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Tanks Interior URSS Russie Artillerie Automouvant Le 2S1 SPH Gvozdika"

Article fait par :Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 25/04/2026 à 21:24:02



Obusier automoteur russe 2S1 « Gvozdika »

 

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Automoteur 2S1 Gvozdika Draguignan
Automoteur 2S1 Gvozdika Moscou
Automoteur 2s1 Gvozdika Moscou
Automoteur 2S1 Gvozdika Saumur

 

Introduction
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'armée soviétique constatait un manque criant d'artillerie automotrice entièrement blindée. Les pièces tractées étaient encore en nombre important en premiere ligne La GAVTU (Direction principale de l'automobile) lança alors le développement d'un nouveau châssis en adaptant le véhicule blindé de transport MT-LB, amphibie et déjà éprouvé.
La GAVTU est l'acronyme russe de Главное Автомобильно-Транспортное Управление (Glavnoye Avtomobilno-Transportnoye Upravleniye), que l'on peut traduire par Direction principale de l'automobile et des transports.
Il s'agissait d'un organe administratif et technique de l'armée soviétique chargé de tout ce qui concernait les véhicules motorisés militaires : développement, standardisation, logistique et maintenance des flottes de véhicules. C'est donc tout naturellement à cette direction qu'avait été confié le travail préliminaire sur le châssis du futur 2S1, avant que l'usine de Kharkov ne prenne en charge la production.
En pratique, la GAVTU jouait un rôle comparable à ce que ferait aujourd'hui un grand bureau d'études intégré au ministère de la Défense, coordinateur entre les besoins opérationnels de l'armée et les capacités industrielles des usines soviétiques.
En 1971 L'usine de tracteurs de Kharkov (en Ukraine soviétique) prit en charge l'intégration de la tourelle armée d'un obusier de 122 mm sur ce châssis. Le véhicule fut officiellement désigné 2S1 Gvozdika (« Œillet » en russe) et entra en production en 1971. C'est l'une des premières tentatives soviétiques de produire un obusier automoteur entièrement fermé et protégé.
Il fut mis en service entre 1972–1980  et dès 1972, les premières unités furent remises aux armées soviétique et polonaise. L'OTAN le détecta en 1974 et lui attribua la désignation M1974. Le 2S1 fut ensuite massivement exporté aux membres du Pacte de Varsovie (Allemagne de l'Est, Tchécoslovaquie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie) ainsi qu'à de nombreux pays alliés de l'URSS au Moyen-Orient et en Afrique.
A la fin de guerre froide dans les années 1990 et suite à la dissolution de l'URSS et du Pacte de Varsovie, des milliers d'exemplaires furent dispersés. La Finlande notamment racheta une partie du stock de l'armée est-allemande (NVA) au début des années 1990 et continua à moderniser ses véhicules tout en conservant la plateforme d'origine.
Aujourd'hui  il  reste en service dans une trentaine de pays, plusieurs décennies après sa conception. Sa grande fiabilité, sa capacité amphibie et la disponibilité des pièces détachées expliquent sa longévité. Il a été engagé dans de nombreux conflits : guerre Iran-Irak, guerres de Yougoslavie, conflits africains, et plus récemment en Ukraine. Certains pays comme la Finlande ont procédé à des modernisations substantielles de leurs exemplaires
Dans les forces soviétiques le 2S1 était conçu pour être affecté au niveau régimentaire, afin que les unités mobiles de bas échelon disposent d'une grande autonomie en combat et puissent bénéficier d'un appui-feu réactif lors d'engagements rapides, sans dépendre d'une artillerie disponible seulement à un échelon supérieur.Les régiments de chars furent les premiers à recevoir le 2S1, suivis par les régiments d'infanterie équipés de BMP. Les régiments d'infanterie sur BTR, eux, conservèrent le D-30 tracté jusqu'à la fin de la Guerre froide.
Priorité aux divisions blindées
En pratique, la majorité des 2S1 alla aux divisions blindées, car chacune comptait trois régiments de chars et un régiment d'infanterie BMP, tous entièrement équipés du 2S1.
Blogger C'est pourquoi une division blindée atteignait 72 pièces, contre seulement 36 pour une division d'infanterie motorisée.
Dans les divisions d'artillerie
La plupart des divisions d'artillerie soviétiques opéraient un mélange de 2S1 et de 2S3, avec deux régiments « lourds » armés du 2S3 (152 mm) et un régiment « léger » armé du 2S1. Certaines divisions étaient entièrement équipées du 2S3.
La batterie, cellule de base Chaque bataillon est constitué de trois batteries de six pièces. C'est l'unité tactique fondamentale du feu d'artillerie soviétique : six 2S1 sous les ordres d'un chef de batterie, appuyés par des observateurs avancés au contact de l'infanterie
En résumé on trouve par
Division blindée :72 × 2S1 
Division inf. motorisée :  36 × 2S1 
Division artillerie :  ~54 × 2S1 
Régiment :  18 × 2S1 
Batterie :  6 × 2S1
Le 2S1 Gvozdika dans le conflit russo-ukrainien (2022–2026)
Conçu dans les années 1960 et entré en service soviétique en 1971, l'obusier automoteur 2S1 Gvozdika (122 mm) est l'un des systèmes d'artillerie les plus répandus au monde, avec plus de 10 000 exemplaires produits et un service actif dans plus de 40 pays. Près de 50 ans après sa création, il se retrouve au cœur du conflit russo-ukrainien, engagé massivement des deux côtés de la ligne de front.
Des effectifs considérables des deux côtés
Au début de l'invasion en février 2022, la Russie alignait 335 Gvozdika en service actif, auxquels s'ajoutaient environ 2 000 exemplaires en réserve dans ses dépôts un stock considérable permettant de compenser les pertes au combat. L'Ukraine disposait quant à elle de 292 pièces opérationnelles, héritées de l'arsenal soviétique. Ce parc a été complété en 2024 par un don de la Finlande, qui a transféré une partie de ses 74 exemplaires d'origine est-allemande, modernisés et reconnaissables à leur camouflage brisé caractéristique.
Doctrines d'emploi : appui-feu et tactique « shoot & scoot »
Du côté russe, le 2S1 est utilisé principalement en tir indirect pour soutenir l'infanterie en progression : bombardement de positions défensives, destruction de points d'appui et harcèlement des axes logistiques ukrainiens. Sa portée de 15 km (22 km avec obus fusée) lui permet d'opérer en seconde ligne, hors de portée directe de la plupart des armes antichar adverses. Face à la menace omniprésente des drones, les servants russes ont adopté une tactique de « shoot & scoot » : quelques tirs rapides depuis une position camouflée, puis repositionnement immédiat avant la contre-batterie.
Du côté ukrainien, le Gvozdika comble les lacunes de la flotte d'artillerie dans les secteurs où les obusiers occidentaux (Caesar, PzH 2000) ne sont pas encore disponibles en nombre suffisant. Les servants ukrainiens opèrent systématiquement en coordination avec des drones de reconnaissance : détection de la cible par drone, transmission des coordonnées, tir de l'obusier, puis confirmation de l'impact par un second drone.
La menace des drones : une vulnérabilité critique
Le principal facteur de pertes pour les deux camps est le drone FPV (First Person View). Son blindage léger de 15 à 20 mm, conçu pour protéger contre les éclats et les armes légères, ne résiste pas aux charges creuses embarquées par ces petits engins. L'asymétrie économique est frappante : un drone FPV ukrainien d'environ 1 000 dollars suffit à détruire un Gvozdika russe estimé à 100 000 dollars. Des frappes documentées montrent des 2S1 détruits dans le Donbass, à Kharkiv, à Zaporijjia et dans la région de Soumy. Les Russes utilisent de leur côté leurs drones rôdeurs Lancet pour neutraliser les 2S1 ukrainiens identifiés par reconnaissance aérienne.
Bilan des pertes (données Oryx, septembre 2025)
Selon les données documentées de l'organisation Oryx, la Russie a perdu au moins 170 Gvozdika détruits ou capturés depuis le début de l'invasion, tandis que l'Ukraine en a perdu au moins 247. Ces chiffres, basés sur des preuves visuelles vérifiées, sous-estiment probablement la réalité du terrain.
Un vétéran indispensable, mais fragilisé
Malgré son âge, le 2S1 Gvozdika demeure un outil tactique précieux grâce à sa mobilité tous-terrains, sa capacité amphibie et la disponibilité abondante des munitions de 122 mm dans les arsenaux des deux belligérants. Le conflit ukrainien confirme néanmoins une réalité incontournable : sans protection antidrone efficace et sans intégration systématique avec les capacités de reconnaissance par drone, un obusier cinquantenaire au blindage léger est devenu extrêmement vulnérable sur le champ de bataille moderne.

 

La Direction principale de l'automobile et des transports (GAVTU) a développé à l'origine le châssis du nouveau canon automoteur à partir du véhicule blindé de transport MT-LB 1971 .
La production et les adaptations techniques nécessaires à l'intégration d'une tourelle de 122 mm sur ce châssis ont été assurées par l'usine de tracteurs de Kharkovoù la production débuta en 1971,
Cel nouveau véhicule sera baptisé 2S1 Gvozdika (Œillet). Les premiers exemplaires furent remis aux troupes soviétiques et polonaises en 1972, et reconnus par l'OTAN en 1974, qui lui attribua la désignation M1974. Ce fut l'une des premières tentatives soviétiques de produire un obusier automoteur entièrement blindé, les Russes s'étant jusqu'alors essentiellement appuyés sur leurs pièces tractées pour l'appui-feu.
Les concepteurs ont cherche une grande coque afin d'assurer la flottabilité du véhicule, le rendant ainsi amphibie et capable de se propulser dans l'eau grâce au mouvement de ses chenilles. Aussi il vont se tourner vers le MTLB
En effet bien que ressemblant au PT-76 c'est en réalité essentiellement une version allongée du MT-LB, MT-LBu,
Cet engin se déplace à 4,5 km/h sur l'eau, et peut traverser des coupues humides d'une largeur allant jusqu'à 300 m avec une hauteur de vague allant jusqu'à 150 mm et une vitesse de courant ne dépassant pas 0,6 m/s.

 

Ce dessin qui montre un écorché du véhicule, issu de documents de l'armée soviétique, illustre la disposition intérieure :. Le chassis est fait de tôles d'acier.Le blindage peut résister à un fusil B-32 de 7,62 mm à distance de 300 m. e pilote se trouve à l'avant gauche, le moteur et la transmission à sa droite et derrière lui, et la tourelle/compartiment de combat au centre et à l'arrière
La tourelle accueille trois membres d'équipage : le tireur à l'avant gauche de la pièce, le chef de véhicule directement derrière lui, et le chargeur à droite de l'arme. À l'extrême arrière du 2S1, des râteliers horizontaux situés de part et d'autre de la coque assurent le stockage des munitions de 122 mm, avec une porte arrière permettant le rechargement.
Parmi les nombreux éléments identifiés, les plus importants sont : 3  les leviers de direction, 4 levier de changement de vitesse, 10 système de ventilation/protection NBC collective de la tourelle, 13 capot du système de refroidissement et ventilateur, 14  la transmission qui se prolonge jusqu'à l'avant du véhicule, même en avant du pilote, et 15  arbre de transmission principal.
On notera également que la pièce est équipée d'un chargeur automatique et d'un extracteur situés directement derrière la culasse, ainsi que d'un stockage pour les munitions en deux parties de 122 mm dans la tourelle et à l'arrière de la coque. Enfin, le chef de véhicule dispose d'un tourelleau rotatif  sur le toit de la tourelle, avec des blocs de vision et un projecteur infrarouge à courte portée couplé à un périscope.
L 'engin est équipée d'un moteur diesel à 8 cylindres en V YAMZ-238V. La boîte de vitesses comporte 6 marches avant et 1 arrière. Les réservoirs de carburant d'une capacité totale de 550 litres sont situés dans les parois des côtés de la coque, se connectant séquentiellement entre eux de chaque côté.
Les canons automoteurs en raison de son faible poids peuvent être transportés avec l'aide des avions An-12, An-124 et Il-74. Dans ce cas, la diminution de hauteur est obtenue par un système de suspension du train de roulement  de la fixation des rouleaux de support (du deuxième au septième) avec des dispositifs spéciaux

 La photo a été prise en regardant de l'autre côté du chargeur automatique, depuis le côté droit du chargeur vers le côté gauche occupé par le chef de véhicule et le tireur. Le chargeur est un système électrique qui assiste le chargeur dans l'introduction des munitions bipartites dans la culasse de l'obusier à n'importe quel angle d'élévation. Il se compose d'un piston de refoulement inférieur couplé à un chariot de refoulement visible ici sous la forme de la navette couleur aluminium juste derrière la culasse.L'ensemble du mécanisme peut être déplacé depuis l'arrière de la culasse vers ce côté du véhicule pour faciliter la tâche du chargeur. Des commandes et des interrupteurs sont disposés sur un petit panneau fixé au bâti de support du chargeur. En appuyant sur l'un des boutons, le chariot avance rapidement sur le rail et introduit le projectile ou la douille dans la culasse. Ce même chargeur aide également à extraire les douilles usagées, qui peuvent ensuite être éjectées manuellement du véhicule par une petite trappe à l'arrière de la tourelle.
Une autre vue de la même zone, prise depuis un angle arrière, donne une idée de l'encombrement de la tourelle avec tous les équipements situés derrière la culasse. La culasse du canon de 122 mm se distingue par sa teinte crème, bien que rouillée, avec l'un des cylindres de recul manquant. On remarque les rails de guidage du chargeur ainsi que la poignée permettant de faire glisser latéralement l'ensemble du mécanisme. À l'angle supérieur gauche se trouve la coupole du chef de véhicule, avec sa lunette périscopique verte visible à l'avant.

Voici une vue du chargeur/chargeur automatique depuis le côté gauche de la tourelle (côté chef de véhicule).  On distingue les guides latéraux en aluminium du chargeur, avec le plateau de chargement relevé. Le chargeur proprement dit est visible à droite, avec un tampon en caoutchouc au contact du culot du projectile et de la douille. Le moteur d'actionnement est en bas, et des projectiles et cartouches sont stockés dans des râteliers de l'autre côté de la tourelle.

Il s'agit de la vue depuis la position où se place le chargeur vers l'avant de la tourelle, avec la pièce à gauche et les râteliers de munitions sur la paroi droite de la tourelle.On dvines les autres rateliers dessous qui sont ficés sur le chassis  Le bouton de sécurité « prêt » du chargeur est clairement visible en bas à gauche, et l'imposante culasse du 122 mm occupe la majeure partie du côté gauche de l'image. Le chargeur dispose d'un épiscope de base Mk.IV dans son côté du toit, et le tourillon du canon principal est visible au centre, maintenu par seulement deux boulons de chaque côté. Juste en dessous du tourillon se trouve un piston à ressort d'équilibrage pour maintenir l'équilibre du tube. Le 2S1 dispose de râteliers pour 40 munitions en deux parties  soit 80 emplacements distincts pour projectiles et douilles. Dans ce cas, les projectiles sont stockés dans le râtelier supérieur, et des projectiles comme des douilles sont stockés en dessous.

Cette photo montre la même zone générale, mais plus proche du cylindre d'équilibrage. La tourelle est orientée vers l'avant et le panneau ouvert sur la paroi est une plaque d'accès au compartiment moteur situé juste devant le compartiment de combat. Les râteliers supérieurs de la tourelle ne peuvent contenir qu'un seul projectile, mais beaucoup des râteliers suspendus inférieurs sont assez profonds pour deux douilles. Tous les mécanismes mobiles de la tourelle sont actionnés électriquement ou manuellement  car les Soviétiques n'utilisent généralement pas l'hydraulique dans leurs véhicules blindés.
En haut à gauche, on aperçoit les manivelles manuelles blanches d'élévation et noires de rotation du tireur. Son siège surélevé est directement derrière les commandes, le dossier ici rabattu vers l'avant.

Une autre vue du côté chargeur de la tourelle montre les râteliers à droite et à l'arrière de la tourelle. Un support pour un siège pliant pend en bas de l'image, et le côté du bâti du chargeur est visible à l'extrême droite.

La partie supérieure droite et arrière de la tourelle est visible ici, avec la trappe d'éjection des douilles  qui est manquante ici à gauche. L'objet jaune suspendu en haut à gauche est la face arrière du périscope du chargeur, et les râteliers de munitions à l'arrière de la tourelle sont maintenant visibles. Il y a des râteliers des deux côtés du soufflet arrière mais pas du côté commandant car on trouve à cette place le ventilateur avec système NBC est de ce côté. Le chargeur dispose d'une trappe de toit  pour entrée ou sortie  On notera les tailles légèrement différentes des emplacements pour les obus qui sont plus petits et les huit douilles plus grandes dans ce râtelier.

Vue vers l'arrière de la coque, à travers la zone de stockage des munitions et vers la porte arrière de la coque. Des râteliers occupent les deux côtés de cette zone avec un stockage pour huit projectiles et huit charges de chaque côté. Dans la plupart des situations de tir, l'équipage de quatre hommes du 2S1 est renforcé par au moins deux chargeurs supplémentaires à l'extérieur du véhicule. Les munitions sont chargées par cette porte arrière sur une goulotte réglable puis poussées vers l'équipage dans la tourelle. La porte arrière comporte une tappe de tir et elle est fermée par verroux . En haut à droite se trouve le siège du chef de véhicule , et son bac de rangement de périscope est visible sous le support du siège.
L 'engin peut tirer une large gamme de projectiles éclairage, HE chimique, fumigène Aujourd’hui, « Gvozdika* dispose d’un projectile guidé au laser « Kitolov », spécialement conçu pour les canons  automoteurs. Le projectile est capable de tomber dans des cibles stationnaires et de conduire avec un degré élevé de probabilité
Le nom « Kitolov » (Китолов) signifie littéralement « chasseur de baleines » en russe. Il désigne une famille d'obus guidés par laser équipés du système automatisé de conduite de tir Malakhit, capables d'attaquer des cibles fixes et en mouvement en mode attaque par le dessus.
Le Kitolov, comme le Krasnopol, est tiré avec une charge propulsive standard sur une trajectoire balistique classique. Au sommet de sa trajectoire, le capuchon de nez est éjecté et la tête chercheuse laser commence à balayer le sol à la recherche de la cible désignée. Defense-
Le système utilise un guidage par homing laser semi-actif en phase terminale : un désignateur laser externe illumine la cible, et la tête chercheuse passive de l'obus détecte l'énergie laser réfléchie pour corriger sa trajectoire lors de la descente finale. Le chercheur opère dans le spectre infrarouge proche et ajuste la trajectoire via quatre surfaces de contrôle aérodynamiques.
La version de 120 mm (pour mortier) s'appelle Kitolov-2, la version de 122 mm (pour le 2S1 et le D-30) s'appelle Kitolov-2M, et la version de 152 mm s'appelle Krasnopol-M2. Par rapport au Krasnopol lee Kitolov-2M est plus limité que le Krasnopol : portée de 12 km contre 20–25 km pour ce dernier, et charge explosive de 5,3 kg contre 9 à 11 kg. Sa production souffrirait également d'un goulot d'étranglement sur les têtes chercheuses, fabriquées par la société russe LOMO.
En avril 2025, le groupe Kalachnikov a annoncé une augmentation significative de la production du Kitolov-2M sur de nouvelles lignes lancées fin 2024, avec une hausse globale de 60 % de la production de munitions de précision prévue pour 2025.
UNITED24 Media Cependant, malgré ces annonces, un seul enregistrement vidéo de son utilisation au combat a été confirmé depuis 2023–2024, ce qui laisse penser que la priorité reste donnée aux obus de 152 mm plus puissants. Militarnyi
Il peut tirer avec des angles de pointage de -3 à +70°. La portée de tir varie de 4070 m à 15200 m. La cadence de tir est des 4/5 tirs par minute

L'arme de 122 mm du 2S1 est une version légèrement modifiée du standard russe D-30, On distingue les deux cylindres de recul sur le dessus du tube et les deux dispositifs de visée à gauche (lunette directe et visée indirecte). Installée dans le 2S1, l'arme de 122 mm est désignée 2A31 ; les principales modifications incluent un nouveau support et un mécanisme d'équilibrage. L'obusier est équipé d'un bloc de culasse à coin coulissant vertical semi-automatique et d'un percuteur mécanique. Sur le 2S1, le tube est doté d'un extracteur de fumée et d'un frein de bouche à double chicane.
Cette pièce à une cadenc de tir maximale fe 5 à 8 coups par minute, avec un taux soutenu de 70 coups pour la première heure. Les types de munitions typiques comprennent l'OF-462 HE (explosif) et le BK-6M HEAT-FS (antichar finned sabot), ainsi que des obus éclairants et fumigènes. Le HEAT-FS peut pénétrer 460 mm d'armure verticale à 1 000 m.
L'obusier de 122 mm peut également tirer le projectile guidé laser Kitolov-2, similaire au Krasnopol tiré par le 2S19 de 152 mm. Le Kitolov-2 a une portée maximale de 12 000 m et pèse 25 kg. Une fois tiré dans la direction générale de la cible, un désignateur laser illumine celle-ci, permettant au Kitolov-2 de corriger sa trajectoire en phase terminale.

 

La place étant comptée dans la tourelle avec le chargeur et la culasse séparant  celle ci en deux il est très dur  de passer d'un côté à l'autre à l'intérieur du 2S1. Aussi on trouve une trappe sur le dessus de la tourelle. C 'est ceIle du chargeur  que nous voyons ici
 Le trou sur la trappe est le verrou à clé, avec un loquet pour cadenas  Celle ci à fait l objet d'une réparation d'ou la pièce carrée soudée  Juste en avant des charnières se trouve le périscope Mk.IV, avec un cache solaire/pluie très similaire à ceux en tôle des véhicules britanniques de la Seconde Guerre mondiale car  ce système a été copié d sur les modèles britanniques  recus au titre du Lend lease.

Vue du tourreleau du chef de char par l' arrière. . Celui ci est mobile  et la trappe est du type demi-cercle russe typique, avec des charnières sur le bord avant. L'épiscope est un TKN-3B, couplé à un projecteur infrarouge visible directement au-dessus. De part et d'autre du TKN se trouvent deux épiscopes d'observation offrant un champ de vision combiné d'environ 70 degrés. La petite trappe ronde, en avant de la coupole, permet à la lunette de tir indirect du tireur de dépasser du toit.

Voici ccote intérieur le système de vision TKN-3B  L'oculaire droit et la plaque de couverture avant sont manquants, mais les poignées de commande noires de chaque côté du corps vert du périscope sont intactes. Il s'agit d'un épiscope passif jour/nuit doté d'une caractéristique intéressante : un capteur mécanique dans la coupole rotative peut déterminer la direction vers laquelle pointe la coupole/le périscope par rapport à la tourelle. Quand le chef de véhicule a trouvé une nouvelle cible, il peut appuyer sur les boutons en bout de poignée et la tourelle pivote automatiquement dans la nouvelle direction — un principe de « chasseur/tueur » similaire à celui de nombreux véhicules soviétiques/russes.Également visible est la radio du véhicule type R-123. Il s'agit d'un poste FM avec une plage de fréquences de 20 à 51,5 MC, accordable en continu. Un commutateur permet de sélectionner l'une de quatre fréquences préprogrammées. La version R-123M n'a pas de haut-parleur interne et nécessite l'utilisation d'un casque.

Vue depuis le plancher sous le siège du chef de véhicule vers le haut. On peut maintenant mieux voir le périscope TKN et les deux périscopes latéraux. Des loquets de chaque côté permettent de les relâcher pour remplacer les blocs de vision en verre. Le TKN peut aussi être décroché et retiré pour réparation ou rangé dans son coffre directement sous le siège du chef de véhicule. À gauche, la radio ; en bas, le support de la lunette de tir indirect avec son ouverture de toit.

Voici les commandes du tireur au bord avant gauche de la tourelle. La manivelle d'élévation est à droite et celle de rotation (plus rouillée) à gauche. La gâchette du canon principal est située à l'avant de la poignée de la manivelle d'élévation. L'indicateur d'azimut indique que la tourelle pointe pratiquement droit devant (0 degré). À droite de l'indicateur, une poignée en caoutchouc noir sert uniquement à stabiliser le tireur dans son siège.
 En tir indirect d'artillerie, les commandes manuelles suffisaient amplement. Le pivotement motorisé n'était pas très rapide et ne s'arrêtait pas automatiquement à moins que le tube ne heurte quelque chose. Pour utiliser le pivotement motorisé, il faut tourner la roue manuelle dans la direction souhaitée puis appuyer sur le bouton d'activation — le moteur de pivotement électrique prend alors le relais. Pour arrêter le pivotement, il suffisait de relâcher le bouton.

Une autre vue de l'équipement du tireur montre la position du boîtier de commande au-dessus de l'indicateur d'azimut. Les instructions sont en anglais et en russe et concernent principalement les interrupteurs d'alimentation pour la rotation électrique et d'autres fonctions électriques. Le boîtier de commande en haut à gauche est probablement celui du chauffage de cabine. Une fenêtre en forme de croix permet de vérifier que la bougie d'allumage est suffisamment chaude pour pouvoir procéder au tir.Un gros plan des supports de lunette permet d'apprécier la simplicité de l'équipement. La lunette télescopique OP5-37 du tireur se monterait en bas du support, avec son ouverture dans la face avant de la tourelle visible à travers la ferronnerie restante. Les boutons du dessus permettent d'activer l'éclairage interne et de zéroter la lunette. L'OP5 a un champ de vision de 10,5 degrés et un grossissement d'environ 5,5x. En haut à droite du support principal se trouve le support cassé ici de la lunette périscopique rotative PG-2-37 pour pointer la pièce avec l'aide d'un collimateur. Les caractéristiques du PG-2 sont similaires à celles de l'OP5 : champ de vision de 10,5 degrés et grossissement de 5,5x.

Cette autre photo  montre l'aspect des lunettes lorsqu'elles sont montées dans un véhicule en service. La lunette télescopique complète OP5-37 est visible, ainsi que la lunette périscopique rotative PG-2-37 à gauche. Les oculaires des deux lunettes sont entourés d'un revêtement noir protégeant le visage du tireur.  Les deux boutons noirs dans les coins supérieurs gauche et droit servent à aligner exactement le périscope indirect horizontalement à l'aide de niveaux à bulle. Les trois témoins lumineux s'allument tous uniquement quand la pièce  est prête au tir

Nous avons ici les photos du poste de pilotage situé à l'avant gauche du véhiculeL'engin est dirigé par des leviers de direction traditionnels. Cette photo a été prise depuis l'intérieur de la zone moteur-transmission à l'avant droit à travers une grande trappe d'accès retirée. À l'extrême droite se trouve le boîtier du panneau de bord vide directement sous le viseur direct du pilote. Ce pare-brise peut être protégé par un blindage articulé au sommet, et il y a également une trappe monobloc qui s'ouvre vers l'arrière au-dessus de sa tête.
Les leviers de direction sont  ces tiges vertes s'élevant obliquement sous le boîtier. Le pilote dispose de trois épiscopest, dont le central peut être remplacé par un périscope infrarouge de vision nocturne (normalement un modèle TVN-2B).Cette dernière image intérieure du 2S1 montre les pédales et les leviers de commande à la position du pilote. Le panneau boîtier à droite s'est décroché et pend vers l'avant, la notation sur le dessus indiquant le schéma de changement de vitesse pour la transmission. Les pédales comprennent les commandes habituelles d'embrayage, de frein et d'accélérateur. Le sol de cette zone est peint en vert foncé comme les leviers de direction, tandis que le reste du compartiment est blanc.

Vue vers le haut, sous les épiscopes vers la trappe de toit. L'arrière de l 'épiscope de droite est visible, ainsi que le support vide pour l'unité centrale. La boîte de connexion radio du tireur est sur la paroi de fond et le sommet de son levier de direction gauche est en bas. À côté de la boîte de connexion radio se trouve l'entrée d'air extérieur. Il s'agit d'une connexion au dispositif de filtration NBC fixé au longeron gauche dans le compartiment du pilote.

Ici nous avons la trappe sur le glacis avant gauche du pilote. La trappe est articulée vers l'arrière avec des ouvertures pour trois épiscopes 
La protection du pare-brise est relevée devant le viseur. La chaise de route  du tube peut être libérée par le pilote depuis l'intérieur du véhicule.
Le 2S1 est entièrement amphibie et il est propulsé dans l'eau par ses chenilles. Avant d'entrer dans l'eau, le pilote active la pompe de cale et le déflecteur de proue est déployé pour empêcher les vagues de submerger le dessus de la coque. Des déflecteurs grillagés normalement rangés à l'arrière du soufflet de tourelle sont boulonnés sur les côtés avant de la coque pour diriger l'eau sur les chenilles. En raison du poids des munitions, seulement 30 obus peuvent être emportés lors des opérations amphibies.