En somme, le 6e bataillon de chasseurs alpins a joué un rôle de combat et de résistance dans la défense de Narvik, participant activement aux opérations de couverture et de protection lors de cette épreuve historique, tout en étant intégré dans la déconvenue stratégique de la campagne norvégienne pour les Alliés
Lors de l’évacuation, la mission principale de telles unités consistait à assurer la défense des positions, couvrir la retraite et éventuellement continuer le combat pour protéger le retrait des troupes alliées, tout en opposant une résistance à l’ennemi allemand ou en facilitant la consolidation du retrait.
La participation précise du 6e BCA dans la bataille d’évacuation, notamment le retrait et les actions sur le terrain, semble avoir été alignée avec celle des autres unités alliées, notamment britanniques, norvégiennes, et françaises, toutes mobilisées dans des conditions difficiles dans un environnement montagneux et glacé.
Les itinéraires et points de repli utilisés par le 6e bataillon de chasseurs alpins (6e BCA) lors de la campagne de Norvège, notamment lors de l'évacuation de Narvik, sont en partie documentés dans les sources historiques, mais demeurent parfois ambigus ou synthétisés.
Concernant son équipement spécifique en 1940, les chasseurs alpins étaient équipés d'armes légères standards pour l'infanterie de montagne de l'époque, qui incluaient, par exemple, le fusil MAS 36.
Les chasseurs de la 1re division légère de chasseurs (5e et 27e demi-brigades de chasseurs alpins), commandée par le général Béthouart, portent la tenue spéciale de haute montagne conçue par le capitaine Pourchier, officier de chasseurs et directeur de l'Ecole de haute montagne de Chamonix de 1932 à 1939. Ce chasseur porte un casque Adrian modèle 1926 recouvert d'un couvre-casque en coton blanc et sur lequel sont passés les lunettes à neige, un tour de cou en laine kaki, une peau de mouton à manches, un pantalon de skieur modèle 1940 dont le bas est maintenu par des guêtres et des brodequins de montagne modèle 1940 avec un cloutage spécifiques dit "à ailes de mouche". Les cartouchières sont modèle de 1935 modifiées en 1937. Le sac à dos type Bergam en forte toile et une paire de raquettes à neige en frêne complètent l'uniforme. Ils ont aussi une toile de tente imperméabilisée blanche d'un côté et neutre de l'autre, signalée dans des rapports comme utile pour le camouflage et la protection contre les intempéries.L'armement antichar mentionné à cette période inclut aussi le fusil antichar MAS modèle 1940, équipé d'un bipied et d'un chargeur, utilisé pour lutter contre les blindés ennemis.
Le 6e BCA en 1940 affrontait également des conditions climatiques très rudes, et son équipement incluait des vêtements et matériels adaptés à ces contraintes, bien que les détails précis sur l'intégralité de l'équipement (armes, munitions, vêtements, équipements spécifiques de montagne) ne soient pas entièrement détaillés dans les sources consultées.
Le bataillon comprenait un effectif important (près de 1 400 hommes selon charges de matériels de 1940) embarqués pour des opérations comme à Narvik et bénéficiait de matériels, de vivres et de munitions adaptés au combat en milieu montagneux et extrême.
Itinéraires principaux et points de repli du 6e BCA
Lors de la bataille de Narvik, le 6e BCA a engagé des opérations dans des zones montagneuses et fjordiques, avec pour objectif initial de soutenir la défense de la région stratégique.
Points de repli et évacuation La décision d’évacuer a été prise lorsque la situation militaire s’est dégradée, avec des ordres de repli vers les ports de sortie, notamment à Bardufoss ou à des zones plus au sud, pour organiser le retrait maritime sécurisé.
Conclusion
Le 6e BCA s’est replié selon un itinéraire tactique, utilisant des passages montagneux et des chemins secondaires pour assurer leur sécurité avant l’évacuation finale. Les points clés comprenaient Salangen, Bardufoss, et d’autres zones peu exposées, permettant de regrouper puis évacuer les troupes vers la Grande-Bretagne. ?
Pour un détail précis des itinéraires et points de repli exacts, il faudrait consulter des documents opérationnels spécifiques, mais ces informations sont en grande partie synthétisées dans les sources historiques consultées.
Face à l'avance allemande et à la pression croissante sur les forces alliées, le bataillon a été progressivement contraint de se replier dans des secteurs moins exposés pour assurer la sécurité des troupes et organiser la retraite. Leur itinéraire de repli passait souvent par des passages en montagne, en suivant des chemins et routes secondaires, pour minimiser l'exposition aux attaques ennemies.Un point de repli clé fut la zone de Salangen, où le bataillon a regroupé ses forces pour organiser la défense ou préparer la retraite vers le port, en vue de l'évacuation maritime vers la Grande-Bretagne. La récupération de positions et d’itinéraires vers le sud-est, notamment vers des ports ou des axes stratégiques, fut essentielle pour la successivité des évacuations.
La progression du repli se faisait souvent en pente ou par des chemins enneigés, sous le couvert de la nuit ou dans des conditions de temps difficiles, pour limiter la visibilité de l’ennemi.