
Article fait par :Claude Balmefrezol
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La Bretagne Romaine 55 av JC 476 ap JC De la Conquête à l'Abandon en passant par la Conquète et la Pacification César Caligula Claude Agricola Le Mur d'Hadrien Le Mur d'Antonin
| In memoriam Alain Houot |
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Date
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Événement
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55-54 av. J.-C.
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Deux expéditions de Jules César — soumission provisoire — sans lendemain
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39-40 apr. J.-C.
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Caligula masse des troupes à Boulogne — renonce sans traverser
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43 apr. J.-C.
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Claude lance la conquête — Aulus Plautius — débarquement à Richborough
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43-47 apr. J.-C.
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Pacification du Sud — fondation de Camulodunum (Colchester) — capitale
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47-52 apr. J.-C.
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Scapula trace la Fosse Way — cordon provisoire de 350 km — révolte de Caratacus
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60-61 apr. J.-C.
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Grande révolte de Boudicca — reine des Icéniens — écrasée par Suetonius Paulinus
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71-84 apr. J.-C.
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Reprise de la conquête sous Vespasien — Cerialis, Frontin, puis Agricola
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78-84 apr. J.-C.
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Campagnes d'Agricola — envahit la Calédonie — victoire du mont Graupius (83)
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84 apr. J.-C.
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Rappel d'Agricola par Domitien — abandon du nord — repli vers une frontière fixe
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122 apr. J.-C.
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Construction du Mur d'Hadrien — 117 km d'une mer à l'autre
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142 apr. J.-C.
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Construction du Mur d'Antonin — 63 km — plus au nord en Écosse
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160 apr. J.-C.
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Abandon du Mur d'Antonin — pression des Pictes — retour au Mur d'Hadrien
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410 apr. J.-C.
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Retrait définitif des légions romaines — fin de la Bretagne romaine
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| II Augusta, | IX Hispana | XIV Gemina | XX Valeria Victrix |
| Les deux Murs |
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Caractéristique
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Description
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Longueur totale
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117 km (80 miles romains) — de Wallsend sur la Tyne à Bowness-on-Solway
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Hauteur
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Environ 6 mètres (20 pieds romains) — avec chemin de ronde et parapet
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Largeur
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Environ 2,4 à 3 mètres (8 pieds romains) — en pierre à l'est, en tourbe à l'ouest initialement
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Milecastles
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Un milecastle (petit fort) tous les milles romains — environ 80 au total — avec porte donnant vers le nord
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Tourelles
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Deux tourelles (turrets) entre chaque milecastle — points de surveillance tous les 500 mètres
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Forts majeurs
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17 forts principaux accueillant 500 à 1 000 soldats chacun — espacés d'environ 7 milles
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Fossé nord
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Fossé devant le mur côté nord — large et profond — obstacle supplémentaire
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Vallum
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Fossé et levées de terre côté sud — unique sur toute frontière romaine — contrôle de la zone civile
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Légions bâtisseuses
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VIe Victrix, XXe Valeria Victrix et IIe Augusta — aidées de cohortes auxiliaires
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Construction
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À partir de 122 apr. J.-C. — achevé vers 128-130 apr. J.-C.
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Inscription UNESCO
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Patrimoine mondial depuis 1987 — « Frontières de l'Empire romain »
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Caractéristique
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Mur d'Hadrien
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Mur d'Antonin
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Date construction
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À partir de 122 apr. J.-C.
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À partir de 142 apr. J.-C.
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Longueur
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117 km (80 miles romains)
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63 km (37 miles romains)
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Matériau principal
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Pierre — tourbe à l'ouest initialement
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Tourbe sur fondation de pierre
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Hauteur estimée
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6 mètres avec parapet
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3 mètres — moins haut
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Largeur base
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2,4 à 3 mètres
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4 à 6 mètres — plus large
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Forts principaux
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17 forts majeurs
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17 forts également
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Milecastles
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Oui — tous les miles
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Petits forts intermédiaires
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Vallum
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Oui — fossé et levées au sud
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Non — pas de vallum
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Durée d'utilisation
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280 ans — jusqu'en 400+
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Environ 20 ans — abandonné vers 160
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Localisation
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Nord de l'Angleterre
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Sud de l'Écosse actuelle
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| La Bretagne au début du Ve siècle. Au sud-est, on distingue clairement le Litus Saxonicum |
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| Solidus de Constantin III |
| La Bataille de l'Alléluia |
| Vortigern |
Il reste que, vers 450, toute la partie orientale de la Bretagne était dominée par les Saxons. Ces derniers parvinrent aussi à repousser définitivement les Pictes au-delà du mur d'Hadrien, en les battant en 452. Selon certains récits, en 454 Hengist parvint à décapiter la chaîne de commandement des Bretons lors de la « Nuit des longs couteaux » (le même nom fut repris plus tard pour les meurtres nazis de 1934).
La « Nuit des longs couteaux » de 454 en BretagneC'est un excellent sujet à approfondir, car cet épisode est bien plus riche — et bien plus légendaire que factuel — que ne le laissait deviner la simple mention dans le texte traduit précédemment. La source unique et tardive : Nennius L'événement n'est connu que par un seul texte ancien, l'Historia Brittonum, attribuée à l'historien gallois Nennius, compilée au début du IXe siècle — soit environ quatre siècles après les faits supposés. Aucune source contemporaine du Ve siècle, ni même Gildas au VIe siècle, n'en parle. C'est un point capital : les historiens modernes considèrent cet épisode comme un récit largement légendaire, voire entièrement inventé a posteriori pour expliquer et dramatiser la perte de contrôle des Bretons sur leur île. Le déroulement du piège Le récit de Nennius est saisissant de précision théâtrale :
Un chiffre qui varie selon les versions
Une postérité linguistique frappante C'est là le plus étonnant : l'expression galloise originale, twyll y cyllyll hirion (« la trahison des longs couteaux »), a traversé les siècles jusqu'à inspirer directement le nom donné à la purge sanglante de juin 1934 en Allemagne nazie — la « Nuit des longs couteaux » historique que l'on connaît aujourd'hui. Le nom nazi n'est donc pas une coïncidence : c'est un emprunt conscient à ce récit médiéval de trahison sanglante lors d'un banquet de « paix ». Ce qu'il faut retenir sur sa fiabilité Comme le texte traduit le signalait déjà avec prudence, même Bède — pourtant notre meilleure source sur cette période — ne mentionne pas cet épisode. La plupart des historiens modernes y voient un récit à valeur morale et politique plutôt qu'un événement vérifiable : il sert dans l'Historia Brittonum à cristalliser l'image des Saxons comme des traîtres perfides par nature, et à expliquer — de façon dramatique et exemplaire — comment les Bretons perdirent le contrôle de leur île après avoir commis l'erreur fatale d'accueillir des mercenaires étrangers. |
La suite du récit chez Geoffroy de Monmouth : la vengeance et l'aube du cycle arthurienCe que Nennius racontait sobrement en quelques lignes, Geoffroy de Monmouth le transforme au XIIe siècle en une véritable saga de vengeance, dans son Historia Regum Britanniae — et c'est là que le massacre de 454 devient le point de départ direct de la légende arthurienne. L'évasion héroïque d'Eldol Chez Geoffroy, la conférence rassemble jusqu'à 460 nobles bretons. Piégé comme les autres, mais plus vif ou plus chanceux, Eldol, comte de Gloucester, trouve un pieu de bois abandonné sur le sol et s'en sert comme massue improvisée. Il tue soixante-dix Saxons en se frayant un chemin hors du carnage, avant de rejoindre son cheval et de s'échapper vers sa propre cité de Gloucester. Il devient dès lors l'unique noble breton survivant, aux côtés de Vortigern lui-même — mais l'un est captif, l'autre libre et animé d'une haine tenace envers Hengist. L'arrivée d'Ambrosius Aurelianus et Uther Geoffroy relie directement cet épisode à l'origine du personnage d'Ambrosius Aurelianus (appelé Aurelius Ambrosius dans son récit) et de son frère Uther — le futur père d'Arthur. Selon cette version, les deux frères sont fils d'un roi Constantin ; leur frère aîné Constans est assassiné sur instigation de Vortigern, et les deux cadets, encore enfants, sont exilés en Armorique (Bretagne continentale) pour leur sécurité. Devenus adultes, ils reviennent en Grande-Bretagne à la tête d'une armée pour renverser Vortigern, désormais affaibli. C'est à cette occasion qu'ils rencontrent et se lient d'amitié avec Merlin, dans un des premiers maillons du cycle arthurien tel qu'il se cristallisera par la suite. La mort de Vortigern Ambrosius, avant même de s'en prendre à Hengist, choisit de régler ses comptes avec Vortigern en premier. Il assiège la dernière forteresse du roi déchu (au site de Ganarew, selon certaines identifications modernes). Ne parvenant pas à percer les murs, Ambrosius fait entasser du bois autour de la tour et y met le feu, tandis que ses archers tirent des flèches enflammées à l'intérieur — Vortigern périt dans les flammes avec ses épouses et ses partisans. Deux batailles contre Hengist Ambrosius affronte ensuite Hengist en deux temps :
La vengeance personnelle d'Eldol C'est finalement Eldol lui-même qui retrouve Hengist au cœur de la mêlée. Après un combat acharné, il parvient à l'agripper par le heaume et à le traîner de force dans les rangs bretons, le capturant vivant. Ambrosius le fait ensuite décapiter — certaines versions locales situent la sépulture de Hengist sous un tertre appelé « Hengist's Mound » près de Conisbrough, un site que Geoffroy présente comme fortifié par Ambrosius lui-même après sa victoire. Ce qui en fait l'origine du cycle arthurien Cette séquence — exil des jeunes princes, retour vengeur, rencontre avec Merlin, victoire sur les Saxons — constitue chez Geoffroy de Monmouth le prologue direct à l'histoire d'Uther Pendragon puis d'Arthur lui-même. Ambrosius devient roi après sa victoire, avant qu'Uther ne lui succède ; c'est cette même lignée, dans la tradition galloise, qui fait parfois remonter la paternité mythique de la Bretagne post-romaine jusqu'à Constantin III — exactement le lien que soulevait le texte italien traduit plus tôt dans notre échange. Une réserve historique importante Il faut garder à l'esprit que cette suite dramatique n'existe que chez Geoffroy de Monmouth, six siècles après les faits, et dans un ouvrage largement reconnu comme une œuvre de pseudo-histoire à visée littéraire et politique plutôt qu'une chronique fiable. Bède, notre source la plus sérieuse pour cette période, mentionne bien Ambrosius Aurelianus comme chef de la résistance bretonne — mais rien des détails spectaculaires de la vengeance d'Eldol ou de la mort de Hengist à Conisbrough, qui relèvent entièrement de l'élaboration littéraire de Geoffroy. |
Lors d'une rencontre, le chef saxon parvint à prendre par surprise des centaines de chefs britanniques, qu'il fit massacrer par ses hommes. Il s'agit d'un événement non avéré (Bède, par exemple, n'en parle pas), mais il semble que Vortigern soit mort justement en 454.
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| Débarquements et implantations des Angles, des Saxons et des Jutes au Ve siècle |
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| Guerriers anglo-saxons |
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| Umbos de bouclier et têtes de hache provenant de la tourbière de Nydam |
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| Reproduction d'une spatha romano-barbare du VIe siècle |