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Studebaker 1953 Champion Starliner Talmont-Saint-Hilaire,



Studebaker  1953 Champion Starliner  Talmont-Saint-Hilaire,
English Translation
Merci Vincent pour les Photographies 

Tableaux générés par IA sur mes indications
 
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Studebaker Champion Starliner 1953  . A cette époque  l’Amérique commence a regarder vers l’Europe
Studebaker, une marque disparue
Le panneau du musée le rappelle : Studebaker a construit des automobiles de 1902 à 1966. Fondée au XIX? siècle comme fabrique de chariots, l’entreprise est l’une des rares à avoir franchi le passage du hippomobile à l’automobile. Sa collaboration avec Raymond Loewy, étalée sur plusieurs décennies, fut à l’origine de nombre de ses succès commerciaux et esthétiques.
Le coupé de 1953 fut pourtant un succès en demi-teinte : la demande dépassa largement ce que l’usine avait prévu, tandis que les berlines, moins séduisantes, se vendaient moins bien. Sa ligne a toutefois survécu durant une décennie à travers ses descendantes, les Speedster puis Hawk. Face aux géants de Detroit, Studebaker ne put suivre la cadence et ferma définitivement ses portes en 1966.
Longue, basse, presque dépourvue de chromes : au milieu des monuments d’acier de son époque, cette Studebaker bleu nuit à pavillon clair détonne encore. Exposée à Talmont-Saint-Hilaire, elle raconte l’un des plus beaux dessins de l’automobile américaine.
Profil avant trois quarts : capot plongeant, phares intégrés aux ailes et calandre en deux bouches basses.
 
 
Une silhouette à contre-courant
En 1953, Detroit ne jure que par le gigantisme : calandres massives, pare-chocs en « dents de requin », chromes à profusion. Studebaker, constructeur indépendant de South Bend (Indiana), prend le parti inverse. Son coupé Champion Starliner est long et bas, le capot plonge vers l’avant, la ceinture de caisse file d’un seul trait jusqu’aux ailes arrière. Le style est si épuré qu’on le qualifie volontiers d’« européen ».
Ce dessin est né au sein du studio de Raymond Loewy, le célèbre designer franco-américain, sous la direction de Robert Bourke. Le résultat fit sensation : le Museum of Modern Art de New York le compta parmi les automobiles exemplaires de l’époque, un honneur rarissime pour une voiture de série. Aujourd’hui encore, on le surnomme simplement le « Loewy coupé ».
Face avant : le « V » stylisé sur le capot et les deux prises d’air basses, signature des Studebaker 1953.

 
 
 
Starliner : le coupé sans montant
Deux coupés partageaient cette ligne en 1953 : le Starlight, à montant central fixe, et le Starliner, un hardtop dont les vitres s’effacent entièrement pour dégager tout le flanc, comme sur un cabriolet capoté. C’est cette seconde version, la plus recherchée, que présente le musée. Sa teinte bleue associée à un pavillon gris clair souligne la finesse du toit, tandis que les pneus à flancs blancs rappellent l’esprit des années cinquante.
Sous le capot, la finition Champion reçoit le six-cylindres en ligne de 2,8 litres, un moteur sobre et robuste plutôt qu’un foudre de guerre. Associé à une boîte trois rapports avec overdrive, il emmène le coupé jusqu’à 140 km/h. La vraie performance est ailleurs : dans l’aérodynamisme d’une carrosserie qui semble aller vite même à l’arrêt.
Vue latérale : la ligne de caisse continue et le pavillon sans montant central caractéristique du Starliner.

 
 
 

 

Fiche technique

 

Marque
Studebaker (États-Unis)
Modèle
Champion
Année
1953
Carrosserie
Coupé Starliner (hardtop sans montant central)
Moteur
6 cylindres en ligne
Cylindrée
2 800 cm³
Puissance fiscale
16 CV
Transmission
Propulsion, boîte 3 rapports + overdrive
Freins
Hydrauliques
Vitesse maximale
140 km/h
Données issues du panneau de présentation du musée.
Le panneau de présentation du musée, au pied de la plaque d’immatriculation vendéenne (85).
À voir sur place
La Studebaker est exposée au Musée automobile de Vendée, à Talmont-Saint-Hilaire, au milieu d’une vaste collection où voisinent notamment une Renault Floride et une Volkswagen Karmann-Ghia orange. Une belle occasion de mesurer, d’un seul coup d’œil, combien l’Amérique et l’Europe se sont influencées mutuellement dans les années cinquante.