

Canon Anti Aérien Canon de 7,5 cm Flab Kanone 38 L49 Thun Licence Schneider
English Translation
In Memoriam Massimo Fotti
Historique Voir ICI
History Click HERE
Ce canon antiaérien 75 mm L/50 (tube de 3,75 m) est le modèle standard du canon anti aérien tracté par un Saurer 6K ou équivalent.
Il a été introduit entre 1938 et 1940 à environ 200 exemplaires et au seein de la Fliegerabwehr il assura la défense antiaérienne jusqu'en 1967, avant d'être remplacé par des canons de 35 mm à guidage radar.
Ce canon a été construit sous licence Schneide^par la K+W Thun
La Licence Schneider a été acquise en 1938 et le système fut adapté aux pièces de défense antiaérienne lourde suisse (Flab)
La Suisse choisit la licence Schneider pour le canon antiaérien de 7,5 cm Kanone 38 en raison d'une combinaison de facteurs techniques, opérationnels et politiques liés au contexte d'avant 1940.
Raisons techniques et opérationnelles
Les canons Vickers de 7,5 cm acquis en 1936 se révélèrent inadaptés à une utilisation généralisée au sein des forces antiaériennes suisses (limitations de performance et d'utilisation)
Le canon Schneider de 75 CA modèle 1940 offrait des caractéristiques plus modernes : un affût adapté aux tirs antiaériens à haute élévation, une plateforme stable et des performances compatibles avec les exigences des forces antiaériennes lourdes (plafond d'environ 11 à 12 km). La conception de Schneider fut ensuite adaptée et produite par K+W Thun sous la désignation de canon antiaérien de 7,5 cm Kan 38 L49, avec quelques modifications suisses mais conservant la base technique française.
Raisons industrielles et politiques
La licence Schneider permettait une production nationale (Eidg. Konstruktionswerkstätte Thun, Eidg. Munitionsfabrik) et donc une autonomie en temps de guerre : 250 exemplaires furent livrés entre 1939 et 1941.
Les relations techniques et commerciales avec la France dans le secteur de l’artillerie étaient déjà bien établies (d’autres pièces Schneider étaient en service), tandis que la solution Bofors aurait nécessité une nouvelle chaîne logistique et des adaptations plus importantes. En résumé, la Suisse rejeta Vickers et l’option Bofors, optant pour Schneider car ce canon offrait un modèle plus adapté, plus facile à industrialiser et rapidement industrialisable dans le contexte d’urgence de 1938-1939.
Le canon L/49 tire des munitions 75 × 350R à fusée à temps (ZZ/MZZ).
Il fut product à 250 exemplaires entre 1939 et 1941
Il était tracté par un vehicule Saurer M6 ou un GMC CCKW
Son équipe de pièce était forte de 11 hommes (1 chef de char, 2 artilleurs, 1 tireur, etc.).
Les suisses ont fait le choix de deux fournisseurs pour leurs canons anti aériens Schneider pour les canons lourds tandis que Bofors fournissait le 75/50 m/36 suédois (une version plus légère, L/50, était destinée à l’exportation).
Les Suisses optèrent pour Schneider en raison de sa compatibilité logistique et de ses performances antiaériennes supérieures (plafond de 11 500 m).
Utilisation
Le canon Flab Kanone 38 de 7,5 cm ne fut pas utilisé en opérations actives durant la Seconde Guerre mondiale, son rôle se limitant à la défense dans le cadre de la neutralité suisse.
Rôle au sein du Réduit National Positionné dans les forts de la Fliegerabwehr de Saint-Gothard, Sargans et Saint-Maurice (1939-1945), il était prêt à contrer d'éventuels raids aériens allemands ou italiens sur les bases et cols alpins
La Fliegerabwehr (Flab) suisse était le commandement antiaérien de l'Armée suisse, chargé de la défense de l'espace aérien pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide.
Organisation et structure
Elle relevait du Truppenführung .
La Truppenführung était le commandement suprême de l'armée suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, responsable de la direction stratégique et opérationnelle des troupes de l'Allemagne nationale rouge.
Rôle et structure Organe de commandement général placé sous l'autorité du général d'armée (1939-1945 : général Henri Guisan),
elle coordonnait les divisions, les corps d'armée, la Fliegerabwehr et le génie ; elle comprenait des états-majors pour les opérations, la logistique et le renseignement. Hiérarchie : Truppenführung → Korpskommandanten (division) → Brigadieren → Abteilungen (par exemple, Flab Abt. avec canon de 7,5 cm 38)
Les batteries lourdes (7,5 cm Flab Kan 38) étaient regroupées en Deteilungen (par exemple, Flab Abt. 1 à 11), affectées aux Festungen (forteresses) du Réduit national (Saint-Gothard, Gotarda, Sargans).
Équipement : Canons Schneider de 7,5 cm L/49 (250 pièces), canons Flab Kan 35 de 10,5 cm, canons Bofors m/14 de 12 cm ; à partir de 1943, elle fut équipée d'un radar Freya (capturé) et de centres de conduite de tir mécaniques (Kommandogerät 36).
Des exercices intensifs à blanc furent menés pour l'entraînement au tir (stéréoscopes et calculateurs mécaniques), mais il ne fut jamais utilisé en situation de combat réel.
Contexte tendu Mobilisé lors de l'« affaire des bombardiers » (mars 1940, 4 avions italiens abattus) et de la crise du Réduit (1940-1941), il assurait la surveillance du ciel suisse face aux avions de reconnaissance de la Lufthansa/RA et de la RAF. Il resta en service jusqu'en 1967, date à laquelle il fut remplacé par le canon Oerlikon de 35 mm à guidage radar, grâce à sa fiabilité à haute altitude contre les bombardiers moyens (He 111, Ju 88).
Entre 1940 et 1945, la Suisse enregistra plus de 7 000 alertes aériennes, dues à des violations de son espace aérien par l'Allemagne, l'Italie et les Alliés, sans toutefois recourir à l'attaque avec le canon Flab Kanone 38 de 7,5 cm.
Principales vagues d'alertes aériennes :
1940 (706 violations) : Durant la bataille de France, les chasseurs suisses (Bf 109) abattirent 11 appareils allemands (He 111, Bf 110), Göring ripostant (4 Bf 110 perdus).
À partir du 20 juin, les interceptions aériennes cessèrent, seule la défense antiaérienne étant assurée. 1
943-1945 : Bombardements alliés erronés (Schaffhouse, 18 avril 1944 : 40 morts ; Zurich/Bâle, 4 mars 1945 : 5 morts), 10 chasseurs et canons Flab américains/RAF abattus (36 aviateurs tués).
Rôle du canon antiaérien : Canon 38 Positionné dans les forts de Réduit, il ne répondait qu’aux alertes (par exemple, Valais, 1943 : 2 avions de la RAF abattus), mais sans incident connu ; les sirènes ont toutefois retenti plus de 7 000 fois, créant une accoutumance, comme à Schaffhouse.
Caractéristiques
L’affût cest ompact, avec ses boucliers latéraux repliables et son mécanisme hydraulique d’élévation/pointage, est conforme au modèle standard Flab Kan. 38, tracté
élévation -8°/+85°,
rotation continue sur 360°
Cadence de tir : 12 à 15 coups/min
V° vitesse initiale de 815 m/s,
Obus HEI de 6,5 kg
Plafond : 11 500 m,
Portée horizontale : 12 km) ; optique stéréoscopique pour le pointage manuel.