Deir el Bahari Temple d'Hatshepsout









Egypte Deir el Bahari  Temple d'Hatshepsout
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Merci à Dan pour les photographies


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Les Monuments 

Ce monument funéraire fut commandé par la Reine Hatchepsout, pour son père Touthmôsis 1er et pour elle-même. Hatchepsout et son architecte Senmout sont le symbole d'une nouvelle conception architecturale . On accède au sanctuaire par une succession de terrasses, reliées entre elles par des rampes. 500 ans avant la construction de ce temple, la partie gauche de la vallée était occupée par le temple funéraire de Montou-Hotep 1er. Le temple abrita, un peu plus tard, un couvent chrétien, d' où son nom actuel : Deir Al-Bahari (Couvent du nord)

Deir al_bahari

Deir el-Bahari
Temple d'Hatchepsout.
1) cour,
2) premier portique,
3) premièreterrasse,
4) second portique,
5) chapelle de Hathor,
6) chapelle d'Anubis,
7) cour intérieure avec
au fond le sanctuaire d'Amon,.
à droite le temple solaire,.
à gauche le sanctuaire d'Hatshepsout et de Thoutmosis 1er.

.

Visite.

Dans ce monument dont il restait peu de choses, « tradition et nouveauté se marient de la manière la plus heureuse.
 

 

Comme pour les pyramides de l'Ancien Empire, une longue voie d'accès surélevée conduisait du temple de la Vallée à l'ensemble funéraire, mais la nouveauté était le petit bois de tamaris et de sycomores qui se trouvait au milieu de la grande cour En effet .Hatshepsout, par diveres expéditions a ramené une assez grande quantité de faune et de flore avec l'idée de recréer, entre les murs de son temple de Deir el-Bahari, un mini pays de Pount.

 

 

Une rampe coupait en deux le vestibule inférieur soutenu par des piliers carrés (ce qui rappelait une tombe à saffJ et conduisait à une terrasse bordée intérieurement d'une colonnade identique sur la façade et les deux côtés. Un portail introduisait dans une salle hypostyle au fond de laquelle un robuste socle soutenait une pyramide de proportions très modestes.


Plus avant, une cour plus étroite pénétrait dans la montagne et se terminait par une seconde salle hypostyle et un petit sanctuaire».
En étudiant ce monument capital et unique du début du Moyen Empire, on a pu observer que s'y profile déjà la tendance à dissocier la sépulture du roi de la superstructure, où la pyramide semble n'avoir été conservée que pour rappeler symboliquement la tradition.

Le nom de ce site signifie « couvent du nord». Il vient de ce qu'à l'époque chrétienne une communauté religieuse avait élu domicile dans le temple funéraire d'Hatshepsout. C'est l'un des lieux les plus suggestifs de la rive occidentale de la région de Thèbes. « La paroi rocheuse surplombe la vallée d'une hauteur d'environ 200 mètres et délimite un amphithéâtre naturel à l'aspect particulièrement sauvage et imposant » (Barocas). On y trouve, l'un à côté de l'autre, les temples funéraires de deux souverains de la XVIIIe dynastie, aujourd'hui en ruines. Le plus ancien est attribué à Mentouhotep 1er, parfois à Mentouhotep III. Cette incertitude vient du

fait qu'une école d'égyptologues pense que le nom de Mentouhotep n'aurait pas été attribué à des personnages différents, mais serait celui du même souverain au cours des différentes périodes de son règne. Les trois rois qui apparaissent dans les chronologies habituelles sous les noms de Mentouhotep 1er, Il et III devraient être considérés comme une seule et même personne. De toute façon, nous sommes au moment où les princes thébains, originaires d'Hermontis (Amlant), ville sacrée du dieu Montou (le nom de Mentouhotep veut dire « Montou est satisfait »), étendent leur domina- tion sur le pays tout entier. Avec eux commence le Moyen Empire.
« Un roi si puissant », écrit Gardiner, ne pouvait se contenter, comme ses prédécesseurs, d'une tombe à saff (à alignement). Il a donc choisi pour sa propre sépulture l'amphithéâtre de Deir el-Bahari, dans un paysage d'une rare grandeur.

Comme il arrive souvent dans l'histoire de l'art égyptien, avant que le magnifique monument funéraire n'ait pris sa forme définitive, le projet initial a été modifié plusieurs fois. Nous en avons la preuve. Un détail mystérieux est un cénotaphe en forme de galerie, connu sous le nom de Bab el-Hosan. Quand Howard Carter l'a découvert, il contenait un sarcophage vide, une ume portant le nom de Mentouhotep 1er et une statue enveloppée d'un tissu de lin extrêmement fin. Un peu moins énigmatiques sont les six chapelles dédiées à des princesses de la famille royale, reines et concubines. En un second temps, ces chapelles ont été incorporées au mur du fond du déambulatoire et sont en partie cachées. »
Du reste, récemment, on a sérieusement mis en doute l'existence même de cette pyramide. Environ un demi-siècle plus tard, Hatshepsout -dont la véritable tombe se trouve assez loin, dans la Vallée des Reines -est revenue ici pour y faire construire un autre monument. Elle l'a fait sans doute délibérément, mais peut-être aussi pour « manifester la suprématie de Thèbes sur le reste du pays» (Barocas), recouvrée avec la XVIIIe dynastie. L'architecte de la reine s'appelait Senmout. C'est déjà un exemple de ces personnages d'origine modeste qui, sous le Nouvel Empire, auront la possibilité de s'élever jusqu'au pied du trône. L'auteur a signé son œuvre en se repré- sentant plusieurs fois dans les bas-reliefs. Sans aucun doute, Senmout et sa souveraine se sont inspirés de l'ancien édifice de Mentouhotep. Il ne reste rien du temple de la vallée, ni de l'allée de sphinx qui conduisait au temple supérieur, celui qu'on peut voir aujourd'hui, mais la construction en terrasses successives reliées par des rampes, ainsi que les portiques, sont des éléments d'architecture qu'on retrouve dans les deux ensembles.

Monument.

Ce monument a trois niveaux, une grande cour et deux terrasses, la seconde plus petite que la première. On passe de la cour à la première terrasse par une rampe, et par une autre rampe de cette première terrasse à la seconde. Les intervalles entre les différents niveaux sont occupés par des portiques qui clôturent la cour

et la première terrasse.

 

Le premier portique, coupé en deux par la rampe, a deux rangées de douze colonnes. Chacune de ces colonnes est précédée par un pilier extérieur. Le second portique, lui-même coupé en deux par la seconde rampe, a deux rangées de onze piliers jumelés. Aux deux extrémités du portique du fond de la première terrasse, on trouve à gauche une chapelle dédiée à Hathor, à laquelle le site de Deir el-Bahari était traditionnellement consa cré, et à droite une autre chapelle du dieu Anubis, rattachée au temple funéraire.

 

Sur le bord antérieur de la seconde terrasse, au niveau le plus élevé du monument, un autre portique -en regardant du bas, on voit trois portiques superposés -et, immédiatement après ce troisième portique, une cour rectangulaire, à son tour entourée par un portique à deux rangées de colonnes (ou peut-être une salle avec des colonnes). Par le fond de cette cour, on pénètre dans le sanctuaire d'Amon, creusé dans la roche. Ce sanctuaire est prolongé par une construction d'époque ptolémaïque, consacrée au culte de personnages divinisés: Imhotep, l'architecte de la pyramide de Djoser, considéré par la suite comme dieu guérisseur, et Amenhotep, fils de Hapou, « scribe des recrues» et architecte d'Aménophis III.

Sur les côtés de la cour de la seconde terrasse, on trouve encore, à droite, un temple solaire et, à gauche, un double sanctuaire dédié à Hatshepsout et à son père Thoutmosis 1er. Dans le temple funéraire de Séthi 1er qui est postérieur, nous avons déjà noté que le sanctuaire était divisé en trois parties, Amon au centre, le roi et son père d'un côté et le dieu solaire de l'autre. Les bas-reliefs qui décorent ce grand ensemble sont plus ou moins bien conservés suivant les endroits. Il faut noter en particulier, sur le côté droit du portique de la première terrasse, la représentation des noces divines d'Amon avec la mère d'Hatshepsout et la naissance d'Hatshepsout elle-même, comme fille d'Amon, « acte de consécration officielle d'Amon comme dieu protecteur de la royauté» (Barocas). Sur le côté gauche du même portique, on peut voir la « chronique» de la célèbre expédition navale au pays de Pount et, dans la partie gauche du portique de la cour, le transport des obélisques d'Assouan à Thèbes et leur érection dans le temple thébain de ce dieu, en tant que « père Amon ».
À propos de Deir el-Bahari, il faut encore rappeler qu'on y a découvert les ruines du temple de Thoutmosis III, entre la terrasse supérieure du temple d'Hatshepsout et le temple de Mentouhotep, et qu'existe toujours la cache où l'on a trouvé en 1881 les sarcophages et les momies des illustres pharaons entassés en hâte pour les soustraire aux pilleurs de tombes.

La reine  Hatchepsout

 

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C'est sans doute la fin d'une énigme séculaire que vient de clore une conférence de presse mondiale organisée en grande pompe par Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes. En présentant deux momies, il a affirmé que l'une d'elles était celle d'Hatchepsout, reine d'Egypte de la 18ème dynastie, et que l'autre n'était pas celle de Thoutmosis I, père de la première.

Egyptologues, spécialistes des analyses ADN et dentistes ont dû se succéder au long d'une enquête étalée sur plus d'un siècle pour percer le mystère de ces momies.

Petit rappel des faits. En 1903, Howard Carter, futur découvreur de la tombe de Toutânkhamon, explore un tombeau, dénommé KV 20, dans le temple de Deir el-Bahari, près de Louxor, et déjà visité en 1824 par Giovanni Battista Belzoni. Mais il ne trouve là que deux sarcophages, marqués des noms de Thoutmosis I et de sa fille Hatchepsout, dont l'histoire a retenu le nom.

Devenue régente au quinzième siècle avant Jésus-Christ à la mort de Thoutmosis II, son mari et néanmoins demi-frère, elle prend d'autorité les pouvoirs d'un pharaon et règne 21 ans. On la représente alors vêtue d'un pagne d'homme et affublée d'une fausse barbe. Après sa mort, son successeur, Thoutmosis III, s'attache à détruire tout ce qui rappelle la souveraine. C'est sans doute à cette époque que le corps de Hatchepsout a été évacué de sa tombe.

Le corps de la reine s'est retrouvé dans une autre tombe de la Vallée des rois, baptisée KV 60. Là, deux mille cinq cents ans plus tard, Howard Carter, encore lui, découvre deux momies, l'une dans un sarcophage et l'autre à même le sol. La première est extraite de la tombe et identifiée comme celle de Sitre-In, la nourrice d'Hatchepsout. L'autre est laissée sur place. Plusieurs égyptologues avaient alors émis l'hypothèse qu'il pouvait s'agir de la pharaonne, sur la base de deux indices : son bras gauche replié sur la poitrine et ses ongles peints en rouge et bordés de noir. Sur son site personnel, Zahi Hawass affirmait il y a peu de temps encore ne pas croire à cette hypothèse, notamment à cause de l'obésité de cette femme et de ses « énormes seins pendants ».

En 2006, cette momie est amenée au Musée du Caire pour y être étudiée. Cette femme d'une cinquantaine d'années, obèse, serait morte d'un cancer des os, explique Zahi Hawass, sur la foi d'analyses de l'os pelvien et du fémur. Dans le même temps, les égyptologues scrutent à l'aide d'un scanner 3-D à rayons X une urne funéraire en bois trouvée dans la tombe KV 20 et marquée du nom de Hatchepsout. A l'intérieur, on repère un minuscule morceau de molaire. Une radio du crâne de la momie révèle que ce fragment s'adapte parfaitement sur l'une des dents encore présentes sur la mâchoire. Selon Zahi Hawass, la preuve est formelle : la momie trouvée sur le sol est bien celle de Hatchepsout, que des Egyptiens ont un jour transportée dans la tombe de sa nourrice pour la protéger de la vindicte de son successeur.

La seconde momie présentée lors de la conférence de presse est celle que l'on a longtemps considérée comme celle de Thoutmosis I, après l'avoir extraite d'une cache du temple de Deir al-Bahiri. Mais plusieurs indices (l'âge, d'une trentaine d'années seulement, la position des mains et le sarcophage) excluraient, d'après Zahi Hawass, qu'il s'agisse du corps du pharaon.
Des tests ADN sont actuellement en cours dans le laboratoire spécialisé construit au sein même du Musée du Caire.

   


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