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Religion Christianisme Graffito Blasphématoire di Alessameno Palatin Rome

Religion Christianisme Graffito Blasphématoire di Alessameno Palatin Rome
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Ce graffiti dit du Pedagogio est convenu avoir été gravé dans la première moitié du IIIe siècle après JC Le graffito d'Alexamenos : la plus ancienne représentation connue de la Crucifixion.Ce graffiti moqueur gravé dans le plâtre du Paedagogium, sur le mont Palatin à Rome, met en scène un homme adorant un crucifié à tête d'âne.
En 1856, à l'occasion des fouilles archéologiques sur la colline du Palatin, colline romaine sur laquelle le palais de l'empereur a été construit, précisément dans les salles utilisées comme école ou internat, un étrange graffiti datant du deuxième ou au troisième siècle a été découvert
Le graffito fut mis au jour en 1856 lors de fouilles archéologiques menées sur le mont Palatin, la colline romaine où s'élevait le palais impérial. Il fut découvert précisément dans les salles identifiées comme le Paedagogium, un bâtiment qui aurait servi à la formation des jeunes esclaves et pages impériaux. Gravé au stylet dans un enduit de plâtre blanc, le dessin est aujourd'hui daté de la période sévérienne, soit approximativement entre 192 et 235 après J.-C., même si certains chercheurs ont proposé des datations plus larges, s'étendant du début du IIe au IIIe siècle.
Le plâtre original est aujourd'hui conservé et exposé au musée du Palatin (Museo Palatino), sur le site archéologique de Rome, où il est présenté sous le titre « intonaco graffito con crocifisso blasfemo » (« enduit gravé avec crucifix blasphématoire »), comme l'atteste le cartel de salle photographié in situ.
Sur le plâtre avait été gravée une croix avec la représentation d'un âne suspendu à une croix. Ci-dessous, une inscription grecque "Alessameno, vénérer son dieu",
Le graffiti représente une figure crucifiée vue de dos, vêtue d'une courte tunique sans manches et surmontée d'une tête d'âne. À gauche de la croix, un jeune homme vêtu d'un vêtement similaire lève un bras dans un geste d'adoration. Entre les deux personnages figure une inscription grecque gravée en lettres capitales : « ΑΛΕΞΑΜΕΝΟ? ?ΕΒΕΤΕ ΘΕΟΝ », soit « Alexamenos adore [son] dieu ». L'ensemble constitue une scène délibérément moqueuse, où la vénération chrétienne du crucifié est tournée en dérision par l'attribution d'une tête animale à la figure divine.
Entre les deux personnages, un graffiti grec portant l'inscription: "Alexamenos sebete theon", c'est-à-dire Alexamenos, adore son dieu. Les hypothèses avancées sur ce graffiti sont nombreuses et contrastées.
Aujourd'hui, apres beaucoup de polémiques on exclu définitivement certaines interprétations
Depuis sa découverte, ce graffiti a suscité de nombreuses hypothèses. Certains chercheurs y ont vu la déclaration de foi d'un adepte d'une secte gnostique vénérant une divinité à tête d'âne, ou encore une fusion iconographique entre le Christ et le dieu égyptien Anubis. D'autres ont proposé d'y lire une formule à caractère magique, mettant en scène la neutralisation d'une figure démoniaque. Après des décennies de débat, l'interprétation aujourd'hui la plus largement retenue reste celle d'une caricature anti-chrétienne : un auteur inconnu se serait moqué d'un certain Alexamenos, probablement un jeune chrétien de l'entourage du Paedagogium, en le représentant en train de prier un dieu à tête d'âne.Cette lecture s'appuie notamment sur le témoignage de sources antiques telles que Tertullien, qui rapporte dans son Ad Nationes que les chrétiens étaient parfois accusés d'adorer une divinité à tête d'animal — accusation reprise également à l'encontre des Juifs par certains auteurs païens de l'époque. Le graffiti d'Alexamenos apparaît ainsi comme un témoignage direct, quoique hostile, de la perception populaire du christianisme naissant dans la Rome impériale du IIIe siècle.
Alexamène, adeptes d'une secte gnostique aurait enregistré une déclaration de foi pour son dieu
Fusion du Christ et Anubis
Malédiction avec formule magique comme la représentation du diable annulé par Dieu
On penche plutot vers une caricature l'auteur se moqueraikt d'un chrétien, Alexamène qui prie un dieu à tête mules.
L’interprétation est corroborée par le fait que d'après des sources anciennes, comme Tertullien (Ad Nat. I, 14.1), confirment que les chrétiens étaient accusés d’adorer un dieu à tête bizarre
L'importance historique du graffiti est importante, car c'est l'une des plus anciennes représentations de la crucifixion.
Ce graiftto a une importance historique majeure
Indépendamment de la polémique religieuse qu'il visait à exprimer, ce petit graffiti anonyme revêt une importance considérable pour l'histoire de l'art et l'histoire du christianisme : il constitue en effet l'une des plus anciennes représentations connues de la Crucifixion, antérieure de plusieurs siècles aux premières images chrétiennes officielles du Christ en croix, qui n'apparaîtront de façon assumée qu'à partir du Ve siècle. Paradoxalement, c'est donc à travers le regard moqueur d'un adversaire du christianisme que nous est parvenue l'une des toutes premières traces visuelles de la crucifixion telle qu'elle était perçue dans le monde romain.