
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Canon sans recul expérimental de 45 mm Type5 試製五式四十五筵簡易無反動砲
Tableaux Générés par IA sur mes indications
Le projectile cumulatif de Type 5 charge creuse Type 5
La charge creuse (HEAT) étant une munition antiblindage qui n'agit pas par énergie cinétique (comme un obus classique qui perce par vitesse), mais par effet Monroe/Munroe : une charge explosive en forme de cône creux, doublée d'un revêtement métallique (généralement en cuivre), qui à la détonation génère un jet de métal liquide à très haute vélocité (plus de 8 000 m/s) capable de percer le blindage.C'est pourquoi le Type 5 pouvait pénétrer 100 mm de blindage malgré une vitesse initiale ridiculement faible de seulement 40 m/s la pénétration ne dépend pas de la vitesse du projectile mais de l'explosion elle-même.
Caractérisitques
Calibre : 45 mm
Poids : 2,3 kg
Ogive creuse (HEAT) de conception dérivée des technologies allemandes (Panzerfaust/Panzerschreck) transmises au Japon après 1940
Stabilisation par ailettes (pas par rotation, car la rotation dégrade l'effet cumulatif)
Fusée de contact à l'avant
C'est exactement le même principe que le Panzerfaust allemand ou le bazooka américain, deux armes dont les ingénieurs japonais s'étaient inspirés après avoir capturé des exemplaires alliés en 1943.
D'un aspect rappelant une grenade à manche le projectile mesurait environ 700 mm de long pour un poids de 2 300 g. L'étui contenait une charge creuse à revêtement métallique d'environ 3 mm d'épaisseur. La masse explosive était d'environ 675 g, composée d'un mélange à parts égales de TNT (nommé « explosif brun » dans la terminologie japonaise) et d'hexogène (RDX).
La documentation japonaise faisait référence directe à l'« effet Neumann » (Neumann-Effekt) pour décrire le principe de fonctionnement de la charge creuse. Cela démontre que les spécialistes japonais maîtrisaient parfaitement la théorie de la déformation métallique dirigée.
La stabilisation en vol était assurée par une longue tige de queue en bois verni (protégée de l'humidité), adaptée à la faible vitesse initiale de 40 m/s. La charge propulsive était placée dans une cartouche en papier d'environ 180 mm de long et pesant 120 g, contenant 100 g de poudre à canon à grains fins.
Mais ce système présentait une grande sensibilité à l'humidité. Les instructions insistaient sur la nécessité de conserver les cartouches en papier et les tubes d'allumage dans des récipients hermétiques ; Ce qui est problèmatique dans les conditions climatiques tropicales du Pacifique.
Emploi tactique
Doctrine d'utilisation
Le Type 5 était conçu pour combattre les chars à très courte portée dans le cadre de la défense du territoire japonais. Les instructions précisaient que l'équipage devait s'approcher furtivement des véhicules blindés ennemis et les attaquer par surprise. Cette doctrine était en elle-même le signe d'une situation désespérée.
Trois positions de tir étaient prévues : debout, à genoux et couché. L'arme était généralement tenue à la hanche ou à l'épaule. L'absence totale de système de visée, couplée à la faible vitesse initiale de 40 m/s, rendait un tir précis quasiment impossible au-delà de 30 mètres.
Performances antichar
Malgré ses limitations, la pénétration annoncée de 100 mm de blindage homogène à angle droit était remarquable pour un système aussi rudimentaire. Cela permettait theoriquement au Type 5 de menacer les flancs et l'arrière de la plupart des chars moyens américains, y compris le M4 Sherman (blindage latéral de 38 mm).
D'après les descriptions d'après-guerre, lors de la pénétration d'un blindage, le jet cumulatif créait un trou d'environ 25 mm de diamètre. À un angle de 45°, l'épaisseur de blindage effective augmentait géométriquement à 141 mm, ce que la munition semblait également capable de pénétrer selon les tests japonais.
La documentation reconnaissait qu'à des angles d'impact inférieurs à 40°, la fusée pouvait ne pas s'amorcer, provoquant un ricochet. Ce défaut était typique des premières munitions HEAT à fusée à inertie simple.
Dangers pour le tireur
Le jet de gaz à l'arrière du canon représentait un danger sérieux. Les instructions interdisaient formellement toute présence dans la zone dangereuse située derrière l'arme et mettaient expressément en garde contre les tirs depuis des espaces clos.
Fait révélateur de l'état d'esprit de 1945 : les instructions prévoyaient la possibilité d'utiliser la munition sans canon, soit en la lançant à la main, soit en frappant directement le char manuellement. Ces consignes témoignent de la crise extrême de la doctrine antichar japonaise et de l'importance accordée aux attaques-suicide.
Problèmes opérationnels et fiabilité
La documentation japonaise accorde une place considérable aux pannes et dysfonctionnements, ce qui laisse supposer une fiabilité globale médiocre. Les problèmes les plus fréquents étaient :
Humidité : Dégradation rapide des éléments en papier (cartouche propulsive, tube d'allumage) en conditions tropicales
Mauvais alignement : Décalage de l'orifice d'allumage lors du chargement, provoquant des ratés
Ratés d'allumage : Fréquents selon la documentation ; le servant devait attendre 15 à 20 secondes en raison du risque de départ retardé
Rotation de la cartouche : Possible rotation de l'étui dans le canon lors du chargement, bloquant le mécanisme
Défaut d'amorçage : La fusée pouvait ne pas s'amorcer à faible angle d'impact (≤ 40°)
Ces défauts cumulatifs, combinés à l'absence de visée et à la portée efficace de 30 mètres seulement, donnent une idée précise des conditions dans lesquelles l'infanterie japonaise était censée s'opposer aux blindés américains en 1945.
Les copies chinoises et le problème d'attribution
La reproduction, en Chine occupée, de copies de systèmes antichars japonais, est connue généralement attribuées au lance-roquettes de 70 mm Type 4. Cependant, de nombreuses descriptions et photographies publiées se rapprochent davantage du Type 5 sans recul de 45 mm que du Type 4 à roquettes.
La variante de Shanghai est particulièrement révélatrice : elle utilisait un tube d'acier d'un mètre de long avec des organes de visée calibrés à 30, 50 et 70 mètres.
Ces caractéristiques correspondent bien mieux à la balistique du Type 5 (vitesse initiale de 40 m/s, portée courte) qu'à celle du Type 4 (portée de 750 m). Des systèmes similaires furent également produits dans les arsenaux de Tianjin, Nankin et Canton.
Il est probable que certaines « copies de Type 4 » mentionnées dans la littérature anglophone étaient en réalité des variantes locales du Type 5. Une confusion d'attribution s'est installée dans les sources d'après-guerre, probablement en raison du caractère confidentiel et incomplet des archives japonaises sur ces armes expérimentales.
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Caractéristique
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Type 5 (JP)
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Type 4 (JP)
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Panzerfaust 60 (DE)
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Bazooka M1 (US)
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Calibre tube
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45 mm
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70 mm
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60 mm
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60 mm
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Portée efficace
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30 m
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750 m
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60 m
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180 m
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Pénétration
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100 mm
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80 mm
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200 mm
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75 mm
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Réutilisable
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Oui
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Non (roquette)
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Non
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Oui
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Visée
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Aucune
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Simple
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Rudimentaire
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Oui
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Production
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Série limitée
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3 300 ex.
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Massive
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Massive
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SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES — Canon sans recul Type 5 de 45 mm
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Dénomination officielle
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試製五式四十五粍簡易無反動砲 (Shisei Go-shiki yonjuugo-miri kan'i mu-handou-hou)
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Calibre du tube
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45 mm (diamètre intérieur)
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Calibre de l'ogive
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80 mm (supérieur au calibre du tube)
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Longueur totale
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1 000 mm (dont ~600 mm en amont de la détente)
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Épaisseur du tube
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4 mm (acier)
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Diamètre extérieur
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57 mm
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Poids de l'arme
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6,4 kg
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Poids du projectile
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~2 300 g (longueur totale ~700 mm)
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Charge propulsive
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~100 g de poudre noire à grains fins (cartouche papier de 180 mm)
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Tube d'allumage
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Étui de 7,7 mm raccoruci à 30 mm + ~1 g de poudre noire
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Vitesse initiale
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~40 m/s (très faible)
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Portée maximale théorique
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~150 m (à 45° d'élévation)
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Portée efficace de combat
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~30 m
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Pénétration de blindage
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100 mm à 90° / 141 mm à 45° (blindage homogène)
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Charge explosive
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~675 g (mélange 50/50 TNT + hexogène)
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Positions de tir
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Debout, à genoux, couché (hanche ou épaule)
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Système de visée
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Aucun
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Servants
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1 homme
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Production
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Série limitée (té 1945, interrompue par la capitulation)
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