

X Fire LRM Eurosatory 2026
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Contexte et origine du programme
La DGA (Direction générale de l'armement) a lancé en 2023 le programme FLP-T pour préparer le remplacement des LRU (Lance-Roquettes Unitaires), version française modernisée du système américain M270 MLRS. La France ne dispose actuellement que de neuf LRU, limités à une portée de 70 km — et ces systèmes arrivent en fin de vie industrielle, avec un successeur attendu avant 2030.
Deux candidats en compétition
1. THUNDART (MBDA + Safran Electronics & Defense)
Cette alliance mise sur une roquette sol-sol de 150 km de portée, présentée pour la première fois à Eurosatory 2024. Le 14 avril 2026, THUNDART a réalisé son premier tir de démonstration sur le site DGA Essais missiles à l'Île-du-Levant, avec kit de guidage embarqué et télémesures — seulement 18 mois après le lancement du projet, ce qui lui donne une longueur d'avance dans la course. 2. FLP-T 150 / X-Fire (Thales + ArianeGroup)
Ce duo a présenté sa munition balistique FLP-T 150 le 10 mars 2026, puis réalisé un premier tir réussi à la mi-mai 2026. Thales assure la maîtrise du système global (lanceur X-Fire, conduite de tir, système de lancement), tandis qu'ArianeGroup — apportant son savoir-faire spatial — développe la propulsion et le pilotage de la munition. Fait notable : les technologies employées (propulsion, guidage, pilotage) sont directement issues des missiles balistiques, ce qui place cette munition « à la limite supérieure des systèmes d'artillerie ». Ambitions à plus long terme
Le plus frappant, c'est la trajectoire envisagée au-delà du programme actuel : Hervé Dammann de Thales a évoqué la possibilité de faire évoluer ces technologies jusqu'à une munition stratégique de 2 500 km de portée — en écho au discours d'Emmanuel Macron sur les « frappes dans la profondeur ou la très grande profondeur », correspondant à des portées entre 1 000 et 2 500 km.
Un troisième acteur en marge
Turgis & Gaillard pousse de son côté le Foudre, présenté comme une solution intérimaire souveraine, mais situé hors du programme officiel FLP-T.
Enjeu stratégique affiché
Les deux camps insistent sur la souveraineté : réduire la dépendance aux chaînes d'approvisionnement non-européennes (notamment américaines, via le M270), dans un contexte de réarmement accéléré par la guerre en Ukraine. Le système X-Fire de Thales est par ailleurs conçu pour rester interopérable avec les munitions étrangères, tout en intégrant nativement la munition souveraine FLP-T.
Excellent sujet, très actuel — c'est un vrai duel industriel en cours en France.
Contexte et origine du programme
La DGA (Direction générale de l'armement) a lancé en 2023 le programme FLP-T pour préparer le remplacement des LRU (Lance-Roquettes Unitaires), version française modernisée du système américain M270 MLRS. La France ne dispose actuellement que de neuf LRU, limités à une portée de 70 km — et ces systèmes arrivent en fin de vie industrielle, avec un successeur attendu avant 2030.
Deux candidats en compétition
1. THUNDART (MBDA + Safran Electronics & Defense)
2. FLP-T 150 / X-Fire (Thales + ArianeGroup)
Ambitions à plus long terme
Le plus frappant, c'est la trajectoire envisagée au-delà du programme actuel : Hervé Dammann de Thales a évoqué la possibilité de faire évoluer ces technologies jusqu'à une munition stratégique de 2 500 km de portée — en écho au discours d'Emmanuel Macron sur les « frappes dans la profondeur ou la très grande profondeur », correspondant à des portées entre 1 000 et 2 500 km.
Un troisième acteur en marge
Turgis & Gaillard pousse de son côté le Foudre, présenté comme une solution intérimaire souveraine, mais situé hors du programme officiel FLP-T.
Enjeu stratégique affiché
Les deux camps insistent sur la souveraineté : réduire la dépendance aux chaînes d'approvisionnement non-européennes (notamment américaines, via le M270), dans un contexte de réarmement accéléré par la guerre en Ukraine. Le système X-Fire de Thales est par ailleurs conçu pour rester interopérable avec les munitions étrangères, tout en intégrant nativement la munition souveraine FLP-T. |
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Développeurs
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Thales (système d'armes) et Soframe (véhicule/lanceur), avec ArianeGroup (munitions)
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Châssis porteur
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Mercedes-Benz Zetros 8x8, cabine blindée
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Dimensions (L x l x h)
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10 904 x 2 540 x 3 617 mm
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Protection
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STANAG 4569 niveau 3 / AEP-55
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PTAC (technique)
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40,4 tonnes
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Transmission
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Automatique
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Motorisation
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350 kW (476 ch), Euro 3
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Autonomie
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800 km
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Équipage
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3 personnes
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Portée d'engagement
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Jusqu'à 1 000 km selon les munitions
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Temps de rechargement
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Moins de 8 minutes
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Temps position tir → déplacement
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Moins d'1 minute ("shoot and scoot")
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Nouvelle capitale : le vainqueur est connu depuis le 15 juin 2026 — c'est THUNDART. 1. Performances techniques comparéesTHUNDART (MBDA + Safran) FLP-T 150 / X-Fire (Thales + ArianeGroup) Sur le papier, les deux ont donc rempli leur contrat : premiers tirs réussis à quelques semaines d'intervalle (14 avril pour THUNDART, mi-mai pour FLP-T 150), performances jugées supérieures aux attentes dans les deux cas. 2. Calendrier et issue de la sélection
Pourquoi THUNDART l'a emporté : selon plusieurs sources, le calendrier plus rapide de développement a pesé lourd, ainsi que le prix — la solution FLP-T 150, plus ambitieuse techniquement à long terme (architecture modulaire, potentiel balistique), aurait été écartée de justesse, en partie sur des considérations de coût. Les alternatives étrangères (HIMARS américain, Pinaka indien, Chunmoo sud-coréen) avaient aussi été évaluées par la DGA à la demande de la ministre, mais n'ont pas été retenues — la France a explicitement refusé le HIMARS américain. Un vide capacitaire à combler d'ici là : les LRU actuels, mis en œuvre par le 1er Régiment d'Artillerie, ne seront plus soutenables après 2027. Une solution intérimaire est à l'étude, avec le Foudre de Turgis & Gaillard (PME française, appuyée sur la conduite de tir EFCS d'Airbus Defence & Space) comme piste privilégiée pour combler ce trou capacitaire dès 2027. 3. Industrialisation retenueL'écosystème industriel de THUNDART se précise :
Concernant votre question initiale sur le lanceur ATLAS : il s'agit en fait du système d'automatisation des tirs et liaisons de l'Artillerie sol-sol (chaîne de commandement/conduite de tir maîtrisée par Thales), et non du nom du lanceur physique lui-même — le lanceur retenu pour THUNDART n'a pas encore de nom commercial confirmé dans mes sources, contrairement à X-Fire côté Thales/ArianeGroup (solution désormais écartée). Voulez-vous que je creuse ce point ATLAS spécifiquement, ou plutôt les 600 millions d'euros du contrat évoqués dans une source ? |