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Stahlfeldwagen Hf.7 Moscou

Stahlfeldwagen Hf.7 Moscou
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Histoire ICI
History Here
Le Stahlfeldwagen Hf.7 est une remorque basé sur un châssis hippomobile standardisé, décliné en plusieurs versions au sein de la Wehrmacht
Présentation générale
L'armée allemande avait d'énormes volumes de transport tirés par des chevaux. Cela est dû au fait que l'armée en croissance rapide était impossible à transférer à des voitures. La capacité des constructeurs automobiles allemands manquait. Par conséquent, la base de la matrice des unités d'infanterie allemande était Hf.1 (lumière), Hf.2 (lourd) et Hf.3 (petit). Ils ont été créés à l'époque de l'armée de Kaiser, la base de leur conception était un arbre.En 1936, un nouveau modèle est remplacé par un wagon d'infanterie lourd - Hf.7, alias le wagon de terrain en acier Stahlfeldwagen. Le chariot avait une structure entièrement métallique, les roues en bois ont été remplacées par du tout-métal, avec des pneus pneumatiques. On a supposé qu'à l'avenir, Hf.7 remplacera complètement Hf.2. Mais cela n'est jamais arrivé. Le chariot s'est avéré trop cher, et surtout trop lourd. Pendant les combats, en particulier sur le front soviéto-allemand, le problème de l'utilisation de seulement deux chevaux a été entièrement révélé. Hf.7 a reçu le sinistre surnom de Pferdemörder ou tueur de chevaux .
Le Stahlfeldwagen (« chariot de campagne en acier ») Hf.7 est un véhicule hippomobile à deux roues, développé par la Wehrmacht au milieu des années 1930 pour remplacer les anciens chariots de campagne en bois.
Officiellement introduit le 20 février 1937 comme grande chariotte de combat pour l'infanterie, il appartient à la famille plus large des Heeresfeldwagen (Hf.), la série de véhicules attelés utilisés par l'armée allemande depuis la fin du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle.
Contrairement aux modèles en bois qui l'ont précédé, le Hf.7 est construit presque entièrement en acier, majoritairement soudé, avec un système d'avant-train et d'arrière-train articulés autour d'un caisson central. Ce choix technique améliore nettement la capacité de charge, la maniabilité, la répartition du poids et la facilité d'entretien au prix d'un coût de production élevé, environ 3 150 Reichsmarks par unité, une somme considérable pour l'époque.
Caractéristiques techniques
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Caractéristique
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Valeur
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Poids à vide
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environ 1 000 kg
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Charge utile
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environ 1 500 kg
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Attelage
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deux chevaux (parfois quatre) ; flèche de remorquage motorisé disponible en option
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Construction
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acier, essentiellement soudé
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Entrée en service
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20 février 1937
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Un atout majeur du Hf.7 est sa flèche de remorquage amovible : le même chariot pouvait être tiré par des chevaux sur le champ de bataille, puis raccroché à l'arrière d'un véhicule motorisé pour de plus longs déplacements logistiques, sans changer de caisse ni de matériel.
Un châssis, plusieurs usages
La grande force du système Hf.7 et plus largement de toute la famille des Heeresfeldwagen tient à sa modularité.
Le châssis roulant reste identique d'un exemplaire à l'autre et seule la caisse installée dessus change en fonction de l'usage attribué à l'unité qui le reçoit.
On rencontre ainsi, entre autres :
une version cargo/matériel, à caisse pleine, destinée au transport de munitions, d'équipement ou de ravitaillement ;
une version Sanitätswagen (ambulance hippomobile), reconnaissable à ses croix rouges peintes sur les flancs, destinée à l'évacuation des blessés vers les postes de secours ;
d'autres variantes spécialisées (transport de cuisine roulante, de matériel du génie, etc.), selon les besoins de l'unité.
Version cargo du Stahlfeldwagen : caisse pleine sans marquage sanitaire, en peinture camouflage bicolore.
Sous cette forme, le chariot sert de moyen de transport polyvalent pour les unités : munitions, vivres, matériel du train, équipements divers. La caisse est bâchée pour protéger le chargement des intempéries.
La version Sanitätswagen
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Les inscriptions et marquages
Le flanc du véhicule porte plusieurs inscriptions réglementaires : les croix rouges, obligatoires sur tout véhicule sanitaire ; un numéro d'ordre « 1 » à côté de la croix rouge avant ; et les indications de poids « L. 1040 Kg » (Leergewicht, poids à vide) et « B. 2760 Kg » (poids en charge), conformes aux ordres de grandeur connus pour ce type de chariot.
À cela s'ajoute un emblème en forme de Y jaune, peint sur le flanc du caisson. D'après les emblèmes divisionnaires répertoriés pour la Wehrmacht, ce Y correspond à celui utilisé par la 7. Panzer-Division entre 1941 et 1945 — une variante légèrement différente, à trois points alignés au sommet du Y, ayant été utilisée par la division dès 1940. La 7. Panzer-Division, formée le 18 octobre 1939 par transformation de la 2. leichte Division, est restée célèbre sous le surnom de « Gespensterdivision » (division fantôme), donné par les soldats français en 1940 en raison de ses percées rapides et imprévisibles ; elle fut notamment commandée par Erwin Rommel de février 1940 à février 1941, avant de combattre sur le front de l'Est jusqu'à la capitulation de mai 1945.
3. Un marquage à prendre avec prudence
Un second symbole, un petit triangle accompagné du chiffre « 1 » (noté ici Δ1), apparaît également sur le caisson, à côté de la croix rouge centrale. Contrairement au Y, dont l'attribution à la 7. Panzer-Division repose sur une source identifiée et vérifiable, ce triangle n'a pas pu être confirmé avec certitude : les signes tactiques (taktische Zeichen) utilisés par les troupes sanitaires et vétérinaires de la Wehrmacht comportaient bien des figures triangulaires dans certains cas (repérage de postes de secours ou de sous-unités), mais leur combinaison exacte avec un chiffre variait selon les unités et n'était pas toujours strictement codifiée à l'échelle de toute l'armée. Il est donc plus prudent de considérer ce triangle comme une hypothèse — probablement un signe de sous-unité (peloton, compagnie) propre à la division ou à sa colonne sanitaire — plutôt que comme une identification établie. Une confirmation nécessiterait une source primaire spécifique
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Conclusion
Le dispositif sanitaire allemand de la Seconde Guerre mondiale reflète une organisation méthodique héritée de longue expérience militaire, mais qui reste, jusqu'au bout du conflit, tributaire d'un mélange de traction hippomobile et de motorisation partielle. Cette hybridation — visible jusque dans la conception modulaire de chariots comme le Stahlfeldwagen Hf.7, capables de servir aussi bien au ravitaillement qu'à l'évacuation sanitaire — illustre les limites de la motorisation totale que la propagande de l'époque laissait parfois entendre, et le rôle que la logistique attelée a continué à jouer jusqu'en 1945.
Conclusion
Le Stahlfeldwagen Hf.7 illustre bien la logique de standardisation industrielle poursuivie par la Wehrmacht dans les années 1930 : un châssis unique, robuste et produit en série, capable de recevoir différentes caisses selon les besoins logistiques du moment. Cette flexibilité en faisait un outil précieux, aussi bien pour le transport de matériel que pour l'évacuation sanitaire, à une époque où la traction hippomobile restait, malgré la motorisation croissante, l'ossature principale de la logistique de l'armée allemande.