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Swallow Airplane Company 1928 TP Chino



Swallow Airplane Company  1928 Training Plane Chino
English Translation

Tableaux créés grace à l AI sur mes indications
 

 

Dans les années qui suivirent la Première Guerre mondiale, l’Amérique se passionna pour l’aviation. La traversee de l’Atlantique par Lindbergh en 1927 avait transformé une nation entière en fervents d’aéroplanes. Des milliers de jeunes Américains voulaient apprendre à voler mais il fallait pour cela des avions simples, robustes et bon marché.
C’est pour répondre à cette demande que la Swallow Airplane Company de Wichita, au Kansas, conçut en 1928 le Swallow TP (« Training Plane » — avion d’entraînement). Biplan à deux places en tandem, robuste et facile à entretenir, il allait former des centaines de pilotes dans toute l’Amérique. L’exemplaire NC383, exposé aujourd’hui à Chino en Californie dans sa belle livrée vert foncé et blanc, est l’un des rares survivants de cette époque fondatrice.
La Swallow Airplane Company
L’histoire de Swallow commence à Wichita, Kansas, en janvier 1920, quand l’ingénieur Emil Matthew « Matty » Laird et l’homme d’affaires Jacob Mollendick rachetent la jeune Wichita Aircraft Company pour la transformer en E.M. Laird Aviation Company. Le premier avion conçu par Laird, un biplan à trois places appelé « Swallow » (Hirondelle), prend l’air en avril 1920. Il remporte un succès immédiat auprès des barnstormers et opérateurs d’aviation civile du Midwest.
Laird vendit sa part de la société en 1923 pour se consacrer à la conception d’avions de course avec  une brillante carrière qui l’attendait. La société fut renommée Swallow Airplane Manufacturing Company et accueillit de nouveaux talents qui allaient marquer l’histoire de l’aviation américaine.
Parmi les ingénieurs et dirigeants qui firent leurs armes chez Swallow figurent des noms aujourd’hui légendaires. Lloyd Stearman, qui rejoignit la compagnie comme directeur général, conçut le New Swallow de 1924  un succès commercial immédiat. Son frère Waverly Stearman affina encore la conception pour les modèles 1927-1928. Walter Beech, futur fondateur de la Beechcraft Corporation, était également directeur général de Swallow. Clyde Cessna lui-même acheta un New Swallow en 1924  le seul biplan qu’il ait jamais possdé.
En 1925, Lloyd Stearman, Walter Beech et Clyde Cessna quittèrent ensemble Swallow pour fonder Travel Air Manufacturing Company  qui deviendrait l’un des plus grands constructeurs d’avions civils des années 1920. Cette émigration de talents illustre combien la Swallow Airplane Company était au cœur du développement de l’aviation américaine.
Naissance du Swallow TP
Après le succès du New Swallow (1924), de l’OX-5 Swallow (1926) et du Super Swallow à structure métallique (1926-1929), la Swallow Airplane Company langa en 1928 une version entièrement dédiée à la formation initiale des pilotes : le TP, pour « Training Plane ». Le concepteur principal en était Amos O. Payne.
L’idée directrice était simple : produire un biplan biplace en tandem que n’importe quel instructeur pourrait enseigner et n’importe quel débutant apprendre. Pas de performances éblouissantes, pas de complexité technique superflue. Au contraire : solidité, fiabilité, facilité de maintenance et coût d’acquisition le plus bas possible.
Description
Le TP adoptait la formule biplan classique de l’époque, avec toutefois une structure modernisée. Le fuselage était construit en tubes d’acier soudés, mis en forme par des carlinages et recouvert de toile tendée. Cette technique, plus résistante et plus facile à réparer que le bois, était un héritage des avanées introduites par le Super Swallow.
Les ailes, en revanche, restaient de construction traditionnelle : longerons en épicéa, nervures en épicéa et contre-plaqué, toile de couverture. Les haubans et les haubans de cabane retenaient les plans supérieur et inférieur. Cette construction mixte permettait des réparations locales rapides avec des matériaux disponibles partout dans les états ruraux des États-Unis une considération essentielle à une époque où les écoles de pilotage étaient souvent installées dans de petits aérodromes éloignés de tout.
Les deux postes de pilotage en tandem étaient ouverts sans aucune verrerie, aucune protection contre le vent et les éléments. L’instructeur s’installait à l’arrière, l’élève devant. L’instrumentation était réduite au strict minimum : altíometre, anmèomètre, compas, jauge de carburant. La philosophie était celle du tactile : apprendre à « sentir » l’avion plutôt qu’à lire des cadrans.
Le moteur Curtiss OX-5
Le cœur du Swallow TP était le célèbre Curtiss OX-5, un moteur en V à 8 cylindres à refroidissement par eau développant 90 chevaux. Ce moteur, conçu pendant la Première Guerre mondiale pour le Curtiss Jenny (JN-4), était devenu le moteur universel de l’aviation civile américaine des années 1920  abondant, pas cher (on en trouvait des surpluses militaires pour presque rien), et bien connu de tous les mécaniciens.
La Swallow proposait également le TP avec d’autres motorisations pour les clients souhaitant plus de puissance ou de fiabilité : un Siemens-Halske, un Kinner ou un Warner. Mais la très grande majorité des acheteurs choisissait l’OX-5, de loin le moins cher. Le prix de base du TP sans moteur était de seulement 1 725 dollars — une fois équipé d’un OX-5 de surplus militaire, on arrivait à environ 2 500 dollars au total — une somme encore accessible pour une école de pilotage en 1928.

 

Rôle et utilisation — former une nation de pilotes

Le Swallow TP arriva sur le marché au moment le plus opportun. La loi Kelly de 1925 avait ouvert les routes postales aériennes aux opérateurs privés, créant une demande soudaine de pilotes civils qualifiés. Le vol de Lindbergh en 1927 avait déclenché un véritable engouement populaire pour l’aviation. Partout dans le pays, des écoles de pilotage ouvraient leurs portes.

Le TP se révéla l’outil idéal pour ces écoles naissantes : suffisamment stable pour que les débutants puissent s’exercer sans danger, suffisamment résistant pour encaisser les maladresses des élèves, suffisamment simple pour qu’un mécanicien de campagne puisse l’entretenir. La formule biplace en tandem permettait à l’instructeur de surveiller et de reprendre les commandes à tout moment.

Près de 200 Swallow TP furent produits entre 1928 et le début des années 1930, ce qui en fit l’un des avions d’école les plus populaires de son époque. Parallèlement aux Curtiss Jenny et aux Waco, les Swallow TP ont joué un rôle fondamental dans la formation des générations de pilotes qui allaient alimenter les compagnies aériennes naissantes  et, quelques années plus tard, les armées alliées pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le déclin de Swallow qui est victime du krach de 1929
En 1929, la Swallow Airplane Company était au sommet de sa production, avec le Super Swallow et le TP comme piliers de son catalogue. Mais la crise boursière d’octobre 1929 allait changer la donne radicalement.
La compagnie fut rachetée en fin d’année 1929 par General Aero Corporation of America. Aucun nouveau modèle d’avion ne fut développé après cette date. La société poursuivit ses activités comme centre de maintenance et école de mécaniciens aéronautiques jusqu’en 1956, date à laquelle elle ferma définitivement ses portes.
Entre-temps, l’aviation commerciale avait été transformée par une nouvelle génération d’avions monoplan tout métal, plus rapides et plus puissants. Les Swallow, comme beaucoup de biplans de toile et d’acier de l’âge d’or, avaient fait leur temps. Ceux qui n’étaient pas usés jusqu’à la corde furent progressivement mis à la retraite dans des granges, des fermes et des casses de l’Amérique profonde.
L’exemplaire NC383  Swallow TP de Chino
L’avion que l’on peut admirer aujourd’hui à Chino, Californie, est immatriculé NC383. Sa livrée vert foncé et blanc est fréquemment associée aux Swallow de cette période, avec le nom « Swallow » peint en lettres élégantes sur le flanc du fuselage. Ses ailes sont recouvertes de toile blanche, le fuselage arbore un vert profond typique des avions civils de la fin des années 1920.Le Swallow TP est l’un des rares exemples encore conservés de cette catégorie d’appareil. 
Conclusion
L’histoire de la Swallow Airplane Company est indissociable de celle de Wichita, qui allait devenir au fil des décennies la « capitale mondiale de l’aviation générale ». De Swallow sont sortis les fondateurs de Stearman, Beechcraft et Travel Air. Ces entreprises à leur tour ont engendré d’autres dynasties industrielles. Cessna, Learjet, Bombardier, Spirit AeroSystems  toutes ont leurs racines dans cette ville du Kansas.
Le Swallow TP, dans sa simplicité presque naïve, incarne la première génération de cette aventure. Il n’avait ni la beauté du Gee Bee, ni la célébrité du Spirit of St. Louis. Mais il a formé des pilotes, transmis un savoir, et contribué à faire de l’Amérique une nation d’aviateurs. C’est un héritage plus discret, mais non moins précieux.
Fiche technique


 

Type

Biplan d’entraînement biplace en tandem

Constructeur

Swallow Airplane Company, Wichita, Kansas

Concepteur

Amos O. Payne

Immatriculation (Chino)

NC383

Premier vol

1928

Certificat de type

ATC n° 105 (Département du Commerce des É.-U., 1929)

Construction fuselage

Tubes d’acier soudés, toile tendue

Construction ailes

Longerons épicéa, nervures épicéa/contre-plaqué, toile

Moteur principal

Curtiss OX-5, V8 refroidi par eau

Puissance

90 chevaux (67 kW)

Moteurs alternatifs

Siemens-Halske, Kinner, Warner

Vitesse maximale

~145 km/h (90 mph)

Vitesse de croisière

~120 km/h (75 mph)

Rayon d’action

~480 km (300 miles)

Cockpits

2 en tandem, ouverts (instructeur à l’arrière)

Prix à l’époque

~2 500 $ équipé (moteur OX-5 surplus militaire)

Exemplaires construits

~200 (1928 – début des années 1930)

Livrée de l’exemplaire NC383

Vert foncé et blanc (couleurs d’origine conservées)

 

L’exemplaire NC383 conservé à Chino en est le témoin silencieux : un biplan vert et blanc, aux ailes de toile et aux haubans de fil d’acier, qui a survécu à presque un siècle pour raconter la belle histoire des pionniers de l’aviation américaine.

my Doolittle, il allait battre le record du monde de vitesse et remporter le Thompson Trophy en 1932 — avant de commencer une longue liste de drames qui lui valut la réputation de « tue-pilotes ».
Les frères Granville
Zantford « Granny » Granville et ses quatre