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Talbot 1952 Lago Baby Talmont St Hilaire



Talbot 1952 Lago Baby Talmont St Hilaire
English Translation
Merci Vincent

 

Tableaux générés par IA sur mes indications
 
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Talbot-Lago Baby ou la « petite » Talbot de l’après-guerre, grande routière de Suresnes
Noire, profonde, lustrée comme un piano cette Talbot-Lago Baby  incarne le luxe à la française du début des années cinquante. Sous son surnom affectueux se cache pourtant une vraie grande routière, héritière directe des Talbot de course d’Antonio Lago.

 
La Baby de trois quarts avant : ailes galbées, calandre verticale chromée et roues peintes couleur crème.

 
 
 
Tony Lago, le sauveur de Suresnes
Au milieu des années trente, la branche française du groupe Sunbeam-Talbot-Darracq est en difficulté. Antonio « Tony » Lago, ingénieur d’origine vénitienne qui avait fait carrière dans l’industrie automobile en Angleterre, prend la direction de l’usine de Suresnes, puis en devient propriétaire. Les voitures conservent le nom de Talbot, mais l’histoire retiendra l’appellation Talbot-Lago.
Lago est convaincu que la compétition et la voiture de tourisme se nourrissent mutuellement. Ses moteurs, conçus pour la course, équipent aussi les voitures de la clientèle. Après la guerre, la marque revient avec la majestueuse Record T26 et son six-cylindres de 4,5 litres, une 26 CV réservée à une clientèle fortunée.
Une « Baby » de 2,7 litres
Pour élargir sa clientèle, Talbot présente à la fin des années 1940 au Salon de Paris un modèle plus accessible : la T15, qui reprend le nom de « Baby » déjà porté par une Talbot d’avant-guerre. Le qualificatif est tout relatif. Il s’agit d’une berline construite sur un châssis plus court que celui de la Record, avec laquelle elle partage l’allure générale.
Sous le capot, on trouve un quatre-cylindres d’environ 2,7 litres, directement dérivé de l’architecture maison : deux arbres à cames placés haut dans le bloc et des chambres de combustion hémisphériques. Classée 15 CV, la Baby développe autour de 110 ch et dépasse les 140 km/h, une performance remarquable pour une berline de l’époque. Elle reçoit la fameuse boîte présélective Wilson, qui permet de choisir le rapport à l’avance puis de l’engager d’un coup de pédale, ainsi que des freins hydrauliques. Une version six-cylindres sera également proposée par la suite.
Face avant : calandre à barreaux verticaux frappée de l’écusson Talbot, phares intégrés aux ailes et antibrouillards.
Caractéristiques générales du modèle d’après les sources citées. Le panneau du musée n’était pas lisible sur les photos : l’année exacte et les données propres à cet exemplaire sont à confirmer sur place.
Les détails à observer
La calandre. Haute, étroite et chromée, elle porte en son sommet l’écusson émaillé bleu Talbot et une mascotte de bouchon de radiateur. C’est la signature de la marque à l’après-guerre.
Les ouïes de capot. Vue de face, la voiture dévoile sur le capot deux séries d’aérations disposées en gradins, de part et d’autre de l’arête centrale. Un détail à la fois fonctionnel et décoratif.
Les ailes. Très enveloppantes à l’avant, elles intègrent les phares et plongent vers les portières, tandis que les ailes arrière restent bien marquées. La Baby se situe ainsi à la charnière entre les ailes séparées d’avant-guerre et les formes ponton qui allaient s’imposer.
Les roues. Peintes couleur crème et coiffées d’enjoliveurs chromés bombés, elles tranchent élégamment avec la carrosserie noire.
Les pare-chocs. Massifs et chromés, munis de butoirs verticaux, ils soulignent le statut de voiture de prestige.
Profil avant gauche : longue ligne de capot, jonc chromé latéral et quatre portes.

 
 
 
Une voiture rare
La Baby n’a été fabriquée qu’à quelques centaines d’exemplaires : environ 410 selon la maison de ventes Osenat, dont une soixantaine seulement auraient survécu. La fiscalité française de l’époque, très lourde pour les grosses cylindrées, et les difficultés financières de la marque ont limité sa diffusion. Talbot, affaiblie, finira par être rachetée par Simca en 1958.
Croiser une Baby aussi bien présentée que celle de Talmont-Saint-Hilaire est donc une belle occasion d’admirer l’un des derniers chapitres de la grande automobile française de lux

 
 
 
Fiche technique
Marque / modèle
Talbot-Lago T15 « Baby »
Constructeur
Automobiles Talbot, Suresnes (Hauts-de-Seine)
Carrosserie
Berline 4 portes
Moteur
4 cylindres, 2 arbres à cames latéraux hauts, chambres hémisphériques
Cylindrée
Environ 2,7 litres (2 690 cm³)
Puissance fiscale
15 CV
Puissance réelle
Environ 110 ch
Boîte de vitesses
Présélective Wilson
Freins
Hydrauliques
Transmission
Propulsion
Vitesse maximale
Environ 140 km/h