Des exemples connus : le Switchblade (États-Unis), le Lancet (Russie), le Harop/Harpy (Israël), ou plus récemment des systèmes présentés par des industriels français et européens dans des salons comme Eurosatory.
Notice techniques
Modes de mise en œuvre
Tir à l'épaule par un fantassin isolé (portée : type « munition de poche »)
Lancement depuis un véhicule de combat
Lancement aérien (drone porteur, hélicoptère)
Lancement naval (navire de surface)
Fonctionnement en essaim : Thales développe un logiciel de contrôle permettant à un seul opérateur de piloter plusieurs Toutatis simultanément
Doctrine d'emploi
Cible des objectifs tels que véhicules blindés légers, véhicules de combat d'infanterie, voire chars lourds selon la charge embarquée
Conçue pour la haute intensité (guerre de type Ukraine) : résistance au brouillage, forte cadence de production visée
L'opérateur humain reste dans la boucle de décision jusqu'à la fin de la mission (pas de tir totalement autonome)
au savoir-faire industriel automobile de Renault (lean manufacturing, moulage par injection)
à une réduction de 40 % du nombre de pièces et éléments de fixation
à la mobilisation des sites Renault du Mans et de Cléon (Normandie), déjà engagés par ailleurs avec Turgis & Gaillard sur une autre munition téléopérée longue portée pour la DGA (contrat estimé à ~1 Md€ sur 10 ans)
Sur le segment des munitions rôdeuses, Toutatis se positionne en concurrence directe avec le Damoclès (KNDS-Delair) et l'Akeron RCX 50 (MBDA).
L'intégration envisagée sur l'hélicoptère Tigre
Début juillet 2026, l'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT), sous l'égide du général David Cruzille, a confirmé étudier l'emport du Toutatis par l'hélicoptère d'attaque Tigre un projet distinct du partenariat industriel Renault-Thales, porté cette fois par la doctrine d'emploi de l'ALAT.
Principe : la munition serait « propulsée depuis le bras d'emport » de l'appareil, augmentant son rayon d'action offensif sans nécessiter d'approche au contact — un tir déporté qui limite l'exposition de l'équipage aux défenses sol-air adverses.
Version concernée : la variante ESR (longue portée), avec ses 30 km de rayon d'action et 30 minutes d'autonomie, plutôt que la version courte portée (10 km).
Statut du projet : encore à l'étude, non déclaré comme capacité en service. Côté industriel, Thales (via sa directrice des systèmes de drones Cecilia Aguero) confirme que le Tigre est le « candidat le plus solide » pour cette intégration dite ALE (Air-Launched Effect), avec un début d'intégration technique prévu dès 2027. D'autres plateformes restent à l'étude, notamment un lance-Toutatis biposte déjà présenté à Eurosatory sur un hélicoptère sans pilote Schiebel Camcopter S-301.
Contexte plus large : ce projet s'inscrit dans la « dronisation » accélérée de l'ALAT, qui explore en parallèle d'autres couples hélicoptère-drone : le NH90 Caïman associé au drone VTOL Flexrotor (Airbus Helicopters), le quadricoptère DEDAL (Hexadrone) testé par le 1er RHC pour désigner des cibles au Tigre au-delà de la vue directe, ou encore des drones FPV lancés depuis une Gazelle par le 3e RHC (projet JANUS).
Objectif affiché : ne pas transformer le Tigre en drone, mais démultiplier son allonge offensive et sa survivabilité, en complément — et non en remplacement — de son armement classique (canon de 30 mm, missiles, roquettes).
Classification
Comme évoqué précédemment : Toutatis appartient à la famille des UAS (Unmanned Aerial Systems), dans la sous-catégorie des munitions rôdeuses — un hybride entre drone de reconnaissance/attaque et munition guidée à usage unique, l'engin étant détruit avec sa cible lors de l'impact.