

2e GM Stalnoï Nagroudnik 42 Plastron d'acier
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Les ShISBr étaient le « génie de choc » de l’Armée rouge. Ces unités du génie étaient formées pour prendre d’assaut les positions fortifiées, pas seulement pour les déminer. Création. Elles apparaissent au printemps 1943, au moment où l’Armée rouge passe durablement à l’offensive. Elles sont rattachées à la Réserve du Commandement suprême (RVGK), qui les attribue aux fronts selon les besoins. Les 15 premières brigades sont formées à cette époque. Organisation. Une brigade comprend en général cinq bataillons d’assaut du génie (ShISB) et une compagnie de reconnaissance du génie. Cette compagnie relève en détail le dispositif ennemi avant l’attaque. À partir de 1944, on leur ajoute un bataillon de lance-flammes portatifs (ROKS-2 puis ROKS-3), et parfois des chiens détecteurs de mines. Les hommes sont sélectionnés pour leur compétence technique et leur robustesse physique. Équipement. Leur signe le plus reconnaissable est la cuirasse d’acier SN-42, qui protège le torse des éclats et des balles de pistolet. S’y ajoutent : des pistolets-mitrailleurs PPSh et PPS ; des charges d’explosif portées dans un sac à dos ; des grenades en grappe et des cocktails Molotov ; des fusils antichars ; des lance-flammes portatifs. Tactique. Le groupe d’assaut s’approche en silence, sans le « hourra » traditionnel, en ouvrant des passages dans les mines et les barbelés. Il neutralise le blockhaus par une charge, ou bien jette grenades et liquide incendiaire par les embrasures et les entrées d’air. Il prend souvent l’ouvrage à revers en perçant les murs à l’explosif. En ville, les groupes avancent de maison en maison, souvent à travers les murs plutôt que par les rues. Engagements. Ces brigades ont surtout servi contre les fortifications et dans les combats urbains. On les trouve notamment : dans l’isthme de Carélie en 1944 ; à Pozna? et à Budapest ; à Königsberg en avril 1945, leur emploi le plus célèbre ; à Berlin. Fin. Elles sont réorganisées puis dissoutes après la guerre. Selon certaines sources, cela se fait vers 1946, quand l’état-major juge qu’une guerre future se jouera plutôt au nucléaire qu’à l’assaut de fortins. |
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Les tankodesantniki «Troupes débarquement de chars ») étaient des fantassins transportés au combat assis sur le blindage des chars. C’était une réponse très soviétique à un problème simple : l’Armée rouge n’avait presque pas de véhicules de transport de troupes blindés. Pourquoi. Les Allemands et les Américains transportaient leur infanterie en semi-chenillés. Les Soviétiques n’en avaient quasiment pas, à part quelques véhicules reçus en prêt-bail. Pour que l’infanterie suive le rythme des chars lors des percées, la solution la plus simple était de la mettre dessus. La pratique se généralise à partir de 1942-1943, puis devient la norme des offensives de 1944-1945. Organisation. Les fantassins venaient le plus souvent du bataillon de fusiliers motorisés de la brigade blindée. Chaque char portait une escouade, soit en général 8 à 10 hommes sur un T-34, accrochés aux poignées soudées sur la caisse et la tourelle. Ces poignées avaient été ajoutées précisément pour cet usage, y compris sur les Sherman et autres chars reçus en prêt-bail. Les hommes restaient liés à « leur » char et à son équipage pendant toute l’opération. Rôle au combat. Le binôme fonctionnait dans les deux sens : les chars apportaient vitesse, puissance de feu et une certaine protection pendant le trajet ; les fantassins protégeaient les chars contre l’infanterie ennemie, surtout contre les porteurs de Panzerfaust en 1944-1945, et nettoyaient les tranchées, les villages et les rues que le char ne pouvait pas tenir seul ; ils servaient aussi à exploiter les percées : raids sur les arrières, prise de ponts, de carrefours et de gares avant que l’ennemi ne se reforme. En principe, ils sautaient à terre à l’approche du contact, puis suivaient les chars à pied. Dans la pratique, ils combattaient souvent directement depuis la plage arrière. Le prix. Exposés à tout, sans aucune protection en dehors du char lui-même, ils subissaient des pertes très lourdes. Les tirs d’artillerie, les mitrailleuses, les mines et les éclats balayaient le blindage. Une rafale suffisait à décimer une escouade entière. Leur réputation est celle d’une des spécialités les plus meurtrières de l’Armée rouge, avec un temps de survie très court au front. |
| Plastron SN-42 exposé en musée, |
Plastron d’acier modèle 1942 (SN-42). Moyen de protection individuelle. En étaient surtout dotées les brigades du génie d’assaut. Le plastron a fait ses preuves dans les combats de rue, lors de l’assaut des villes, et au corps à corps.
Matériau : acier de 2 mm, tolérance ± 0,2 mm. Structure : Composé de deux sections articulées (le plastron supérieur protégeant le torse et une plaque inférieure protégeant le bas-ventre/l'aine) pour permettre au soldat de se baisser. Le côté droit supérieur comportait une découpe asymétrique pour épauler correctement le fusil. Surface protégée : 0,2 m². Masse : 3,3 à 3,5 kg. »
SN est l’abréviation de stalnoï nagroudnik « plastron d’acier ». Sur l’exemplaire photographié, on distingue la plaque de poitrine peinte en vert foncé, le bourrelet de toile rembourré qui protège le cou du bord de la tôle, la sangle d’épaule et la sangle de taille en toile, ainsi qu’une bande de toile horizontale à hauteur de la jonction entre la plaque de poitrine et la plaque abdominale. Les têtes de rivets fixent les sangles et la garniture intérieure.
| Vue de face et vue de trois quarts | e harnais de toile et le bourrelet d’encolure. |
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Arme
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Distance
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Résultat
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Fusil Mosin
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Jusqu’à 400 m
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Perforation ; enfoncements profonds et fissures à 450-500 m
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Mauser Kar98k
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550 à 600 m
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Balles fichées dans la tôle à 550 m, plus de perforation au-delà de 600 m
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PPSh
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À bout portant
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Fissures ; une rafale de quatre balles arrache un morceau de 13 cm²
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Pistolet-mitrailleur allemand
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Non précisée
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Enfoncements sans fissure
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Pistolets TT, P.08, C96
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Non précisée
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Enfoncements plus faibles
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Caractéristique
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Valeur
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Désignation
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Stalnoï nagroudnik obraztsa 1942 goda (??-42), « plastron d’acier modèle 1942 »
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Indice GAU
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56-F-002
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Conception
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Institut NII-13
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Fabrication
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Usine n° 700, usine métallurgique de Lysva (Oural)
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Acier
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36SG selon le cahier des charges du 7 août 1942 (noté 36SGN dans d’autres sources)
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Épaisseur
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2 mm, tolérance de 1,8 à 2,2 mm
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Masse
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3,3 à 3,5 kg
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Surface protégée
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0,2 m²
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Garniture
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Deux tailles ; ouate entre deux toiles de coton, drap de laine ouaté ou feutre
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Sangles
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Toile kaki de 35 mm
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Début de la série
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Novembre 1942
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