Peugeot 176 sans soupapes carrossé en cabriolet Felber de 1926, C'est un exemplaire unique, restauré et primé
Elle accueille les visiteurs dès l’entrée, vert profond et chromes impeccables, à côté du buste de Gaston Giron. Cette grande Peugeot de 1926 cumule les raretés : un moteur sans soupapes, une carrosserie de cabriolet signée Felber que le musée pense unique, et une restauration récente saluée par deux prix.
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Le cabriolet Peugeot 176 de 1926, à la place d’honneur près du buste du fondateur du musée.
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La grande Peugeot des années 1920
Dans les années 1920, Peugeot ne fabrique pas seulement des voitures populaires. Le Type 176, produit de 1925 à 1928 à 1 512 exemplaires, appartient au haut de la gamme, dans la lignée du Type 153 auquel il succède. Il sort de l’usine d’Issy-les-Moulineaux, près de Paris, spécialisée dans les Peugeot de luxe.
C’est une voiture de belle taille : 4,34 m de long et 3,25 m d’empattement dans sa version de série, carrossée par exemple en limousine ou en coupé de ville. L’exemplaire du musée a reçu une tout autre robe.
Un quatre-cylindres sans soupapes
Comme Panhard, dont le musée expose plusieurs modèles, Peugeot a cru au moteur sans soupapes pour ses voitures les plus raffinées, en raison de son silence de fonctionnement. La marque l’inaugure en série sur une six-cylindres de six litres, le Type 156, puis l’applique à ce quatre-cylindres de 2,5 litres. La technique fait aussi ses preuves en course, avec notamment un succès à la Targa Florio en 1925.
Sur la 176, le moteur donne 55 ch et entraîne les roues arrière par une boîte à quatre rapports. Le cartel annonce 110 km/h. Le châssis reste classique, avec des essieux rigides et des freins à tambours.
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| De profil : le long capot, les deux places sous la capote et la pointe arrière qui abrite le spider. |
Un cabriolet unique, signé Felber
À l’époque, les voitures de ce rang sont souvent livrées en châssis nu, puis habillées par un carrossier. Celui-ci a été confié à la maison parisienne Felber, qui en a fait un cabriolet à « 2 places décalées sous capote + spider » : deux sièges légèrement décalés l’un par rapport à l’autre dans l’habitacle, et une place d’appoint dissimulée dans la pointe arrière.
Le cartel est catégorique : « À notre connaissance, ce modèle est le seul exemplaire avec ce type de carrosserie. » Sur un total d’environ 1 500 châssis, ce cabriolet serait donc une pièce unique.
Les détails à ne pas manquer
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Le radiateur. Un haut entourage chromé, et le nom Peugeot en lettres cursives dorées posé en travers de la grille.
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Les deux verts. Caisse vert soutenu, ailes et châssis d’un vert presque noir, capote sombre : une livrée sobre et très soignée.
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Les roues fil. Des roues à rayons métalliques peintes de couleur sombre, avec une roue de secours fixée à l’arrière.
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Le pare-brise. En deux parties, avec des volets ouvrants en haut et un projecteur orientable sur le montant.
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Le spider. Sur la pointe arrière, un couvercle à poignée : c’est sans doute lui qui donne accès à la place supplémentaire annoncée par le cartel.
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Les autocollants. En bas du radiateur, les vignettes de la Fondation du Patrimoine et de Motul rappellent le prix qui a accompagné sa restauration.
Fiche technique
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Marque / modèle
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Peugeot Type 176
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Année
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1926
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Pays
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France (usine d’Issy-les-Moulineaux)
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Moteur
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4 cylindres sans soupapes, refroidi par eau
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Cylindrée
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2 450 cm³ selon le cartel ; 2 493 cm³ selon les sources
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Puissance
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12/14 CV fiscaux ; 55 ch réels
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Transmission
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Boîte à 4 rapports + marche arrière, roues arrière motrices
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Freins
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À tambours
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Suspension
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Essieux rigides
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Vitesse maximale
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110 km/h
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Dimensions
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Longueur 4,34 m, largeur 1,65 m, empattement 3,25 m (données du modèle)
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Carrosserie
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Cabriolet Felber, 2 places décalées sous capote + spider
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