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Japon 1937-1945 Jotohei soldat de première classe supérieur Equipement d’hiver

Japon 1937 1945 jotohei , soit un soldat de première classe supérieur, Equipement d’hiver du soldat de l’Armée impériale japonaise Seconde guerre sino-japonaise / Seconde Guerre mondiale, vers 1937–1945
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Face au froid mandchou l’équipement d’hiver du soldat de l’Armée impériale japonaise va evolue durant la Seconde guerre sino-japonaise et Seconde Guerre mondiale, vers 1937–1945
Lorsqu’on évoque l’Armée impériale japonaise, on pense spontanément aux jungles du Pacifique. Pourtant, une part considérable de ses troupes a servi dans un tout autre environnement : les plaines glaciales de Mandchourie et du nord de la Chine, où l’armée du Kwantung faisait face à l’Union soviétique et où les températures hivernales descendaient bien en dessous de –30 °C. La vitrine présentée ici rassemble l’équipement conçu pour survivre à ces conditions, ainsi qu’un petit ensemble d’accessoires de campagne.
L'évolution de l'équipement de l'Armée impériale japonaise entre le front de Chine (à partir de 1937) et la guerre du Pacifique
Le front de Chine (1937-1941) : Une guerre continentale et hivernale
En Chine du Nord et en Mandchourie, les soldats font face à des hivers glaciaux. L’équipement met l’accent sur la protection thermique et la robustesse des matériaux traditionnels.
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Matériaux lourds comme les uniformes (types Type 90 puis Type 98) sont confectionnés en laine épaisse ou en coton lourd.
Pour se protéger,du froid les soldats sont dotés de lourdes capotes en laine à double boutonnage, de bonnets à oreillettes doublés de fourrure et de gants. Les bottes sont solides, souvent portées avec des bandes molletières en laine pour isoler les jambes.
Ils possèdent comme equipement de campagne : Le havresac rigide en cuir ou en toile forte, soutenu par des sangles en cuir, est la norme. Le paquetage est lourd, conçu pour des colonnes d'infanterie avançant en terrain découvert.
Voyons en detail quelques éléments de cet uniforme
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| Vue d’ensemble de la vitrine : casque, bonnet fourré, moufles, bottes de feutre et manteau doublé de fourrure. |
Le casque d’acier Type 90
Au centre de la composition trône le casque d’acier Type 90 casque réglementaire de l’armée japonaise à partir de 1930. On reconnaît sa forme en dôme à bord court, et, sur la face avant, l’étoile à cinq branches de l’Armée de terre. Sa peinture kaki d’origine est largement usée et porte de larges taches rouges dont l’origine reste incertaine : il peut s’agir d’une peinture ajoutée après guerre plutôt que d’un marquage d’époque. Sous le temps froid, ce casque se portait par-dessus le bonnet fourré.
Le bonnet d’hiver fourré
Le bonnet d’hiver( bokan-bo) est composé d’une calotte en toile kaki et de larges rabats doublés de fourrure de lapin, qui couvrent les oreilles, la nuque et les joues. Les rabats pouvaient être relevés et boutonnés au sommet lorsque le froid se faisait moins mordant.
Le manteau d’hiver et les doublures de fourrure
Sous le casque repose un manteau d’hiver en toile de coton kaki, pourvu de boutons en bois ou en matière végétale et d’un col garni de fourrure claire. On distingue aussi une doublure matelassée de couleur crème, piquée en losanges, ainsi que plusieurs pièces de fourrure : l’une brun foncé, l’autre à longs poils gris et blancs, probablement de chèvre
. L’armée japonaise distribuait des gilets et des doublures en peau de chèvre, de chien ou de lapin, que l’on portait sous le manteau pour isoler le torse.
Un détail permet d’identifier le grade du propriétaire : sur le col apparaît un écusson rouge portant trois étoiles dorées. Dans le système de grades en vigueur à partir de 1938, cette combinaison correspond à un jotohei , soit un soldat de première classe supérieur, le grade le plus élevé des hommes du rang avant l juste avant le grade de caporal (Gocho ) .
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| Moufles à paume de cuir, casque Type 90 portant l’étoile de l’Armée, et doublures de fourrure. |
Il y aussi des sur-vêtements ou vestes doublées en coton ou matelassées pour les théâtres d'opérations nordiques
Les moufles d’hiver Tabi
Les moufles sont en épais drap de laine kaki, avec une paume et un pouce renforcés de cuir brun. Elles possèdent un index séparé, indispensable pour actionner la détente d’un fusil sans se découvrir la main. Une lanière de cuir permettait de les serrer au poignet ou de les laisser pendre sans les perdre.
Les bottes de feutre
Les bottes d’hiver figurent parmi les pièces les plus remarquables de l’ensemble. Leur tige haute est en feutre épais, doublée de fourrure ou de molleton, et renforcée de cuir au talon, sur l’avant-pied et à l’arrière du mollet. Les semelles de cuir sont cousues et garnies de clous, ce qui améliorait l’adhérence sur la neige tassée et la glace. Le feutre avait l’avantage de rester souple par grand froid, là où le cuir seul durcissait et favorisait les gelures. Certaines pièces de feutre portent des marquages estampés, dont un motif de fleur de cerisier. Une sangle de cuir et de toile, visible à côté, servait vraisemblablement à les ajuster.
Les lunettes de protection
Posées sur une vareuse de coton kaki, des lunettes de protection à verres ambrés complètent l’ensemble. Leur monture métallique articulée au centre est bordée de cuir, et elles se fixent par une sangle de toile. Accompagnées de leur étui en cuir à bouton-pression, ces lunettes protégeaient les yeux de la poussière, du vent et de la réverbération du soleil sur la neige. Elles étaient particulièrement utilisées par les troupes motorisées, les conducteurs et les cavaliers. À côté, on aperçoit des bandes molletières roulées, portées par la plupart des fantassins japonais.
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| Lunettes de protection à verres ambrés et leur étui en cuir, posées sur une vareuse de coton. |
Conclusion
Cette vitrine rappelle que la guerre menée par le Japon ne s’est pas limitée aux îles tropicales. L’équipement d’hiver présenté ici témoigne d’un effort réel d’adaptation aux conditions extrêmes du continent asiatique, fondé sur des matériaux simples et éprouvés : laine, feutre, coton matelassé et fourrures animales. Il porte aussi, à travers ses usures et le grade inscrit sur son col, la trace d’un soldat bien réel, un homme du rang expérimenté qui a affronté les hivers du nord de la Chine ou de Mandchourie.