

Boka Men Moustiquaire de Tête de Jungle 1944
English traduction
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le moustiquaire de tête présentée en vitrine, posée à côté d'une gamelle, d'une cuillère et d'un couteau pliant.est un équipement individuel de l'armée impériale japonaise conçu pour les combats en forêt tropicale japonaise
Une identification précise Boka Men
Cet accessoire, d'apparence modeste, est identifié dans la documentation transmise par une désignation japonaise très précise : 1944 -nen-sei teikoku rikugun janguru-sen-y? t?bu kaya, et traduire littéralement par « moustiquaire de tête pour combat en jungle, fabriquée en 1944, Armée impériale »
Le terme militaire officiel et exact utilisé par l'Armée impériale japonaise pour désigner cette moustiquaire de tête est « Boka-men » ), ce qui se traduit littéralement par
On trouve également deux autres appellations selon le contexte :
« Boka-zukin » : Terme officiel qui signifie « cagoule anti-moustiques », utilisé car l'équipement enveloppe complètement la tête et le cou à la manière d'une cagoule.
« Tobu-kaya » : C'est l'appellation descriptive courante (littéralement « moustiquaire de tête ») largement employée aujourd'hui par les collectionneurs de militaria et dans les catalogues d'époque
. Le terme Tobu-kaya, littéralement « moustiquaire de la tête ») y est présenté comme l'appellation descriptive couramment employée par les collectionneurs de militaria et dans les catalogues d'époque pour ce type d'objet
; il s'agit toutefois d'une désignation transmise avec la pièce plutôt que d'un terme dont l'usage standardisé a pu être vérifié de façon indépendante.
Le musée russe qui l'expose actuellement en donne, de son côté, une version abrégée sur son étiquette de salle : « moustiquaire de tête. Japon. », sans plus de détail sur la date ni sur l'usage spécifique de l'objet.
Le rapprochement des deux informations est éclairant :
il ne s'agit pas d'une simple moustiquaire de campagne générique, mais d'un équipement individuel daté de 1944 et explicitement conçu pour le combat en milieu de jungle ( janguru-sen), c'est-à-dire pour les théâtres d'opérations d'Asie du Sud-Est et du Pacifique où l'armée impériale japonaise affronta les forces alliées dans des conditions climatiques et sanitaires extrêmement difficiles durant la seconde moitié de la Seconde Guerre mondiale.
1944 : un équipement de la dernière phase du conflit
L'année 1944 correspond à une période où les troupes japonaises, retranchées ou en opération sur de nombreuses îles et zones forestières du Pacifique et de Birmanie, subissent des pertes considérables non seulement au combat, mais aussi du fait des maladies tropicales — paludisme, dengue, typhus des broussailles — transmises par les moustiques et autres insectes. La fourniture d'un équipement individuel spécifiquement pensé pour la protection contre les insectes en milieu de jungle traduit la prise en compte, à l'échelle de l'intendance militaire, de cet enjeu sanitaire majeur, à un moment où les capacités industrielles et logistiques du Japon étaient pourtant déjà fortement mises à mal par la guerre.
La confection sommaire de la pièce — une gaze de coton légère, un fond renforcé par une simple couture, un cordon de serrage et un bouton de fixation — est cohérente avec cette période de guerre : elle témoigne d'une fabrication économe en matériaux nobles, produite en série pour équiper un grand nombre de soldats plutôt que conçue comme un accessoire de qualité durable.
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Vue rapprochée du sommet de la moustiquaire : la couture centrale, le cordon de serrage et le fond en gaze renforcée, |
onctionnement et usage au combat
Conçue pour coiffer un casque ou un calot, la moustiquaire s'enfile par le fond rigide, qui repose sur le sommet de la tête, tandis que le corps souple en gaze retombe tout autour du visage, du cou et des épaules. Le cordon coulissant, cousu le long de la couture centrale, permet de resserrer l'ouverture inférieure autour du col de l'uniforme afin d'empêcher les insectes de s'introduire par le bas, tout en laissant au soldat une vision et une respiration suffisantes pour continuer à observer le terrain, se déplacer ou combattre.
Un tel dispositif, léger et peu encombrant, pouvait être glissé dans le paquetage individuel et déployé rapidement lors des haltes ou des bivouacs en forêt dense, où l'exposition aux piqûres d'insectes devenait particulièrement intense à la tombée de la nuit.
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Vue plongeante sur le fond de la moustiquaire, montrant le tissage en gaze, |
Fiche descriptive
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Désignation japonaise |
1944 Boka Men |
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Translittération |
1944-nen-sei teikoku rikugun janguru-sen-yo tobu kaya |
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Traduction |
« Moustiquaire de tête pour combat en jungle, Armée impériale, fabrication 1944 » |
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Terme descriptif |
« Tobu-kaya » — appellation courante rapportée par la source ayant transmis la pièce, non vérifiée de façon indépendante |
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Étiquette du musée (russe) |
« Moustiquaire de tête. Japon. » |
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Date de fabrication |
1944 |
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Utilisateur |
Armée impériale japonaise ( Teikoku Rikugun) |
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Fonction |
Protection de la tête et de la nuque contre les moustiques lors des combats en milieu de jungle |
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Matériau |
Gaze de coton légère (étamine), cordon de serrage, liséré et bouton de fixation |
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Forme |
Cylindre souple à fond rigide, destiné à coiffer un casque ou un calot |
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Objets exposés à proximité |
Couteau pliant, gamelle et cuillère en métal léger, rouleau de calligraphie japonaise |
En résumé
Une moustiquaire de tête, désignée (tobu-kaya) selon la documentation transmise, de l'Armée impériale japonaise, fabriquée en 1944.
Explicitement conçue pour le combat en jungle ( janguru-sen-y), sur les théâtres d'opérations du Pacifique et d'Asie du Sud-Est.
Une fabrication simple en gaze de coton, cohérente avec les contraintes matérielles de la dernière phase du conflit.
Exposée aux côtés d'une gamelle, d'une cuillère, d'un couteau pliant et d'un rouleau calligraphié, illustrant le paquetage individuel d'un soldat.
Un objet modeste mais révélateur des enjeux sanitaires — paludisme et maladies tropicales — auxquels étaient confrontées les troupes japonaises en milieu forestier.
En plus de la moustiquaire de tête de 1944, l'Armée impériale japonaise avait développé tout un ensemble d'équipements de protection anti-moustiques indispensables pour survivre au climat hostile de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique.
Voici les principaux équipements distribués aux soldats pour lutter contre les insectes :
Les moufles de protection anti-moustiques (Boka-tebukuro) :
Usage : Portées pour protéger les mains lors des gardes nocturnes ou des phases de repos.
Conception : Fabriquées en toile légère kaki ou verte, elles remontaient souvent haut sur les avant-bras et se resserraient au coude. Contrairement aux gants de combat, elles n'avaient pas de séparation pour les doigts (sauf parfois le pouce) afin de limiter les coutures par où les moustiques pouvaient piquer.
La moustiquaire de campagne individuelle (Boka-kaya) :
Usage : Une moustiquaire de lit compacte pour le couchage en bivouac ou dans les casemates.
Conception : Faite de mailles vertes très fines, elle était suspendue à l'aide de cordes attachées à des branches ou à des piquets au-dessus de la miction de couchage du soldat (Heisoko).
Les lotions et crèmes anti-moustiques de l'armée :
Usage : Application directe sur la peau (visage et mains) lorsque le port du filet était impossible (pendant les combats).
Conception : Distribuées sous forme de petites bouteilles en verre ou de tubes de pommade, ces solutions chimiques contenaient souvent du camphre ou des huiles essentielles pour repousser les insectes, bien que leur efficacité restait limitée sous les pluies tropicales.
L'uniforme de jungle tropicale avec serrages spécifiques :
Usage : Vêtement de combat standard pour les zones tropicales.
Conception : Les vestes et pantalons de jungle possédaient des pattes de serrage boutonnées ou des cordons aux poignets et aux chevilles. Cela permettait de "bloquer" l'accès aux moustiques et aux sangsues.