

Bora Formule Vée, 1968 Musée de l'Automobile de Vendée Talmont-Saint-Hilaire
Merci Vincent
Historique voir ICI
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| Vue de face de l'exemplaire exposé, carrosserie bleue à sponsoring « Veedol » et autocollant « Bol d'Or Total », badge Volkswagen sur le nez. Le panneau d'identification du musée, posé au sol, indique : « BORA – 1968 / Type : Formule V / Carrosserie : Monoplace Compétition / Moteur : 4 cyl. Volkswagen / Cylindrée : 1300 cc / Puissance : 7 cv / Freins : hydrauliques / Transmission : propulsion / Boîte de vitesses : 4 rapports + MA / Performance : 170 km/h / Historique : Formule de Promotion ». Un mannequin en combinaison et casque de pilote est installé sur la roue arrière droite ; à l'arrière-plan, moteur d'avion à cylindres en étoile et automobiles anciennes de la collection permanente du musée. |
| Vue de profil d'une monoplace de Formule V bleue de conception très proche, présentée dans le même alignement du musée, au milieu d'autres exemplaires de la discipline (dont deux voitures à sponsoring « Gotti » et « Rhône Cup », numéros de course 27 et 117). On distingue nettement le train avant à triangulation typique de la Coccinelle Volkswagen adaptée à la compétition, ainsi que les badges de classification « N » et « E » apposés sur le flanc. |
L' engin est exposé au Musée de l'Automobile de Vendée, à Talmont-Saint-Hilaire (Vendée). Ce musée privé, ouvert depuis 1985, rassemble plusieurs centaines de véhicules depuis les origines de l'automobile jusqu'à la compétition moderne, dont une section consacrée aux monoplaces de Formule V/Vee des années 1960-1970.
Établie d'après le panneau d'identification du musée, photographié en photo 1.
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Modèle |
Bora — Formule V (Formule Vée), 1968 |
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Carrosserie |
Monoplace de compétition, coque en fibre de verre |
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Moteur |
4 cylindres à plat Volkswagen (dérivé de la Coccinelle) |
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Cylindrée |
1 300 cm³ |
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Puissance |
7 CV — valeur fiscale (chevaux fiscaux français) et non puissance réelle ; un flat-four VW de compétition de 1300 cm³ développait alors de l'ordre de 45 à 50 ch DIN |
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Freins |
Hydrauliques |
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Transmission |
Propulsion (moteur et boîte à l'arrière, roues arrière motrices) |
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Boîte de vitesses |
4 rapports + marche arrière (boîte Volkswagen) |
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Vitesse maximale |
170 km/h (indiquée par le musée) |
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Catégorie / usage |
Formule de promotion — monoplace d'apprentissage au pilotage |
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Lieu d'exposition |
Musée de l'Automobile de Vendée, Talmont-Saint-Hilaire |
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La Formule Vee (en français, on écrit aussi « Formule Vé » ou « Formule V ») est une catégorie de sport automobile monoplace, née aux États-Unis au début des années 1960 et conçue comme une école d'apprentissage au pilotage bon marché. Le principe fondateur : utiliser la mécanique de série, robuste et peu coûteuse, de la Volkswagen Coccinelle — moteur 4 cylindres à plat refroidi par air, boîte de vitesses, freins, suspensions et roues — montée dans un châssis tubulaire léger recouvert d'une carrosserie monoplace en fibre de verre. Seuls le châssis et la carrosserie étaient donc spécifiques à la course ; tout le reste sortait tel quel (ou presque) d'un garage Volkswagen. Caractéristiques techniques types :
Diffusion en Europe : la discipline arrive en 1966 (Belgique, Angleterre, Allemagne), puis en France en 1967 avec la coupe Maurice Trintignant. C'est dans cet élan qu'apparaît le premier constructeur français, la Bora, œuvre de Claude Bonnet (fils de René Bonnet, le fondateur de DB puis des Automobiles René Bonnet/Matra) — celle que vous aviez photographiée au musée de Vendée. Un vivier de champions : de nombreux pilotes devenus grands noms de la F1 sont passés par la Formule Vee — Emerson Fittipaldi, Niki Lauda, Keke Rosberg, ou en France Jean-Pierre Beltoise, Jacky Ickx, et François Cevert, dont la toute première course en monoplace se déroula justement sur une Bora. Aujourd'hui : la discipline a été supplantée en France par la Formule France/Formule Renault au tournant des années 1970, mais elle survit à travers un mouvement historique actif (le Club Formule Vé France organise des roulages sur circuits mythiques comme Spa ou le Nürburgring). |
La Formule Vee — en français « Formule Vé » — est une catégorie de monoplaces d'apprentissage créée aux États-Unis au début des années 1960, fondée sur la mécanique bon marché et robuste de la Volkswagen Coccinelle : moteur 4 cylindres à plat, boîte de vitesses, suspensions, freins et roues étaient repris de série ou légèrement modifiés, seuls le châssis tubulaire et la carrosserie (fibre de verre) étaient spécifiques à la compétition. Cette philosophie en faisait une discipline d'accès particulièrement économique au pilotage de monoplace.
La discipline arrive en Europe en 1966, avec des championnats organisés en Belgique, en Angleterre et en Allemagne, avant que la France ne rejoigne le mouvement en 1967 avec la coupe Maurice Trintignant. C'est dans ce contexte naissant qu'apparaît la Bora, premier constructeur français de Formule Vée, œuvre de Claude Bonnet — fils de René Bonnet, cofondateur de DB (Deutsch et Bonnet) puis fondateur des Automobiles René Bonnet, à l'origine du Djet devenu Matra Djet après le rachat par Matra en 1964. Fort de cette expérience familiale de la course automobile, Claude Bonnet construisit environ une cinquantaine d'exemplaires de la Bora entre 1966 et 1968.
La Bora tint un rôle fondateur dans l'histoire naissante de la discipline en France : lors de la toute première course de Formule Vée disputée sur circuit fermé, à Montlhéry en avril 1966, dix des monoplaces au départ étaient des Bora, et René-Claude Bonnet lui-même en remporta la victoire. C'est également sur une Bora, prêtée par l'écurie AGACI, qu'un certain François Cevert disputa sa toute première course en monoplace — avant de devenir l'un des grands espoirs du sport automobile français, disparu tragiquement en 1973 à Watkins Glen alors qu'il pilotait en Formule 1 pour l'écurie Tyrrell.
Comme les autres Formule Vée européennes de l'époque (à l'image de la Nardi italienne, pionnière de la discipline en Italie avec un châssis tubulaire et des suspensions également issues de la Coccinelle), la Bora respectait un règlement technique strict destiné à limiter les coûts et à uniformiser les performances : mécanique Volkswagen imposée, cylindrée plafonnée à 1300 cm³ dans la plupart des championnats européens, poids minimal autour de 375 kg à vide. Cette rigueur technique en faisait une école redoutable, où se sont formés de nombreux pilotes qui allaient ensuite briller en Formule 1 — Emerson Fittipaldi, Niki Lauda ou Keke Rosberg côté international, Jean-Pierre Beltoise ou Jacky Ickx côté européen.
En France, la Formule Vée fut progressivement supplantée au tournant des années 1970 par la Formule France, soutenue massivement par Renault et qui deviendra plus tard la Formule Renault. La discipline n'en continue pas moins d'exister aujourd'hui à travers un mouvement historique actif : le Club Formule Vé France organise chaque année des roulages sur des circuits prestigieux (Magny-Cours, Spa-Francorchamps, Nürburgring…), perpétuant ainsi l'héritage de pionniers comme la Bora de Claude Bonnet.