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Cockerill i-X Démonstrateur Eurosatory 2026

Cockerill i-X Démonstrateur Eurosatory 2026
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Régulièrement évoqué en vue du remplacement du Véhicule blindé léger [VBL] dans le cadre du programme SCORPION, le Véhicule blindé d’aide à l’engagement [VBAE] n’est pas cité dans le projet de Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. Et, interrogé à son sujet lors de la partie à huis clos d’une récente audition à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Thierry Burkhard a botté en touche… « Les choix que nous avons essayé de tenir sont ceux qui nous semblaient les meilleurs pour répondre aux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui », a-t-il seulement répondu.
Pourtant, lors de la préparation de la LPM 2019-25, le général Charles Beaudouin, alors chargé des plans et des programmes au sein de son état-major [EMAT], avait laissé entendre qu’un successeur du VBL pourrait être prêt assez rapidement. « Nous n’attendrons pas 2025 pour penser et dérisquer ce véhicule [le blindé d’aide à l’engagement, ndlr] », avait-il dit.
À l’époque, deux blindés auraient pu servir de point de départ pour la mise au point du VBAE : le Hawkei de Thales et le démonstrateur Scarabee, doté d’une motorisation hybride. À noter que le français Soframe a fait part de son intérêt pour ce marché, en dévoilant le concept « Mosaic ».
Finalement, l’idée de développer le VBAE en coopération avec la Belgique – impliquée dans SCORPION via le programme CaMo [pour capacité motorisée] – a été privilégiée par la suite. De même que la mise au point de « briques technologiques » dans le cadre des projets liés aux Futurs systèmes blindés augmentés européens à haute mobilité [FAMOUS 1 et 2], financés par l’Union européenne [UE]. Les français Nexter et Arquus y sont impliqués, ainsi que l’allemand Krauss-Maffei Wegmann, le finlandais Patria et le belge John Cockerill.
Pour autant, s’il ne figure pas explicitement dans le projet de LPM 2024-30, le programme VBAE doit faire l’objet d’un contrat pour une étude de faisabilité, celui devant être notifié par l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement [OCCAr] pour le compte de la France et de la Belgique.
En attendant, la Section technique de l’armée de Terre [STAT] assure une veille sur les « briques technologiques » pouvant être utiles non seulement pour le VBAE mais aussi pour d’autres blindés. Et c’est donc dans le cadre de cette dernière que John Cockerill lui a présenté son « intercepteur terrestre », le Cockerill i-X.
« Dans le cadre de sa veille technologique, la STAT s’est fait présenter les capacités opérationnelles du véhicule Cockerill® i-X, intercepteur terrestre doté d’un système d’arme rétractable développé par la société belge John Cockerill », a-t-elle en effet indiqué via le réseau social Linkedin. « Les briques technologiques de celui-ci pourraient nourrir la réflexion quant aux futurs véhicules de l’armée de Terre », a-t-elle ajouté.
Le Cockerill i-X « a pu démontrer ses capacités en termes de mobilité et d’agression dans le cadre idéal du camp de Suippes », a encore précisé la STAT.
D’une masse d’environ 4 tonnes et offrant une protection de niveau 2 et 3 [c’est à dire contre les menaces balistiques et les mines, ndlr], ce véhicule est doté d’une tourelle rétractable pouvant être armée d’un canon de 25 ou de 30 mm. Il est possible de compléter cet armement avec deux ou quatre missiles antichars et deux mitrailleuses [l’un de 7,62 mm, l’autre de 12,7 mm].
Grâce à sa motorisation [thermique ou hybride] de 750 à 800 chevaux, le Cockerill i-X atteint la vitesse de 160 km/h sur une piste désertique [et de 200 km/h sur route]. Tout-terrain, il est aérotransportable et peut même être parachuté.
« Doté d’un camouflage adaptatif, il intègre une technologie de fusion de données multi-capteurs [casque intelligent, système embarqué de gestion de la sécurité, caméras, capteurs : LWS, détection et localisation acoustique des tirs], précise John Cockerill, qui parle d’un « système de combat révolutionnaire pour l’interception de défense territoriale
entre 2024 et 2026 on passe de la vitrine technologique au démonstrateur mature
Présentation générale
Présenté pour la première fois en mars 2022 au World Defense Show de Riyad, en Arabie saoudite cet engin conçu comme un véhicule léger 4x4 capable d'aller très vite tout en restant discret, il emprunte son esthétique et sa philosophie aux buggys de rallye-raid, tout en intégrant un véritable système d'armes modulaire.
il fut présenté une première fois à Eurosatory en 2024 sous une forme encore proche du concept-car,
En 2026il est ans une version décrite par la presse spécialisée comme « beaucoup plus mûre », quatre ans après son dévoilement initial. La comparaison entre les clichés pris lors des deux éditions du salon permet d'illustrer concrètement cette évolution.
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| Le Cockerill i-X présenté à Eurosatory 2024 : robe gris-bronze mate, carrosserie lisse sans arme visible au premier plan |
Le Cockerill i-X présenté à Eurosatory 2026 : robe sable/beige, module d'armes rétractable déployé et relevé, bien visible |
Ce qui a changé entre 2024 et 2026
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Eurosatory 2024
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Eurosatory 2026
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Maturité du programme
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Concept-car / démonstrateur esthétique, communication centrée sur le style et l'innovation générale
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Démonstrateur technologique entièrement fonctionnel, présenté comme un système de combat complet et opérationnel
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Livrée / couleur
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Gris-bronze mat, finition proche d'un concept automobile civil
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Sable/beige militaire classique, plus proche des standards de camouflage des forces armées
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Armement visible
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Module d'armes discret ou non déployé sur les clichés, silhouette la plus épurée mise en avant
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Module d'armes rétractable pleinement déployé et relevé (canon visible en position haute), démontrant sa fonction opérationnelle
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Communication du constructeur
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Accent mis sur la nouveauté du concept et l'aspect "rupture de codes"
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Accent mis sur les performances chiffrées, la doctrine d'emploi ("engager et vaincre les menaces avant qu'elles n'atteignent leur objectif") et la disponibilité du système
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Perception presse
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Présenté comme une audace stylistique, un concept-car militaire
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Décrit comme un aperçu crédible du véhicule de combat de la décennie à venir, la version 2026 marquant une rupture avec l'image de simple démonstrateur
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3. Caractéristiques techniques constantes (les deux éditions)
Au-delà des évolutions de présentation, la fiche technique du Cockerill i-X reste globalement stable entre les deux éditions du salon, le véhicule ayant été affiné plutôt que redéfini. Elle repose sur les éléments suivants, confirmés par le constructeur et par la presse spécialisée :
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Masse
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3,5 tonnes
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Motorisation
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Thermique ou hybride thermique-électrique, 750 ch (jusqu'à 800 ch en version hybride)
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Vitesse maximale
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200 km/h sur route, 160 km/h en tout-terrain
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Autonomie
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600 km, dont 30 km en mode « full électrique » pour la version hybride, avec mode silencieux pour approche furtive
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Protection
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Blindage balistique STANAG 4569 niveau 2, protection anti-mine niveau 3
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Armement principal
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Module rétractable : canon de 25 mm ou 30 mm (120 munitions prêtes au tir), ou configuration « tank killer » avec 2 à 4 missiles antichars ou 7 roquettes
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Armement secondaire
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Mitrailleuse de 7,62 mm ou 12,7 mm
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Capteurs / électronique
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Boule optronique de toit, fusion de données multi-capteurs, casque intelligent pour l'équipage, localisation acoustique des tirs, réduction de signature infrarouge, camouflage adaptatif
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Transport
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Aérotransportable par avion, hélicoptère ou camion
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La différence entre les deux éditions n'est donc pas tant une refonte technique profonde qu'un changement de statut : le Cockerill i-X est passé du concept démonstrateur, présenté avant tout pour son audace stylistique et l'originalité de son approche (« intercepteur terrestre » inspiré du rallye-raid), à un système d'armes revendiqué comme pleinement fonctionnel et proche de la maturité opérationnelle. La livrée plus militaire, la mise en avant du module d'armes déployé et le discours commercial recentré sur la doctrine d'emploi et les performances chiffrées traduisent cette bascule vers un produit destiné à convaincre des clients potentiels plutôt qu'à démontrer un concept.
Le contexte de ce repositionnement s'inscrit également dans une actualité plus large pour John Cockerill Defense à Eurosatory 2026, avec le dévoilement du FENRIS, un blindé 6x6 de 26 tonnes armé d'un canon de 105 mm, fruit de la fusion du groupe avec Arquus finalisée en juillet 2024 — confirmant une dynamique d'accélération et de mise sur le marché de plusieurs programmes portés par l'industriel belge.