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1812 Infanterie Légère Éguer-i Chasseur Moscou

1812 Infanterie Légère Éguer-i Chasseur Moscou
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L’infanterie légère du tsar face à la Grande Armée Le chasseur russe de 1812
En 1812, durant la campagne de Russie, les chasseurs et l'infanterie légère (tant française que russe) ont joué un rôle tactique essentiel dans les zones boisées, les reconnaissances et les combats d'avant-garde.
L'Infanterie légère et les Chasseurs russes (Éguer-i)
Rôle : Spécialisés dans le combat en tirailleurs (terme souvent associé aux piégeurs ou éclaireurs), ils agissaient de manière autonome dans les forêts, couvrant les flancs ou harcelant l'ennemi.
L'armée russe comptait de nombreux régiments d'Égueri (chasseurs) et des unités d'élite comme le Régiment des chasseurs de la garde créé en 1796.
Uniforme et équipement : Ils portaient un habit vert foncé à parements rouges, la coiffe kiwer (souvent ornée d'un pompon vert et blanc) et utilisaient des tactiques souples de dispersion et de feu libre.
Guerre de partisans : En complément des troupes régulières, les détachements légers russes (formés de chasseurs à pied ou à cheval, cosaques et hussards) ont mené une guerre de harcèlement dévastatrice contre les lignes de ravitaillement de la Grande Armée.
Shako à cordon blanc, habit vert sombre, capote roulée en bandoulière et fusil à baïonnette : ce mannequin présente un « iéguer », un chasseur de l’infanterie légère russe, tel qu’il combattit Napoléon pendant la campagne de 1812 et jusqu’à Paris en 1814.
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| détail du shako, du cordon et des pattes d’épaule. |
Le musée présente ce mannaquin comme un Chasseur de l’armée impériale russe de la période de la guerre patriotique de 1812. Armé du fusil d’infanterie modèle 1809. 1812-1814. Tout est réplique Uniforme, équipement et armes
: » Le mot russe iéguer vient de l’allemand Jäger, « chasseur ». La « guerre patriotique » est le nom que les Russes donnent à la campagne de Napoléon en Russie.
Les chasseurs, infanterie légère
Les chasseurs combattent en ordre dispersé, en avant des lignes : ils harcèlent l’ennemi, tirent posément, profitent du terrain, et peuvent aussi se former en ligne comme l’infanterie ordinaire.
L’armée russe en a fait une arme à part entière au XVIIIe siècle ; en 1812, elle aligne une cinquantaine de régiments de chasseurs, présents dans toutes les grandes batailles de la campagne, de Smolensk à la Moskova (Borodino).
L’organisation d’un régiment de chasseurs
Après les réformes de 1810-1811, chaque division d’infanterie russe a ses propres chasseurs : une brigade de deux régiments, à côté de quatre régiments d’infanterie de ligne. Le régiment est organisé ainsi :
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Trois bataillons. En 1812, deux bataillons partent en campagne (les 1er et 3e) ; le 2e reste à l’arrière comme bataillon de dépôt, pour former les recrues et fournir des renforts.
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Quatre compagnies par bataillon. Une compagnie de grenadiers, réunissant les hommes les plus solides et les plus aguerris, dont une partie sert de tirailleurs (les « strelki »), et trois compagnies de chasseurs.
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Un double commandement. Le régiment a un « chef », souvent un général, et un commandant effectif, colonel ou lieutenant-colonel.
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Échelon
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Composition
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Détail
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Division d’infanterie
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6 régiments
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2 brigades d’infanterie de ligne (4 régiments) + 1 brigade de chasseurs (2 régiments), plus une brigade d’artillerie à pied
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Brigade de chasseurs
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2 régiments
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Placée en avant ou sur les ailes de la division pour tirailler
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Régiment
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3 bataillons
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Commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel, sous l’autorité d’un « chef », souvent un général ; environ 2 000 hommes en théorie
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Bataillon
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4 compagnies
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1 compagnie de grenadiers + 3 compagnies de chasseurs
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Compagnie
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150 à 200 hommes
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Un capitaine, des lieutenants, des sous-officiers et des tambours ; divisée en 2 pelotons, eux-mêmes en sections
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Effectifs réglementaires : en campagne, après les marches et les combats de l’été 1812, un régiment alignait souvent bien moins que les quelque 2 000 hommes théoriques.
L’uniforme, pièce par pièce
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Élément
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Ce que montrent les photos
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Ce que c’est
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Coiffure
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Shako noir verni, évasé vers le haut, visière, jugulaire ; cordon blanc tressé à glands ; pompon bleu à centre blanc ; plaque en laiton en forme de grenade
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Kiver, le shako du modèle 1812
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Habit
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Habit court, vert si foncé qu’il paraît noir ; col droit et parements passepoilés de rouge ; boutons de laiton
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Habit d’infanterie de la tenue de 1812
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Épaulettes
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Pattes d’épaule jaunes
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Couleur distinctive du régiment ou de la division (à confirmer)
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Buffleterie
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Baudriers de cuir noir croisés sur la poitrine
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Signe propre aux chasseurs : l’infanterie de ligne les portait blancs
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Capote
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Capote gris-brun roulée en boudin, en bandoulière
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La capote « en skatka », typique du soldat russe
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Pantalon
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Pantalon de toile blanche, guêtré et boutonné sur le bas de la jambe
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Tenue d’été
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Arme
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Fusil à silex et baïonnette à douille
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Fusil d’infanterie modèle 1809
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La couleur du pompon et des pattes d’épaule renvoie au régiment et au bataillon selon un système qui a varié entre 1809 et 1812 ; sans le numéro du régiment, on ne peut pas aller plus loin dans l'identification .
Les détails qui comptent
Le shako est celui du modèle 1812, au sommet évasé et légèrement creusé, qui remplace le modèle précédent au moment même de la guerre. Il donne au fantassin russe une silhouette très différente de celle du fantassin français, au shako droit.
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Oui. Kiver (?????) est tout simplement le mot russe pour le shako : une coiffure militaire rigide, cylindrique ou tronconique, à visière, avec plaque frontale, cordons et pompon ou plumet.
Quelques repères pour l’armée russe :
- 1803-1805 : le kiver remplace le chapeau dans l’infanterie, sur le modèle des shakos européens.
- 1812 : apparaît le modèle le plus connu, au sommet évasé et creusé en selle, plus haut sur les côtés qu’au centre. C’est la silhouette typique du fantassin russe de la campagne de Russie et de 1813-1814, et c’est elle qui le distingue au premier coup d’œil du shako français.
- 1817 puis 1828 : il redevient plus haut et plus droit, proche des modèles prussiens.
- Années 1840 : il cède la place au casque à pointe.
- 1862 : il revient sous une forme basse, proche du képi, avant de disparaître à nouveau.
- Vers 1908-1910 : il est rétabli pour la Garde, en tenue de parade, jusqu’en 1914.
Les hussards et l’artillerie à cheval l’ont porté aussi, avec leurs propres ornements.
Pour un maquettiste, le point à retenir est donc la forme : un Russe de 1812 se reconnaît à son kiver « en selle », alors qu’avant 1812 il porte un shako cylindrique plus classique.
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Le Pantalon
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Couleur
Infanterie de ligne et grenadiers (1812)
- Été : pantalon de toile blanche, porté par-dessus la chaussure, avec une guêtre intégrée dans le bas.
- Hiver : pantalon de drap blanc, renforcé de cuir noir sur le bas de jambe, jusque sous le genou. De loin, cela donne l’impression de bottes noires.
Chasseurs à pied (jägers)
- Pantalon vert foncé en hiver, de la couleur de l’habit, et blanc en été.
Où l’on trouve du gris
- La capote (chinel) de toute l’infanterie, gris-brun, souvent portée roulée en sautoir.
- Les pantalons de campagne de la cavalerie : gris, boutonnés sur le côté et basanés de cuir.
- Les officiers d’infanterie en campagne, qui portent souvent ce même pantalon gris de cheval à la place du blanc réglementaire.
- La milice (opoltchénié), habillée de gris ou de brun.
Pour une figurine, un fantassin russe de 1812 se peint donc en pantalon blanc, plutôt blanc cassé et sali pour la campagne, avec le bas noir s’il est en tenue d’hiver. Le gris est pour sa capote, ou pour son officier à cheval.
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Les baudriers noirs sont le meilleur indice de l’arme : l’infanterie de ligne russe porte une buffleterie blanche, les chasseurs une buffleterie noire, moins visible. La capote roulée en boudin, en travers du corps, est l’un des traits les plus reconnaissables du soldat russe de l’époque ; elle lui sert de manteau, de couverture et, à la bataille, de protection contre les coups de sabre.
Le fusil modèle 1809 est le premier fusil d’infanterie russe vraiment standardisé, au calibre de 7 lignes (environ 17,8 mm), à platine à silex. Il cherche à mettre fin à la grande diversité de modèles et de calibres qui compliquait le ravitaillement en munitions.