

|
|
|
|
|
|
|
La voiturette Hugot, au premier plan, dans la salle des « ancêtres » du musée.
|
La voiturette Hugot de 1898 est l'un des tout premiers modèles d'automobiles légères construits par l'ingénieur français Charles-Ferdinand Hugot à Paris.
Caractéristiques principales de la voiturette Hugot (1898) :
Moteur : Elle était équipée d'un moteur monocylindre (souvent d'origine De Dion-Bouton) d'environ 3,5 chevaux ou dotée selon les versions d'une cylindrée allant jusqu'à 697 cm³ à 900 cm³.
Transmission : Une boîte à deux vitesses transmettait la puissance à l'essieu arrière par un système de courroies.
Performances : Sa vitesse maximale oscillait entre 20 et 35 km/h selon la configuration.
Carrosserie : Il s'agissait d'un véhicule léger à deux places (voiturette), dont certaines variantes utilisaient des structures en osier (très légères mais sensibles aux intempéries).
|
Le mot « voiturette » est simplement le diminutif de « voiture », mais il prend un sens précis en 1895, quand le constructeur manceau Léon Bollée l'adopte et le dépose comme nom pour son petit tricycle à moteur, où le passager est assis devant le conducteur. Le succès de l'engin est tel que le terme passe très vite dans le langage courant pour désigner toute petite automobile, au point que Decauville, ne pouvant l'utiliser, baptise la sienne « Voiturelle » en 1898. Une voiturette est une automobile à deux places, pesant en général moins de 400 kg, avec un petit moteur à un ou deux cylindres de quelques chevaux. Sa construction doit beaucoup au cycle : châssis en tubes, roues à rayons, mécanique simplifiée. Elle coûte nettement moins cher que les grosses voitures de l'époque, réservées à une clientèle très fortunée, et elle est aussi moins coûteuse à entretenir. C'est elle qui ouvre l'automobile à la bourgeoisie aisée (médecins, notaires, commerçants). Les modèles emblématiques sont la Renault Type A de 1898, qui lance la marque grâce à sa transmission à prise directe, et les De Dion-Bouton « vis-à-vis », produits en grande série pour l'époque. De nombreux constructeurs (Peugeot, Clément, Delage, Sizaire-Naudin) débutent ou se développent sur ce créneau. Un sens sportif Le mot devient aussi une catégorie officielle en course. Au début des années 1900, les règlements classent les véhicules par poids : voiturettes, voitures légères, grosses voitures. La Coupe des Voiturettes, créée par le journal L'Auto en 1906, popularise la formule. Entre les deux guerres, « voiturette » désigne les monoplaces de petite cylindrée (1 100 puis 1 500 cm³), une catégorie en dessous des Grands Prix, qui servira de base à la Formule 1 d'après-guerre. L'évolution du mot Dans les années 1910-1920, le terme cède en partie la place à « cyclecar » pour les modèles les plus légers, tandis que les voiturettes grossissent et deviennent de vraies petites voitures. Aujourd'hui, en France, « voiturette » désigne couramment les voitures sans permis (quadricycles légers limités à 45 km/h), ce qui reprend l'idée d'origine : un véhicule minimal, léger et économique. |
L’époque des voiturettes
| Vue de face : capot en caisson, lanternes en laiton et dais à franges au-dessus de la banquette. |
|
Caractéristique
|
Hugot voiturette (1898)
|
|
Constructeur
|
C. Hugot, Paris
|
|
Type
|
Voiturette
|
|
Carrosserie
|
2 places
|
|
Moteur
|
1 cylindre Aster
|
|
Cylindrée
|
900 cm³
|
|
Puissance
|
4 CV
|
|
Allumage
|
Par pile et rupteur (basse tension)
|
|
Boîte de vitesses
|
Planétaire « Bozier », 2 rapports
|
|
Freins
|
À colliers
|
|
Vitesse
|
Environ 20 km/h
|