Saqqara Mastaba d'Akhethétep Chapelle









Egypte Saqqara Mastaba d'Akhethétep Chapelle
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Chapelle du mastaba d’Akhethetep


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Chapelle du mastaba d’Akhethetep Musée du Louvre, E. 10958 A

L’œuvre

Dans la salle 4 du département des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre se trouve un monument de petite taille réalisé dans un calcaire fin des carrières de Toura (située à 18 kilomètres au Sud du Caire). Il s’agit de la chapelle d’un mastaba 1, gravée en partie de scènes dont certaines comportent encore des traces de peinture.
On y pénètre par une unique porte autrefois tournée vers l’Est (vers le soleil levant), surmontée d’une large architrave rectangulaire identifiant le propriétaire et ses titres : Akhethetep
2 était « Bienheureux auprès du grand dieu, Ami unique, Prêtre ritualiste, Prêtre de Khnoum, Prêtre d'Horus, Grand des dizaines du Sud, Directeur des deux trônes, Supérieur des chefs, et Secrétaire de la maison du matin ». Ce protocole, intègrant à la fois ces titres religieux et auliques, indiquent qu’Akhethetep faisait partie de l’entourage proche du roi, dont il avait peut-être en charge la protection.

L’intérieur du petit édifice mesure 4,21 mètres de largeur pour 1,61 mètres de profondeur.
À l'intérieur de la chapelle, le mur qui nous fait face comporte deux niches monumentales peintes en jaune qui constituent en fait la représentation de deux portes encadrées de redans et surmontées d’un rouleau semblable à celui de l’entrée : il s’agit de stèles « fausses-portes » qui permettent symboliquement à l’âme d’Akhethetep de voyager entre le monde des vivants et celui des morts.

 


Le décor se répartit de part et d’autre de ces fausses-portes : c’est en effet vers elles que convergent les processions et animaux des scènes qui décorent les murs.
Des figurations gravées en registres évoquant différentes scènes à forte valeur symbolique de la vie nilotique, assurent par la magie de l’image et du texte l’approvisionnement du défunt en offrandes de toutes sortes, pour la plupart alimentaires, afin qu’Akhethetep puisse vivre dans l’au-delà.

Le contexte géographique

La chapelle a été extraite du mastaba d’Akhetehetep, qui se trouve à Saqqarah, la nécropole pharaonique de l’Ancien Empire proche du Caire actuel. L’ensemble faisait partie du complexe funéraire qui évolua à travers les différentes époques de l’Histoire de l’Égypte ancienne. Le mastaba est implanté au Nord de la chaussée qui mène du temple bas à la pyramide d’Ounas.

Le contexte historique
 


 

Akhethetep, à qui appartient le mastaba, est un dignitaire de haut rang de l’Ancien Empire. Privilège royal, un roi de la Ve dynastie (Nyouserrê ou Djedkarê Isesi ?) accorda à Akhethetep l’autorisation de faire édifier son mastaba dans la nécropole de Saqqarah, où se trouve les pyramides royales. L’analyse au carbone-14 d’une poutre de soutien du sarcophage d’Akhethetep indique une date approximative entre 2 870 et 2 500 av. J.-C..  Ancien Empire

La découverte

Georges Aaron Bénédite découvrit en 1903 le bâtiment que deux anglaises, Miss Petrie et Murray, copièrent et étudièrent. La chapelle fut ensuite fouillée et démontée par Bénédite qui en fit l’aquisition auprès du gouvernement égyptien pour le compte du Louvre. Jusqu’à la fin du XXe siècle, on ne connaissait pas le plan et l’emplacement exact du mastaba dans la nécropole. Il faut attendre avril 1991 pour qu’une équipe du Louvre sous la direction de Christiane Ziegler entreprenne de nouvelles fouilles pour désensabler et déblayer le monument à Saqqarah. À l’automne 1996, pendant la sixième campagne de la mission, les vestiges de l’immense mastaba sont enfin dégagés : in situ, le mastaba comporte un système complexe et étendu de chambres dont les murs sont conservés sur environ cinq mètres de hauteur. Les nouveaux relevés établissent des dimensions pour le mastaba atteignant 32 mètres en façade pour 16 mètres de côté. Le puits funéraire se trouvait au revers : de plan carré (2,16 mètres), il plonge à 21 mètres de profondeur. En bas, on accède au caveau, presque rectangulaire (5,10 mètres par 4,80 mètres pour seulement 1,85 mètres de haut), où se trouvait le sarcophage de granite d’Akhethetep.
Analyse

Chacune des scènes qui décorent les murs intérieurs de la chapelle sont commentées de courts textes en hiéroglyphes, expliquant telle une légende ce qui se passe dans chacune des représentations : « botteler le lin », « manier la faux », « couper et poser à terre », etc.
Sur le mur Nord, Akhethetep, représenté en grand (en « taille héroïque ») au registre supérieur, dos aux deux stèles fausses-portes, est assis sur son siège, face à une quantité d’offrandes. Au registre médian, il prend part au banquet rituel, où sont invités danseuses, chanteurs et musiciens. Des figures féminines, symbolisant les propriétés du défunt, défilent en apportant des offrandes.
Sur le mur Sud qui fait face et répond au mur Nord est rédigé le « menu », c’est-à-dire la longue liste des mets présents au banquet funéraire. Derrière ce mur était entreposées dans une pièce aveugle les statues du défunt (au nombre de trois : assis, debout, en scribe acroupi, malheureusement retrouvées acéphales), qui pouvaient ainsi se rassasier des offres apportées. Une fente ménagée au niveau du regard des statues leur permettaient de rester visibles. Ce mur est le seul de la chapelle où le défunt n’est pas représenté, mais présent par l’intermédiaire de ses statues.
Le mur Est, face aux deux stèles fausses-portes, comporte un large panel du répertoire iconographique de l’Ancien Empire dans les mastabas. La partie gauche est décorée dans sa partie inférieur de scènes de navigation à la voile. Le registre supérieur dépeint des scènes de chasse et de pêches. En dehors du fourré de papyrus qui décore la partie extrême gauche du décor, deux autres registres supérieurs montrent des plantations de papyrus en haut, et des scènes d’élevage au-dessous.

 


 

Des scènes de navigation occupe le registre inférieur de la partie droite du mur Est, surmontées de scènes de récolte et d’agriculture.


Notre regard moderne cherche, en vain, à trouver une logique dans l’organisation des scènes et saynètes dépeintes. Cependant, les lignes de démarcation n’ont pour seul but que de séparer chacune des vignettes. Il est préférable de mettre en face à face les scènes de gauche avec celle de droite, où l’on distingue une confrontation du monde sauvage (navigation à la voile sur le fleuve, chasse et pêche) et du monde dominé (navigation à la rame, agriculture, récolte).

 


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