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Militaria Samnium Protection Prometopidium Chanfrein IVe siècle Bronze Mougins MACM



Samnium Protection Prometopidium  Chanfrein IVe siècle Bronze Mougins MACM
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Le prometopidium ou prometopion est le terme grec désignant le chanfrein le plastron frontal de protection du cheval en métal, couvrant le front et le chanfrein de l'animal (la partie du crâne entre les oreilles et le naseau).
 

Pour une protection complete nous avons donc  Le prometopidium couvre le front Le paragnathion protège les joues Le nasale protège le museau

Le mot grec prometopidion (προμετωπ?διον) vient de pro (devant) et metopon (front)  littéralement "ce qui est devant le front". Il désigne la pièce d'armure protégeant le chanfrein du cheval, c'est-à-dire la région allant du front jusqu'aux naseaux. En latin on parle de chamfron dans la littérature spécialisée moderne, terme hérité du vocabulaire équestre médiéval.
Le prometopidium avait une double fonction : protection réelle du crâne de l'animal contre les coups de lance ou d'épée, mais aussi  et surtout pour les exemplaires connus  fonction ostentatoire et cérémonielle
 Les exemplaires grecs connus aujourd'hui proviennent tous des colonies grecques d'Italie du Sud et de Sicile. Aucun exemplaire de Grèce continentale n'a survécu, bien que l'historien grec Xénophon atteste par écrit leur existence.
Les exemplaires grecs les plus importants
Le J. Paul Getty Museum conserve un ensemble exceptionnel daté d'environ 480 av. J.-C. comprenant deux prometopidia et deux plastrons (prosternidion), incrustés d'ivoire et d'ambre. Ces matériaux précieux confirment qu'il s'agissait d'armures de parade et non de combat.
Un autre exemplaire du IVe-IIIe siècle av. J.-C., décrit comme "rarissime chanfrein pour parade militaire", est en bronze martelé pour reproduire la forme de la tête du cheval, avec des découpes pour les yeux et des renforts à l'emplacement des veines. Au centre se trouvait une décoration en fer, attestée par des traces de rouille. Des pièces similaires sont conservées au Getty Museum.
Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve également un chanfrein en bronze grec du IIIe siècle av. J.-C., provenant d'Italie du Sud, probablement à usage cérémoniel.
Fabrication et matériaux 
La technique de fabrication était le martelage (repoussé) — le bronzier travaillait une feuille de bronze par percussion pour lui donner le galbe exact de la tête du cheval, avec les découpes précises pour les yeux, les oreilles et les naseaux. Les exemplaires de luxe recevaient ensuite des incrustations d'ivoire, d'ambre ou d'argent, et parfois une dorure.
L'évolution romaine 
Pour la cavalerie romaine, la documentation est plus abondante. Des gardes-yeux de chanfrein en alliage cuivreux, datés de la fin du Ier-début du IIe siècle ap. J.-C., ont été retrouvés à Ribchester au Royaume-Uni et sont conservés au British Museum.
Un chanfrein en cuir remarquablement conservé, daté d'environ 100 ap. J.-C., a été découvert dans un puits du fort romain de Trimontium (Newstead, Écosse). Les conditions anaérobies du puits ont préservé le cuir parfaitement. Il était richement décoré de rivets en laiton formant des motifs végétaux, avec entre les deux œillets un cercle destiné à recevoir un ornement en laiton. Les chanfrens étaient réservés aux chevaux des cavaliers de haut rang.
Trois types romains identifiés
La recherche archéologique moderne a établi une classification en trois types pour les chanfrens romains en métal :
le type A (pièce unique couvrant le front),
le type B (deux pièces articulées)
le type C (trois pièces, le plus élaboré, daté des IIe-IIIe siècles ap. J.-C.), dont plusieurs fragments ont été retrouvés dans des forts du limes germanique
.

Tiré de Wikipedia

Le terme chanfrein est utilisé dans la description anatomique de la tête des animaux pour désigner la partie comprise entre le front et les naseaux ou la truffe du cheval, du chien, du chat, de la vache et de certains autres mammifères à tête allongée.
Par analogie, on nomme également
chanfrein la pièce de fer protégeant la tête et le front de l'animal dans le caparaçon.

The chanfron (also spelled chaffron, champion, chamfron, chamfrein, champron, and shaffron) was designed to protect the horse's face. Sometimes this included hinged cheek plates. A decorative feature common to many chanfrons is a rondel with a small spike.The chanfron was known as early as ancient Greece, but vanished from use in Europe until the twelfth century when metal plates replaced boiled leather as protection for war horses. The basic design of the chanfron remained stable until it became obsolete in the seventeenth century, although late examples are often notable for engraved decoration. A chanfron extended from the horse's ears to its muzzle. Flanges often covered the eyes. In an open chanfron, the eyes received no protection. Hinged extensions to cover the jowls were commonly used for jousting tournaments.The enigmatic Torrs pony-cap from Scotland appears to be a bronze chanfron from about the 2nd century BC, perhaps later fitted with the bronze horns found with it.