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1941 US Navy Deep Diving Suit Mark V Naval Undersea Museum Keyport

1941 US Navy Deep Diving Suit Mark V Naval Undersea Museum Keyport
English Transaltion
Tableaux générés par IS sur mes indications
Le scaphandre est un Deep Diving Suit ou Scaphandre de plongée profonde Mark V de l'US Navy officellement désigné « MK V Deep Sea Diving Dress ». Il s'agit de l'équipement de plongée standard de l'US Navy pour la plongée profonde à alimentation d'air depuis la surface, en service de 1916 à 1984.
Le Mark V est le successeur direct du Mark IV (1905) et du Mark III, intégrant les améliorations issues du retour d'expérience des travaux sous-marins et de la Première Guerre mondiale. Il deviendra le scaphandre le plus emblématique de l'histoire de la plongée militaire, reconnaissable entre tous grâce à son casque sphérique caractéristique.
Voici la grande famille en résumé rapide :
Siebe-Gorman (~1870) le point de départ. Un ingénieur allemand installé à Londres, Augustus Siebe, invente le scaphandre fermé à alimentation de surface. L'US Navy l'adopte presque tel quel, avec un casque à 1 hublot et 4 boulons. Très rustique.
Mark I & II (~1880-1895) les marines commencent à standardiser : mêmes raccords, mêmes tuyaux, mêmes valves entre tous les navires. Pas encore de vrai saut technologique.
Mark III (~1895) première vraie évolution américaine. On passe à 8 boulons et on ajoute deux hublots latéraux. Le plongeur peut enfin regarder sur les côtés révolutionnaire pour travailler sous l'eau.
Mark IV (1905) c'est lui le vrai précurseur direct du tien. Les 12 boulons à quart-de-tour apparaissent, les 3 hublots avec grilles de protection, les lests standardisés. Il sera utilisé pendant toute la Première Guerre mondiale.
Mark V (1916) la synthèse et la perfection du concept. Pratiquement identique au Mark IV visuellement, mais avec des matériaux améliorés, une étanchéité perfectionnée, et surtout une fiabilité qui lui permettra de rester en service 68 ans. Le téléphone intégré ne sera généralisé que vers 1940.
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C et exemplaire ne date pas de 1916 mais de la periode de la 2e Guerre Mondiale Car la patine sombre du laiton, les traces d'usure aux genoux et aux articulations, la teinte crème ivoire jaunie de la combinaison, et surtout la forme des hublots latéraux à grille permettent de situer cet exemplaire avec une bonne précision.
Voici pourquoi :
La grille de protection frontale vissée sur le hublot principal est caractéristique des versions produites à partir des années 1930 car les tout premiers Mark V (1916–1925) avaient des hublots sans grille ou avec des protections différentes.
La tubulure d'admission coudée visible sur le côté droit du casque correspond aux raccords standardisés introduits après 1930 par Morse Diving Equipment.
La combinaison en toile caoutchoutée de teinte claire (plutôt que noire) est typique de la production des années 1930–1950, avant que les versions post-guerre n'adoptent d'autres matériaux synthétiques.
La ceinture de lests à segments multiples visible sur la photo est la version révisée introduite vers 1932–1935.
Le casque
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Le casque est l'élément le plus immédiatement reconnaissable du Mark V. Forgé en laiton (alliage cuivre-zinc) puis nickelé ou patiné selon les versions et l'ancienneté, il se présente comme une sphère légèrement aplatie, percée de trois hublots.
Le hublot frontal, visible de face, est protégé par une grille métallique vissée destinée à prévenir les chocs accidentels contre des structures sous-marines. Les deux hublots latéraux, orientés à environ 45°, assurent une vision périphérique indispensable en milieu sous-marin. Le verre utilisé est épais et biseauté, capable de résister à la pression hydrostatique des profondeurs opérationnelles.
Le casque se verrouille sur le plastron (breastplate) par douze boulons à quart-de-tour disposés en couronne. Ce système permet une mise en place rapide (quelques secondes) tout en garantissant une étanchéité parfaite. Sur l'exemplaire photographié, les boulons et le joint torique d'étanchéité sont clairement visibles en bas du casque.On distingue également, de part et d'autre du casque, les deux valves caractéristiques du Mark V : la valve d'échappement sur le côté gauche (permettant au plongeur d'évacuer l'air vicié et de réguler sa flottabilité) et la valve d'admission sur le côté droit (raccordée au tuyau d'alimentation en air comprimé depuis la surface). La tubulure coudée visible sur la photo est le raccord d'alimentation.
La combinaison
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La combinaison est confectionnée en toile de coton imperméabilisée par une épaisse couche de caoutchouc vulcanisé. La teinte crème ivoire de l'exemplaire photographié correspond aux versions les plus courantes, bien que des versions noires ou kaki aient également été produites. Le vieillissement naturel et les traces d'usage visibles sur les genoux et aux articulations attestent de l'authenticité de la pièce.
La combinaison est conçue en une seule pièce (monobloc), sans couture à l'entrejambe, offrant une étanchéité maximale. Elle est suffisamment ample pour permettre les mouvements du plongeur, même si leur amplitude reste limitée. L'encolure de la combinaison se raccorde hermétiquement au plastron du casque grâce à un rebord en caoutchouc comprimé par les boulons.
Le système de lestage
Le lestage est un élément critique du Mark V car sans lest suffisant, la poussée d'Archimède renforcée par le volume d'air maintenu dans la combinaison ferait remonter le plongeur de manière incontrôlée. Le système se compose de trois éléments
Le lest pectoral (front weight) se présente sous la forme d'une plaque rectangulaire en fonte, portée sur la poitrine et maintenue par des sangles passant dans le dos
Le lest dorsal (back weight) est son pendant, de masse équivalente. Ensemble, ils représentent environ 30 kg.
La ceinture de lests (weight belt), visible au niveau des hanches de l'exemplaire, est composée de segments de plomb indépendants fixés par des passants — ils peuvent être largués en cas d'urgence pour permettre une remontée rapide.
Les gants et manchons
Les gants en caoutchouc épais permettent une protection contre le froid et les abrasions, au prix d'une dextérité réduite. Ils sont fixés aux manchons de poignet (wrist dams) par des anneaux en laiton à serrage vissé, assurant l'étanchéité de la jonction. Sur la photographie, les gants d'un blanc crème légèrement jauni contrastent avec les sangles sombres du lest pectoral.
Les bottes lestées
Les bottes (weighted shoes) sont constituées d'une tige en cuir épais et d'une semelle massive en plomb, pesant environ 9 kg chacune. Leur rôle est double : ancrer le plongeur au fond et assurer sa stabilité verticale en empêchant le basculement tête en bas. Les lacets en cuir ou en cordage renforcé assurent le maintien sur le pied. Les bottes du mannequin présentent les traces de corrosion et d'usure caractéristiques d'une utilisation réelle.
Caractérisitiques
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Caractéristique
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Données
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Caractéristique
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Données
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Désignation officielle
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MK V Deep Sea Diving Dress
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Profondeur opérationnelle
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60 m (200 ft)
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Année de conception
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1916
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Profondeur max. atteinte
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96 m (315 ft) — record
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Durée de service
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1916 – 1984 (US Navy)
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Poids total équipé
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≈ 83 kg
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Fabricant principal
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Morse Diving Equipment Co.
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Poids casque seul
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≈ 9 kg
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Matière du casque
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Laiton / cuivre nickelé
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Poids des bottes (chacune)
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≈ 9 kg
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Hublots
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3 (frontal + 2 latéraux)
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Poids du lest pectoral
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≈ 15 kg
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Boulons de jonction
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12 boulons quart-de-tour
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Alimentation en air
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Surface (compresseur / pompe)
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Combinaison
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Caoutchouc vulcanisé / toile
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Équipe de surface requise
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4 à 6 hommes
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Gants
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Caoutchouc épais attachés
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Temps d'habillage
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20 à 30 minutes
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Comm. avec surface
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Câble téléphonique
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Pays utilisateurs
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USA, UK, France, Australie…
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Cette combinaison est composée de
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Composant
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Description
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Rôle / particularité
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Casque (helmet)
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Laiton / cuivre, 3 hublots, 12 boulons
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Protection crânienne étanche, vision 3 directions
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Hublot frontal
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Verre épais biseauté de 19 mm
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Résistance à la pression, vision principale
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Hublots latéraux
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Grilles + verre, orientés 45°
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Vision périphérique sous l'eau
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Plastron (breastplate)
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Anneau laiton boulonné 12 points
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Interface casque / combinaison étanche
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Valve d'échappement
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Valve réglable côté gauche
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Contrôle pression interne / évacuation CO2
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Valve d'alimentation
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Raccord côté droit, lié au tuyau
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Arrivée d'air depuis la surface
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Tuyau d'air
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Caoutchouc armé, plusieurs mètres
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Alimentation continue en air comprimé
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Câble téléphonique
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Câble intégré à la ligne de vie
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Communication vocale avec l'équipe surface
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Combinaison
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Toile caoutchoutée vulcanisée
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Étanchéité totale, imperméabilité aux huiles
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Lest pectoral
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Plaque fonte ~15 kg, poitrine
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Stabilisation verticale, contrebalance flottabilité
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Lest dorsal
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Plaque fonte ~15 kg, dos
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Équilibrage avant/arrière
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Ceinture de lests
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Poches de plombs larguables
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Lestage réglable, sécurité remontée d'urgence
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Manchons de poignet
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Anneaux laiton, serrage vissé
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Jonction étanche combinaison / gants
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Gants
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Caoutchouc épais, 5 doigts
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Dextérité limitée mais protection totale
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Bottes lestées
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Cuir + semelle plomb ~9 kg chacune
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Stabilisation debout, maintien au fond
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Ligne de vie
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Câble acier + cordage
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Sécurité, signaux manuels, liaison surface
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Fonctionnement
Alimentation en air
Contrairement aux équipements de plongée autonome (SCUBA), le Mark V n'emporte aucune réserve d'air. L'alimentation est assurée en continu depuis la surface par un tuyau souple armé (air hose), raccordé à un compresseur ou à des pompes à main actionnées par l'équipe de surface. Ce système garantit une autonomie théoriquement illimitée en durée, sous réserve du bon fonctionnement du compresseur et de la remontée progressive pour éviter les accidents de décompression.L'air pénètre dans le casque par la valve d'admission, circule autour de la tête du plongeur, et ressort par la valve d'échappement dont le plongeur règle l'ouverture en actionnant le mécanisme avec son menton. En maintenant une légère surpression, le plongeur contrôle sa flottabilité et son confort thermique.
Communication et sécurité
Un câble téléphonique intégré à la ligne de vie permet des échanges verbaux constants entre le plongeur et l'équipe en surface. En cas de panne du téléphone, un code de signaux manuels transmis par tractions sur la ligne de vie permet de maintenir la communication de base. L'équipe de surface comprend au minimum : un responsable de tuyau d'air, un responsable de ligne de vie, un plongeur de réserve habillé, et un chef de plongée.
Décompression
Les profondeurs atteintes par le Mark V (régulièrement 30 à 60 m, exceptionnellement jusqu'à 96 m) impliquent des paliers de décompression stricts lors de la remontée, afin d'éviter l'accident de décompression (maladie des caissons). Les tables de décompression de l'US Navy, publiées à partir de 1912 et régulièrement révisées, prescrivent précisément les durées et les profondeurs de palier en fonction du temps passé au fond et de la profondeur maximale atteinte.
Engagements opérationnels
Le Mark V a été utilisé pour une très grande variété d'opérations sous-marines au cours de ses soixante-huit années de service effectif :
Sauvetage de sous-marins coulés — le plus célèbre étant la tentative de sauvetage de l'USS S-4 (1927)
Récupération d'épaves, de cargaisons et d'armements (torpilles, mines)
Construction et maintenance d'infrastructures portuaires : piliers de quais, caissons, conduites sous-marines
Déminage et neutralisation d'engins explosifs immergés
Inspection de coques de navires, de ponts et de barrages
Missions de combat et de sabotage lors de la Seconde Guerre mondiale
Opérations de récupération de matériel classifié (avions, missiles, équipements nucléaires)
Durant la Seconde Guerre mondiale, les plongeurs en Mark V furent notamment engagés à Pearl Harbor pour tenter de remettre en état les navires coilés, ainsi que dans toutes les opérations amphibies pour la reconnaissance des plages et la neutralisation des obstacles.
Variantes et évolutions
Le Mark V a connu plusieurs variantes au cours de sa longue carrière :
Mark V standard (1916) — version originale, casque 3 hublots, 12 boulons
Mark V « shallow water » — version allégée pour faibles profondeurs
Mark V avec équipement de soudure sous-marine — variante équipée de raccords pour l'oxy-acétylène
Mark V modifié pour la plongée à l'air enrichi (oxygène) — versions expérimentales
Mark V avec système de communication amélioré — après 1940, téléphone intégré de série
En parallèle, l'US Navy a développé des équipements complémentaires : le Mark VI (casque léger pour eaux peu profondes), le Mark XII (harnais amélioré), et divers systèmes de décompression accélérée avant d'introduire les équipements de plongée autonome dans les années 1940-1950.Le Mark V est officiellement retiré du service actif de l'US Navy en 1984, remplacé par le système de plongée MK 21 (Kirby Morgan), qui conserve le principe de l'alimentation en air depuis la surface mais dans une architecture radicalement modernisée.
Héritage et postérité
La tradition du scaphandre lourd à alimentation de surface se perpétue aujourd'hui dans les équipements de plongée professionnelle offshore (casques type Kirby Morgan, Divex, etc.), dont les principes fondamentaux restent identiques à ceux mis au point pour le Mark V plus d'un siècle auparavant.