

CNIMM SYFRALL Eurosatory 2026
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SYFRALL ou le futur pont flottant de l'armée de Terre, capable de porter un char Leclerc . Une maquette montrait un char en train de franchir un pont flottant modulaire. Il s'agit du SYFRALL, le futur système de franchissement lourd-léger de l'armée de Terre française — un programme vieux de deux décennies qui vient tout juste d'aboutir à une commande ferme.
Un programme relancé après deux décennies d'attente
Le SYFRALL (Système de franchissement lourd-léger) a une histoire longue et sinueuse : les premières ébauches du programme remontent au début des années 2000, et un premier appel d'offres avait déjà avorté par le passé. L'objectif reste inchangé depuis l'origine : aboutir à un outil unique de franchissement des coupures humides (fleuves, rivières), qui viendrait remplacer l'ensemble des moyens actuellement en service dans les régiments du Génie de l'armée de Terre comme
le pont flottant motorisé (PFM)
L'engin de franchissement de l'avant (EFA)
Les moyens légers de franchissement (MLF).
Le partenariat industriel destiné à répondre à ce marché a été officialisé lors du salon Eurosatory 2024 : un groupement momentané d'entreprises (GME) réunissant l'industriel varois CNIM Systèmes Industriels (CSI), CEFA (basé en Alsace, déjà concepteur de l'EFA) et Soframe, filiale défense du groupe Lohr.
Deux décennies après les premières ébauches du programme, la Direction générale de l'armement (DGA) a finalement notifié la commande du SYFRALL à ce trio français le 30 décembre 2025.
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Nom complet |
Système de franchissement lourd-léger (SYFRALL) |
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Consortium industriel |
CNIM Systèmes Industriels, CEFA et Soframe (groupe Lohr) — 100 % France |
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Rôle de CNIM et CEFA |
fabrication des éléments du pont et des portières |
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Rôle de Soframe |
fabrication des camions-tracteurs et semi-remorques de transport |
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Classes de charge |
portières lourdes MLC 85C (roues) / MLC 100R (chenilles) et portières légères MLC 40R |
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Composition d'une portière |
trois modules de 11 m chacun, plus deux rampes |
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Cible d'acquisition |
20 portières au total d'ici 2030 |
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Première tranche commandée |
8 portières, soit environ 300 mètres linéaires de pont |
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Montant estimé du programme |
environ 700 millions d'euros sur dix ans |
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Livraisons |
premières livraisons prévues avant 2029, essais de qualification étatique dès 2028 |
Successeur du pont flottant motorisé (PFM), le SYFRALL permettra le franchissement de l'ensemble des véhicules de l'armée de Terre, à roues comme à chenilles, jusqu'au char Leclerc rénové ou aux chars alliés de l'OTAN — d'où l'appellation « lourd-léger », qui renvoie à la double capacité du système : construire aussi bien des portières (ferries) que des ponts complets, par assemblage de modules flottants et de rampes de chargement, transportés sur camions.
La solution retenue par la France s'appuie sur un pont flottant motorisé de troisième génération (PFM F3), déjà adopté par la Pologne dès 2022 un gage de maturité technologique pour un programme resté en gestation pendant si longtemps. Le marché s'inscrit par ailleurs dans un accord-cadre permettant des achats au nom d'autres nations, au titre de l'instrument européen SAFE (Security Action For Europe), ouvrant la voie à une possible exportation du système au sein de l'Union européenne.