le Télétank Telemekhanicheskiy Tank lance-flammes TT-26 est le dernier « robot » de l'Armée rouge mais ce télétank lance-flammes TT-26 est souvent pris pour un OT?26 ou un OT?130
Avec sa tourelle cylindrique armée d'un lance-flammes, ce petit char vert ressemble à s'y méprendre à un char lance-flammes de la famille OT-26 / OT-130. Les détails visibles sur les photos racontent pourtant une autre histoire : il s'agit, selon toute vraisemblance, du seul télétank TT-26 conservé au monde, un T-26 converti au milieu des années 1930 pour être piloté par radio depuis un second charIle Il a été remis en état de marche début 2026.
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| Avant restauration |
Vue trois quarts avant. Tourelle cylindrique de T-26 modèle 1933, lance-flammes à la place du canon de 45 mm, caisse rivetée. |
OT-26, OT-130 ou TT-26 ? Identifier le char
Trois engins proches se confondent facilement. Les sigles « OT » (ognemetny tank, char lance-flammes) sont d'ailleurs d'après-guerre : à l'époque, ces véhicules s'appelaient KhT (khimitcheski tank, char chimique) ou BKhM-3, car ils devaient aussi pouvoir répandre des fumigènes ou des agents toxiques.
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OT-26 (KhT-26). Dérivé du T-26 modèle 1931 à deux tourelles. Il ne garde qu'une seule petite tourelle de mitrailleuse, l'autre étant supprimée pour loger le réservoir. Le char des photos porte une grande tourelle cylindrique à niche arrière : ce n'est donc pas un OT-26.
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OT-130 (KhT-130). Dérivé du T-26 modèle 1933. Sa tourelle est déportée à droite de la caisse, et deux bouchons blindés de remplissage se trouvent à gauche sur le toit, au-dessus de deux réservoirs totalisant 360 litres. Lance-flammes KS-25.
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TT-26. T-26 ordinaire converti en télétank. La tourelle reste à gauche, comme sur le char de série, et son toit porte deux embases d'antenne.
Sur les photos, la tourelle est bien du côté gauche du char (le pilote est à droite), deux embases cylindriques dépassent du toit de tourelle, le manchon du canon de 45 mm a été conservé et sert de logement au tube du lance-flammes. Ce sont précisément les critères relevés par l'historien Iouri Pacholok pour distinguer le TT-26 de Koubinka, longtemps étiqueté « OT-130 » par le musée lui-même.
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| Vue de face. Le pilote est à droite du char (volets ouverts, intérieur blanc), la tourelle à gauche : disposition du T-26 de série, inverse de celle de l'OT-130. |
Vue arrière sysstème vraisembleblment de vidange à l 'arriere gauche du char |
La famille des chars « chimiques » sur châssis T-26
L'URSS a construit plus de 1 200 chars lance-flammes sur châssis T-26, soit environ 12 % de la production du T-26. Le prototype du KhT-26 est essayé du 1er juin au 15 juillet 1932 ; la série est assemblée à Leningrad par l'usine n° 174. Les modèles se succèdent en suivant l'évolution du char de base.
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Modèle
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Base
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Production
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Particularités
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KhT-26 (OT-26)
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T-26 mod. 1931 bitourelle
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552 (1932-1935)
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Une seule petite tourelle, réservoir de 400 L, portée d'environ 35 m
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KhT-130 (OT-130)
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T-26 mod. 1933
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401 (1936-1939)
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Tourelle cylindrique déportée à droite, 360 L, lance-flammes KS-25
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KhT-133 (OT-133)
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T-26 mod. 1939
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269 (1939-1940)
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Tourelle conique, certains exemplaires surblindés en Finlande
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KhT-134 (OT-134)
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T-26 mod. 1939
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2 (1940)
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Canon de 45 mm conservé, lance-flammes en caisse ; prototypes
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TT-26 / TU-26 et dérivés
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T-26 mod. 1933 et suivants
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162 (1933-1938)
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Télétanks et chars de commande, tous types confondus
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Chiffres de production d'après M. Kolomiets, repris par Wikipédia (T-26 variants). Les sources divergent légèrement sur les totaux.
Le télétank : un char piloté par radio
Les travaux soviétiques sur les chars télécommandés débutent en 1929. En février 1930, un Renault FT est conduit à distance pendant seize minutes ; les essais se poursuivent sur le T-18, puis sur le T-26 lorsque celui-ci le remplace.
En 1933 apparaît la notion de groupe télémécanique : un télétank (TT) sans équipage est guidé par un char de commande (TU) qui le suit.
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Un télétank (ou teletank) est un char de combat sans pilote commandé à distance par radio, développé par l'Union soviétique dans les années 1930 et au début des années 1940.
Caractéristiques principales
- Principe de fonctionnement : Il est piloté par radio depuis un char de commandement habité situé à une distance de 500 à 1 500 mètres, formant ainsi un « groupe télémécanique ».
- Châssis utilisés : Ils ont été conçus à partir de modèles existants, principalement le char léger T-26 (sous la désignation TT-26), mais aussi les T-18, T-38, BT-5 et BT-7.
- Armement : Ils étaient équipés de mitrailleuses DT, de lances-flamme (comme le KS-2) et parfois d'une charge explosive ou d'une bombe à retardement (de 200 à 700 kg) destinée à détruire des bunkers.
- Contrôle : Le système comprenait 16 à 24 commandes différentes transmises sur deux fréquences radio pour limiter le brouillage. Hors combat, le véhicule pouvait être conduit manuellement par un équipage.
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Le KhT-26 lance-flammes se prête bien à l'exercice, puisqu'il peut combattre sans personne à bord. Un groupe complet doté de l'équipement TOZ-6 est essayé en 1935 et le « T-26 TOZ-6 » est officiellement adopté le 25 février 1937. Trente-cinq groupes TT-26 / TU-26 sont livrés en 1936-1937, par conversion de T-26 ordinaires. Trente groupes TT-131 / TU-132, construits neufs avec l'équipement TOZ-8, la tourelle du KhT-130 et le lance-flammes KS-25, suivent en 1938-1939.
La technologie coûte cher : 175 000 roubles pour l'équipement d'un groupe, soit davantage que les deux chars qui le reçoivent (80 000 roubles pièce). D'une manière générale, les télétanks soviétiques étaient commandés à une distance de 500 à 1 500 mètres et reconnaissaient de 16 à 24 ordres selon les modèles.
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Le répertoire de commandes différentes’
L'équipement savait distinguer 16 à 24 instructions distinctes, comme un pupitre à 16 ou 24 boutons. Pendant une mission, l’opérateur pouvait les envoyer autant de fois qu’il le voulait.
Ces commandes couvraient notamment :
- démarrer et couper le moteur ;
- avancer, s’arrêter, tourner à gauche ou à droite ;
- changer de rapport ;
- déclencher le lance-flammes.
Pour le TT-26, une source russe indique que l’équipement de réception permettait de commander seize paramètres, ce qui correspond au bas de votre fourchette. Les modèles plus récents, comme le TT-131, avaient un équipement amélioré (TOZ-8). Je n’ai pas vérifié moi-même le chiffre de 24 ni la portée de 500 à 1 500 m.
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| Vue arrièreTourelle. Les deux embases cylindriques sur le toit de la tourelle sont la signature du télétank. |
À l'arrière, le silencieux d'échappement et la grille de sortie d'air du moteur. |
Description technique
Le TT-26 conserve la caisse rivetée et la tourelle d'un T-26 des années 1934-1937. Le canon de 45 mm est retiré et remplacé par un lance-flammes du type monté sur le KhT-26 (désigné KS-24 ou KS-2 selon les sources) ; le KS-25, parfois cité, n'équipait que le TT-131. Le mélange incendiaire est contenu dans un réservoir unique de 400 litres, placé
dans l'angle arrière gauche du compartiment de combat et projeté par de l'air comprimé stocké dans trois bouteilles. La réserve autorise une quarantaine de tirs à 30-35 mètres.
En mode télécommandé, le char roule sans équipage. Sur route et hors combat, un pilote le conduit normalement et un chef de char prend place en tourelle, dans un espace très encombré par le réservoir. L'équipement de télécommande était démontable, ce qui permettait de rendre au véhicule l'usage d'un T-26 classique.
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Type
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Char télécommandé lance-flammes (télétank), T-26 modèle 1933 converti
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Conversion
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1936-1937, 35 groupes TT-26 / TU-26
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Équipage
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Aucun en télécommande ; 2 hommes en conduite manuelle (pilote, chef de char)
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Armement
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Lance-flammes pneumatique à la place du canon de 45 mm ; une mitrailleuse DT de 7,62 mm
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Mélange incendiaire
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Réservoir de 400 L ; environ 40 tirs ; portée 30-35 m
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Télécommande
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Équipement TOZ-6 par radio, deux antennes de tourelle (équipement retiré après la guerre)
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Masse en ordre de combat
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Environ 9,6 t (châssis T-26 chimique)
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Dimensions
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Environ 4,55 m × 2,31 m × 2,30 m
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Moteur
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4 cylindres à essence refroidi par air, 90 ch
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Vitesse
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Environ 31 km/h sur route, 16 km/h en tout-terrain
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Blindage
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6 à 15 mm
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Numéro de série de l'exemplaire
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TT814136
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Au combat
Les chars chimiques T-26 sont engagés au lac Khassan en 1938, puis à Khalkhin-Gol en 1939, où leur effet moral sur l'infanterie japonaise est remarqué. Pendant la guerre d'Hiver contre la Finlande (30 novembre 1939 - 13 mars 1940), 446 chars chimiques participent aux combats ; 124 sont mis hors de combat, dont 24 définitivement. Leur vulnérabilité est flagrante : 34,3 % des chars chimiques engagés sont perdus, contre 14,9 % des T-26 ordinaires, car la courte portée du lance-flammes oblige à s'approcher à moins de 50 mètres et le mélange incendiaire s'enflamme lorsque le char est touché.
C'est dans cette même guerre que les télétanks connaissent leur seul emploi conforme à leur vocation. Le 217e bataillon, rattaché à la 30e brigade de chars légers, les utilise notamment pour la reconnaissance et pour révéler les champs de mines. Il perd définitivement six télétanks. Le bilan reste mitigé : la portée de liaison est faible et les lignes électriques brouillent la commande.
En juin 1941, l'Armée rouge compte 994 chars chimiques sur châssis T-26 dans ses corps mécanisés ; la plupart disparaissent avant la fin de l'année. Le 152e bataillon de télétanks est anéanti dans la région de Voïnitsa-Loutsk à l'été 1941. Le 217e, devenu 51e bataillon indépendant, aligne encore 28 télétanks et 21 chars de commande en juillet 1941 ; il reçoit à l'automne l'ordre de les employer comme chars ordinaires, puis est dissous en octobre 1943.
L'exemplaire de Koubinka : de la réserve à la remise en marche
En 1945, quatre télétanks et six chars de commande figurent à l'inventaire du polygone d'essais de Koubinka. Deux engins seulement ont survécu : un TU-26, exposé au Musée central des forces armées à Moscou, et le TT-26 présenté ici, qui a servi au 217e bataillon pendant la guerre d'Hiver. Privé de son équipement de télécommande, il a longtemps été exposé sous l'appellation « OT-130 ».
En 2007, une équipe de bénévoles le décape et le repeint dans le camouflage bicolore que portaient les chars du 217e bataillon en 1940. Transféré ensuite au parc Patriote, il est placé dans le pavillon consacré à la guerre contre le Japon, repeint en vert uni avec des marquages sans rapport avec son histoire.
Le service de restauration du parc a achevé au premier trimestre 2026 une remise en état complète : révision générale du moteur et de la boîte de vitesses, reconstitution des éléments intérieurs et des équipements extérieurs disparus, restauration du lance-flammes, nettoyage, apprêt et peinture conforme aux recherches d'archives. Le numéro de série TT814136 a été retrouvé à cette occasion. Le char, de nouveau roulant avec son moteur d'origine, a été présenté au public le 2 mai 2026 au Musée des blindés du parc Patriote. Les photos, où l'on voit le véhicule fraîchement repeint, sans marquages, de la terre sur les chenilles, correspondent à cet état.Avant et après la restauration
Les photos prises au musée avant 2026 et celles du char restauré ne montrent pas le même lance-flammes. Il s'agit pourtant du même véhicule : la différence tient à l'état dans lequel il se trouvait avant les travaux.
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| AVANT |
APRÈS · 2026 |
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AVANT
Dans le pavillon du parc Patriote : peinture sombre, numéro « 1 » et tirets blancs sur la tourelle, éclairage par en dessous.
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APRÈS · 2026
Restauré et roulant : vert uni, sans marquages, sorti en extérieur.
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Le lance-flammes. Dès 2023, Iouri Pacholok notait que le lance-flammes de ce char était partiellement démonté et avait perdu l'embout identique à celui du KhT-26 conservé au Musée d'histoire militaire nationale. La restauration a recréé les éléments disparus : le parc Patriote parle d'équipements « reconstitués », Pacholok d'un lance-flammes « restauré ». Le bras coudé et la plaque de l'allumeur visibles aujourd'hui correspondent à la photo d'époque ; ce sont donc très probablement des reproductions réalisées d'après la documentation, et non des pièces d'origine.
La peinture. Les marquages d'exposition, sans rapport avec l'histoire du char, ont disparu au profit d'une teinte unie choisie d'après les recherches d'archives.
Le char au musée avant sa restauration, avec en médaillon une photo d'époque et la fiche d'archives qui l'accompagne : « Char TT?26, char chimique léger chenillé ».
La fiche d'archives. Le panneau du musée reproduit une fiche descriptive d'époque. Elle désigne le véhicule comme « ???? ??-26, ?????? ?????????? ?????????? ???? » (char TT-26, char chimique léger chenillé), destiné à neutraliser à l'aide d'agents chimiques les points de feu des zones fortifiées. Elle indique comme concepteur la section moscovite de l'Ostekhburo (1934) et une fabrication en petite série en 1936 à l'usine n° 174 de Leningrad. C'est cohérent avec l'histoire du programme : le développement des télétanks avait été concentré à la branche moscovite de l'Ostekhburo en mai 1934, et la conversion des 35 groupes TT-26 / TU-26 a eu lieu en 1936-1937.
Note sur l'identification. Plusieurs éléments concordent pour identifier ce char comme le TT-26 du Patriot Park : les caractéristiques visibles (tourelle à gauche, deux embases d'antenne ouvertes sur le toit, caisse rivetée, lance-flammes dans le manchon du canon), la fiche d'archives « TT-26 » exposée à côté du char au musée, la comparaison avant / après restauration et l'annonce de la remise en état par le parc en 2026. Les deux tubes du toit de tourelle ne sont pas des épiscopes : ils ne portent ni vitre, ni prisme, ni capot de protection.