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Boeing 1972 E-3 A Sentry Geilenkirchen.



Boeing 1972  E-3 A Sentry AWACS (airborne early warning and control) Geilenkirchen.
English Translation
Merci à Fabbio de Modellismo piu pour les photographies 
Tableaux générés par IA sur mes Indications


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 Histoire du Programme AWACS
Au milieu des années 1960, l'USAF cherchait un appareil pour remplacer ses Lockheed EC-121 Warning Star à moteurs à pistons, en service depuis plus d'une décennie. En 1963, l'USAF émit un appel d'offres pour un système de détection et de commandement aéroporté  l'Airborne Warning and Control System ou AWACS. Le nouvel avion devait profiter des améliorations technologiques permettant aux radars aéroportés de « regarder vers le bas » et détecter les appareils volant à basse altitude, même au-dessus des terres — chose alors impossible en raison des échos parasites au sol.
 
Des contrats furent envoyés à Boeing, Douglas et Lockheed, ce dernier étant éliminé en juillet 1966. Un programme parallèle fut mis en place pour le développement du radar, Westinghouse Electric et Hughes Aircraft étant sollicités. Boeing fut finalement sélectionné comme maître d'œuvre en juillet 1970, battant McDonnell-Douglas, en proposant son Boeing 707 comme plateforme de base.
Le premier vol d'essai eut lieu le 5 février 1972. L'approbation pour un développement à grande échelle fut donnée le 26 janvier 1973. Westinghouse Electric fut retenu comme fournisseur du radar. IBM et Hazeltine Corporation furent sélectionnés pour développer l'ordinateur de mission et les systèmes d'affichage.
En mars 1977, le 552nd Airborne Warning and Control Wing à la base de Tinker en Oklahoma reçut les premiers E-3 de série  devenant ainsi la première unité opérationnelle AWACS au monde. Entre 1977 et 1992, un total de 68 appareils furent construits et livrés à l'USAF, à l'OTAN, à la France, à l'Arabie Saoudite et au Royaume-Uni.
En décembre 1978, le Comité des plans de défense de l'OTAN décida d'acquérir une flotte d'E-3 pour doter l'Alliance d'une capacité de surveillance et de commandement aéroportés. 18 appareils furent commandés et livrés entre février 1982 et mai 1985.
Une particularité juridique remarquable fut retenue pour l'immatriculation de ces appareils — ils furent tous enregistrés au Luxembourg, membre de l'OTAN ne possédant pas de force aérienne nationale, permettant ainsi à des avions propriété collective de l'Alliance de porter un pavillon national. C'est pourquoi tous les AWACS OTAN portent le préfixe d'immatriculation LX-N — visible sur toutes les photographies prises à Geilenkirchen.
L'Unité  NAEW&CF
La Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN

 
La NAEW&CF  NATO Airborne Early Warning & Control Force  est l'unité multinationale de l'OTAN qui opère les AWACS E-3A. Son quartier général est établi à la base aérienne OTAN de Geilenkirchen en Allemagne. C'est une unité unique dans le monde militaire  elle n'appartient à aucune nation en particulier mais est la propriété collective des 30 nations membres de l'Alliance.
Une unité véritablement multinationale

La France ne fait pas partie des membres à part entière du programme AWACS de l'OTAN, mais elle y participe quand même sur le plan humain. 
Le statut officiel
17 pays membres de l'OTAN participent pleinement au programme NAEW&CF : Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Türkiye, Royaume-Uni et États-Unis (le Luxembourg ne fournit pas de personnel militaire)
Et la France dans tout ça ?
En plus de ces pays membres, le Canada, la Finlande, la France, la Lituanie et la Suède fournissent du personnel militaire à la composante E-3A — donc oui, des Français effectuent bien des rotations sur les E-3A de l'OTAN, mais en tant que contributeurs "hors programme officiel" plutôt que membres à part entière. Cela s'explique par le fait que la France a plutôt un rôle d'observateur, et maintient une coordination permanente pour que sa propre flotte d'E-3F reste interopérable avec les autres flottes AWACS de l'OTAN — la France ayant sa propre flotte nationale (Escadron de détection et de contrôle aéroportés, basé à Avord) plutôt que de dépendre entièrement de la flotte commune de Geilenkirchen.Un chiffre qui illustre bien le côté multinational : les escadrons de la composante E-3A se composent d'équipages internationaux intégrés provenant de 19 pays au total — ce total de 19 correspond bien aux 17 membres du programme + les 5 contributeurs additionnels (Canada, Finlande, France, Lituanie, Suède, avec le Luxembourg en moins côté personnel).
Petite note d'actualité : l'OTAN a confirmé le 7 juillet 2026 que le Saab GlobalEye remplacera à terme la flotte des E-3A de Geilenkirchen — la France, qui a d'ailleurs commandé son propre GlobalEye en décembre 2025 pour succéder à ses E-3F, se retrouve donc alignée avec le futur choix technologique de l'OTAN, ce qui pourrait renforcer cette coopération à l'avenir


 
Les équipages des AWACS OTAN proviennent de 15 pays membres de l'Alliance. À bord d'un même appareil, on trouve simultanément des pilotes, navigateurs et opérateurs de mission de nationalités différentes — un Belge aux commandes radar, un Allemand à la console de commandement, un Polonais aux communications, un Norvégien à la détection... Cette multinationalité est à la fois un défi opérationnel et un symbole puissant de la cohésion de l'Alliance.
La langue de travail commune est l'anglais — mais les procédures opérationnelles, les brevets de pilotage et les qualifications de mission sont reconnus mutuellement entre tous les pays membres, permettant à des officiers de nationalités différentes de travailler ensemble de manière transparente.
La base de Geilenkirchen
La base aérienne OTAN de Geilenkirchen, située près de la ville éponyme en Rhénanie-du-Nord-Westphalie à six kilomètres de la frontière néerlandaise, est la base principale de la composante E-3A. Connue localement sous le nom de Flugplatz Teveren, elle couvre 620 hectares et emploie plus de 2 500 personnels militaires et civils de 15 nationalités différentes.
Les opérations de vol de la composante E-3A débutèrent en février 1982 après la livraison des premiers appareils. L'Allemagne remit formellement la base à l'OTAN le 31 mars 1982. La composante fut officiellement activée le 28 juin 1982 et atteignit sa pleine capacité opérationnelle avant la fin 1988.
Les bases opérationnelles avancées
La flotte AWACS ne reste pas stationnée en permanence à Geilenkirchen. Trois bases opérationnelles avancées accueillent régulièrement les appareils en déploiement :
Konya  Turquie  base avancée pour la surveillance du flanc sud de l'Alliance et du Moyen-Orient
Aktion  Grèce base avancée pour la Méditerranée orientale et les Balkans
Trapani  Italie  base avancée pour la Méditerranée centrale
Ørland  Norvège  position avancée pour la surveillance de l'Arctique et de la mer du Nord
III — Description Technique
C'est une cellule d'un Boeing 707 qui est militarisée
Le Boeing E-3A Sentry est basé sur le fuselage du Boeing 707-320B le long-courrier commercial qui équipa les grandes compagnies aériennes mondiales des années 1960 aux années 1980. Cette base commerciale éprouvée offrait une plateforme fiable, spacieuse et disposant d'une autonomie suffisante pour des missions de longue durée.
Les modifications apportées au 707 pour créer l'E-3 sont considérables — renforcement structural pour supporter le poids du rotodôme, installation de générateurs électriques supplémentaires pour alimenter les systèmes électroniques, aménagement intérieur entièrement repensé pour accueillir les consoles de mission, et bien sûr l'ajout du rotodôme caractéristique au-dessus du fuselage.
Le rotodôme  est le le grand disque noir caractéristique visible au-dessus du fuselage s; Il est l'élément le plus immédiatement reconnaissable de l'E-3 Sentry. Ce disque de 9,1 mètres de diamètre et 1,8 mètre d'épaisseur est maintenu 3,3 mètres au-dessus du fuselage par deux montants structuraux.
Le rotodôme est isolé structurellement de l'avion pour réduire les vibrations et garantir la stabilité du radar. En mission, il tourne à 6 tours par minute  une rotation suffisamment rapide pour assurer une surveillance continue à 360° de l'espace aérien. À l'arrêt, il est immobilisé dans une position fixe pour éviter l'usure des mécanismes de rotation.
À l'intérieur du rotodôme, le radar AN/APY-1 ou AN/APY-2 développé par Northrop Grumman fonctionne en mode Doppler pulsé  une technique permettant de distinguer les avions en mouvement des échos fixes du terrain. Cette capacité « look-down »  regarder vers le bas en détectant des cibles à basse altitude sur fond de terrain  était révolutionnaire lors de l'entrée en service de l'E-3 et reste très performante encore aujourd'hui.
Historique des Opérations
La guerre froide
L'AWACS fut conçu pendant la guerre froide avec une mission précise  détecter les bombardiers soviétiques Tu-95 Bear et Tu-22 Backfire tentant de pénétrer l'espace aérien de l'OTAN à basse altitude pour éviter les radars fixes au sol. En patrouillant en permanence au-dessus de l'Atlantique Nord et de la mer du Nord, les E-3A offraient une couverture radar permanente impossible à réaliser avec des stations au sol.
Pendant des années, les équipages des AWACS OTAN effectuèrent leurs missions de veille sans jamais avoir à s'en servir contre un adversaire réel mais leur simple présence contribuait à la dissuasion en rendant toute surprise aérienne soviétique impossible.
La guerre du Golfe 1991  Desert Storm
La guerre du Golfe de 1991 fut le baptême du feu opérationnel de l'AWACS dans un conflit de grande ampleur. Les résultats dépassèrent toutes les espérances. Durant l'opération Desert Storm, 845 sorties AWACS furent effectuées, gérant plus de 120 000 sorties d'appareils alliés et contribuant à la supériorité aérienne de la coalition avec un minimum d'incidents de tirs fratricides.
L'AWACS prouva dans ce conflit qu'il pouvait simultanément surveiller des centaines de cibles, guider des dizaines d'avions de combat et coordonner les opérations de ravitaillement en vol  le tout en temps réel et avec une fiabilité remarquable. Le général Chuck Horner, commandant des forces aériennes alliées, déclara que l'AWACS était indispensable à la conduite de toute opération aérienne moderne.
Les Balkans  1990-1999
Les AWACS de l'OTAN jouèrent un rôle majeur dans l'application des zones d'exclusion aérienne au-dessus de la Bosnie-Herzégovine puis du Kosovo. Patrouillant en permanence au-dessus de l'Adriatique et des Balkans, ils surveillèrent le trafic aérien dans ces zones et alertèrent les chasseurs intercepteurs en cas de violation.
Lors de l'opération Allied Force contre la Yougoslavie en 1999, les AWACS coordonnèrent une campagne aérienne de 78 jours impliquant des centaines d'appareils de 13 nationalités différentes  une démonstration de la capacité de l'Alliance à conduire des opérations complexes à grande échelle.
L'Afghanistan et l'Irak après le 11 septembre
Dans les jours qui suivirent les attentats du 11 septembre 2001, les AWACS de l'OTAN furent pour la première fois déployés sur le territoire américain  un geste symbolique fort de solidarité alliée. Ils patrouillèrent au-dessus des États-Unis pour renforcer la défense aérienne du pays dans les semaines suivant les attaques.
Lors des opérations Enduring Freedom en Afghanistan (2001) et Iraqi Freedom en Irak (2003), les AWACS assurèrent la coordination des opérations aériennes dans deux théâtres simultanés  démontrant leur capacité à opérer dans des environnements très différents de leur mission originelle de guerre froide.
La surveillance du flanc oriental  depuis 2022
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, les AWACS de l'OTAN ont radicalement intensifié leurs opérations. Des centaines de patrouilles furent effectuées au-dessus de la mer Baltique et de la mer Noire, surveillant l'espace aérien ukrainien et les mouvements des forces russes.
Depuis septembre 2025, la flotte d'AWACS contribue à l'opération Eastern Sentry — une activité militaire multimilieu au travers de laquelle l'OTAN renforce son flanc oriental. Grâce à ces activités, les dirigeants militaires et politiques de l'Alliance peuvent se faire une idée précise de ce qui se passe en Ukraine et visualiser les menaces s'approchant du territoire de l'OTAN.
Les AWACS de Geilenkirchen
Identification des appareils
Les photographies prises lors d'une journée portes ouvertes à la base de Geilenkirchen documentent plusieurs appareils distincts de la flotte OTAN. Les numéros de série sont lisibles sur les dérives et les trains d'atterrissage.
 
Numéro de série
Immat.
Particularités
90444
LX-N
Appareil standard — livrée gris OTAN — couvercles moteur bleus avec étoile OTAN
90453
LX-N
Blason du 16° Squadron visible sur le nez — insigne bleu sur fond vert avec épée et étoile
90458
LX-N
Livrée spéciale NATO Tigers — griffes de tigre rouge sur le fuselage — tête de tigre rouge sur le pylône du rotodôme — inscription « NATO TIGERS — Hard to be Humble »
 
La livrée NATO Tigers  pour le LX-N 90458
L'appareil LX-N 90458 présente une livrée spéciale particulièrement remarquable  une décoration temporaire réalisée à l'occasion du NATO Tiger Meet. La NATO Tiger Association regroupe les escadrons de l'OTAN dont la mascotte est le tigre  une tradition née en 1961 quand le No. 74 Squadron de la RAF et le 53rd Tactical Fighter Squadron de l'USAF organisèrent la première rencontre entre unités tigrées.
Sur l'appareil 90458, la décoration comprend des griffes de tigre rouge sang déchirant le fuselage blanc sur le toit de l'avion  un effet visuel saisissant  avec l'inscription « NATO TIGERS  Hard to be Humble » sur le flanc. Le pylône portant le rotodôme arbore une tête de tigre rouge rugissant  visible depuis le sol à grande distance. Sur la dérive, l'écusson national luxembourgeois est flanqué de marques tigrées.
? NATO Tiger Meet : Le Tiger Meet annuel est bien plus qu'un rassemblement décoratif — c'est un exercice opérationnel intensif où les escadrons tigrés s'affrontent dans des scénarios d'entraînement au combat. La participation d'un AWACS au Tiger Meet est rare et symboliquement forte — l'avion de commandement habituellement discret adopte les couleurs du fauve pour l'occasion.

Origines (1960-1961)
Tout commence de façon assez informelle : en 1960, le 79th Tactical Fighter Squadron de l'USAF et le No 74 Squadron de la RAF se retrouvent autour d'un whisky pour resserrer leurs liens. L'initiative formelle revient toutefois à Pierre Messmer, alors ministre français de la Défense, qui crée en 1960 l'Association of Tiger Squadrons afin de renforcer les relations entre unités de l'OTAN.

Les trois membres fondateurs sont le 79th Tactical Fighter Squadron (USAF), le 74 Squadron (RAF) et l'Escadron de chasse 1/12 « Cambrésis » de l'Armée de l'air française tous trois arborant une tête de tigre dans leur emblème.
La première rencontre (1961-1962)
Les origines précises du NATO Tiger Meet remontent à 1961, quand des équipages d'escadrons britanniques, français et belges se sont retrouvés pour la première fois afin de resserrer leurs liens professionnels et échanger leurs expériences tactiques. En 1962, le lieutenant Mike Dugan de l'USAF a l'idée d'organiser le premier « NATO Tiger Day » officiel, invitant toutes les unités de l'OTAN arborant un tigre. Le succès de cette rencontre conduit naturellement à la renouveler chaque année.
Les objectifs fondateurs
Dès le deuxième Tiger Meet, à Woodbridge, trois objectifs sont formulés et restent valables encore aujourd'hui : le renforcement de la solidarité entre membres de l'OTAN, la création et le maintien de l'esprit d'équipe et de la camaraderie entre participants, et l'échange d'expériences en ligne avec les objectifs militaires de l'Alliance.
Évolution vers un exercice majeur
Depuis 1962, les Tiger Meets ont évolué vers un exercice militaire de premier plan, couvrant tout le spectre des opérations militaires : vol à basse altitude, ravitaillement en vol, combat aérien, exploitation des champs de tir. Pour les pays qui ne peuvent pas se permettre de participer aux grands exercices type "Flag" en Amérique du Nord, le Tiger Meet est l'un des rares exercices multinationaux accessibles.

Un fonctionnement original : contrairement à d'autres exercices, le Tiger Meet ne figure sur aucun calendrier officiel de l'OTAN, et aucun QG de l'Alliance n'en a la responsabilité directe — c'est l'escadron hôte qui planifie chaque édition, avec le soutien de l'Assemblée des Tigres.
Une distinction convoitée : depuis 1977, le Tigre d'Argent (Silver Tiger) récompense chaque année l'escadrille la plus performante durant les exercices et les animations.
Aujourd'hui
L'édition la plus récente, le NATO Tiger Meet 2026, s'est tenue du 4 au 15 mai 2026 à la base aérienne d'Araxos, en Grèce, sous la houlette du 335 Squadron de la force aérienne hellénique, réunissant équipages, mainteneurs et personnel de soutien de neuf nations alliées, opérant F-16, Eurofighter, Gripen, Tornado, Hornet et hélicoptères Venom et HH-101. L'Italie (12° Gruppo) a remporté le Tigre d'Argent 2026 et accueillera la prochaine édition, NTM 2027, à Gioia del Colle.


 
Le 16° Squadron  l'escadron AWACS de l'OTAN
L'insigne visible sur le nez des appareils 90453 et 90458 — un bouclier bleu avec une épée verticale entourée d'étoiles  est celui du 16° Squadron de la NAEW&CF. Cet escadron est l'une des unités opérationnelles principales de la composante E-3A à Geilenkirchen, regroupant les personnels navigants et les opérateurs de mission d'une dizaine de nationalités différentes.
L'Avenir  Remplacement par le E-7 Wedgetail
Un remplacement nécessaire
Malgré les modernisations successives  programme Mid-Term Modernization achevé en décembre 2018, programme Final Lifetime Extension en cours  la flotte E-3A de l'OTAN vieillira inévitablement. La cellule Boeing 707 sur laquelle est basé l'E-3 date des années 1950 ; les plus récents appareils OTAN ont aujourd'hui plus de 40 ans de service.
Boeing a reçu un contrat d'un milliard de dollars en novembre 2019 pour moderniser la flotte AWACS de l'OTAN afin de maintenir les appareils en service jusqu'en 2035. Passé cette date, le remplacement par une nouvelle plateforme sera incontournable.
Le Boeing E-7 Wedgetail  le successeur
Le successeur désigné de l'E-3 au sein de l'OTAN est le Boeing E-7 Wedgetail  un appareil basé sur le fuselage du Boeing 737-700 et équipé d'un système radar MESA (Multi-role Electronically Scanned Array) en remplacement du rotodôme tournant de l'E-3.
La future composante E-7 de l'OTAN sera rattachée à la base de la RAF de Lossiemouth au Royaume-Uni et exploitera trois Boeing E-7 Wedgetail avec un effectif composé exclusivement de personnel de la RAF. Ce choix de localisation au Royaume-Uni  après le Brexit  illustre la continuité de l'engagement britannique au sein de l'OTAN malgré la sortie de l'Union européenne.
La transition entre les deux plateformes sera progressive  les E-3A resteront en service à Geilenkirchen jusqu'à ce que les E-7 soient pleinement opérationnels, probablement vers 2030-2035. Durant cette période de chevauchement, les deux systèmes coexisteront au sein de la NAEW&CF.

 
 
Fiche technique complète
 
Caractéristique
Valeur
Désignation
Boeing E-3A Sentry — AWACS
Fabricant
Boeing Defense & Space Group
Base cellule
Boeing 707-320B militarisé
Longueur
46,6 mètres
Envergure
44,4 mètres
Hauteur
12,6 mètres (+ 3,3 m de pylône + 1,8 m de rotodôme)
Masse maximale
150 000 kg
Propulsion
4 × turboréacteurs Pratt & Whitney TF33-PW-100A — 93,4 kN chacun
Vitesse maximale
853 km/h
Altitude opérationnelle
8 840 mètres
Autonomie sans ravitaillement
Plus de 8 heures de mission — environ 7 400 km
Rotodôme — diamètre
9,1 mètres (30 pieds)
Rotodôme — épaisseur
1,8 mètre (6 pieds)
Pylône du rotodôme
3,3 mètres au-dessus du fuselage
Rotation du rotodôme
6 tours par minute en mission — à l'arrêt en stationnement
Radar
AN/APY-1 (E-3A) ou AN/APY-2 (versions ultérieures) — Northrop Grumman
Puissance radar
1 million de watts
Portée radar basse altitude
Supérieure à 320 kilomètres
Portée radar haute altitude
Bien supérieure — jusqu'à la stratosphère
Consoles de mission
14 postes de commandement et contrôle avec écrans couleur haute résolution
Équipage de conduite
4 personnes — 2 pilotes, 1 navigateur, 1 ingénieur de vol
Opérateurs de mission E-3A
13 opérateurs
Opérateurs de mission E-3B/C
18 opérateurs
Production totale
68 appareils — 1977 à 1992
 

 

 

 

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