

2026 Police Gendarmerie Douanes Rostaing Scanforce Gant Detecteur de Metaux Eurosatory 2026
Le gant qui détecte les armes sans les toucher Eurosatory 2026 accessoire discret déjà adopté par les forces de l'ordre pour sécuriser les palpations de sécurité.
Parmi la débauche de blindés et de systèmes d'artillerie qui occupent l'essentiel des allées d'Eurosatory, une petite vitrine passait presque inaperçue : celle d'un gant noir, à première vue banal, exposé sur un moulage de main. Le panneau qui l'accompagne annonce pourtant une promesse simple et redoutablement efficace : détecter un objet métallique dissimulé sur une personne, sans même avoir besoin de la toucher.
Un détecteur de métaux miniaturisé, invisible dans le gant
Le produit s'appelle SCANFORCE, et il est signé Rostaing, une entreprise française spécialisée depuis plusieurs générations dans les gants professionnels et l'équipement des forces de sécurité. Le principe : un système de détection électromagnétique miniaturisé, entièrement intégré à un gant en cuir de caprin hydrofuge, souple et traité Scotchgard. L'agent qui le porte conserve l'usage complet de sa main — il peut toujours manier une arme, une matraque télescopique ou un tonfa — tout en bénéficiant d'une alerte discrète par vibration dès qu'un objet métallique se trouve à proximité, jusqu'à 6 centimètres selon le fabricant.
L'intérêt saute aux yeux pour quiconque a déjà observé une palpation de sécurité classique : elle repose entièrement sur le toucher et l'expérience de l'agent, avec le risque de laisser passer un objet fin ou mal positionné. Avec SCANFORCE, la détection tactile est doublée d'une détection électronique sans que l'agent ait besoin de sortir un appareil séparé ni d'interrompre son geste.
Pensé pour le terrain, de la gendarmerie aux grands événements
Le panneau exposé sur le stand met en avant une polyvalence assumée : le gant s'adapte aussi bien aux interventions urbaines que rurales ou aux contextes sensibles, avec un encombrement minimal — il tient dans une poche — et une taille unique qui permet une dotation collective, facilement désinfectée entre deux utilisateurs. Autre argument mis en avant : une autonomie confortable, annoncée à 40 heures de détection permanente avec une pile alcaline classique, et jusqu'à 400 heures avec une pile lithium-ion. Un arrêt automatique après 15 minutes d'inactivité permet en outre d'économiser la batterie entre deux contrôles.
Le logo visible en bas du panneau — un écusson tricolore — signale que ce modèle particulier a été conçu en lien avec la Gendarmerie Nationale, qui figure d'ailleurs, aux côtés du ministère de l'Intérieur, de la Défense et de la Justice, parmi les utilisateurs revendiqués par Rostaing pour sa gamme SCANFORCE. Le système existe aussi en version bracelet (SCANFORCE-BR), visible sur les photos à côté du gant, pour les agents qui préfèrent garder les mains totalement nues tout en conservant l'alerte vibrante au poignet.
Une innovation récompensée, née de la sécurité privée
SCANFORCE n'est pas une nouveauté du salon : le système a été distingué dès 2018 par le Trophée d'Or du salon Expoprotection, dans la catégorie « risques malveillance et incendie », le cinquième prix décerné à ce dispositif depuis son lancement. Rostaing, qui vise historiquement le secteur de la sécurité privée (agents de sûreté, stades, aéroports), a progressivement élargi sa clientèle vers les administrations : forces de l'ordre, établissements pénitentiaires, douanes. Sa présence à Eurosatory, un salon pourtant tourné vers l'armement lourd et les blindés, illustre combien l'équipement individuel — aussi discret soit-il — reste un enjeu à part entière pour les forces de sécurité modernes.
Fiche technique
Fabricant : Rostaing (France)
Produit : Gant détecteur de métaux SCANFORCE (existe aussi en version bracelet)
Détection : sans contact possible, jusqu'à 6 cm ; alerte par vibration
Composition : cuir de caprin hydrofuge traité Scotchgard, taille unique
Autonomie : 40 h (pile alcaline) à 400 h (pile lithium-ion) ; arrêt automatique après 15 min d'inactivité
Utilisateurs revendiqués : ministères de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice ; Gendarmerie Nationale