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France Les Dynasties qui ont gouverné la France 447 - 1848

Article fait par :fiche thematique

Mis en ligne le 21/08/2026 à 17:38:00



France Les Dynasties qui ont gouverné la France  447 - 1848  
 
J ai retrouvé dans mes archives ce depliant datant des années 1950
Nus qui avons été bercés par les Mallet Issac il est doux de retrouver cette façon d'enseigner l 'Histoire
 
Voici donc apres la petite Histoire ( que je vous conseille de regarder
 
 notre Grande histoire de l'Histoire France
Les Mérovingiens sont la première dynastie de rois francs, qui a régné sur la Gaule puis sur le royaume franc du milieu du Ve siècle jusqu'en 751.
Origines et fondation
La dynastie tire son nom de Mérovée, chef légendaire des Francs saliens au milieu du Ve siècle, dont on sait peu de choses de façon certaine. C'est son petit-fils, Clovis Ier (règne 481-511), qui fait véritablement entrer les Mérovingiens dans l'histoire :
Il unifie les tribus franques et étend son royaume sur une grande partie de la Gaule, en battant notamment les Wisigoths à Vouillé (507).
Sa conversion au christianisme catholique (vers 496-508), plutôt qu'à l'arianisme comme d'autres rois barbares, est un tournant majeur : elle lui assure le soutien de l'Église et de la population gallo-romaine, et ancre durablement la France dans le catholicisme.
Un royaume sans cesse divisé
Contrairement à une monarchie centralisée, le royaume franc fonctionnait selon la coutume du partage successoral : à la mort d'un roi, le royaume était divisé entre ses fils. Cela a produit une histoire mérovingienne chaotique, faite de guerres civiles récurrentes entre royaumes frères (Neustrie, Austrasie, Burgondie), ponctuée de réunifications temporaires — notamment sous Clotaire Ier ou Dagobert Ier (629-639), souvent considéré comme le dernier grand roi mérovingien effectif.
Le déclin : les « rois fainéants »
Après Dagobert Ier, le pouvoir royal s'affaiblit progressivement. Les rois, souvent intronisés très jeunes, perdent le contrôle réel des affaires au profit de leurs maires du palais — de hauts fonctionnaires chargés de l'administration qui deviennent les véritables détenteurs du pouvoir. Cette période a valu aux derniers Mérovingiens le surnom, un peu injuste mais resté célèbre, de « rois fainéants ».
La fin de la dynastie
La famille des maires du palais d'Austrasie, les Pippinides (ancêtres des Carolingiens), concentre de plus en plus de pouvoir, notamment avec Charles Martel (vainqueur à Poitiers en 732, mais qui ne prend jamais le titre royal). C'est son fils, Pépin le Bref, qui met fin à la fiction mérovingienne en 751 : avec l'accord du pape, il dépose le dernier roi mérovingien, Childéric III, et se fait couronner roi des Francs, fondant la dynastie carolingienne.
Ce qu'il faut retenir
Les Mérovingiens ont posé les bases du royaume franc et de son identité chrétienne, mais leur système successoral a produit une instabilité chronique qui a fini par vider la fonction royale de sa substance, ouvrant la voie à la prise de pouvoir des Carolingiens.
 
Les Carolingiens succèdent aux Mérovingiens en 751 et dominent l'Europe occidentale jusqu'à la fin du Xe siècle (voire plus tard selon les branches régionales).
Une dynastie née du pouvoir des maires du palais
Les Carolingiens descendent des Pippinides, cette famille de maires du palais d'Austrasie qui avait progressivement confisqué le pouvoir réel aux derniers rois mérovingiens. Deux figures précèdent la fondation officielle de la dynastie :
    Charles Martel (mort en 741), maire du palais, célèbre pour avoir stoppé l'avancée des armées omeyyades à la bataille de Poitiers (732).
    Pépin le Bref, son fils, qui dépose le dernier roi mérovingien en 751 et se fait sacrer roi des Francs avec l'appui du pape — donnant naissance à une nouvelle légitimité royale, sacrée par l'Église.
L'apogée : Charlemagne
Le fils de Pépin, Charlemagne (règne 768-814), porte la dynastie à son sommet :
    Il mène des conquêtes considérables (Lombards en Italie, Saxons, Bavière, marche d'Espagne...), constituant un empire couvrant une grande partie de l'Europe occidentale.
    Le jour de Noël 800, le pape Léon III le couronne empereur à Rome, ressuscitant symboliquement l'Empire romain d'Occident.
    Son règne est aussi marqué par la « renaissance carolingienne » : réforme de l'écriture (la minuscule caroline), développement des écoles monastiques et de la culture savante, réorganisation administrative avec les comtes et les missi dominici (envoyés royaux chargés de contrôler l'administration locale).
La fragmentation de l'empire
Comme chez les Mérovingiens, la coutume du partage successoral refait surface et fragilise l'édifice :
    Son fils Louis le Pieux (règne 814-840) peine à maintenir l'unité face aux rivalités entre ses propres fils.
    Le traité de Verdun (843), signé par les trois petits-fils de Charlemagne, scelle le partage définitif de l'empire en trois royaumes : la Francie occidentale (à peu près la future France, pour Charles le Chauve), la Francie orientale (à peu près la future Allemagne, pour Louis le Germanique), et la Francie médiane, une bande centrale instable (Italie, Lotharingie...) pour Lothaire Ier. Cet événement est souvent vu comme l'acte fondateur de la distinction entre la France et l'Allemagne.
Le déclin
Les siècles suivants voient le pouvoir carolingien s'éroder :
    Invasions extérieures répétées (Vikings, Sarrasins, Hongrois) que les rois carolingiens peinent à contenir.
    Montée en puissance de l'aristocratie locale (comtes, ducs) qui s'émancipe progressivement de l'autorité royale — un phénomène qui préfigure la féodalité.
    En Francie occidentale, la dynastie s'éteint définitivement en 987 avec la mort de Louis V, remplacé par Hugues Capet, qui fonde la dynastie capétienne.
    En Francie orientale, la lignée carolingienne directe s'éteint dès 911, ouvrant la voie à d'autres dynasties germaniques (dont les Ottoniens, qui reprennent le titre impérial).
Ce qu'il faut retenir
Les Carolingiens ont créé, avec Charlemagne, le projet politique et culturel le plus ambitieux de l'Occident post-romain, ressuscitant l'idée d'empire et posant les bases culturelles du Moyen Âge européen — mais ce même système de partage successoral qui avait miné les Mérovingiens a fini par disloquer leur œuvre, ouvrant la voie aux dynasties nationales (Capétiens en France, Ottoniens en Allemagne).
Les Capétiens directs forment la lignée directe (père à fils) de la dynastie capétienne, de Hugues Capet (987) à Charles IV (mort en 1328), avant que la couronne ne passe à la branche collatérale des Valois.
Une fondation modeste
Hugues Capet, élu roi des Francs en 987 à la mort de Louis V (dernier Carolingien), ne contrôle au départ qu'un domaine royal très restreint autour de Paris et d'Orléans (l'« Île-de-France »). Les grands féodaux (ducs de Normandie, d'Aquitaine, comtes de Flandre, de Champagne...) sont souvent plus puissants que le roi lui-même. Pour assurer la pérennité de la dynastie, les premiers Capétiens prennent l'habitude de faire sacrer leur fils aîné de leur vivant — une pratique qui garantit une succession sans rupture pendant plus de trois siècles, un record pour l'époque.
La lente construction du pouvoir royal
Le règne des Capétiens directs est marqué par une croissance progressive et méthodique du domaine royal et de l'autorité monarchique :
  • Louis VI le Gros (1108-1137) mate les seigneurs brigands d'Île-de-France et renforce l'autorité royale sur son propre domaine.
  • Philippe II Auguste (1180-1223) marque un tournant décisif : il triomphe de Jean sans Terre et confisque la plupart des possessions continentales des Plantagenêt (Normandie, Anjou, Maine...) à la bataille de Bouvines (1214), quadruplant ainsi le domaine royal.
  • Louis IX / Saint Louis (1226-1270) incarne l'apogée du modèle royal médiéval : justice royale renforcée, prestige moral et religieux considérable (il sera canonisé), mais aussi deux croisades coûteuses et malheureuses.
  • Philippe IV le Bel (1285-1314) pousse loin l'affirmation de l'État royal face aux pouvoirs concurrents : conflit avec la papauté (dont l'épisode de l'attentat d'Anagni), procès et destruction de l'ordre des Templiers, développement d'une administration royale de juristes compétents (les « légistes »).
L'extinction de la lignée directe
Après Philippe le Bel, la dynastie s'éteint en quelques années à peine, un épisode surnommé la « malédiction des Templiers » dans la légende :
  • Ses trois fils règnent successivement mais brièvement et meurent tous sans héritier mâle survivant : Louis X le Hutin (1314-1316), Philippe V le Long (1316-1322), Charles IV le Bel (1322-1328).
  • À la mort de Charles IV en 1328 sans fils, la couronne ne peut plus se transmettre en ligne directe.
La transition vers les Valois
Faute d'héritier direct, la couronne passe à Philippe VI de Valois, cousin des derniers Capétiens (petit-fils de Philippe III), en vertu de règles de succession qui excluent les femmes et la transmission par les femmes (la future « loi salique »). Ce choix est contesté par le roi d'Angleterre Édouard III, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, qui revendique lui aussi la couronne — un différend qui sera l'une des causes profondes de la guerre de Cent Ans (1337-1453).
Ce qu'il faut retenir
Les Capétiens directs ont transformé une monarchie fragile et régionale en un État royal structuré, en s'appuyant sur la continuité dynastique, l'expansion méthodique du domaine, et une administration de plus en plus efficace — posant ainsi les fondations de la France moderne, avant que l'absence d'héritier mâle direct n'ouvre la voie aux Valois et, indirectement, à la guerre de Cent Ans.
 
 
 
les valois
 
Les Valois succèdent aux Capétiens directs en 1328 et règnent sur la France jusqu'en 1589, une période dominée par la guerre de Cent Ans, la Renaissance et les guerres de Religion.
Une succession contestée dès le départ
Philippe VI (règne 1328-1350), petit-fils de Philippe III par les hommes, hérite de la couronne selon les règles excluant la transmission par les femmes. Mais Édouard III d'Angleterre, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère Isabelle de France, conteste ce choix et revendique lui aussi le trône français. Ce litige dynastique, mêlé à des rivalités territoriales et économiques (la Guyenne, la Flandre), déclenche la guerre de Cent Ans (1337-1453).
La guerre de Cent Ans : un long calvaire
Le conflit est marqué par des désastres militaires retentissants pour la France :
  • Défaites de Crécy (1346), Poitiers (1356, où le roi Jean II le Bon est fait prisonnier), puis Azincourt (1415) sous Charles VI, roi frappé de folie récurrente.
  • Le traité de Troyes (1420) déshérite même le dauphin Charles au profit du roi d'Angleterre.
  • Le redressement vient d'une figure inattendue : Jeanne d'Arc, qui en 1429 fait lever le siège d'Orléans et conduit Charles VII à se faire sacrer à Reims, redonnant sa légitimité à la couronne française.
  • Charles VII et son fils Louis XI (1461-1483) achèvent la reconquête et renforcent considérablement l'autorité royale, Louis XI étant resté célèbre pour son habileté politique face aux grands féodaux, notamment Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.
La Renaissance et les guerres d'Italie
À partir de la fin du XVe siècle, les rois Valois se lancent dans les guerres d'Italie (1494-1559), qui les mettent au contact de la Renaissance italienne :
  • Charles VIII, Louis XII, puis surtout François Ier (1515-1547) ramènent d'Italie l'art et les idées de la Renaissance, transformant profondément la culture et l'architecture françaises (châteaux de la Loire, mécénat artistique avec notamment Léonard de Vinci).
  • François Ier est aussi le grand rival de Charles Quint, avec qui il se dispute la suprématie européenne et le titre impérial.
  • Son fils Henri II (1547-1559) meurt accidentellement lors d'un tournoi, un épisode qui plonge le royaume dans une période d'instabilité.
Les guerres de Religion et la fin de la dynastie
La seconde moitié du XVIe siècle est dominée par les guerres de Religion entre catholiques et protestants (huguenots), sur fond de rivalité entre grandes familles (Guise, Bourbon, Montmorency) :
  • Les fils d'Henri II et de Catherine de Médicis — François II, Charles IX et Henri III — se succèdent sur un trône fragilisé, incapables d'enrayer la spirale de violence, dont le point culminant est le massacre de la Saint-Barthélemy (1572) sous Charles IX.
  • Henri III (1574-1589), dernier roi Valois, est assassiné par un moine ligueur en 1589, sans héritier direct.
La transition vers les Bourbons
La couronne passe alors à son plus proche parent mâle par les Capétiens, Henri de Navarre, chef du parti protestant, qui devient Henri IV, premier roi de la dynastie des Bourbons. Pour asseoir sa légitimité contestée par les catholiques les plus radicaux, il se convertit au catholicisme (« Paris vaut bien une messe ») et promulgue l'édit de Nantes (1598), accordant une tolérance religieuse aux protestants.
Ce qu'il faut retenir
Les Valois ont traversé l'une des périodes les plus mouvementées de l'histoire de France — la guerre de Cent Ans, qui faillit coûter son indépendance au royaume, puis les guerres de Religion, qui manquèrent de le disloquer — tout en portant la France dans l'âge de la Renaissance. Leur extinction, comme celle des Capétiens directs avant eux, tient une nouvelle fois à l'absence d'héritier mâle direct, ouvrant la voie à la dynastie des Bourbons.
 
 
 
Les Bourbons accèdent au trône de France en 1589 avec Henri IV et y règnent, avec une interruption révolutionnaire, jusqu'en 1848 (1830 pour la branche aînée).
Henri IV : la réconciliation du royaume
Henri IV (règne 1589-1610), chef du parti protestant devenu roi, doit d'abord reconquérir militairement son propre royaume face à la Ligue catholique. Sa conversion au catholicisme en 1593 lève l'essentiel des résistances. Son règne est associé à la pacification religieuse (édit de Nantes, 1598) et au redressement économique du pays après des décennies de guerre civile, sous l'impulsion de son ministre Sully. Il est assassiné par Ravaillac en 1610.
Louis XIII et Richelieu
Louis XIII (1610-1643) s'appuie sur son ministre, le cardinal de Richelieu, pour renforcer considérablement l'autorité royale : lutte contre les places fortes protestantes (siège de La Rochelle), répression de la noblesse frondeuse, engagement dans la guerre de Trente Ans contre les Habsbourg. Richelieu pose les bases de l'absolutisme et de la centralisation administrative que son règne va incarner.
Louis XIV : l'apogée de l'absolutisme
Louis XIV, le « Roi-Soleil » (règne personnel 1661-1715, le plus long de l'histoire de France), porte la monarchie absolue à son sommet :
Louis XV et Louis XVI : le déclin de l'Ancien Régime
La Révolution et l'Empire : la parenthèse
Entre 1792 et 1814, la France cesse d'être une monarchie bourbonienne (Première République, puis Premier Empire napoléonien). La dynastie survit en exil.
La Restauration : le retour des Bourbons
Après la chute de Napoléon, les Bourbons reviennent au pouvoir :
La branche cadette : les Orléans
Charles X est remplacé non par un autre Bourbon de la branche aînée, mais par son cousin Louis-Philippe Ier, duc d'Orléans, descendant lui aussi des Bourbons (par une branche cadette issue du frère de Louis XIV). Il règne comme « roi des Français » (et non « roi de France ») de 1830 à 1848, sous la Monarchie de Juillet, jusqu'à ce que la révolution de 1848 mette fin à la monarchie en France de façon définitive, ouvrant la voie à la Deuxième République.
Ce qu'il faut retenir
Les Bourbons ont porté la monarchie française de la réconciliation religieuse (Henri IV) à son apogée absolutiste (Louis XIV), avant de s'effondrer sous le poids de crises financières et sociales qu'ils n'ont pas su résoudre (Louis XVI), entraînant la chute de l'Ancien Régime en 1789. Leur retour temporaire après Napoléon (1814-1830, puis 1830-1848 avec la branche d'Orléans) n'a fait que retarder l'avènement définitif de la République en France.