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Un SPA Dovunque 35 à carrosserie fourgon Viberti conservé à Moscou
J ai essayé de faite une étude d’après les photographies prises à Moscou
Le véhicule est un SPA Dovunque 35, camion tout-terrain 6×4 de l’armée italienne, habillé d’une carrosserie fourgon à cabine intégrée des Officine Viberti de à Turin : les deux plaques relevées sur la pièce le confirment. L’aménagement de la caisse et du toit correspond très probablement à une station radio mobile d’état-major (« Centro Radio »). Conservé à Moscou, le véhicule provient d'une vente au enchères et non des forces italiennes du front de l’Est, CSIR puis ARMIR.
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Le véhicule de Moscou est bien un FIAT-SPA Dovunque 35 à carrosserie Viberti : il est exposé à « Motory Voïny » (Moteurs de guerre), l'exposition de Viatcheslav Len. D'après la Rossiïskaïa Gazeta, il a été acheté en 2021 dans une vente à Paris, vient de la collection du Français André Becker et est présenté comme le seul survivant au monde.
Ce que veut dire « Centro Radio »
Dans l'armée royale italienne, un centro radio (abrégé CR) est un véhicule qui emporte, en plus du poste ordinaire, un poste de plus grande portée pour relier un commandement à ses unités. Il en existe deux familles : la station d'état-major sur camion et les chars de commandement.
Les postes en cause sont des Magneti Marelli :
- RF1 CA : poste standard des chars, portée de 5 à 12 km.
- RF2 CA : poste de plus grande portée, environ 30 km d'après une source.
- R6 : récepteur associé au RF2 CA sur le camion.
Les versions
| Véhicule |
Rôle |
Équipement radio |
Ce qui le distingue |
| SPA Dovunque 35 Centro Radio |
Station mobile d'état-major |
RF2 CA et R6 ; ondes longues, moyennes et courtes |
Fourgon fermé Viberti sur camion tout-terrain ; moteur 4 cylindres de 4 053 cm³, 55 ch, 60 km/h |
| L3 (chenillette) |
Commandement de peloton et de compagnie |
RF1 CA seul |
Jugée trop petite pour l'échelon régiment |
| L6/40 Centro Radio |
Liaison au niveau régiment ou escadron |
RF1 CA et RF2 CA |
Deux antennes à l'arrière ; dotation réduite à 216 obus de 20 mm |
| M13/40 Centro Radio |
Coordination des compagnies de chars |
Second poste ajouté |
Char par ailleurs standard ; une dizaine construits en 1941 selon une source peu sûre |
| M14/41 Centro Radio |
Même rôle |
Non détaillé |
Variante seulement citée |
| Semovente L40 da 47/32, commandement de compagnie |
Commandement des canons automoteurs légers |
RF1 CA et RF2 CA |
Canon remplacé par une mitrailleuse déguisée en canon ; deux antennes |
| Carro comando semoventi M40, M41, M42 |
Commandement des groupes d'automoteurs |
RF1 CA et RF2 CA |
Char sans tourelle, avec télémètre ; 45 exemplaires du M42 en 1943 |
Les trois dernières lignes portent le nom de carro comando et non de centro radio : l'équipement radio est le même, mais ce sont des postes de commandement à part entière.
Limites de ce topo
- Dovunque 35 : les portées annoncées (500, 1 000 et 5 000 km selon la bande) viennent de Wikipedia et de la presse russe, sans source d'époque. Je n'ai trouvé ni l'année de la version radio ni le nombre construit ; environ 1 000 Dovunque 35 de tous types auraient été produits.
- Chars : les chiffres de production des versions CR sont presque absents des sources ouvertes. Celui du M13/40 vient d'un forum de joueurs.
- Autres camions radio : je n'ai rien trouvé de fiable sur d'éventuelles stations montées sur Fiat 626, Lancia 3Ro ou SPA 38R. Le site italien de référence, regioesercito.it, n'a pas répondu.
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Vue de face. Radiateur plat en avancée, phares sur potences, pare-brise en deux parties relevables. L’étiquette porte le numéro 262.
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Pour etayer notre recherche il y a 2 plaques d’origine sur le véhicule. Elles règlent les deux questions que la première étude laissait ouvertes : le type du châssis et l’auteur de la carrosserie.
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Plaque constructeur SPA, très usée.
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Plaque du carrossier, en forme de V ailé.
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Le type « 35 » écarte le Dovunque 33, prédécesseur de même silhouette, que la première étude ne pouvait pas exclure. Il écarte aussi le Dovunque 41, dont le dessin de cabine est proche mais qui est un 6×6 à moteur diesel de 110 ch, long de 7 m et large de 2,35 m. Sur le dessin d’usine du 41, les roues sont à rayons, du type dit artillerie (tipo artiglieria) ; celles du véhicule de Moscou sont à voile plein, fixées par six écrous
Ce que montrent les photos
Les observations faites sur les vues d’ensemble concordent toutes avec les plaques.
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Élément
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Observation
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Lecture
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Train roulant
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Trois essieux : un essieu avant directeur, deux essieux arrière rapprochés
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Formule 6×4 du Dovunque, à empattement court
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Avant
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Cabine avancée, placée au-dessus du moteur ; radiateur plat et bas en avancée, bouchon de remplissage sur le dessus, manivelle de lancement
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Architecture des Dovunque
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Flanc
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Échancrure arrondie dans le bas de caisse entre le premier et le deuxième essieu, moyeu nu, roue absente
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Logement des roues de secours folles, commun à toute la famille Dovunque, 41 compris
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Roues
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Voile plein, six écrous ; pneus dépareillés
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Roues du 35 ; pneus remplacés au fil d’un long usage
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Caisse
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Fourgon tôlé d’un seul tenant avec la cabine, pavillon bombé, angles arrondis
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Carrosserie spéciale à cabine intégrée, signée Viberti
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Aménagement
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Une baie latérale, volets d’aération en haut des flancs, coffres bas à portes ajourées
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Véhicule technique : coffres ventilés pour groupe électrogène ou batteries
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Toit
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Caillebotis en bois sur toute la longueur, grande trappe ronde au centre, un embout cylindrique à l’avant et un à l’arrière dans l’axe, plots sur le pourtour
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Toit fait pour qu’on y monte et qu’on y travaille : dressage d’antenne ou de mât ; à confirmer sur la pièce
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Peinture
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Restes de rouge sous la rouille et la poussière, rouge vif à l’intérieur d’un coffre
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Remise en peinture postérieure à l’usage militaire italien
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Profil gauche pendant le chargement sur plateau. Entre l’essieu avant et le premier essieu arrière, le moyeu nu de la roue de secours folle.
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Le SPa 35 Dovunque ce qui signifie « partout » en italien est le nom désigne une famille de camions tout-terrain conçus par Fiat pour l’armée et produits par sa filiale turinoise SPA (Società Piemontese Automobili).Le premier modèle, le Dovunque 33, dérive du camion colonial Fiat 611 C par l’intermédiaire du Fiat 612 de 1931. Engagé à 82 exemplaires pendant la guerre d’Éthiopie en 1935, il se révèle sous-motorisé et difficile à conduire. Fiat corrige ces défauts et présente un prototype amélioré au Centre d’études de la motorisation de l’armée en septembre 1935. La production du Dovunque 35 est confiée à SPA en 1936.
La particularité technique la plus connue est le montage des deux roues de secours. Elles sont placées de chaque côté entre le premier et le deuxième essieu, à 250 mm du sol, et tournent librement. Sur un obstacle, elles empêchent le châssis de se poser et aident au franchissement.( un peu comme les roues agricoles des EBR )
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Caractéristique
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SPA Dovunque 35 (camion de série)
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Constructeur
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SPA, groupe Fiat, Turin
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Production
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1936 à 1948 ; entre 1 000 et 2 000 exemplaires selon les sources
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Formule
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6×4, cabine avancée
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Moteur
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Fiat-SPA 18T, essence, 4 cylindres, 4 053 cm³
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Puissance
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55 ch à 2 000 tr/min
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Boîte
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4 rapports et marche arrière, avec réducteur
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Freins
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Hydrauliques sur les six roues, frein à main sur la transmission
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Dimensions
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5,03 m × 2,07 m × 2,91 m (longueur, largeur, hauteur)
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Empattement
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2 700 mm, plus 1 000 mm entre les essieux arrière
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Poids à vide
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4 530 kg
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Charge utile
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2 500 kg, ou 25 fantassins équipés
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Vitesse maximale
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60 km/h sur route
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Autonomie
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290 km, réservoir de 100 litres
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Ces valeurs sont celles du camion à plateau. Le fourgon a une carrosserie plus lourde et plus haute, dont les cotes exactes restent à relever.
Le Dovunque 35 reçoit son baptême du feu pendant la guerre d’Espagne. À partir de juin 1940 il sert sur tous les fronts, surtout en Afrique du Nord et en Russie, principalement comme tracteur d’artillerie légère. Après l’armistice de septembre 1943, la production continue sous contrôle allemand et 307 exemplaires sont livrés à la Wehrmacht. L’armée italienne le garde en service jusqu’en 1950.
Une station radio d’état-major, très probablement
Le camion de série a une cabine ouverte à capote de toile et un plateau à ridelles de bois mais ici rien de tel la caisse est un fourgon entièrement métallique, profilé, qui englobe le poste de conduite. Les Officine Viberti, fondées à Turin en 1922 et fournisseur attitré des forces armées italiennes, ont produit des caisses de ce type pour le châssis Dovunque.
Les sources mentionnent plusieurs variantes fermées du Dovunque 35 : véhicule d’état-major, laboratoire photographique mobile et station radio. La mieux documentée est le « Centro Radio » Dovunque-Viberti.
Équipement : postes Magneti Marelli RF2 CA et R6.
Bandes : ondes longues, moyennes et courtes.
Portée annoncée : 500, 1 000 et 5 000 km respectivement.
Une telle portée situe ce matériel au niveau des grands états-majors, pour la liaison avec l’Italie. « Véhicule d’état-major » et « radio mobile » ne sont donc sans doute qu’une seule et même lecture.
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Le toit vu de dessus : caillebotis en bois, trappe ronde centrale, embouts cylindriques à l’avant et à l’arrière.
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La vue du toit renforce cette lecture. Le caillebotis en bois, posé sur toute la longueur, en fait une plate-forme de travail, comme il en faut pour dresser une antenne ou un mât. Les deux embouts cylindriques placés dans l’axe peuvent être des traversées ou des supports d’antenne, mais aussi de simples aérateurs : la photo ne permet pas de trancher. Les coffres bas ventilés évoquent des batteries ou un groupe électrogène. Rien, en revanche, n’évoque un fourgon de transport.
Il manque la preuve intérieure : supports de postes, câblage, passages d’antenne. Faute d’avoir pu comparer avec une photographie d’époque légendée, l’attribution à la version radio est très probable et non certaine. Le laboratoire photographique mobile, dont aucune description n’a été trouvée, ne peut pas être formellement écarté.
De l’Italie à Moscou : trois parcours possibles
Les troupes italiennes ne sont jamais allées à Moscou.
Elles ont combattu en Ukraine puis sur le Don : le véhicule a donc été amené dans la capitale après coup, très probablement comme prise de guerre.
Le corps expéditionnaire italien en Russie (CSIR) arrive en juillet 1941 avec trois divisions. En juillet 1942 il est élargi en une 8e armée (ARMIR) d’environ 235 000 hommes.
En novembre 1942, cette armée dispose de 16 700 véhicules et tient 270 km de front sur la rive droite du Don.
Les offensives soviétiques « Petit Saturne », en décembre 1942, puis Ostrogojsk-Rossoch, en janvier 1943, la disloquent. Les survivants regagnent l’Italie au printemps 1943 en abandonnant l’essentiel de leur matériel.
À partir de là, trois parcours peuvent expliquer la présence du fourgon à Moscou.
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Parcours
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Déroulement
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Appréciation
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1. Prise soviétique directe
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Véhicule du CSIR ou de l’ARMIR, abandonné ou capturé pendant la retraite du Don, entre décembre 1942 et janvier 1943.
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Le plus simple. C’est à ce moment que l’armée italienne perd l’essentiel de son parc à l’Est.
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2. Par l’armée allemande
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Après l’armistice italien, l’opération Achse (8-23 septembre 1943) désarme environ un million de soldats italiens et saisit 16 631 véhicules en Italie, dans les Balkans et dans le sud de la France. S’y ajoutent 307 Dovunque 35 construits pour la Wehrmacht. Le véhicule sert ensuite dans l’armée allemande à l’Est, où les Soviétiques le capturent en 1944 ou 1945.
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Plausible. Un numéro de châssis postérieur à 1943 ou des marquages allemands sous la peinture désigneraient ce parcours.
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3. Les deux successivement
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Véhicule du CSIR ou de l’ARMIR, repris par les Allemands, puis capturé par les Soviétiques.
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Possible, mais c’est le parcours le moins documenté : les sources consultées ne décrivent pas de reprise par les Allemands du matériel italien resté à l’Est.
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Entre CSIR et ARMIR, les photos ne permettent pas de choisir. Les deux ne s’excluent d’ailleurs pas : le CSIR est devenu l’un des corps de l’ARMIR à l’été 1942, et un véhicule arrivé en 1941 a pu être perdu pendant l’hiver 1942-1943. Seul un numéro de châssis antérieur à l’été 1941 autoriserait à parler de CSIR. La formule que les éléments soutiennent aujourd’hui est « forces italiennes du front de l’Est ».
Dans tous les cas, la peinture rouge suggère un second emploi après la capture, civil ou de service public. Un exemplaire construit après la guerre pour l’armée italienne devient en revanche peu vraisemblable à Moscou. Aucune source consultée ne documente le parcours de cet exemplaire : ces trois scénarios restent des hypothèses.
Formulation proposée
SPA Dovunque 35 (plaque constructeur « 35 DV »), camion 6×4 à cabine avancée, carrossé en fourgon par les Officine Viberti de Turin.
L’aménagement de la caisse (coffres bas ventilés, aérateurs, toit à caillebotis équipé de traversées) correspond très probablement à une station radio mobile du type « Centro Radio », véhicule de transmissions destiné à un état-major de grande unité. Conservé à Moscou, i
l s’agit vraisemblablement d’une prise de guerre provenant des forces italiennes du front de l’Est (CSIR puis ARMIR, 1941-1943), capturée par l’Armée rouge directement ou après un passage par l’armée allemande, sans que l’unité d’affectation ni la date de capture puissent être précisées à ce stade.
État et intérêt de la pièce
La carrosserie est complète et peu déformée, ce qui est rare pour un véhicule de ce type. Les photos montrent une corrosion de surface généralisée, un pare-brise sans vitrage côté gauche, des pneus à plat ou détruits, une aile avant gauche pliée et l’absence des roues de secours folles. Les deux plaques d’origine sont en place.
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Vue avant. Le pneu avant gauche est détruit ; des pneus de rechange sont stockés dans la cabine.
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Son intérêt historique est élevé. Le Dovunque 35 a été peu produit, et ses versions à carrosserie spéciale encore moins. Aucun autre exemplaire conservé du fourgon n’apparaît dans les sources consultées, sans que cela permette d’affirmer qu’il est unique.