

1947 Méhariste Châambi Compagnie Méhariste SAOURA-TINDOUF
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Merci Charles
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| La Compagnie Méhariste de la Saoura se distinguait par ses insignes et uniformes spécifiques, mêlant traditions militaires françaises et adaptations sahariennes, et privilégiant la mobilité et le camouflage désertique. Insigne Homologué H 303 en 1947, l'insigne représente une croix saharienne argentée émaillée bleu nuit, avec au centre un méhariste stylisé (dromadaire et cavalier) et l'inscription "Saoura Tindouf" ou variantes (CMS pour Compagnie Méhariste Saoura).?Versions multiples : Type I (dos lisse argenté), Type II (guilloché), Type III ("Sana Saoura Tindouf"), Type IV (CMS plus petit) ; souvent fabriqué par Drago Paris, en sable non émaillé. |
La « Compagnie saharienne de la Saoura » devient officiellement la Compagnie méhariste de la Saoura à Tindouf le 1er juin 1947, après dissolution de la formation saharienne précédente le 31 mai 1947.
Compagnie saharienne / méhariste de la Saoura
Historique La Compagnie saharienne de la Saoura est créée en 1904 et devient officiellement Compagnie méhariste de la Saoura en 1947, restant active au moins jusqu’au cœur de la guerre d’Algérie (milieu des années 1950–début des années 1960).
La compagnie est créée par décret en 1904 sous l’appellation « Compagnie saharienne de la Saoura », dans le cadre de l’organisation Laperrine des unités sahariennes .Elle a pour mission l’occupation et la protection de l’annexe de Béni Abbès et de la vallée de la Saoura et pour contrer les Touaregs
Les Chaâmbas remplacent progressivement les spahis et tirailleurs, dominant les effectifs méharistes par leur rusticité et loyalisme.ils formeront la majorité des groupes méharistes (jusqu’à 200 nomades par compagnie). Cette appellation et ce statut saharien subsistent jusqu’à sa dissolution administrative du 31 mai 1947.
Passage à la Compagnie méhariste (à partir de 1947)
La Compagnie saharienne de la Saoura est dissoute le 31 mai 1947 pour être immédiatement recréée le 1er juin 1947 comme « Compagnie méhariste de la Saoura », stationnée à Tindouf, tout en conservant sa vocation saharienne.dans le système des compagnies sahariennes issues de la réforme Laperrine.
Elle se distingue comme la dernière unité à conserver officiellement le qualificatif « méhariste », témoignant du maintien d’un important élément monté sur méharis dans son organisation
Activité durant la guerre d’Algérie
Des sources opérationnelles mentionnent encore la Compagnie méhariste de la Saoura engagée en 1955–1956 (par exemple un peloton porté escortant un convoi en août 1956), ce qui atteste son activité en pleine guerre d’Algérie.
La transformation progressive des unités sahariennes en formations portées/motorisées à la fin des années 1950 laisse penser que la composante méhariste proprement dite décline alors, même si l’appellation peut subsister quelques années.
À ce stade, les dates formelles de dissolution finale de la Compagnie méhariste de la Saoura ne sont pas clairement accessibles dans les sources consultables ; pour une borne précise (fin d’appellation et dissolution organique), il faudrait aller voir les J.M.O. et dossiers d’unités au SHD (Vincennes) ou les arrêtés ministériels de réorganisation des unités sahariennes de la fin des années 1950–début 1960
Organisation
Le terme « méhariste » désigne les hommes montés sur méhari (dromadaire de selle saharien) utilisés pour les longues patrouilles, reconnaissances et « méharées ».
Une part importante de ces troupes est recrutée parmi les nomades (Touaregs, Chaâmba/Chaâmbas), dont les traditions équestres et chamelières inspirent directement l’instruction et l’emploi tactique des méharistes.
Ces hommes sont majoritairement des Chaâmbas ou Châambas qui étaient les meilleurs méharistes du Sahara occidental selon Laperrine dès 1902 -1905 Ils sont engagés ou commissionnés (contrats courts, renouvelables), avec officiers et sous-officiers français des Affaires indigènes.?
Organisation standard
Peloton de commandement : 1 officier supérieur (capitaine ou lieutenant), adjoints, spécialistes (mécanos, transmet, médecins).?
Pelotons méharistes : 2 à 3 pelotons, chacun de 2 sections ; chaque section de 8 à 12 hommes montés sur méharis (dromadaires de selle), plus cavaliers et fantassins portés selon le terrain (oued Saoura favorisant les chevaux).
Éléments supports : Armes lourdes légères (mitrailleuses, canons de 37 mm), ravitaillement en eau et fourrage ; autonomie pour 15–30 jours de méharée.?
Adaptation Saoura : Équilibre méharistes/cavaliers pour les raids rapides dans l’oued et les plateaux ; ~68 méharis par compagnie en configuration initiale.? Cette structure évolue vers des versions motorisées/portées après 1947, tout en conservant le qualificatif « méhariste » jusqu’aux années 1950
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Rôle et caractéristiques
La mission porte sur la sécurité des axes sahariens (razzias touarègues, pillards berbères), la surveillance de l’oued Saoura et, plus largement, le contrôle du secteur Tindouf–Touat dans les « Territoires du Sud »Avec une occupation des oasis, protection des axes caravaniers, ralliement des populations ; bivouacs mobiles au cœur des dunes ou pitons rocheux
Ce sera donc des Méharées et poursuites qui voient de Longues patrouilles (15–30 jours), raids contre pillards Touaregs/Berabers, reconnaissance sur plateaux et ergs où le méhari excelle ; vitesse en relais cheval-méhari pour l’oued Saoura.
Mais ils peuvent aussi utiliser des chevaux donc leur entrainement voit donc un dressage croisé cheval/méhari pour poursuites, rusticité nomade (vivre sur le pays), intégration dans un « goum » mêlant mobilité européenne et savoir-faire arabe
Uniformes
Reconnaissables au grand chèche protecteur et burnous (noir doublé blanc pour la Saoura) ; ils incarnent l’« étrange armée des dunes » victorieuse en 1905 (ex. : défaite d’un rezzou de 300 Touaregs).
Uniforme de tradition
Coiffure : Képi blanc (officier Sous officier ) bandeau noir/fond rouge (Troupe, chech (foulard protecteur) en laine, parfois rezza nomade.
| Une gandoura Un sarouel de toile blanche, Veste (boubou) à manches longues Baudrier-cartouchières en cuir rouge règlementaire, d’un ceinturon en cuir et d’un sous-baudrier en laine rouge Paire de sandales (nails) |
Vêtements : Vareuse courte en toile blanche, sarouel ample noir (Saoura spécifique) ou blanc, burnous noir doublé blanc (cape saharienne emblématique), djalabah en poils de chameau pour service.
Evolution post-1947
Uniforme kaki uni pour opérations (képi kaki), burnous réservé parade ; adaptation portée avec treillis et équipements motorisés, conservant traditions méharistes.
Fanions et étendards : Représentations du méhariste, citations glorieuses cousues (ex. pacification Saoura).
Accessoires : Ceinturon et baudrier cuir en V (porte-cartouches), ceinture bleue Légion, sandales "nails", épaulettes vertes à franges rouges (troupe)
Vie opérationelle
La Compagnie saharienne/méhariste de la Saoura a mené de nombreuses opérations de pacification, reconnaissance et poursuite de rezzous entre 1904 et les années 1950, principalement dans l'oued Saoura, les plateaux adjacents et vers le sud-marocain.
Période de création et pacification initiale (1904–1910)
Poursuites de rezzous berabers : Participation active aux chasses après les attaques de Hassi Rhezel (juillet 1903, vengeance à Noukhila), Taghit (août 1903) et Zguilma (octobre 1904) ; raids rapides en oued Saoura avec équilibre cavaliers/méharistes.
Reconnaissances : Tournées vers Tinoraj, En Nahia, Oued Daoura (février-mars 1906, capitaine Martin) ; liaison avec Touat à Tabelbala (juin-juillet 1906) ; expédition punitive à Tabelbala (octobre 1906).
Grandes expéditions et combats marquants (1910–1940)
Combat d'In Zize (sud d'In Salah) : Apogée d'une longue poursuite de rezzous, l'une des plus dures et belles de l'histoire saharienne.
Guerre d'Algérie (1954–1962)
Opérations anti-rebelles : Surveillance confins sud-marocains ; escorte convois pétroliers ; participation bataille de Timimoun (novembre-décembre 1957, avec Bigeard) ; mission peloton porté août 1956.
Évolution vers unité portée (9e Compagnie) à Tabelbala, gardant tradition méhariste jusqu'à la fin des opérations sahariennes.
Reconnaissance Algérie-Mauritanie (décembre 1920-janvier 1921) : Exploration profonde vers Tindouf et sud-marocain pour cartographier axes et puits.
Autres raids : Multiples poursuites contre pillards Ouled Djerir, Ait Khebbach et Berabers dans ergs Raoui et Chech ; protection caravanes et oasis