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Pompe essence 1960 Gasboy Palavas 2026



Pompe essence  1960 Gasboy Palavas 2026

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 Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
 
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Gasboy : la pompe américaine qui faisait le plein des entreprises avec sa Carrosserie orange, chapeau chromé, lettres GASBOY en relief : cette pompe à essence aux lignes arrondies est l'œuvre d'une marque américaine peu connue du grand public mais incontournable chez les professionnels. Une inscription discrète sous son compteur le confirme : elle n'a jamais servi un automobiliste de passage. Elle raconte l'histoire méconnue de toute une France des entreprises, des collectivités et des exploitations agricoles qui faisait le plein sur place, avec ses propres pompes.
Une marque née chez un peintre-vitrier de Philadelphie
L'histoire de Gasboy commence loin des stations-service.
La marque Gasboy est un fabricant historique américain de pompes à essence et de systèmes de gestion de carburant pour flottes, très prisé aussi bien par les professionnels que par les collectionneurs d'objets vintage.
Histoire et Origine

Création : Fondée aux États-Unis en 1819 par James Wilson (sous le nom de William M. Wilson's Sons), l'entreprise fabrique sa première pompe à essence en 1928 et adopte la marque Gasboy.
Connue sous le nom de Gasboy International à partir de 1986, elle appartient aujourd'hui au groupe Vontier (via Gilbarco Veeder-Root), spécialisé dans les technologies de distribution de carburant. 

La Pompe Gasboy

Modèles emblématiques : Les modèles sur pied des années 1950 (comme le Gasboy 390 ou les séries de transfert) sont particulièrement recherchés par les amateurs de rétro et de design industriel américain
La première pompe portant le nom Gasboy sort en 1928. Dans les années 1930, la marque propose un ensemble pompe et réservoir destiné aux exploitations agricoles, et c'est ce créneau qui va forger son identité : plutôt que de concurrencer les géants des stations-service, Gasboy équipe les fermes, les entreprises, les dépôts et les flottes de véhicules.
Des années 1940 aux années 1960, Gasboy multiplie les innovations pour ce marché, jusqu'au premier système automatique de gestion de carburant, ancêtre des terminaux à badge qui équipent aujourd'hui les dépôts de camions et de bus. La marque deviendra Gasboy International en 1986, sera rachetée en 2002 par Danaher qui l'intègre au groupe Gilbarco, puis rejoindra Fortive en 2016. Elle reste aujourd'hui une référence pour les gestionnaires de flottes.
Ce que l'on observe sur cet exemplaire
  • La carrosserie en tôle peinte orange vif, étroite et haute, avec un sommet arrondi souligné d'un large jonc chromé.
  • Le logo GASBOY en lettres chromées stylisées, typique du design industriel américain des années 1960.
  • Le cadran à rouleaux mécaniques, affichant uniquement des litres (« 020 »), avec un compteur totalisateur en partie basse.
  • Le support de pistolet chromé sur le flanc droit, avec le levier qui, une fois le pistolet décroché et le levier relevé, remet le compteur à zéro et met la pompe en marche.
  • La porte de visite fermant à clé par une poignée chromée, marquée OUVERT / FERMÉ, et portant les consignes de sécurité.
Le style de la carrosserie, l'emploi du chrome et la typographie du logo situent cette pompe dans les années 1960-1970. Aucune plaque de modèle n'est visible sur les photos ; elle se trouve généralement à l'intérieur, derrière la porte de visite, et permettrait d'identifier précisément la série et l'année de fabrication. L'affichage en litres et les inscriptions en français montrent en tout cas que l'appareil a été préparé pour le marché français.
« Appareil interdit pour toute opération commerciale ou fiscale »
Le cadran ne comporte ni prix au litre ni montant à payer. Et sous les rouleaux du compteur, on lit cette mention : « Appareil interdit pour toute opération commerciale ou fiscale ». Elle signifie que l'instrument de mesure n'est pas homologué pour vendre du carburant au public. Il sert à distribuer et à suivre des volumes en interne, sans facturer un client. On parle de pompe de distribution « privée » ou « à usage interne », par opposition aux pompes de station-service, soumises à un contrôle métrologique strict puisque chaque litre y est vendu.
Ces appareils équipaient les lieux où l'on stockait son propre carburant :
  • Les entreprises de transport et les sociétés disposant d'un parc de camionnettes, de camions ou d'autocars.
  • Les exploitations agricoles pour alimenter tracteurs et engins à partir d'une cuve à la ferme.
  • Les collectivités et services techniques municipaux pour leurs véhicules et engins.
  • Les chantiers et dépôts où il fallait ravitailler du matériel sans passer par une station.
Seul compte le volume, que l'on note ensuite dans un registre pour suivre la consommation de chaque véhicule.
Le totalisateur, mémoire de la pompe
Sous le compteur principal, un second compteur, le totalisateur, cumule tous les litres délivrés depuis la mise en service. Sur cet exemplaire, il affiche 909 756 litres, soit près d'un million de litres de carburant passés par cette pompe. À titre d'image, cela représente plusieurs dizaines de milliers de pleins de camionnette : une longue carrière de service quotidien, bien loin de l'objet décoratif qu'elle est devenue.
Cogétil, l'installateur
L'autocollant apposé sur la porte de visite porte le nom de Cogétil, une société française spécialisée dans le stockage et le transfert de carburants, de lubrifiants et de produits chimiques pour les professionnels. L'entreprise revendique une activité depuis 1947 et a été implantée à Gennevilliers avant de s'établir dans le Nord, à Raillencourt-Sainte-Olle. Il est donc probable qu'elle ait installé ou entretenu cette Gasboy chez un client professionnel, en l'associant à une cuve de stockage.
Les consignes de sécurité, témoins d'époque
La porte de visite porte encore ses inscriptions d'origine : « Que cette porte soit toujours fermée, SVP », un pictogramme « Défense de fumer » et les repères OUVERT / FERMÉ de la poignée à clé. Derrière cette porte se trouvent le moteur, la pompe et le compteur volumétrique ; la fermer à clé évitait les prélèvements non autorisés et protégeait le mécanisme. Ces autocollants, souvent perdus lors des restaurations, font tout le charme de cet exemplaire resté dans son jus.
Un objet de collection à part
Les collectionneurs de « petroliana » recherchent surtout les pompes aux couleurs des grands pétroliers. Une Gasboy d'entreprise, sans globe ni marque pétrolière, est plus rare dans les bourses françaises et raconte une autre histoire : celle du carburant distribué en circuit fermé, au fond d'une cour de dépôt ou d'un hangar agricole.
Repeinte et dépouillée de ses marquages, elle ne serait qu'une Gasboy orange parmi d'autres. Avec son autocollant d'installateur, ses consignes et son totalisateur proche du million de litres, elle conserve la trace concrète de sa vie professionnelle. Présentée ici au milieu des bidons d'huile Renault et d'anciens panneaux routiers, elle est autant un document qu'un objet, et a toute sa place dans un garage de collection ou un musée de l'automobile.