
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Le projet Moto-"Katyusha"ou motocyclette blindée à batterie mobile » (1942)
En mars 1942, un projet fut soumis à la Direction des trains blindés du GABTU (service blindé de l'Armée rouge) : une motocyclette blindée équipée d'une rampe de lancement mobile, conçue comme arme antichar. L'engin, basé sur le modèle M-72 (dérivé de la BMW R71), devait être protégé par un blindage de 6 mm à l'avant et 4 mm sur les côtés, avec un pare-brise blindé inspiré de celui de l'Iliouchine Il-2. La rampe, installée à la place du side-car, pouvait pivoter de 26° horizontalement (vers la droite uniquement) et de -6° à +40° verticalement. Elle pouvait emporter 16 roquettes RS-82, ou une combinaison de RS-82 et RS-132, voire 18 lance-ampoules incendiaires destinés à enflammer les chars ennemis. Un mitrailleur DT complétait l'armement. Le poids total atteignait environ 630 kg. Ce projet précis resta cependant à l'état de papier.
Un précédent réel : le RUM-12 (1941)Les auteurs de ce projet de 1942 n'étaient pas les premiers à avoir cette idée. Dès septembre 1941, le bureau d'études de l'usine n°481 (Moscou) avait conçu et testé au polygone de Sofrino une installation baptisée RUM-12 : une motocyclette équipée, à la place du side-car, de rampes aéronautiques standard pour 12 roquettes RS-82, protégée simplement par un bouclier contre les gaz de tir (sans blindage complet ni mitrailleuse). Les essais révélèrent des problèmes — le side-car bougeait sous le tir en rafale, et la moitié des roquettes tombait à seulement 50 mètres à cause de défauts de poudre — mais les roquettes utilisant de la poudre à combustion rapide (BPP) fonctionnaient correctement. Malgré ces défauts, le polygone jugea que le RUM-12 pourrait, moyennant quelques ajustements, équiper des unités motocyclistes. Le projet fut cependant abandonné lorsque l'usine n°481 dut être évacuée à l'automne 1941.
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RUM-12 (1941, URSS) Le RUM-12 est un précédent réel, antérieur au projet de « motocyclette blindée à batterie mobile » de 1942, et beaucoup plus abouti puisqu'il fut effectivement construit et testé, contrairement à ce dernier resté sur le papier.
Résultats des essais
Fin du projet |
Moto-"Katyusha" - papier et réel
Des dées pour la réalisation et la con,conception de systèmes de lancement Katyuska sur d’autres bases autres que les camions ou chassis chenillés ont été élaborées en 1941 9142 nottament un sur la base de la moto
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'esprit d'innovation était activement encouragé au sein de l'Armée rouge, y compris par des concours dotés de primes substantielles. Parmi les projets les plus audacieux figurent plusieurs tentatives de transformer des motocyclettes en plateformes de tir pour roquettes (RS), une idée qui peut sembler extravagante mais qui fut prise très au sérieux.
Ce concept fut encouragé, au plus haut niveau.
Plus que cela, diverses compétitions ont été organisées avec un budget très correct . et elle mis en compétition diverses usine comme par exemple une usine de compteurs de pour voiture
Ici tout était supervisé par quatre ingénieurs la Direction des trains blindés du GABTU (service blindé de l'Armée rouge). La correspondance a été retrouvée
Voila l histoire de ce projet de « motocyclette blindée à batterie mobile » (1942)
Il faut savoir que les ingénieurs ont regardé ce qui se faisaitn dans les autres armées notamment avec des sidecar comme chez les allemands et les francais
Sur ces motos divers pivots pouvaient supporter des mitrailleuses aussi l’idée d’installé d’autres armes comme des mortiers par exemple fit son chemin et on arriva à l’idée det l'utilisation d'une moto comme base pour l'installation d'un lance-fusées multiples.
Il y eu aussi des idées de conversion de motos en "Moto blindée avec une batterie mobile"
Il aurait consisté a transformer une moto M-72 en plate-forme de tir pour mortier En 1942, il y a eu des propositions de création d'une moto blindée armée d'un lanceur.LRM
En mars 1942, un projet fut soumis à la Direction des trains blindés du GABTU (service blindé de l'Armée rouge) : une motocyclette blindée équipée d'une rampe de lancement mobile, conçue comme arme antichar.
Malheureusement, on ne sait pas grand choses sur les auteurs de cette idée, mais il faut noter qu'ils n'étaient pas les seuls en 1942 On sait que B.M. Barinov et V.I. Karev, ont proposé cette idée mais 'ils n'étaient pas les premiers. sauf que les études avaient été poussées En effet l 'engin, basé sur le modèle M-72 (dérivé de la BMW R71), devait être protégé par un blindage de 6 mm à l'avant et 4 mm sur les côtés, avec un pare-brise blindé inspiré de celui de l'Iliouchine Il-2. La rampe, installée à la place du side-car, pouvait pivoter de 26° horizontalement (vers la droite uniquement) et de -6° à +40° verticalement. Elle pouvait emporter 16 roquettes RS-82, ou une combinaison de RS-82 et RS-132, voire 18 lance-ampoules incendiaires destinés à enflammer les chars ennemis. Un mitrailleur DT complétait l'armement. Le poids total atteignait environ 630 kg. Ce projet précis resta cependant à l'état de papier.
Mais les travaux de Barinov et Karev sont allés plus loin
Pour eux , la moto blindée proposée comme "batterie mobile" automotrice ou , antichar. Devait être abandonnée par contre l idée de Moto équipée de LRM pour un appui feu local devait être creusée
Il faut savoir que la roquette RS 82 n avait pas un précision terrible
Avec sa précision extrêmement faible, la fusée a volé n'importe où sauf sur la cible . Néanmoins, l'idée a continué à faire son chemin et on a conclut que lese M-8 avec le M-13 servaient a sature le terrain
Donc on a abandonné l iédée d’utiliser cette roquette comme arme Anti char
Reste le choix de la moto
Les auteurs n'ont pas précisé de marque spécifique de moto, mais ils n'avaient pas d'autres alternatives que M-72, et le moteur d'une capacité de 22 chevaux
. Idéalement, ils voulaient quelque chose de plus puissant, car ils comprenaient tout le problème de la conversion en batterie automotrice. Une autre question est que le Harley-Davidson WLA, qui a commencé à arriver en 1942, avait à peu près la même puissance de moteur que le M-72.
Selon le projet, la moto aurait été blindée avec une, 'épaisseur frontale de t 6 mm,et latérale de 4 mm.
On estime qu'une telle armure auait atteint un poids de 220 kg. . Le parebrise blindé aurait été monté à l’ avant
Ainsi le poids de la moto aurait atteint t 630 kg.
L’armement était placé à droite sur un secteur limité
Système d'armé avec la batterie RS.
Sur la droite se trouve le lanceur
. Il pouvait avoir un débattement horizontal de 26 degrés (seulement à droite) et verticalement de -6 à +40 degrés.
Il pouvait emporter 16 roquettes RS-82 montées sur des rails d'aviation.
Une deuxième version était prévue avec un armement mixte - 8 RS-82 et 6 RS-132, également sur les guides d'aviation.
Il y avait aussi une troisième version de l'armement - 18 ampulomètes.
Un ampulomet (ампуломёт) est un lance-projectile soviétique de la Seconde Guerre mondiale, une sorte de mortier léger conçu pour propulser des ampoules en verre remplies de liquide incendiaire (souvent du KS, un mélange auto-inflammable) ou parfois d'autres substances (fumigènes, voire chimiques dans certains essais).
Principe de fonctionnement
L'arme ressemblait à un petit mortier ou lance-grenades, tirant grâce à une charge de poudre (souvent une cartouche de fusil de chasse modifiée).
Le projectile n'était pas un obus classique mais une ampoule en verre sphérique fragile, remplie de liquide incendiaire, qui se brisait à l'impact et enflammait la cible.
Usage
Il fut utilisé de façon improvisée dès 1941, notamment dans la défense de Moscou, pour la lutte antichar rapprochée — l'ampoule incendiaire, une fois brisée sur le blindage ou le moteur d'un char, pouvait provoquer un incendie.
Sa portée était très limitée (de l'ordre de quelques centaines de mètres au mieux, souvent bien moins), ce qui obligeait le tireur à s'approcher dangereusement près de la cible — d'où la remarque de l'article sur le fait qu'il fallait une bonne dose de courage (ou d'inconscience) pour s'en servir contre un char.
L'arme était aussi risquée pour son propre utilisateur : les ampoules de verre remplies de liquide inflammable pouvaient se briser accidentellement en cas de mauvaise manipulation ou de tir raté.
Mais installer 18 ampulomets sur une motocyclette pour « incendier des chars » était une idée séduisante sur le papier, mais peu réaliste vu la faible portée de l'arme — il aurait fallu rouler quasiment au contact de l'ennemi pour s'en servir efficacement.
La moto avait aussi une arme d’autodéfense une mitraillette avec 3 chargeurs en réserve
Les tests
Hélas, aucunes photographies les photos du RUM-12 n'ontLe Compte rendu des tests au polygone de Sofrina ,vont faire apparaitre divers problèmes
Le projectile
Au cours des tirs il y a eu des problèmes répétés avec les projectiles eux-mêmes:
Lla moitié des 12 RS-82 lancés sont tombés à une distance de 50 mètres, le reste a été dispersé.
La RS-82, équipée de la poudre à combustion rapide du BPP, fonctionnait normalement. Au polygone de Sofrinsky, il a été considéré qu'avec un petit réglage, l'installation pouvait reconstituer l'armement des unités de moto.
Ainsi, l'idée d'une moto avec RS-82 n'était pas si folle. Il a été mis en œuvre dans la pratique, et le résultat n'a pas été si négatif
. Une autre chose est que l'usine n° 481 du NKAP (C. Moscou). qui produisait les motos a été évacuée à l’automne 1941 .Les etudes vont reprendre en 1942 mais le projet sera abandonné