Impression issue de Maquetland.com Le monde de la maquette | http://www.maquetland.com/article-phototheque/21752-genie-1860-3e-rgt-lieutenant-paris-ma


Génie 1860 3e Rgt Lieutenant Paris MA



1860 Génie 3e Rgt Lieutenant Paris MA
English Translation

 

Historique Voir ICI
History Click HERE
 
Voir ce site Les sapeurs du Génie du IIe empire
 
Le génie des troupes de Napoleon III a pour rôle central, entre 1852 et 1870, de préparer, faciliter ou entraver les mouvements des armées en assurant prenant le controle des routes, ponts, chemins de fer, télégraphes et de traiter tout ce qui touche aux travaux de siège et de fortification. Ses missions couvrent autant le champ de bataille en rase campagne que la défense des places fortes soumises au blocus prussien.
 
 
 

 

Organisation du Génie en 1870


 
L’organisation du corps du Génie est réglementée par l’ordonnance du 8 septembre 1841,  par les décrets des 20 mars 1861, 17 février 1864 et 15 novembre 1865. Le corps du Génie est essentiellement constitué de trois régiments :  
  
Le Génie comprend sur le pied de paix 3 régiments à 17 compagnies : 2 de mineurs (n° 1 et 2), 14 de sapeurs (n° 1 à 14) et une de sapeurs conducteurs. Cette dernière est destinée à conduire les équipages. Par décret du 14 juillet 1870, le Génie est organisé sur pied de guerre, conformément à l’ordonnance du 8 septembre 1841, c'est-à-dire avec 18 compagnies actives et 4 compagnies de dépôt par régiment. Cette organisation n’a pu se mettre en place totalement. Le 21 aout 1871, un décret augmente de 2 compagnies de sapeurs (17° et 18°) les 2° et 3° régiments. Le 3 septembre, un nouveau décret autorise la création de 2 nouvelles compagnies par régiment.  
  
Le service du génie comprend aussi le Dépôt des fortifications situé à Paris commandé par le lieutenant-colonel Segretain. Cet organisme réunit tous les mémoires, plans, cartes, atlas et autres objets provenant des travaux du corps du génie relatifs aux places de guerre françaises, aux établissements militaires et à la défense des frontières. Il est chargé aussi de la conservation et de l'entretien des plans-reliefs et ses officiers exécutaient chaque année des tournées secrètes à l'étranger pour relever les travaux de défense dans les diverses contrées d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie...). 

Territorialement, le territoire est subdivisé en 28 "directions" des fortifications (24 en métropole, 3 en d'Algérie et 1 aux colonies). 
  
Il faut mentionner les 4 compagnies indigènes d'ouvriers du génie créées par décret le 4 avril 1860 pour servir aux colonies, essentiellement au Sénégal et en Cochinchine. 
  
Au niveau de l’état-major impérial, c’est le général Coffinières de Nordeck qui est responsable du Génie.  
  

Le 1° régiment

  • Metz : colonel Merlin
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs (capitaine Flambard) : Metz et une demi-section à Verdun
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs (capitaine Michelet) : réserve du 1° corps d’armée
  • 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer (capitaine Richard) : 1° section à la réserve du 3° corps d’armée et 2° section à la réserve du 1° corps d’armée
  • 2° compagnie de sapeurs-télégraphistes (capitaine Philippe) : Metz
  • 3° compagnie (capitaine Delaporte) : 1° division du 1° corps d’armée
  • 4° compagnie (capitaine Demougeot) : 2° division du 2° corps d’armée puis réserve du 3° corps d’armée
  • 5° compagnie (capitaine De Rive) : Algérie
  • 6° compagnie (capitaine Peltier) : Algérie puis 1° division du 3° corps d’armée
  • 7° compagnie (capitaine Bienaymé) : Rome puis 2° division du 12° corps d’armée
  • 8° compagnie (capitaine Schwaab) : 2° division du 1° corps d’armée
  • 9° compagnie (capitaine Gallois) : 3° division du 1° corps d’armée
  • 10° compagnie (capitaine Marsal) : 2° division du 3° corps d’armée
  • 11° compagnie (capitaine Brouillard) : 3° division du 3° corps d’armée
  • 12° compagnie (capitaine Tartrat) : 4° division du 3° corps d’armée
  • 13° compagnie (capitaine Leblanc) : 4° division du 1° corps d’armée
  • 14° compagnie (capitaine Lussan) : Metz
  • 15° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Deneux puis capitaine Schwartz) : Metz
  • 16° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Picavet) : Metz
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • 1° compagnie dépôt (capitaine Keller) : Metz
  • 2° compagnie dépôt capitaine Vouaux) : Metz
  
Nota : après la guerre de 1870-1871, le 1° Régiment du génie est regroupé à Versailles et occupera la caserne des Petites Ecuries jusqu'à la guerre de 1914. 


Le 2° régiment

  • Montpellier : colonel Teissier
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs : Lyon (puis au 12 septembre Belfort et Besançon)
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs : réserve du 4° corps d’armée
  • 1° compagnie : 1° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 2° compagnie (capitaine Charret) : 1° division du 7° corps armée
  • 3° compagnie : Algérie puis 2° division du 7° corps armée
  • 4° compagnie : 3° division du 7° corps armée
  • 5° compagnie : réserve du 5° corps d’armée
  • 6° compagnie : 1° division du 5° corps armée
  • 7° compagnie : Algérie
  • 8° compagnie : 2° division du 5° corps armée
  • 9° compagnie : 1° division du 4° corps armée
  • 10° compagnie : 2° division du 4° corps armée
  • 11° compagnie : armée de Chalons
  • 12° compagnie : réserve du 7° corps d’armée
  • 13° compagnie : 3° division du 4° corps armée
  • 14° compagnie : 3° division du 5° corps armée
  • 15° compagnie (formée en aout 1870) : 2° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 16° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Dorp) : 1° et 2° divisions du 14° corps d’armée (Paris)
  • 17° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • 18° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • Compagnie dépôt : Montpellier
  

Le 3° régiment

  • Arras : colonel Bressonnet
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs : 12° corps d’armée ?
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs : Paris (service des fortifications)
  • 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer : réserve de Génie de l’armée
  • 2° compagnie : réserve du 2° corps d’armée
  • 3° compagnie : 1° division du 6° corps armée
  • 4° compagnie : 2° division du 6° corps armée
  • 5° compagnie : réserve de corps d’armée (6° ou 12°)
  • 6° compagnie : 12° corps d’armée ?
  • 7° compagnie : 3° division du 6° corps armée
  • 8° compagnie (capitaine Richard) : 1° division de la Garde Impériale
  • 9° compagnie : 1° division du 2° corps armée
  • 10° compagnie : 2° division de la Garde Impériale
  • 11° compagnie : 4° division du 6° corps armée
  • 12° compagnie : 2° division du 2° corps armée
  • 13° compagnie : 3° division du 2° corps armée
  • 14° compagnie : 12° corps d’armée ?
  • 15° compagnie : 3° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 16° compagnie : 3° division et réserve du 14° corps d’armée (Paris)
  • 17° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • 18° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • Compagnie dépôt :
  
Nota : une compagnie (n° ?) pour la réserve du 6° corps d’armée et trois compagnies (n° ?) pour le 12° corps d’armée. 
  
Du 9 septembre au 5 novembre 1870, le dépôt de guerre est transféré à Lyon, puis du 7 novembre 1870 au 16 mars 1871 à Bordeaux 
  
                        

Autres unités

 

?         Compagnie d’ouvriers du Génie : Metz (capitaine Ribes) 
?         Brigade topographique (capitaine Wagner) 
?         Parc du Génie (Versailles) 

 

 

Les établissements du Génie

  
?         L’arsenal de construction du Génie à Metz (colonel Rémond) 
?         Ecole régimentaire de Metz (chef de bataillon Lhotte) 
?         Ecole régimentaire d’Arras (chef de bataillon Guyot) 
?         Ecole régimentaire de Montpellier (chef de bataillon Heydt) 
?         Ecole impériale d’application de l’artillerie et du Génie de Metz : les élèves de cette école sont tous issus de l’école polytechnique. Ils sont destinés à devenir officiers des services de l’artillerie et du Génie pour l’armée de Terre et officiers d’artillerie pour la Marine. 
INTERNET

Rôle général du génie
Organiser le terrain par la construction et la reparation au profit des troupes amies : fortifications, routes, ponts, voies ferrées, ouvrages de défense pour permettre les mouvements des troupes amies.
Mise en œuvre d’équipages de ponts de bateaux (pontonniers) pour franchir rapidement les cours d’eau, selon des méthodes déjà éprouvées en Italie (ponts par bateaux successifs ou par « portières »).Sièges, blocus et fortificationsµ

Entretien, amélioration ou reprise des places fortes (Paris, Metz, etc.), en lien avec les 28 directions de fortifications couvrant métropole, Algérie et colonies.
Gestion du Dépôt des fortifications à Paris, chargé des plans, cartes, plans-reliefs et études sur les défenses françaises et étrangères, base doctrinale pour les travaux de siège.
Gêner l’ennemi par destructions, obstacles, coupures de voies de communication et travaux de défense des positions pour retarder l'avance des troupes ennemies.
Les nouvelles missions dues aux nouvelles technologies
Télégraphes et communications par l'engagement d’une compagnie de sapeursélégraphistes (2e compagnie du 1er régiment du génie), dotée de matériel spécifique, pour assurer le service télégraphique aux armées.
Il doit ainsi  maintenir les liaisons stratégiques entre quartiers généraux, places fortes et unités, même si cette compagnie sera capturée à Metz, illustrant la vulnérabilité du système.
Chemins de fer de campagne
Création, par décret du 22 juillet 1870, d’un corps de chemins de fer de campagne placé sous le commandement du génie des armées.
Organisation en quatre sections spécialisées dans les travaux de voies ferrées, regroupées notamment dans les 1res compagnies des 1er et 3e régiments du génie, pour poser, réparer ou adapter les lignes au besoin opérationnel.
Son Matériel
Le génie militaire du Second Empire utilise des équipements adaptés aux travaux de fortification, de pontage et de destruction, hérités des campagnes napoléoniennes et modernisés pour les besoins impériaux. Les sapeurs portent un corset d'armes et un pot en tête pour la protection en tranchée, tandis que les outils manuels dominent les opérations.
Équipages de ponts il emploie des  équipages de ponts composés de bateaux plats transportés par convois terrestres pour franchir rapidement les cours d'eau. Ces systèmes, hérités des campagnes napoléoniennes et perfectionnés en Italie (1859), permettent deux techniques principales : ponts par bateaux successifs ou par portières
Chaque équipage comprend environ 75 voitures ou haquets transportant 32 bateaux, 2 nacelles, poutrelles, madriers et apprêts pour pontage. Servi par deux compagnies de pontonniers et deux de conducteurs-sapeurs, il permet des ponts par bateaux successifs ou par portières (réunion de bateaux pontés). La construction débute par des culées en lambourdes, avec fixation par ancres et tablier en madriers
Le génie militaire du Second Empire emploie des équipages de ponts composés de bateaux plats transportés par convois terrestres pour franchir rapidement les cours d'eau. Ces systèmes, hérités des campagnes napoléoniennes et perfectionnés en Italie (1859), permettent deux techniques principales : ponts par bateaux successifs ou par portières.

Techniques de montage
Ponts par bateaux successifs : Culées en lambourdes sur rives, premiers bateaux fixés par ancres, poutrelles attachées et couvertes de madriers ; procédé utilisé à Palestro, Turbigo et Buffalora.
Ponts par portières : Réunion de bateaux pré-pontés pour franchissements plus larges, comme à Casal Maggiore avec bateaux commerciaux.
Outils et matériels des sapeurs
Outils de sapeur : pioche, pelle, hachette, scie, marteau, burin, pour creuser tranchées, abattis et obstacles.
Matériel des mineurs : charges explosives (poudre noire), mèches, pour poses de mines et destructions.
Équipements spécifiques : corset d'armes (ceinture porte-outils), pot en tête (casque protecteur contre chutes de pierres).

Outils de sapeur : pioche, pelle, hachette, scie, marteau, burin, pour creuser tranchées, abattis et obstacles.
Matériel des mineurs : charges explosives (poudre noire), mèches, pour poses de mines et destructions
Équipements spécifiques : corset d'armes (ceinture porte-outils), pot en tête (casque protecteur contre chutes de pierres).
Matériels spécialisés
Les sapeurs des chemins de fer, créés en 1868-1870, reçoivent du matériel pour poser et réparer voies ferrées rapidement, inspiré des déploiements italiens de 1859. Les télégraphistes du génie emploient du matériel électrique Chappe-électrique pour liaisons mobiles. Les parcs du génie à Versailles et Metz stockent plans-reliefs, outils et explosifs pour sièges
Les sapeurs des chemins de fer, ont été créés à la fin Second Empire par décret du 22 juillet 1870, reçoivent un matériel spécialisé pour poser, réparer ou détruire des voies ferrées en campagne, inspiré des expériences italiennes de 1859. Intégrés aux 1re et 3e régiments du génie (1res compagnies), ils forment quatre sections pour adapter rapidement les réseaux civils aux besoins militaires.
Matériel principal
Équipements de pose de voies : Rails, traverses, ballast, outils manuels (pioches, pelles, leviers, clés à écrous) pour montage express de lignes temporaires ou réparations sabotées.
Trains de travaux : Wagons-platesformes transportant rails et matériaux, avec machines locomotives adaptées pour traction lourde en zone de combat.
Outils spécialisés
Ces sapeurs portent le corset d'armes standard (hachette, scie, marteau) complété par des outils ferroviaires : tire-fonds, boulons, niveau à bulle, pour alignement précis et fixation rapide. Leur formation inclut stages chez compagnies privées pour exploitation et entretien.
En  1870 le chemin de fer fut utilisé pour mobiliser troupes et approvisionnements vers fronts rhénans, ces unités subissent pertes précoces, limitant leur impact face à la Blitzkrieg prussienne.
Le 3e Régiment du Génie fut une unité du génie essentielle sous le Second Empire (1852-1870).
 

Il participa à des campagnes majeures, apportant un soutien crucial par la construction de fortifications, de ponts et d'obstacles.
Formation et structure Créé en 1814 à partir de bataillons de sapeurs et de mineurs, le régiment fut réorganisé sous le Second Empire.
En 1870, il comprenait plusieurs compagnies affectées aux divisions, aux brigades et à la Garde impériale, avec des détachements comme la 3e compagnie du 2e régiment appuyant des formations spécifiques.
Les sapeurs étaient spécialisés dans les travaux de siège et les mineurs dans la démolition.
Faits Armes
Guerre de Crimée (1854-1855) : Déployé pour des opérations de siège et de fortification
Campagne d'Italie (1859) : Appui à la mobilité et au génie lors de batailles décisives
Expéditions en Chine et en Cochinchine (1859-1861) : Gestion des infrastructures sur les théâtres d'opérations outre-mer
Expédition au Mexique (1861-1867) : Construction de routes et de fortifications
Guerre franco-prussienne (1870) : Engagements à Forbach-Spicheren, Bazeilles et lors de la défense de Verdun ; lourdes pertes dues à la mobilisation rapide de 98 compagnies sur les différents fronts.
Après 1870, le régiment assure la garnison d'Arras et poursuit les opérations coloniales, se forgeant une réputation d'endurance héritée de ses origines napoléoniennes en tant que « sapeurs de la Garde ». Son service sous le Second Empire illustre l'évolution du génie militaire dans la guerre impériale.