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Le cyclecar et le tricyclecar sont de petites voitures très légères, à mi-chemin entre la moto et l'automobile, en vogue juste avant et surtout juste après la Première Guerre mondiale.
Le cyclecar
- L'idée : motoriser un maximum de gens à petit prix. On utilise souvent un moteur de moto, un bicylindre en V par exemple, dans une caisse légère et étroite. Les deux places sont parfois l'une derrière l'autre, en tandem. La transmission est rustique : courroie ou chaîne.
- Le cadre fiscal en France : vers 1920, la loi crée une catégorie avantageuse. Le véhicule doit peser au plus 350 kg, avoir une cylindrée d'au plus 1 100 cm³ et deux places au maximum. En échange, il paie une taxe annuelle forfaitaire réduite, de l'ordre de 100 francs, bien moins qu'une voiture normale. C'est ce qui provoque l'explosion du genre : des dizaines, voire des centaines de petits constructeurs se lancent.
- Les marques : Bédélia, pionnier dès 1910 avec ses places en tandem, Amilcar et Salmson qui passent ensuite aux voiturettes sportives, ainsi que Sima-Violet, Benjamin et beaucoup d'autres. Au Royaume-Uni, le même phénomène touche GN et d'autres.
- L'esprit : on y pense comme à une voiture du peuple, mais aussi comme à un jouet sportif. Les cyclecars courent dans des épreuves dédiées, comme le Grand Prix des cyclecars.
Le tricyclecar
- C'est la même philosophie, mais avec trois roues : en général deux à l'avant et une à l'arrière. Le véhicule est encore plus léger et simple, et souvent classé fiscalement avec les motos ou les cyclecars, donc très peu taxé.
- Le modèle de référence est le Morgan Three-Wheeler britannique, à partir de 1910, avec son bicylindre en V bien en vue à l'avant.
- En France : Darmont, qui fabrique des Morgan sous licence puis ses propres modèles, Sandford, ainsi que D'Yrsan et Mourre.
Le déclin, au milieu des années 1920
- De vraies petites voitures bon marché arrivent : la Citroën 5 HP en 1922, l'Austin Seven et la Peugeot Quadrilette. Elles sont plus confortables et plus fiables, pour un prix voisin.
- Les avantages fiscaux s'amenuisent.
- Le cyclecar disparaît donc presque entièrement vers la fin des années 1920. Le tricyclecar survit un peu plus longtemps comme engin sportif : Morgan et Darmont jusqu'aux années 1930.
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