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Alfa Romeo 1950 Type 158 « Alfetta » Monaco



Alfa Romeo 1950 Type 158 « Alfetta » Monaco
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Merci Vincent

 

Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
 
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Le bilan : un règne sans partage
En 1950, Alfa Romeo remporte toutes les courses du championnat auxquelles elle participe, soit six des sept manches : seule l'Indianapolis 500, qui comptait pour le championnat, lui échappe. Nino Farina devient le premier champion du monde de l'histoire, devant Fangio. En 1951, la version 159, encore plus puissante, permet à Fangio de décrocher son premier titre. Alfa Romeo se retire ensuite. Il est remarquable qu'une voiture conçue en 1937-1938 ait encore gagné le titre mondial quatorze ans plus tard.
Alfa Romeo 158 « Alfetta » ou la petite Alfa qui a dominé la première saison du championnat du monde
 

 
Rouge vif, longue, presque fuselée : l'Alfa Romeo 158 présentée ici est la voiture de réserve de l'équipe Alfa Romeo au Grand Prix de Monaco 1950. Elle est prêtée par le Museo Nazionale dell'Automobile de Turin. Elle n'a pas pris le départ ce jour-là, mais elle appartient à la famille de monoplaces qui a remporté la première saison du championnat du monde de Formule 1.
La 158 de face : la calandre verticale à lamelles et le capot percé d'ouïes de refroidissement.
 
 
Une voiturette née avant la guerre
L'Alfetta (« petite Alfa ») est conçue à la fin des années 1930 par une équipe menée par l'ingénieur Gioachino Colombo, pour la catégorie des voiturettes de 1,5 litre à compresseur. Elle débute en 1938 à la Coppa Ciano, où elle signe un doublé, puis remporte notamment le Grand Prix de Milan.
Pendant la guerre, les courses s'arrêtent et Alfa Romeo cache ses voitures à Melzo, près de Milan, pour les soustraire aux réquisitions. En 1947, avec la reprise des Grands Prix, la 158 retrouve les circuits et y domine ses rivales. Après la saison 1949, marquée par la mort de Jean-Pierre Wimille, Achille Varzi et Carlo Felice Trossi, la marque fait une pause pour préparer 1950.
Monaco, 21 mai 1950
Le Grand Prix de Monaco est la deuxième des sept manches du tout premier championnat du monde des pilotes. Alfa Romeo engage trois voitures pour son trio surnommé les « trois F » : Nino Farina (n° 32), Juan Manuel Fangio (n° 34) et Luigi Fagioli (n° 36). Fangio part en pole position en 1 min 50 s 2.
Dès le premier tour, une vague venue du port mouille la piste au virage du Tabac. Farina part en tête-à-queue et provoque un énorme carambolage : neuf voitures, dont celle de Fagioli, sont éliminées. Fangio, qui arrive au tour suivant, comprend que quelque chose cloche, ralentit et se faufile entre les épaves. Il mène ensuite la course de bout en bout sur les 100 tours, signe aussi le meilleur tour (1 min 51 s 0) et s'impose avec un tour d'avance sur Alberto Ascari (Ferrari). Louis Chiron (Maserati), l'enfant du pays, termine troisième.
C'est la première victoire de Fangio en championnat du monde. Avec deux voitures sur trois accidentées, Alfa Romeo n'a cependant pas eu besoin de sa voiture de réserve ce jour-là.
Profil droit : le trèfle à quatre feuilles (Quadrifoglio) sur fond de triangle blanc et le numéro 75 sur la queue.

 
 
 
Le rôle d'une voiture de réserve
Dans les années 1950, les grandes équipes apportaient sur chaque Grand Prix une voiture de plus que le nombre de pilotes engagés. Le « mulet » servait aux essais et pouvait remplacer une voiture endommagée avant le départ. Ce sont souvent des voitures qui ont beaucoup roulé, et le châssis présenté en garde les traces : bosses sur la carrosserie, rivets et attaches de capot apparents, peinture usée.
À propos du numéro 75. Ce numéro peint sur la queue ne correspond à aucun des numéros portés à Monaco en 1950 (32, 34 et 36). Il renvoie sans doute à une autre épreuve courue par ce châssis. 
Profil gauche : les longues rangées d'ouïes, le pot d'échappement le long de la caisse et les roues à rayons Borrani.
 
 
 
Constructeur
Alfa Romeo (Alfa Corse), Milan
Conception
Équipe dirigée par Gioachino Colombo, fin des années 1930
Moteur
8 cylindres en ligne, bloc en alliage léger, double arbre à cames, compresseur Roots
Cylindrée
1 500 cm³ suralimentés
Puissance
195 ch (1938) → 225 ch (1939) → 275 ch (1947) → environ 350 ch (1950)
Vitesse maximale
232 km/h (1938) → 270 km/h (1947) → environ 290 km/h (1950)
Transmission
Boîte de vitesses accolée au différentiel, sur l'essieu arrière
Pneumatiques (vus sur la voiture)
Pirelli 5.50-17 à l'avant, 7.00-18 à l'arrière