Le MiG-17 (nom OTAN : "Fresco"), chasseur soviétique développé par le bureau d'études Mikoyan-Gourevitch, entra en service en 1952. Successeur du MiG-15, il fut produit à plus de 10 000 exemplaires et utilisé par une trentaine de pays
. Pour équiper cet appareil, les ingénieurs soviétiques développèrent un siège éjectable spécifique, reflet de la technologie de l'URSS de l'époque — robuste, simple, et fonctionnel.
Le Siège
Le siège visible sur cette photo est le SK siège éjectable soviétique de première génération conçu spécifiquement pour le MiG-17. On peut noter sur l'exemplaire présenté :
La peinture grise métallique caractéristique, très usée, typique des matériels soviétiques de cette époque
La structure tubulaire en acier soudée, visible sur le châssis inférieur — philosophie soviétique : solidité avant légèretées
guides latéraux (les deux tubes verticaux de chaque côté) qui permettaient au siège de coulisser le long des rails du cockpit lors de l'éjection
La repose-tête en cuir noir matelassé avec les épaulières caractéristiques pour protéger le pilote des forces d'accélération
Le coussin d'assise beige/kaki matelassé, contenant généralement le pack de survie et/ou le parachute
Le système de harnais
On distingue clairement un système de sangles complexe :
Sangles épaulières bleues/grises croisées dans le dos
Sangles ventrales beiges formant un harnais 5 points
Sangle rouge centrale (sangle de déclenchement ou de sécurité)
Boucles métalliques de type militaire soviétique
Ce harnais maintenait le pilote solidement au siège pendant l'éjection, les forces G pouvant dépasser 15 à 20 g lors de l'impulsion de la cartouche.
Mécanisme d'éjection
Le siège du MiG-17 utilisait un système pyrotechnique à cartouche :
Le pilote tirait la poignée d'éjection (visible en rouge en haut du siège — l'anneau rouge caractéristique)
Une cartouche explosive propulsait le siège vers le haut le long des rails
La verrière était soit éjectée préalablement, soit brisée par le siège
À altitude suffisante, le pilote se séparait du siège manuellement
Le parachute s'ouvrait ensuite
Toutefois il y a une contrainte majeure: ce système de première génération nécessitait une altitude minimale et une vitesse adaptée. En dessous de 150 m ou à vitesse trop élevée, les chances de survie étaient très faibles — contrairement aux sièges modernes "zero-zero" (altitude zéro, vitesse zéro).
Comparaison avec les contemporains occidentaux
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Critère
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SK soviétique (MiG-17)
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Martin-Baker Mk.4 (occidental)
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Déclenchement
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Poignée entre les jambes ou anneau tête
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Poignée entre les jambes
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Séparation siège/pilote
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Manuelle
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Semi-automatique
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Capacité zero-zero
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? Non
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? Non (à cette époque)
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Robustesse
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? Très élevée
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? Élevée
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Fiabilité
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Moyenne
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Bonne
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Héritage et évolution
Ce siège représente la première génération des systèmes d'éjection soviétiques. Il fut progressivement remplacé par des systèmes bien plus sophistiqués comme le KM-1 puis le célèbre K-36 (équipant les MiG-29 et Su-27), considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs sièges éjectables au monde.