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?? — Zhànch? — Histoire, technique et archéologie
Musée des Fosses à Chars de Zheng • ?????????? • Xinzheng, Henan
Article de synthèse — Sources : fouilles archéologiques, Kaogong Ji, Baidu Baike, World History Encyclopedia
Au cœur de la province du Henan, à Xinzheng, le Musée des Fosses à Chars et Chevaux de l’État de Zheng (??????????) conserve l’un des héritages militaires et artistiques les plus remarquables de la Chine des Printemps et Automnes. Les reconstitutions grandeur nature qui y sont exposées permettent de lire, avec une précision rare, la réalité du char de guerre aristocratique du VII? au V? siècle avant J.-C. Cet article de synthèse croise trois sources : l’histoire de l’État de Zheng et de ses seigneurs, l’analyse des reconstitutions photographiées sur place, et les données techniques de l’encyclopédie Baidu Baike.
1.1 — Fondation et installation à l’est
L’État de Zheng fut fondé en 806 av. J.-C. par le duc Huan de Zheng, frère du roi Xuan des Zhou. Après la chute de la capitale Zhou en 771, son fils le duc Wu transfère l’État vers l’est, dans la plaine du Henan, autour de l’actuelle Xinzheng. C’est ce déplacement qui fait de Zheng une principauté au cœur de la Chine centrale, à l’intersection de tous les conflits et de tous les échanges.
Duc Huan de Zheng ??? Frère du roi Xuan de Zhou
? Règne : 806–771 av. J.-C.
Fondateur. Ancre Zheng dans la plaine du Henan. Périt lors de la chute de Hao en 771.
Duc Wu de Zheng ??? Fils du duc Huan
? Règne : 770–744 av. J.-C.
Transfère la capitale vers l’est à Xinzheng. Soutient les Zhou orientaux. Consolide le territoire.
Duc Zhuang de Zheng ??? Né Wusheng (??, naissance difficile)
? Règne : 743–701 av. J.-C.
Apogée de Zheng. Vainqueur du roi Huan des Zhou à la bataille de Xuge (707) : le Fils du Ciel blessé à l’épaule par une flèche. Premier seigneur à humilier le pouvoir royal Zhou. Précurseur des Cinq Hégémons.
1.2 — La bataille de Xuge (707 av. J.-C.) : le tournant symbolique
En 707, le roi Huan des Zhou monte lui-même une coalition punitive contre Zheng. Le conseiller du duc Zhuang, Ziyuan, recommande d’attaquer les ailes en premier puis d’encercler le centre royal. Le plan réussit parfaitement : le roi Huan est touché à l’épaule par une flèche tirée depuis un char de Zheng. Cette blessure du Fils du Ciel sur le champ de bataille détruit définitivement le prestige militaire de la cour Zhou. Désormais aucun roi ne tentera plus d’affronter ses vassaux par les armes.
1.3 — Déclin et annexion (701–375 av. J.-C.)
La mort du duc Zhuang en 701 plonge Zheng dans vingt ans de guerre civile dynastique. L’État devient un terrain de rivalité entre Jin et Chu. Trois des quatre derniers ducs sont assassinés par leurs propres ministres. Zheng résiste à deux invasions de Han, mais la troisième est fatale : annexé en 375 av. J.-C. après 431 ans d’existence.
806 av. J.-C. Fondation par le duc Huan. Fief initial dans le Shaanxi
771 av. J.-C. Duc Wu transfère Zheng à Xinzheng (Henan). Zhou orientaux
743–701 Duc Zhuang : apogée. Zheng maîtr e de la Chine centrale
707 av. J.-C. Bataille de Xuge : flèche blesse le roi Huan des Zhou
701–680 Guerre de succession. Déclin irréversible de Zheng
672–628 Duc Wen de Zheng : 45 ans de règne. Stabilisation relative
375 av. J.-C. Annexion par Han. Xinzheng devient capitale de Han
Le site de Zheng fut découvert en 1923. Sa mise au jour forma le noyau fondateur du Musée Provincial du Henan et contribua à la naissance de l’archéologie chinoise moderne. Le musée actuel, rénové et réouvert en 2013, s’étend sur 240 mu (environ 16 hectares) et présente : la tombe en forme de caractère « Zhong » (?) du duc de Zheng, les fosses n°1 et n°3 à chars et chevaux en cours de fouille, les objets exhumés (bronzes, jades, céramiques), et les reconstitutions grandeur nature des chars. Les fouilles de 2017 ont livré quatre chars et plus de 90 squelettes de chevaux, dont un char exceptionnel long de 2,56 m à 26 rayons par roue.
3.1 — Vue de face : la puissance du quadrige royal
Fig. 1 — Char royal à quatre chevaux (si ma, ??), vue frontale. Musée des Fosses à Chars de Zheng, Xinzheng. Attelage de quatre étalons noirs, ornements bronze doré, deux occupants.
La vue frontale impose d’emblée la masse du quadrige. Les quatre étalons noirs de robe uniforme correspondent aux exigences de prestige décrites dans les textes classiques : des chevaux assortis par couleur signalent un attelage de premier rang. Les frontiaux et colliers en bronze doré (dang lu, ma guan) sont exactement les ornements décrits dans le Kaogong Ji. Les deux occupants — conducteur et guerrier — illustrent la configuration à deux hommes des chars de commandement.
3.2 — Vue de profil : la lecture technique
Fig. 2 — Même char royal à quatre chevaux, vue de profil. La caisse laqueée rouge, les roues à rayons multiples, le timon et le harnachement latéral sont pleinement lisibles.
Le profil est la vue archéologique par excellence. On y lit la caisse (yu) laqueée rouge vermillon — couleur militaire et rituelle des Zhou. Les roues à nombreux rayons confirment le rang élevé du propriétaire : les fouilles du site ont révélé jusqu’à 26 rayons sur les chars des seigneurs de premier rang. Le timon (yuan) est visible dans toute sa longueur, ainsi que le système complexe de rênes latérales. On mesure ici la difficulté de conduire quatre chevaux simultanément — art classé parmi les « Six Vertus » (liu yi) du gentilhomme Zhou.
3.3 — Le moyeu en bronze : pièce maîtresse
Fig. 3 — Moyeu (gu, ?) en bronze patiné, orné de spirales et surmonté d’une tête de félin. Cette pièce correspond exactement aux garnitures guan/zhuan/xuan décrites dans le Kaogong Ji.
Le moyeu en bronze est la pièce la plus chargée techniquement et symboliquement. Sa surface est couverte de motifs en spirales et méandres du vocabulaire ornemental Zhou. La tête de félin (tigre ou ours) coulee en bronze au sommet est un dispositif propitiatoire : placer l’animal tutulaire des armées à l’extrémité du moyeu — la pièce la plus vulnérable lors du « croisement des moyeux » (cuo gu) entre chars adverses — relève autant de la magie protectrice que de l’affirmation de puissance. Techniquement, cette pièce correspond exactement aux garnitures guan/zhuan/xuan décrites dans le Kaogong Ji pour protéger le moyeu lors des chocs latéraux.
3.4 — La fresque murale : le char en charge
Fig. 4 — Fresque illustrant une charge de chars, d’après les bronzes gravés des Printemps et Automnes. Le conducteur tient simultanément les rênes de quatre chevaux au galop.
La fresque au trait noir sur fond ocre s’inspire des bronzes dits « à scènes narratives » du V?–IV? siècle. Elle illustre la complexité extrême de la conduite d’un quadrige au combat : le conducteur concentre dans ses mains un faisceau de rênes pour chacun des quatre chevaux, tout en maintenant l’équilibre dans une caisse lancée à grande vitesse. Les sources classiques estiment la vitesse de charge à une cinquantaine de kilomètres à l’heure. C’est dans cet environnement que le guerrier doit tirer à l’arc ou porter son coup de lance.
4.1 — Tableau des composantes
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Chinois |
Pinyin |
Nom français |
Rôle technique |
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? |
yuán |
Timon |
Longue pièce bois reliant caisse au joug. Se raccourcit progressivement pour gain de maniabilité |
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? |
yú |
Caisse (nacelle) |
Rectangulaire, plus large que profonde (130–160 cm × 80–100 cm), ouverte à l'arrière |
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? |
héng |
Barre de joug |
Barre transversale à l'avant du timon, supporte les jougs individuels |
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? |
lún |
Roue |
130–140 cm (Shang) → 124 cm (PA). 18–24 rayons Shang → jusqu'à 26 sous Zhou |
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? |
g? |
Moyeu |
Délibérément long (guerre) pour résister au croisement des chars adverses |
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? / ? |
wèi/zhuan |
Garnitures moyeu |
Ensemble 6 pièces bronze (2 guan + 2 zhuan + 2 xuan) protégeant le moyeu en combat |
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?? |
wèi shi |
Embout d'essieu |
Garniture bronze (8–37 cm) protégeant l'extrémité de l'essieu ; peut être offensif (lance) |
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?? |
ya shi |
Garniture de jante |
Plaque bronze en U aux joints de jante. Jante à double couche, 4 garnitures par roue |
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? |
è |
Joug |
Pièce bois attachée à la barre transversale, un par cheval |
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?? |
tie jian |
Doublure de fer |
Innovation RC : tuile semi-cylindrique en fer (4/roue) réduisant la friction essieu-moyeu |
4.2 — L’équipage : trois hommes, trois rôles
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Position |
Titre |
Armement |
Rôle |
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GAUCHE |
?? / jia shou |
Arc (gong, ?) |
Archer — chef du char. Rôle principal : tir à longue portée |
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CENTRE |
?? (yù zh?) |
Épée courte uniquement |
Conducteur — maîtrise des 2 ou 4 chevaux. Art des Six Vertus |
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DROITE |
?? / can sheng |
Hallebarde ge (?) ou lance |
Frappeur — combat rapproché. Dégage les obstacles pour le char |
Cette disposition à trois hommes remonte à la Shang et se maintient jusqu’à l’époque Qin, confirmée par les soldats de la fosse de terre cuite de Lintong. Outre les armes personnelles, le char était équipé des « cinq armes du char » (che zhi wu bing) plantées sur la caisse : hallebarde (ge, ?), bâton de combat (shu), hallebarde double (ji), lance courte (qiu mao) et lance longue (yi mao). Des drapeaux, tambours, cloches et cymbales assuraient les communications au combat.
4.3 — L’unité de char (yi cheng) : organisation militaire
Chaque char formait une unité de base (yi cheng, ??) à laquelle étaient associés un nombre fixe de soldats à pied, des véhicules logistiques et du personnel de service. Lorsqu’une formation de chars était brisée, l’issue du combat était pratiquement décidée. La guerre des Printemps et Automnes était essentiellement une guerre de chars.
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Critère |
Char de Zheng — Xinzheng |
Chars de Qin Shi Huang |
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Époque |
VIIe–Ve s. av. J.-C. (Printemps-Automnes) |
IIIe s. av. J.-C. (221–210) |
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Matériau |
Reconstitution : bois + bronze + laque |
Bronze massif rehaussé or et argent |
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Échelle |
Grandeur nature |
Demi-grandeur (modèles réduits ½) |
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Chevaux |
4 (char royal) / 2 (char militaire) |
4 pour chacun des deux chars |
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Équipage |
2 ou 3 hommes (conducteur + guerriers) |
1 conducteur (char 1) / passagers (char 2) |
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Caisse |
Ouverte, militaire |
N°1 ouverte / N°2 fermée avec toit |
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Rayons |
25–26 (Zhou / Printemps-Automnes) |
30 rayons (progrès technique) |
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Usage |
Char de guerre et prestige aristocratique |
Char de parade impériale / carrosse |
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Pièces décoratives |
Moyeu bronze zoomorphe (tigre) |
4 000 pièces d'or et argent |
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Statut actuel |
Reconstitution moderne de référence |
Originaux en bronze, interdits d'export |
La différence fondamentale entre les deux est fonctionnelle : le char de Zheng (VII? s.) est un engin de guerre offensif à caisse ouverte, conçu pour la charge frontale et le combat rapproché entre nobles. Les chars de Qin Shi Huang (III? s.), trois siècles plus tardifs, reflètent un monde où le char n’est plus l’arme principale : le char n°1 est un char de patrouille et d’inspection, le char n°2 un véritable carrosse fermé avec toit, fenêtres et porte — un concept inexistant à l’époque de Zheng.
Le char de guerre chinois couvrit une période de près de quinze siècles, de la Dynastie Xia à la Dynastie Han. Son évolution quantitative illustre l’intensification des guerres chinoises : 70 chars sous le roi Tang de Shang, 300 à la bataille de Muye, plus de 4 000 dans les grands États à la fin des Printemps-Automnes. Son déclin fut causé par trois facteurs convergents : la montée de l’infanterie de masse, l’adoption de l’arbalète (nu) capable d’arrêter les formations de chars, et l’introduction de la cavalerie montée par le roi Wuling de Zhao en 307 av. J.-C.
XXI? s. av. J.-C. Première mention : 70 chars (bataille de Mingtiao, roi Tang de Shang)
v. 1046 av. J.-C. Bataille de Muye : 300 chars. Fin des Shang, naissance des Zhou
806 av. J.-C. Fondation de l’État de Zheng
771 av. J.-C. Zheng transfère sa capitale à Xinzheng. Début des Zhou orientaux
707 av. J.-C. Bataille de Xuge : Zheng blesse le roi Zhou. Révolution symbolique
632 av. J.-C. Bataille de Chengpu : Jin écrase Chu. Hégémonie de Jin
Fin PA (v. 453) Jin et Chu : + de 4 000 chars chacun. Apogée de la guerre de chars
375 av. J.-C. Annexion de Zheng par Han. Fin de l’État de Zheng
307 av. J.-C. Roi Wuling de Zhao : cavalerie montée. Coup fatal au char
260 av. J.-C. Bataille de Changping : 400 000 soldats. Infanterie et cavalerie dominent
221 av. J.-C. Unification par Qin : char toujours présent mais rôle accessoire
1980 apr. J.-C. Découverte des deux chars en bronze au mausolée de Qin Shi Huang
2006–2016 Fouilles systématiques du site de Xinzheng (programme européen)
Le char de guerre de l’État de Zheng est bien plus qu’un engin militaire. Il est le condensateur d’une civilisation : la hiérarchie aristocratique des Zhou s’y lisait dans le nombre de chevaux, la qualité des bronzes et la longueur des moyeux. La noblesse guerrière s’y formait à l’art de la conduite comme à l’arc et aux rites. Les seigneurs de Zheng — du duc fondateur Huan au duc Zhuang qui blessa le roi des Zhou — ont combattu depuis ces caisses laqueées rouges, à la tête de leurs quadriges noirs.
Les reconstitutions photographiées à Xinzheng en sont les témoins les plus éloquents. Vos photos du char frontal, du char de profil, du moyeu à tête de félin et de la fresque constituent ensemble un dossier archéologique et artistique rare, dont la valeur documentaire dépasse largement le cadre touristique — ce musée étant l’un des moins photographiés par des visiteurs occidentaux en dehors de la Chine.
Sources croisées : Baidu Baike — ?????? • Kaogong Ji (???) • Wikipedia FR : État de Zheng, Bataille de Xuge, Chars dans la Chine antique • World History Encyclopedia (worldhistory.org) • China Daily • Musée des Fosses à Chars de Zheng, Xinzheng, Henan • Loewe & Shaughnessy, The Cambridge History of Ancient China, 1999 • Sima Qian, Shiji (Mémoires historiques).
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Période
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Dates
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Événements majeurs
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|---|---|---|
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Shang
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~1600–1046 av. J.-C.
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Première apparition attestée du char de guerre en Chine. Le char, introduit depuis l'Asie centrale, devient l'arme décisive de l'élite guerrière Shang. Découvertes majeures à Anyang (tombes royales avec chars et chevaux sacrifiés).
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Zhou occ.
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1046–771 av. J.-C.
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Fondation de la dynastie Zhou après la défaite des Shang. Système féodal des États vassaux. Le char est au centre du système militaire et social : la noblesse se bat sur char. Période de stabilité relative sous l'autorité du Fils du Ciel.
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Printemps et Automnes
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771–476 av. J.-C.
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Effondrement de l'autorité centrale des Zhou après le sac de Hao. Fragmentation en États rivaux. Hégémonie successive des Ba (seigneurs dominants) : Qi, Jin, Chu, Qin, Song. Les batailles se livrent en formation de chars. Âge d'or de la noblesse guerrière sur char.
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Royaumes combattants
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475–221 av. J.-C.
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Période de conflits généralisés entre les Sept Royaumes : Qin, Chu, Zhao, Wei, Han, Qi, Yan. Révolution militaire : montée de l'infanterie de masse et de la cavalerie. Le char décline progressivement comme arme principale mais reste un symbole de statut et d'état-major.
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Unification Qin
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221 av. J.-C.
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Qin Shi Huang unifie la Chine et fonde le premier Empire. La réforme militaire qui avait porté Qin au pouvoir marginalise définitivement le char de guerre au profit des armées de conscription. Les chevaux et chars deviennent essentiellement symboles impériaux.
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Les Sept Royaumes (Zhanguo Qi Xiong ????)
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QIN — nord-ouest, futur vainqueur. Réformes de Shang Yang, infanterie disciplinée, adoption de la cavalerie steppique.
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• CHU— le plus vaste, au sud. Puissance agricole et militaire considérable, culture originale, nombreux chars.
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• ZHAO — nord, frontière avec les steppes. Première armée à adopter massivement la cavalerie montée à l'image des nomades.
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• WEI — centre stratégique. Infanterie d'élite des Wuzu, réformes militaires de Wu Qi, grande puissance du IVe siècle.
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• HAN — petit mais stratégique. Spécialiste de l'arbalète, carrefour des routes commerciales.
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• QI — est, puissance maritime et commerciale. Grandes réformes intellectuelles (Académie du Jixia), puissante marine.
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• YAN — nord-est, le plus septentrional. Frontière avec les peuples des steppes, rôle défensif important.
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| Chronologie des événements majeurs |
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v. 475 av. J.-C. Début conventionnel de la période des Royaumes combattants
453 av. J.-C. Division du royaume de Jin en Zhao, Wei et Han
403 av. J.-C. Reconnaissance officielle par le roi Zhou des trois nouveaux royaumes
395-370 av. J.-C. Wei domine la Chine centrale sous le marquis Hui
359-338 av. J.-C. Réformes de Shang Yang à Qin : légisme et méritocratie militaire
353 av. J.-C. Bataille de Guiling : Qi écrase Wei (stratège Sun Bin)
341 av. J.-C. Bataille de Maling : Qi vainc Wei une seconde fois
325-299 av. J.-C. Réformes militaires du roi Wuling de Zhao : adoption de la cavalerie
316 av. J.-C. Qin annexe le Sichuan (royaume de Shu) : ressources agricoles massives
311-279 av. J.-C. Règne du roi Zhao de Yan : apogée du royaume du nord-est
284-279 av. J.-C. Coalition de 5 royaumes menee par Yan : occupation de Qi pendant 5 ans
278 av. J.-C. Qin prend Ying, capitale de Chu. Suicide du poète Qu Yuan
260 av. J.-C. Bataille de Changping : Qin massacre 400 000 soldats de Zhao
256 av. J.-C. Qin aneantit les Zhou : fin de la dynasite Zhou après 800 ans
238 av. J.-C. Qin Shi Huang prend le contrôle effectif du royaume de Qin
230 av. J.-C. Annexion de Han — le premier des six
228 av. J.-C. Annexion de Zhao
225 av. J.-C. Annexion de Wei (capitale Daliang inondée)
223 av. J.-C. Annexion de Chu
222 av. J.-C. Annexion de Yan
221 av. J.-C. Annexion de Qi — unification complète. Qin Shi Huang, 1er Empereur
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Dénomination
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Zhan che (??) — char de combat ; ou bing che (??) — char militaire
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Structure
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Caisse (yu ?) ouverte à l'arrière, montée sur un essieu à deux grandes roues à rayons
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Matériaux
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Bois de frêne, orme et mûrier pour les pièces de force ; cuir laqué pour la caisse ; bronze pour les ferrures, moyeux et décorations
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Roues
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Grand diamètre (environ 130–150 cm) avec nombreux rayons en bois — jusqu'à 18 à 26 rayons pour répartir les contraintes
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Timon
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Longue pièce de bois incurvée reliée à l'essieu, sur laquelle sont attelés les chevaux centraux (fu ?)
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Attelage
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2 ou 4 chevaux : les deux centraux liés au timon par le joug (heng ?), les latéraux (pian ?) reliés par des rênes supplémentaires
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Dimensions caisse
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Environ 1,3 m de large sur 1 m de profondeur — espace réduit pour 3 combattants debout
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Équipage standard
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3 hommes : cocher (yu ?) au centre, archer (she ?) à gauche, lancier/hallebardier (zhong ?) à droite
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Poids estimé
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Environ 300 à 400 kg à vide selon le niveau d'équipement
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Vitesse
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En terrain favorable, pouvait atteindre 30 à 40 km/h en charge de combat
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Reconstitution de char avec guerriers en armure laquée noire et rouge, hallebarde ji et drapeau de commandement — Musée de Xinzheng
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L'armure des guerriers sur char
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• Carapace de cuir laqué (jia ?) : plaques rectangulaires cousues sur une base en cuir épais, laquées en noir et rouge pour la protection et l'imperméabilisation.
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• Casque de bronze (zhou ?) ou de cuir renforcé : protège la tête sans gêner la vision périphérique indispensable au combat sur char.
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• Avant-bras protégés par des jambières de cuir : protègent des éclats et des flèches rasantes.
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• Les chevaux eux-mêmes peuvent être partiellement protégés par des peytrels (pi ?) de cuir ou de bronze.
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• Les ornements dorés visibles sur les maquettes (fronteaux, colliers) sont des pièces de harnachement en bronze poli, à la fois fonctionnels et signes de rang.
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Carte nécropoles nobles de Xinzheng-Zheng (???????????) — les zones marquées indiquent les principaux sites de tombes à chars découverts depuis les années 1960
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