Impression issue de Maquetland.com Le monde de la maquette | http://www.maquetland.com/article-phototheque/22497-rosengart-1951-vivor-break-talmont-st-hilaire


Rosengart 1951 Vivor Break Talmont St Hilaire



Rosengart 1951 Vivor Break   Talmont St Hilaire
English Translation
Merci Vincent

 

Tableaux générés par IA sur mes indications
 
Historique Voir ICI
History Click HERE
 
Le Rosengart Vivor est le dernier break d'une marque parisienne sorti en 1951
Avec sa silouhette trapue, avec sa calandre à barrettes chromées et ses gros phares ronds, et sa couleur noire elle a l'allure d'une petite voiture familiale d'après-guerre. Mais les inscriptions peintes sur sa portière, « CU 350 K – PTC 1100 K », trahissent sa vraie nature : c'est un utilitaire. La Rosengart Vivor de 1951  est l'un des derniers modèles d'une marque qui a compté dans l'histoire de la petite voiture française.

 
Rosengart Vivor break de 1951,
 
 
Lucien Rosengart et l'Austin Seven
Industriel et inventeur, Lucien Rosengart (1881-1976) se lance dans l'automobile au milieu des années 1920. Plutôt que de concevoir une voiture de zéro, il achète la licence de fabrication d'un grand succès anglais : l'Austin Seven. Installé dans l'ancienne usine Bellanger, dans le 17e arrondissement de Paris, il commence en 1927-1928 la production de la Rosengart LR2, version française de la petite Austin.
La voiture se fait vite une réputation de robustesse. Une Rosengart de série conduite par François Lecot parcourt ainsi 100 000 kilomètres, à raison de 900 km par jour pendant plus de trois mois, sans incident majeur. Suivront la LR4, la Supercinq et même, en 1937, la Supertraction, une grande traction avant.
Un break utilitaire d'après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, la situation est difficile. Face aux grands constructeurs, qui lancent des petites voitures modernes produites en grande série, Rosengart manque de moyens. La société, devenue la SIOP, tente de rester dans la course en habillant sa vieille mécanique de carrosseries au goût du jour, dessinées par Philippe Charbonneau.
C'est le cas de la Vivor, produite de 1950 à 1952. Elle forme une petite famille d'utilitaires sur une même base : la Vivor, break vitré ; la Robor, fourgonnette tôlée ; et la Labor, camionnette à plateau. La publicité la présentait comme le break le moins cher à l'achat, à l'usage et à l'entretien.
La face avant : capot plongeant à arête chromée et calandre à barrettes horizontales.

 
 
 
Une mécanique des années 1920
Sous la carrosserie moderne se cache une mécanique héritée de l'Austin Seven : un quatre-cylindres à soupapes latérales de 748 cm³, de 4 chevaux fiscaux, associé à une boîte de quatre rapports et une marche arrière, avec des freins à tambours et une transmission aux roues arrière. La vitesse maximale, d'environ 80 km/h selon le cartel, reste modeste, même pour l'époque.
Les inscriptions de la portière rappellent la réglementation des véhicules utilitaires : une charge utile (CU) de 350 kg et un poids total en charge (PTC) de 1 100 kg. De quoi transporter marchandises, outils ou produits de la ferme, ce qui explique le succès de ce type de véhicule auprès des artisans et commerçants.
La fin d'une marque
Malgré son prix attractif, la Vivor se vend peu : sa mécanique, conçue près de trente ans plus tôt, ne peut rivaliser avec les nouvelles venues. Le dernier modèle de la marque, l'Ariette, lui aussi dessiné par Philippe Charbonneau, ne suffit pas à redresser la barre. La production s'arrête en 1952, et l'entreprise ferme définitivement ses portes en 1955.
Rare survivante, la Vivor du musée témoigne de ces petites marques françaises emportées par la concentration de l'industrie automobile après la guerre, et du rôle essentiel des utilitaires légers dans la France de la reconstruction.