

Villanovien Lances Classe Musée
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La lance villanovienne est une arme caractéristique des populations de l’âge du Fer en Italie centrale, durant la période comprise entre le IXe et le VIIe siècle av. n. ère (culture de Villanova, considérée comme le substrat proto-étrusque).?
Caractéristiques techniques
Les pointes de lance villanoviennes sont généralement massives et faites de bronze, parfois de fer à la toute fin du Villanovien.?
Elles présentent souvent une douille creuse à l’embase, destinée à encastrer la hampe en bois ; toutefois, certains exemplaires présentent des douilles courtes, la pointe étant simplement fixée à la hampe par ligature ou cheville.?
La morphologie est variée : longues et effilées, ou au contraire larges et aplaties. Les formes les plus fréquentes sont ovales-lancéolées, à bords parallèles ou légèrement convexes.?
Les dimensions médianes des pointes retrouvées varient du petit javelot de 10 à 15 cm de long à la lance de 20 à 40 cm, la longueur totale de l’arme dépendant ensuite de la hampe (souvent perdue archéologiquement).?
Fonction et contexte
Utilisée par les guerriers villanoviens aussi bien comme arme de jet que comme arme d’estoc, la lance occupe une place centrale dans l’armement funéraire, figurant fréquemment dans les sépultures masculines.?
La lance villanovienne montre une technicité de forge déjà avancée, et sa diffusion témoigne des premiers échanges entre monde italien, Europe centrale (influences hallstattiennes) et Méditerranée.?
Son évolution accompagne les contacts avec les Grecs et les Phéniciens qui apporteront ultérieurement des modèles nouveaux et stimuleront l’innovation métallurgique étrusque.?
En synthèse, la lance villanovienne illustre à la fois la continuité avec l’armement protohistorique européen et l’originalité des pratiques guerrières du premier âge du Fer d’Italie
Les pointes de lance villanoviennes, caractéristiques de la culture de Villanova (début de l’âge du Fer en Italie centrale, vers 900-720 av. J.-C.), étaient fabriquées selon des techniques métallurgiques déjà assez avancées pour l’époque.
Techniques de fabrication des pointes de lance villanoviennes
Matière : Les pointes étaient généralement en bronze, parfois en fer vers la fin de la période villanovienne lorsque le fer commence à se généraliser dans la métallurgie.?
Coulée au moule : La plupart des pointes étaient coulées dans des moules, souvent en pierre ou en argile, permettant de produire des séries relativement standardisées et denses en détails.?
Finition : Après coulée, les pointes passaient par des opérations de limage et d’affûtage pour obtenir une lame tranchante et profilée, ainsi que parfois des décorations ou gravures.?
Assemblage avec hampe : Elles présentaient une douille creuse à la base pour insérer et fixer la hampe en bois, souvent attachée par ligature ou rivet.?
Forgeron et travail du fer : Dans les rares cas de pointes en fer, les forgerons utilisaient martelage et forge pour façonner la lame et renforcer la fixation sur la hampe, anticipant les évolutions techniques du premier âge du fer.?
Contexte technique et culturel
Ces pointes illustrent un savoir-faire à la croisée des influences méditerranéennes et nord-européennes, avec des formes à la fois utilitaires et symboliques dans les pratiques guerrières villanoviennes.?
L’importance de la standardisation dans la fabrication montre une production organisée, probablement artisanale mais avec des procédés circulant parmi plusieurs ateliers régionaux.
Les pointes de lance villanoviennes présentent des variations typologiques notables selon les régions, résultant des différences chronologiques, géographiques et culturelles au sein de la civilisation villanovienne et des territoires voisins.
Variations typologiques principales
Dans les régions d'Étrurie proprement dite, les pointes tendent à avoir une forme plutôt élancée, avec des douilles courtes et une base souvent nettement séparée du fer ; la surface est parfois décorée par repoussage ou gravure.?
En Picénie (région Adriatique), on trouve des variantes plus larges, à douilles plus longues, souvent avec des bosses ou reliefs latéraux bien marqués, indiquant une influence locale et une adaptation fonctionnelle.?
Le Sud de l'Italie, notamment en Daunie et en Apulie, montre une typologie caractérisée par des pointes parfois trapues, avec des embases renforcées, associées à des influences méditerranéennes plus marquées, probablement liée aux échanges avec les populations grecques et illyriennes.?
Certaines pointes viennent de régions proches de la voie Samnite, où l’on observe un mélange entre typologies locales et modèles importés d’Italie centrale avec une évolution stylistique différenciée.?
Implications et portée des variations
Ces différences typologiques sont liées à la diversité des ateliers et des traditions locales, en même temps qu’à la circulation des modèles via les échanges commerciaux et culturels.?
Les variantes aussi indiquent des évolutions chronologiques : les formes plus anciennes sont souvent plus simples et standardisées, tandis que les plus récentes révèlent une recherche décorative et technique plus poussée, parfois marquée par l’influence étrusque classique ou grecque.