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Pologne Blindes et Softskins Camouflage 1930 1939
Article fait par :Claude Balmefrezol
Mis en ligne le 05/05/2026 à 18:52:48

Pologne Camouflage Blindés et Softskins 1930 1939
Tableaux générés par IA
Introduction et contexte historique
Entre 1930 et 1939, l'armée polonaise (Wojsko Polskie) traverse une période de modernisation intense, reconstituant ses forces blindées depuis la guerre soviéto-polonaise de 1920. La doctrine de camouflage évolue en deux grandes phases clairement distinctes :
une période dite « japonaise » jusqu'en 1935-1936,suivi d' un nouveau standard tricolore homogène introduit à partir de 1936-1937 et appliqué jusqu'à la campagne de septembre 1939.
En règle générale il faut savoir que les softskins (camions, tracteurs, voitures légères) reçoivent une livrée plus simple que les chars. Le tricolore est réservé aux véhicules blindés combattants.
Les Forces Blindées Polonaise en 1939
L'armée Polonaise est commandée par le Maréchal Edward Rydz-Śmigły qui est le Généralissime
L'armée polonaise disposait au total de 26 divisions d'infanterie, une division motorisée, 8 brigades de cavalerie, 3 brigades de montagne et 56 bataillons de défense territoriale.
Forces blindées polonaises — 1er septembre 1939
On trouve Deux brigades Mototrisées qui sont les seules grandes unités blindées
1. 10e Brigade de Cavalerie Motorisée (« La Brigade Noire »)
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Commandant : Colonel Stanisław Maczek
Rattachée à l'Armée de Cracovie (gén. Szylling)
Équipement : tankettes TK/TKS, Vickers E (15 chars), automitrailleuses, canon antichar 37mm
Les Allemands la surnommèrent « Schwarze Brigade » (Brigade Noire) en raison des manteaux en cuir noir portés par ses troupes.
2. Brigade Blindée Motorisée de Varsovie (WBP-M)
Commandant : Colonel Stefan Rowecki (futur chef de l'Armée de l'Intérieur, fusillé par les Allemands)
Formée en juin 1939, la brigade était équipée de tankettes TKS et de chars légers Vickers E (17 machines).
Il y a aussi une Réserve stratégique du Commandement suprême
Ensuite il y a des Bataillons de chars indépendants au nombre de quatre bataillons de chars indépendants . Wikipedia
Principaux bataillons avec chars 7TP :
1er Bataillon de chars — Varsovie (défense de la capitale)
2e Bataillon de chars — fournit des compagnies aux deux brigades motorisées
11e Bataillon de chars — fournit la 121e compagnie de chars légers à la 10e Brigade
12e Bataillon de chars (chars R-35) — basé à Łuck
21e Bataillon de chars légers — R-35, réserve du Commandement suprême
Enfin il y a une trentaine de compagnies de tankettes TKSb
Parc Blindés au 01/09/1939
Au moment de l'attaque allemande, la Pologne comptait 169 chars 7TP, 50 chars Vickers Six-Tonnes, 53 chars Renault R-35, 67 chars Renault FT, 693 tankettes TK et TKS et 100 voitures blindées.
Sur les 932 chars polonais, seulement 130 (13,9%) étaient des modèles modernes.
Les, compagnies Blindées de Reconnaisance
Toutes les brigades de cavalerie et onze divisions d'infanterie comptaient dans leurs rangs une compagnie blindée de reconnaissance, généralement équipées de tankettes TK/TKS et d'automitrailleuses wz.34.
En résumé, les Polonais n'avaient aucune division blindée au sens allemand du terme — leurs chars étaient éparpillés en petites unités, ce qui les rendait incapables de rivaliser avec les Panzer-Divisionen concentrées de la Wehrmacht.
La campagne de Pologne
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La Pologne subit simultanément deux invasions allemande à l'ouest le 1er septembre, soviétique à l'est le 17 septembre conformément au pacte Molotov-Ribbentrop signé en secret le 23 août 1939.
Malgré une résistance bien plus acharnée qu'on ne le retient souvent, l'armée polonaise était structurellement incapable de tenir face à la concentration des Panzer-Divisionen allemands et à la supériorité aérienne de la Luftwaffe.
La seule vraie contre-attaque réussie fut celle de la Bzura, où l'armée Poznań prit les Allemands par surprise pendant plusieurs jours, avant d'être inexorablement encerclée. Varsovie tint jusqu'au 28 septembre, et les derniers soldats polonais déposèrent les armes à Kock le 6 octobre.La France et le Royaume-Uni déclarèrent la guerre à l'Allemagne dès le 3 septembre, mais n'intervinrent pas militairement, laissant la Pologne seule. Le gouvernement polonais s'exila à Londres, et ses soldats continuèrent le combat — notamment sous Maczek en France puis en Normandie en 1944.
La doctrine :
Les chars dispersés au service de l'infanterie et sont déployés par petites unités, comme dans l'armée française et contrairement à l'armée allemande qui privilégie de grandes formations blindées dotées d'une grande puissance de feu et d'une capacité de pénétration profonde dans les lignes ennemies. Ces unités consistent en des bataillons ou des compagnies.
C'est le défaut fondamental : les Polonais conçoivent le char comme un outil d'appui à l'infanterie, pas comme une arme de manœuvre autonome. À l'opposé, les Allemands concentrent leurs blindés en Panzer-Divisionen capables de percer et d'exploiter.
Les combats
Bataille de Mokra (1er sept.)
L'action blindée polonaise la plus remarquable. Le 21e bataillon blindé du major Stanisław Gliński, équipé principalement de chenillettes TKS polonaises, mène une contre-attaque avec le soutien de la cavalerie. Dans les nuages de fumée, les unités polonaises filent par erreur droit sur une colonne de chars allemands. La confusion dans les rangs allemands l'emporte : les Polonais réussissent à percer la colonne en subissant des pertes négligeables.
Les bataillons de chars 7TP — Le 2e bataillon de chars légers entre dans la bataille près de la rivière Prudka à Belchatow. Le 5 septembre, il mène une contre-attaque polonaise et subit de lourdes pertes. Le 15 septembre, il participe à la bataille de Wodawa où il subit à nouveau de lourdes pertes dues aux attaques aériennes.
Défense de Varsovie — La 2e compagnie de chars légers réussit à contenir les forces allemandes à Wola, et est utilisée avec une certaine efficacité pour des contre-attaques tactiques. Les chars des deux compagnies de chars légers sont détruits par leurs équipages le 27 septembre
La 10e Brigade de Maczek — le meilleur usage
La brigade motorisée de Maczek est la seule unité qui utilise ses blindés de façon offensive et mobile. Malgré des chars trop peu nombreux et des tankettes trop légèrement armées, la brigade était une unité hautement mobile comparée aux autres unités polonaises, riche en canons antichar et en mitrailleuses lourdes. Les Allemands la surnommèrent "Schwarze Brigade" (Brigade Noire).
Pourquoi l'échec ?
Trois raisons structurelles :
1. La dispersion — Pas de masse critique. Les chars sont saupoudrés sur tout le front au lieu d'être concentrés en un point décisif.
2. La supériorité aérienne allemande — La Luftwaffe détruit une grande partie des blindés polonais non pas au combat, mais lors des marches et des regroupements.
3. Le nombre — L'armée polonaise ne dispose d'aucune formation blindée capable de faire jeu égal avec les forces mécaniques allemandes, dont les blindés sont dix fois plus nombreux. Wikipedia
À la fin, la Wehrmacht capture 20 chars 7TP — les équipages polonais en ayant délibérément détruit la majorité pour éviter leur capture. Bien que supérieur aux Panzer I et II, le 7TP ne sera pas redéployé en première ligne par les Allemands en raison du faible nombre capturé et du manque de pièces détachées.
et pour finir la légende de la charge de cavalerie contre les chars qui est un des mythes les plus tenaces de la Seconde Guerre mondiale.
Ce qui s'est vraiment passé à Krojanty le 1er septembre 1939
Le 1er septembre 1939, le 18e lanciers (brigade de Poméranie) se déploie près de Krojanty, où se tient un large groupe d'infanterie allemand au repos. Le colonel Kazimierz Mastalerz décide de l'attaquer par surprise et ordonne une charge. L'offensive est un succès. Toutefois, les Polonais sont surpris par des tanks allemands émergeant d'un bois et sont complètement exposés. Mastalerz est tué et les pertes polonaises sont lourdes : sur 250 uhlans, 25 sont tués et 50 blessés
Donc les cavaliers ont bien chargé mais contre de l'infanterie, et ils ont réussi. C'est l'arrivée fortuite de blindés allemands après la bataille qui a créé la confusion.
La naissance du mythe
Le lendemain, des correspondants de guerre allemands et deux journalistes italiens sont amenés sur le champ de bataille. On leur montre les cadavres de cavaliers polonais et leurs chevaux, et les chars allemands arrivés sur place après la bataille. L'un des correspondants italiens, Indro Montanelli, envoie un article décrivant le courage des soldats polonais qui auraient chargé les chars allemands avec des sabres et des lances. Une telle charge n'a jamais eu lieu.
La propagande allemande s'empare aussitôt de l'histoire. Le 13 septembre, le journal de propagande Die Wehrmacht rapporte que les Polonais, "croyant que les blindés sont uniquement recouverts de tôles", ont gravement sous-estimé les armes allemandes.
Pourquoi ce mythe a-t-il prospéré des deux côtés ?
En fonction du camp, il s'agit soit de décrédibiliser la Nation polonaise, jugée arriérée et dont la doctrine aurait alors été tout autant archaïque et inefficace, soit un moyen de saluer le courage des Polonais dans cette lutte inégale.
Même de grands noms ont propagé le mythe. Churchill rapporte comment les Polonais "ont vaillamment chargé une masse grouillante de chars et voitures blindées, mais sans pouvoir leur faire grand mal avec leurs épées et leurs lances". Le général Guderian écrit lui-même : "La brigade de cavalerie Pomorska, ignorant la nature de nos chars, les avait chargés avec des épées et des lances et avait souffert de pertes énormes." Ces deux affirmations sont fausses.
Le camouflage dit « Japonais » (début des années 1930 à ~1936)
Avant les réformes de 1936, les véhicules blindés polonais portaient un camouflage à trois couleurs à contours sombres, appelé familièrement « camouflage japonais » dans les sources de l'époque. Cette appellation vient du style graphique des taches, aux bordures soulignées d'un trait noir esthétique proche du style nippon.
Phase 1
Les couleurs couleurs du schéma japonais sont les suivantes
La palette initiale (début des années 1930) comprenait :
Jaune sable ocré (yellowish sand) — couleur claire dominante
Gris-bleu clair (light blue-gray) — teinte intermédiaire
Vert olive (olive green) — couleur foncée de base
Certaines sources mentionnent une variante alternative avec ocre clair, brun châtaigne foncé et vert olive. Les trois couleurs étaient délimitées par des lignes noires fines, donnant cet aspect graphique caractéristique.
Les marques tactiques (cercles, triangles, carrés en tôle blanche avec bande rouge pour les chefs de peloton) étaient visibles en entraînement, mais toutes retirées à partir de juillet-août 1936. L'intérieur des véhicules était peint en sable clair. Les pièces inférieures, pots d'échappement et parties fonctionnelles recevaient une peinture noire.
Phase 2
Le tricolore standard (1936–1939)
À partir de 1936-1937, un nouveau schéma de camouflage tricolore est officiellement introduit sur l'ensemble du parc de véhicules blindés combattants. Les taches noires de délimitation disparaissent au profit de transitions douces. Ce standard est appliqué avant septembre 1939 sur la quasi-totalité des blindés actifs.
Voila le schéma officiel lors du déclenchement des hostilités
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Couleur
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Nom officiel
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Usage
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Vert olive / Kaki vert
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HTK-A085 Khaki Green
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Couleur de base — chars, blindés (avant 1936), camions, pièces d'artillerie
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Sable grisâtre
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HTK-A086 Greyish Sand
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Taches claires du tricolore post-1936 ; couleur standard des intérieurs
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Brun foncé / Sépia
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HTK-A087 Dark Brown
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Taches foncées du tricolore post-1936 (TKS, 7TP, Vickers E, R-35, H-35)
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Vert AFV (base tricolore)
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HTK-A088 Green
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Couleur de fond des blindés à partir de 1936
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Application des taches
Les taches irrégulières sont principalement orientées à l'horizontale, de formes proches du rectangle ou du losange. Il n'existait pas de gabarit standard imposé : l'instruction militaire fournissait uniquement des exemples (vues avant et côté droit du TKS). À partir de mi-1938, la tendance s'oriente vers un motif plus régulier donnant une impression d'échiquier, surtout visible sur les véhicules des dernières séries.
Il faut savoir qu'en septembre 1939, aucun insigne de nationalité n'était peint sur les blindés polonais.et le règlement de 1938 interdisait formellement tout insigne en cas de guerre.
Les intérieurs
L'intérieur de tous les véhicules blindés était peint en sable grisâtre (HTK-A086), y compris les écoutilles. Cette uniformité facilitait la maintenance et la visibilité intérieure. Les bas de caisse, échappements et pièces soumises à haute température recevaient une peinture noire mat résistante à la chaleur.
Les chars et blindés
Les tankettes TK-3 et TKS
Les tankettes de reconnaissance constituent le matériel le plus nombreux de l'armée blindée polonaise de l'entre-deux-guerres. Dérivées de la chenillette Carden-Loyd britannique, les TK-3 (à partir de 1931) et TKS (à partir de 1933) sont les premières à recevoir le nouveau tricolore, la quasi-totalité ayant été repeinte avant 1939. Seuls quelques exemplaires affectés aux draisines de trains blindés conservent l'ancien schéma en septembre 1939. La TKS armée du canon automatique Nkm wz.38 FK de 20 mm est l'une des rares capables de détruire des blindés allemands.
Le char 7TP
Premier char diesel européen, le 7TP est développé à partir de la licence du Vickers Mark E. Sa version à tourelle unique (jw) emporte un canon Bofors de 37 mm, supérieur aux armements des Panzers I et II en 1939. Les 132 exemplaires disponibles portent le tricolore standard vert / sable gris / brun foncé. L'intérieur est en sable clair. Le tracteur d'artillerie C7P, construit sur le même châssis, reçoit quant à lui un vert olive unicolore, comme l'ensemble des véhicules de soutien.
L'autoblindée wz.29 Ursus
L'automitrailleuse wz.29, construite sur châssis de camion Ursus (licence italienne SPA 25C), reçoit en 1936 le nouveau camouflage tricolore aux taches ondulées horizontales, à la place du schéma japonais. L'intérieur passe en olive clair. Huit véhicules engagés en septembre 1939 au sein du 11e peloton blindé de la Brigade de cavalerie de Mazovie portent tous ce nouveau camouflage.
Les chars français (R-35 et H-35)
Trois Hotchkiss H-35 et trois Renault R-35 sont livrés en juillet 1939 pour essais. Incorporés précipitamment dans une demi-compagnie ad hoc le 14 septembre 1939, ces véhicules conservent généralement leur camouflage français d'origine, certains recevant une retouche tricolore polonaise selon les disponibilités en peinture.
Les camions et véhicules de soutien
Ils sont peintd en vert kaki unicolore
À la différence des blindés combattants, l'ensemble des camions militaires polonais de l'entre-deux-guerres porte une livrée unicolore vert kaki (HTK-A085 Khaki Green). Cette règle s'applique aux camions Ursus A, aux transporteurs de troupes Fiat, aux ambulances et aux véhicules de génie. L'absence de motif multicolore simplifie la production et l'entretien des parcs logistiques.
Les modèles courants
Ursus A — Camion de transport polyvalent, base du parc automobile militaire ; vert kaki unicolore
Fiat 621 L / 621 R — Transporteurs de troupes et camions de ravitaillement ; même livrée
PZInż. 703 — Camionnette légère et véhicule de liaison ; vert kaki
C2P — Petit tracteur d'artillerie léger (chenillé) ; vert olive
Certains camions utilisés comme postes de commandement ou véhicules radio reçoivent une bâche ou une carrosserie supplémentaire, peinte dans le même vert kaki unicolore. Aucun motif de camouflage n'est documenté sur les softskins polonais de cette période.
L'artillerie
Les pièces de campagne
L'artillerie de campagne polonaise canons wz. 97 de 75 mm, obusiers de 100 mm et 155 mm suit les mêmes règles que les véhicules de soutien : une livrée vert olive ou vert kaki unicolore. Les affûts, roues et avant-trains reçoivent la même peinture que le véhicule qui les remorque. Les roues à jantes métalliques sont traitées en peinture mat pour réduire les reflets.
L'artillerie automotrice et les tracteurs
Le tracteur d'artillerie C7P (châssis 7TP) porte un vert olive unicolore, clairement distinct du tricolore de combat du 7TP. Apprécié pour sa fiabilité, il sera exploité par la Wehrmacht sous le nom d'Artillerieschlepper C7P(p) après la campagne de septembre. Les canons antichars wz.36 de 37 mm montés sur avant-train suivent la même livrée que les tracteurs associés.
Donc les pièces d'artillerie tractées portent le même camouflage que leur tracteur,mais ne seront jamais peint en tricolorecomme pour les blindés. Cette cohérence facilite le camouflage de position en batterie.
Voici ci dessus un Tableau récapitulatif par type de Véhicules et camouflages
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Véhicule
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Type
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Camouflage
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Remarques
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TK-3 / TKS
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Tankette de reconnaissance
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Tricolore vert / sable / brun (à partir de 1936)
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Contours noirs sur le schéma dit «japonais» avant 1936
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7TP jw (1 tourelle)
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Char léger
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Tricolore standard 1936-39
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Premier char diesel européen ; 132 unités en 1939
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Vickers E type B
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Char léger (licence brit.)
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Tricolore standard
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Base du programme 7TP
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wz.29 Ursus
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Auto-blindée
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Tricolore ; taches ondulatoires horizontales
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Nouveau camo en 1936 ; intérieur olive clair
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C7P
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Tracteur d'artillerie chenillé
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Vert olive unicolore
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Châssis 7TP ; apprécié par la Wehrmacht
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Ursus A / Fiat (camions)
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Camion militaire
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Vert kaki unicolore (HTK-A085)
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Pas de tricolore sur les softskins
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Canon 75 mm wz. 97
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Artillerie de campagne
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Vert olive / kaki unicolore
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Affûts et avant-trains idem tracteurs
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Renault R-35 / H-35
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Char léger (achat fr.)
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Tricolore polonais appliqué sur camo français
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Livraison juillet 1939 ; cam. original conservé par certains
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Marquages et insignes
Du début des années 1930 jusqu'en 1939, les blindés polonais ne portent aucun insigne de nationalité (ni cocardes, ni croix blanches). Le règlement de 1938 interdit formellement tout insigne distinctif en cas de conflit. Les photos de véhicules capturés en septembre 1939 montrent que la grande majorité des tankettes était effectivement vierge de tout marquage.
Seulement en temps de paix, des panneaux de tôle amovibles permettaient d'identifier les pelotons :
1er peloton — Disque blanc
2e peloton — Triangle blanc
3e peloton — Carré blanc
Chef de peloton — Bande verticale rouge sur fond blanc
Chef de section — Triangle dans un cercle dans un carré
Ces panneaux sont retirés en juillet-août 1936 et ne sont plus utilisés en opérations. Quelques insignes d'unité officieux sont documentés : le griffon de Poméranie sur des TK-3 du 81e bataillon blindé, un cheval à bascule sur un engin probable de la 10e brigade de cavalerie.
Immatriculations
Les numéros d'immatriculation à quatre chiffres étaient peints sur la plaque frontale jusqu'en 1936, puis remplacés par des plaques d'immatriculation portées à l'intérieur. Ils n'apparaissent donc plus visiblement sur les véhicules à partir de cette date.
Pour les maquettistes
Pour reproduire fidèlement les camouflages polonais de 1939,
références Vallejo les plus proches sont :
Vert de base (fond tricolore) — Vallejo 893 US Dark Green ou 890 Reflective Green
Sable grisâtre — Vallejo 847 Dark Sand ou 882 Middlestone
Brun foncé / sépia — Vallejo 940 Saddle Brown ou 984 Flat Brown
Vert kaki (softskins) — Vallejo 921 English Uniform ou 893 US Dark Green
Référence Humbrol :
H.105 Marine Green (fond),
H.93 Desert Yellow (sable),
H.160 Camo Red Brown (brun).
SetComplzet Hataka
Hataka Hobby (HTK-AS11 / HTK-BS11 / HTK-CS11).
9.2 Application du tricolore
Les transitions entre les couleurs doivent être douces (fondu léger à l'aérographe), sans ligne noire de délimitation contrairement au schéma japonais d'avant 1936.
Les formes sont principalement horizontales, proches du rectangle ou du losange. À partir de 1938, certains véhicules présentent un motif plus régulier, presque en échiquier.
Ne jamais reproduire de marquage de nationalité polonais sur un véhicule de la campagne de septembre 1939.
Intérieurs
L'intérieur de tous les blindés (écoutilles comprises) est en sable grisâtre. Les bas de caisse et les zones d'échappement sont noirs. Le plancher peut recevoir une légère couche de poussière de terrain pour plus de réalisme