministre, remit en vigueur, en les aggravant, les anciens édits contre les religionnaires. Malesherbes et Turgot protestèrent en vain. La persécution recommença, et des femmes dont les maris, les pères ou les frères avaient étaient tués lors des dragonnades, furent entassées dans les deux immenses salles, glaciales en hiver, chaudes en été, de la tour de Constance.
La lumière n’y pénètre que par des meurtrières percées dans des murs de 6 mètres d’épaisseur.
 Le prince de Beauvau avait été appelé au commandement du Languedoc. À peine arrivé à Montpellier, il voulut visiter la tour de Constance, C’était le 11 janvier 1767.  M. de Beauvau avait obtenu comme une grâce singulière, avant de quitter Versailles, la permission de délivrer trois ou quatre de ces victimes. Il en délivra quatorze,  Le ministre, M. de La Vrillière, blâma cette conduite, disant que c'est  un abus de confiance, etil ordonna à M. de Beauvau de réparer aussitôt le bien qu’il venait de faire, faute de quoi il ne lui répondait pas de la conservation de sa place. La réponse du commandant fut que le roi était le maître de lui ôter le commandement que sa majesté avait bien voulu lui donner, mais non de l’empêcher d’en remplir les devoirs suivant sa conscience et son humanité, et les choses en restèrent là. »
On arrive à l aube de la révolution ; l’opinion publique réclamait la tolérance, et en 1787, sur un vœu formel émis par l’assemblée des notables, un édit proclama la liberté de conscience, et rendit aux chrétiens réformés les droits civils dont ils avaient été dépouillés.
Les Murs de l' enceinte ne vont plus servir que de prison pour des détenus

;

 


En commençant par la partie nord de l enceinte nous avons la tour de Constance.

 

 

La Tour de Constance
Elle fut érigée entre 1242 et 1254,  et elle fut un temps l’unique élément défensif de la cité.
Elle est ronde avec un diamètre de 22m,76, une épaisseur de murs de 6m,17, et porte sur sa plateforme une tourelle terminée par une cage en fer forgé destinée à contenir les broussailles que l’on allumait pendant la nuit en guise de phare pour signaler aux navigateurs l’emplacement du port d’Aigues-Mortes.Reliée au châtelet par un pont dormant, elle est entourée par un fossé et protégée par une première porte munie d’épais vantaux et d’une herse. Une seconde porte, une fois ouverte, permet de camoufler les escaliers menant aux étages supérieurs, tandis qu’une dernière entrée fermée par une serrure et une barre transversale finit de verrouiller l’accès.
Le rez-de-chaussée abrite la Salle des Gardes et donne accès à la réserve du sous-sol, renfermant les vivres et les munitions, voire parfois les prisonniers. Un four à pain, un puits et une statue de Saint Louis trônent au cœur de la pièce haute de 12 m. À l’étage, la Salle des Chevaliers permet d’admirer le vestibule voûté qui servit d’oratoire au monarque. Régulièrement utilisé comme prison, cet étage accueillera notamment 45 templiers et de nombreux protestants.  La Plateforme supérieure, coiffée d’une toiture conique en plomb, s’avère utile pour protéger les feux de vigie et de guetteurs, puisque le bâtiment sert à la fois de phare et de tour de guet
.
C’était la citadelle d’Aigues-Mortes, le dernier refuge de la garnison dans le cas où la ville eût été prise. Arrivant par le pont, l’assiégeant avait à enfoncer une lourde porte bardée de fer pendant que les assiégés l’accablaient de projectiles, ou versaient sur lui de l’huile et de l’eau bouillantes. La porte ouverte, elle fermait elle-même l’entrée de l’escalier tournant qui mène aux étages supérieurs. Si l’ennemi s’avançait, il se trouvait dans une grande salle circulaire de 10m,42 de diamètre, dominée par une galerie supérieure, également circulaire, d’où les défenseurs de la citadelle pouvaient l’accabler. Si l’assaillant essayait de monter l’escalier, il était toujours exposé aux coups de ses adversaires, et, parvenu dans la salle supérieure, un grand trou circulaire percé au milieu du plafond permettait encore aux défenseurs de la tour de l’écraser de projectiles de toute nature, et entre autres de gros boulets en pierre, dont quelques-uns ont été retrouvés. La plate-forme elle-même avait ses moyens défensifs
Dans cette tour furent enfermées des prisonnières protestantes dont Marie Durand. Celle-ci, prisonnière pendant 38 ans aurait gravé le fameux « résister » sur la margelle du puits

 

Il fut construit par la suite le palais du Gouverneur qui par la suite et celà jusqu'en 2000  abritera la Brigade des Douanes d'Aigues Mortes


 

ici ce trouve la principale porte de la ville la porte de la Gardette  c’est la seule porte qui aurait possédée un pont-levis. Et la seulle qui soit restée toujours ouverte car les autres portes étaent souvent muées surtout durant les guerres de religions au XVIème siècle. ensuite nous avons la tour du sel la Porte st Antoine la tour de la Mèche et enfin la tour d'angle de dite de Villeneuve
 


Sur la facade Est, nous avons peu d'ouvrage  ; La porte des Cordeliers la Porte de Reine suivie et enfin la tour d'angle dite de la Poudrière


Sur la face  Sud .nous avons comme sur la face nord beaucoup d 'ouvrages  On trouve sur cette facade sous la ligne des créneaux des trous carrés destinés à recevoir les poutres ou barres qui portaient les balcons en bois appelés hourds  d’où les assiégés pouvaient commander complétement le pied du mur et empêcher les pionniers de l’attaquer ou d’appliquer des échelles contre les remparts

 

Ensuite nous avons la Porte de l'arsenal  Puis la porte de la Marine  franchit par Charles Quint qui l a traversé pour entrer dans la ville d’Aigues Mortes quand il fut invité par  François 1er C’est à l’ouest de cette porte qu’on voit ces fameux anneaux de fer scellés dans le mur, un des principaux argumentinvoqués pour affirmer qu’Aigues-Mortes était jadis au bord de la mer.
. ensuite nous avons la porte des Galions la porte des Moulins qui possèdait sur ces touts jumelles au XVe de moulins à vents Puis on trouve la porte de l 'Organeau  Coté sud Oust nous avons la tour des Bourguignons . Sur cette tour  nous avons une anecdote assez sanglante
A la fin de la guerre de cent ans Aigues-Mortes etait aux mains des Bourguignons. Les troupes royales, en Janvier 1421 surprennent la garde et l’égorge. Pour éviter les épidémies dues à la décomposition des corps, les cadavres des Bourguignons sont entassés dans la salle du rez-de-chaussée de la tour de l’angle sud-ouest et recouverts de monceaux de sel. La tour prit alors le nom de Tour des Bourguignons salés.

 


La face Ouest de l'enceinte ne possède elle aussi que peu d 'ouvrages on n y trouve que la Porte des remblais

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