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Missile Sol Sol 2023 Lockheed Martin PrSM Eurosatory 2026

Missile Sol Sol 2023 Lockheed Martin PrSM Eurosatory 2026
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Lockheed Martin PrSM Precision Strike Missile missile balistique de précision longue portée
Présentation générale
Le Precision Strike Missile (PrSM) est un missile balistique de précision développé par Lockheed Martin pour l'armée de Terre américaine (US Army), destiné à remplacer le système MGM-140 ATACMS. Il s'inscrit dans le cadre du programme Long Range Precision Fires (LRPF), qui vise à doter les forces américaines d'une capacité de frappe de précision longue portée contre des cibles de haute valeur, des infrastructures opérationnelles et des installations critiques en profondeur du territoire adverse.
Le PrSM se distingue de son prédécesseur ATACMS par un profil plus fin et plus effilé, permettant de charger deux missiles par nacelle au lieu d'un seul, doublant ainsi la capacité d'emport des lanceurs M270 MLRS et M142 HIMARS.
Origine et développement
Concepteur / fabricant : Lockheed Martin Missiles and Fire Control, assemblage à Camden (Arkansas, États-Unis)
Origine du programme : réponse à l'exigence Long Range Precision Fires (LRPF) de l'US Army, annoncée en mars 2016
Concurrents initiaux : Boeing et Raytheon, tous deux retirés de la compétition début 2020, laissant Lockheed Martin seul développeur
Premier tir de prototype : 10 décembre 2019, au champ de tir de White Sands
Premières livraisons à l'US Army : décembre 2023
Premier engagement au combat : mars 2026, lors de l'opération « Epic Fury » (guerre Iran 2026), utilisé depuis un lanceur M142 HIMARS contre des cibles militaires iraniennes
Coût unitaire estimé (Increment One) : inférieur à 3,5 millions de dollars
Description technique
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Type
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Missile balistique de précision, artillerie-roquette ; futures versions à courte et moyenne portée
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Longueur
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4,0 m (13 pieds)
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Diamètre
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430 mm (17 pouces)
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Portée maximale (Increment One)
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≥ 500 km (limite historique liée au traité FNI, désormais levée)
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Charge militaire
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Charge explosive à fragmentation ; nombre de sous-munitions non communiqué
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Masse de la charge militaire
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91 kg (200 lb)
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Propulsion
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Moteur-fusée à propergol solide
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Guidage (base)
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Centrale à inertie (INS) + GPS
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Guidage (variante antinavire terrestre)
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Base + autodirecteur anti-radiations + imagerie infrarouge (IIR)
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Plateformes de lancement
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M270 MLRS, M142 HIMARS, GMARS
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Versions (« Increments »)
Increment One
Version actuellement en service au sein de l'US Army et de l'armée australienne. Sa portée est limitée à 500 km, héritage du cadre fixé par le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), et elle ne dispose pas encore d'autodirecteur multimode. Elle remplace progressivement les missiles tactiques balistiques MGM-140 ATACMS.
Increment Two
Cette version intègre un autodirecteur multimode, lui permettant de mieux pénétrer les zones fortement défendues (zones d'interdiction/déni d'accès). Elle intégrera une capacité antinavire terrestre (Land-Based Anti-Ship Missile), son autodirecteur multimode pouvant engager des cibles maritimes mobiles ainsi que des cibles terrestres relocalisables. Un premier tir en vol a été réalisé en 2026 ; la capacité opérationnelle initiale est prévue pour l'exercice budgétaire 2028. En avril 2026, cette version a été retenue par l'armée australienne à l'issue d'une compétition face au système StrikeMaster australien (missile Naval Strike Missile).
Increment Three
Version conservant l'essentiel des technologies des Increments One et Two, avec pour principal apport un élargissement de la gamme de charges militaires emportables, probablement orientée vers une capacité anti-fortification renforcée. Une nouvelle charge militaire est envisagée, ainsi qu'une éventuelle capacité d'emport de sous-munitions, incluant potentiellement des drones du type Raytheon Coyote ou des bombes planantes miniatures Hatchet de Northrop Grumman/Orbital ATK.
Increment Four
Version axée sur l'extension de la portée au-delà des 500 km de l'Increment One, visant jusqu'à 1 000 km, grâce à des avancées en matière de propulsion et d'aérodynamique (technologie de type statoréacteur envisagée). Ce développement est actuellement en compétition entre Lockheed Martin et une équipe conjointe Raytheon-Northrop Grumman. En juin 2026, L3Harris Technologies a testé avec succès une solution de propulsion potentielle pour le compte de Lockheed Martin, qui prévoit des essais en vol fin 2026.
Increment Five (étude préliminaire)
Un cinquième incrément, encore au stade d'étude scientifique et technique initiée à l'exercice budgétaire 2026, vise à concevoir un missile pouvant être tiré depuis un véhicule autonome, potentiellement plus long que la nacelle standard du M270 MLRS (environ 4 m), dès lors qu'aucune cabine habitée ne contraint plus la longueur du système.
Utilisateurs et exportations
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États-Unis (US Army) : utilisateur principal, premier engagement au combat en mars 2026 (opération Epic Fury, guerre Iran 2026)
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Australie : partenaire du programme depuis 2021, opère l'Increment One depuis juillet 2025 (tir d'essai lors de l'exercice Talisman Sabre) ; partenaire de développement des Increments Two, Trois et Quatre ; a signé en juin 2025 un protocole d'accord prévoyant notamment une production locale en Australie (contribution de 310 millions de dollars australiens sur dix ans)
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Norvège : demande d'achat refusée par les autorités américaines en août 2024, en raison de restrictions à l'export ; la Norvège s'est finalement tournée vers le système sud-coréen K239 Chunmoo
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Royaume-Uni : intérêt exprimé dans le cadre de la modernisation du M270 MLRS britannique vers le standard M270A2
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États baltes : intérêt commun exprimé en janvier 2025 par le Comité ministériel de coopération de défense balte
Production et montée en cadence
Un accord de production pluriannuelle a été signé entre le département de la Guerre (Department of War) et Lockheed Martin le 28 mars 2025, couvrant les livraisons jusqu'à fin mars 2030, pour un nombre de missiles estimé entre 1 200 et 1 600 unités, pour une valeur maximale de 4,94 milliards de dollars dans le cadre d'un contrat à durée et quantité indéterminées (IDIQ).
Le 25 mars 2026, un nouvel accord a été annoncé entre Lockheed Martin et le Pentagone pour quadrupler la cadence de production du PrSM, avec un objectif de 45 missiles par an initialement prévu pour l'US Army. Cet accord vise à financer des outillages avancés, la modernisation des installations et des équipements d'essai clés, afin de réduire les délais de production.
Les crédits budgétaires ont prévu le financement de 98 missiles pour l'exercice 2024, 230 pour l'exercice 2025 et 152 pour l'exercice 2026, ainsi que 10 missiles Increment Two.
Positionnement dans l'architecture de frappe américaine
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Ce terme renvoie à une notion centrale de la doctrine militaire américaine : la kill chain (chaîne de frappe), qui décrit les étapes successives par lesquelles une cible est détectée, identifiée, puis neutralisée. C'est le cadre conceptuel qui organise tout ce dont on parlait — capteurs, effecteurs, étagement.
Le modèle classique : F2T2EA
L'armée américaine formalise la chaîne de frappe en six étapes :
- Find (trouver) — détection initiale de la cible par un capteur (radar, satellite, drone de reconnaissance)
- Fix (fixer) — localisation précise et identification
- Track (suivre) — suivi continu de la trajectoire
- Target (désigner) — sélection de l'effecteur approprié et calcul de la solution de tir
- Engage (engager) — tir ou frappe
- Assess (évaluer) — évaluation des dégâts, décision de réengager ou non
Où se positionnent les systèmes comme RAPIDFire ou Skyranger
Ils interviennent typiquement dans la partie terminale de cette chaîne — Track/Target/Engage — et ont la particularité de faire tout ça en interne, sur une seule plateforme, en quelques secondes : le radar AESA embarqué sur la tourelle assure Find/Fix/Track, l'optronique affine Target, et le canon exécute Engage, presque sans intervention humaine dans la boucle. C'est ce qui distingue un CIWS d'un système d'artillerie classique, qui dépend de capteurs extérieurs et d'une chaîne de commandement plus longue.
Le concept plus récent : la "kill web"
Face aux limites d'une chaîne linéaire (un maillon cassé = toute la frappe échoue), la doctrine américaine évolue vers une architecture en réseau, la kill web : plutôt qu'une chaîne rigide capteur→tireur, n'importe quel capteur disponible peut alimenter n'importe quel effecteur disponible, via un réseau de commandement partagé (JADC2 — Joint All-Domain Command and Control est le programme américain qui porte cette ambition). Un drone de reconnaissance peut ainsi désigner une cible pour un canon au sol à des kilomètres, sans passer par une chaîne de commandement unique.
Le lien avec l'architecture étagée dont on parlait
La kill web est justement ce qui permet l'étagement multi-effecteurs efficace : un même radar de surveillance peut nourrir simultanément un missile longue portée, un canon à tir rapide et un système de brouillage, chacun engageant la cible qui lui correspond selon la distance et le type de menace — au lieu que chaque effecteur ait son propre radar isolé, redondant et cloisonné.
Pourquoi c'est stratégique aujourd'hui
Face aux essaims de drones, la vitesse de la chaîne de frappe devient le facteur limitant : un drone FPV peut parcourir plusieurs kilomètres en quelques dizaines de secondes. Toute latence dans la chaîne Find-to-Engage se traduit directement par une frappe manquée. C'est pour ça que les systèmes modernes cherchent à comprimer cette chaîne au maximum, idéalement sur une seule plateforme autonome comme on le voit avec RAPIDFire, Skyranger, ou les modules du THeMIS.
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Le PrSM constitue l'échelon inférieur d'une architecture de frappe longue portée américaine à plusieurs niveaux. L'échelon intermédiaire est assuré par le système Typhon, employant des missiles SM-6 et Tomahawk tirés depuis des lanceurs terrestres dérivés du système naval Mark 41 (VLS). L'échelon supérieur devrait être assuré par l'arme hypersonique Dark Eagle, capable d'atteindre environ 2 800 km à des vitesses pouvant atteindre Mach 17.
Fiche de synthèse
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Désignation
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Precision Strike Missile (PrSM)
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Type
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Missile balistique de précision (courte à moyenne portée selon les versions)
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Pays d'origine
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États-Unis
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Fabricant
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Lockheed Martin Missiles and Fire Control
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Longueur
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4,0 m
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Diamètre
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430 mm
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Portée (Increment One)
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≥ 500 km
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Portée visée (Increment Four)
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Jusqu'à 1 000 km
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Plateformes de tir
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M270 MLRS, M142 HIMARS, GMARS
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Coût unitaire estimé
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< 3,5 millions de dollars
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Utilisateurs
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États-Unis, Australie
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Premier emploi au combat
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Mars 2026 (Iran, opération Epic Fury)
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