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2eGM Transports Remorque Gefechtskarren für schwere Granatwerfer (If. 9)

Gefechtskarren für schwere Granatwerfer (If. 9)
English Translation
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Gefechtskarren für schwere Granatwerfer (If. 9)
La charrette de combat du mortier de 8 cm Granatwerfer 34, Moscou
Introduction
En 1939, l'armée allemande est loin d'être entièrement motorisée. Ses divisions d'infanterie se déplacent à pied et leurs armes lourdes voyagent le plus souvent sur des voitures hippomobiles ou sur de petites charrettes poussées à bras. Parmi ces engins figure un matériel très spécialisé : la charrette de combat pour mortier lourd, le Gefechtskarren für schwere Granatwerfer, ou If. 9, conçue pour transporter le mortier de 8 cm Granatwerfer 34 et ses munitions.
Ces charrettes sont souvent retrouvées en pièces lors des fouilles de champs de bataille, mais un exemplaire complet est très rare. L'exposition « ?????? ????? » à Moscou en présente un, avec son mortier chargé à poste. Le guide de l'exposition le présente comme « ?????????? ?????? Gefechtskarren (If.9), 1939, ???????? » (remorque de mortier, 1939, Allemagne).
La charrette If. 9 vue de trois-quarts avant : plaque de base à l'avant, tube et bipied en arrière, arceau de manœuvre.
Un matériel d'infanterie
La désignation If.
La Wehrmacht classait ses voitures, charrettes et traîneaux en grandes familles, désignées par des abréviations. « Hf. » (Heeresfahrzeug) désignait les voitures hippomobiles de l'armée, « Pf. » les véhicules du génie, et « If. » (Infanteriefahrzeug) les véhicules d'infanterie. If. 8 était le célèbre Infanteriekarren, la charrette d'infanterie polyvalente ; If. 9 était la charrette de combat pour mortier lourd de 8 cm.
Adoption
Le Gefechtskarren für schwere Granatwerfer (If. 9) fut officiellement introduit par les Allgemeine Heeresmitteilungen (bulletin officiel de l'armée) de 1938. Sa désignation fut modifiée en If. 9/1 par un bulletin du 21 juin 1939. Une notice provisoire, « Der Gefechtskarren für schwere Granatwerfer (If. 9) – Vorläufige Gerätbeschreibung und Beladeübersicht », en décrivait le matériel et le plan de chargement.
Emploi
La charrette pouvait recevoir non seulement le mortier, mais aussi des munitions. Grâce à sa masse relativement faible, les servants pouvaient la pousser à bras sur de courtes distances, et elle pouvait aussi être attelée à un cheval. Elle permettait ainsi à la section de mortiers de suivre l'infanterie sans épuiser ses hommes, puis de décharger rapidement l'arme au plus près de la position de tir.
L'expérience de la campagne de Pologne montra que ce type de charrette spécialisée ne suffisait pas. Dès la fin de 1939, l'infanterie demanda une charrette universelle, qui aboutit à l'If. 8 à partir de 1940-1941. Mais l'If. 9 resta en service pendant toute la guerre.
Le mortier : 8 cm Granatwerfer 34
Le 8 cm Granatwerfer 34, conçu par Rheinmetall entre 1932 et 1934, fut le mortier standard de l'infanterie allemande pendant toute la guerre. Réputé pour sa précision et sa cadence de tir, il était de conception classique et se démontait en trois fardeaux : le tube lisse, le bipied et la plaque de base. Ce sont précisément ces trois éléments que l'on retrouve chargés sur la charrette de Moscou.
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Caractéristique
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8 cm Granatwerfer 34
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Calibre
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81,4 mm
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Longueur du tube
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1,14 m
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Masse en batterie
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62 kg (57 kg avec tube en alliage léger)
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Projectile
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3,5 kg (explosif ou fumigène)
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Vitesse initiale
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174 m/s
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Pointage en site
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de 45° à 90°
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Cadence
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15 à 25 coups par minute
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Portée
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400 à 1 200 m en tir efficace, 2 400 m au maximum
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Production
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Environ 75 000 exemplaires de 1934 à 1945
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Principales caractéristiques du 8 cm Granatwerfer 34.
L'exemplaire de Moscou
L'If. 9 de « ?????? ????? » est exposé dans une salle aux murs de brique, parmi d'autres charrettes et remorques d'infanterie allemandes. Il est présenté en position de stationnement, la caisse inclinée vers l'avant et reposant sur son pied. L'éclairage de la salle donne aux photos une dominante verte qui ne reflète pas la teinte réelle.
Vue de face : la plaque de base carrée à nervures rayonnantes, arrimée à l'avant de la caisse ; à gauche, la manivelle ; derrière, le bipied et la bouche du tube.
Ce que montrent les photos
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Les roues : deux grandes roues en bois à rayons, cerclées de fer, montées sur un essieu tubulaire. Ce sont des roues de voiture hippomobile classiques, adaptées aux chemins de terre.
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La caisse : un coffre en bois renforcé de ferrures, compartimenté pour les munitions et les accessoires, avec plusieurs couvercles et sangles de fermeture.
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La plaque de base : carrée, à nervures rayonnantes, elle est arrimée verticalement à l'avant de la caisse par des écrous à oreilles.
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Le tube : posé en long sur le dessus de la caisse, maintenu par des colliers de serrage. Son extrémité arrière, avec la rotule qui s'emboîte dans la plaque de base, est bien visible.
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Le bipied : logé à l'avant de la caisse, derrière la plaque de base, avec ses deux jambes et son mécanisme de pointage.
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L'arceau : un grand arceau tubulaire, fixé à l'avant, servait de poignée pour pousser ou tirer la charrette à bras.
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La manivelle : fixée sur le côté, elle commande probablement le frein.
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Le pied et le timon : sous la caisse, un pied de béquille maintient la charrette à l'arrêt, et un tube d'emboîtement recevait le timon ou les brancards pour l'attelage.
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Les feux : des catadioptres rouges ronds sont fixés sur la caisse, pour la circulation sur route.

Vue latérale : le tube arrimé sur la caisse inclinée, la grande roue en bois et le pied de béquille.
Vue de dessus : le tube dans ses colliers, l'intérieur de la caisse et ses sangles de fermeture.