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France Restauration 1814 -1815 Les Compagnies de Mousquetaires

Article fait par :Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 31/03/2026 à 14:04:03



Restauration 1814 -1815  Les Compagnies de Mousquetaires
 

Photoscopes
1814 Garde Royale Mousquetaire Gris 1e Cie salon de Provence
1814 Garde Royale Mousquetaire Gris 1e Cie Soubreveste Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Petite tenue Salon de Provence
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Selle Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Soubreveste Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Veste Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Gris 1e Cie Casque Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Casque Paris
1814 Garde Royale Mousquetaire Noir 2e Cie Casque Salon de Provence




En 1814, lors de la première Restauration, après la chute de Napoléon Iᵉʳ.  la Garde royale reformée comprends deux compagnies de Mousquetaires du Roi dans la Maison militaire de Louis XVIII,
Louis XVIII, revenu en France en avril 1814, rétablit une Maison militaire proche du modèle de l’Ancien Régime, avec les Gardes du corps, les Cent‑Suisses, les chevau‑légers et surtout les deux compagnies de mousquetaires (Compagnie grise et Compagnie noire).
Ces mousquetaires, anciennement dissous en 1775, sont recréés non comme corps de combat massif, mais comme troupe d’élite de prestige et de garde rapprochée lors des déplacements du roi.
Organisation,
L’ordonnance de mai 1814 fixe la maison militaire du roi avec environ 5 000 hommes, dont plusieurs unités de cavalerie, parmi lesquelles les deux compagnies de mousquetaires.
Chaque mousquetaire entre en payant une forte contribution (environ 3 000 francs) et reçoit cheval, uniforme, armes et harnachement, ce qui en fait un corps très coûteux et réservé surtout à la haute noblesse.
Rôle et emploi en 1814–1815
Les mousquetaires servent surtout dans les cérémonies et les cortèges royaux, par exemple lors de la translation des dépouilles de Louis XVI et Marie‑Antoinette le 21 janvier 1815, où ils sont très remarqués pour leur tenue et leur apparence.
Leur recrutement est rapidement ressenti comme une survivance de l’Ancien Régime, et la brève réapparition du corps ne dure guère au‑delà de 1815, date de leur dissolution définitive après les Cent‑Jours
1814
En 1814, lors de la première Restauration, les deux compagnies des Mousquetaires de la Garde Royale sont commandées par deux officiers supérieurs, chacun à la tête de l’une des compagnies :
1ᵉʳe compagnie (Mousquetaires gris) : Étienne‑Marie‑Antoine Champion de Nansouty en est le capitaine‑commandant.
Étienne‑Marie‑Antoine Champion de Nansouty, comte de Nansouty, est un des plus brillants généraux de cavalerie de la Révolution et de l’Empire qui se retrouve, à la fin de sa vie, à la tête de la 1ʳᵉ compagnie des Mousquetaires de la Garde Royale.

 


 De Nansouty est né  à Bordeaux le 30 mai 1768, il sert d’abord dans l’armée de l’Ancien Régime, puis poursuit sa carrière sous la Révolutionnaire et l empire
Il devient général de brigade en 1799, puis général de division en 1803, et commande la 1ʳᵉ division de grosse cavalerie de la Garde impériale, participant à Austerlitz, Friedland, Essling, Wagram, la campagne de Russie en 1812 (blessé à la Moskova) puis à Leipzig et Hanau.
Durant l’’Empire, il est premier écuyer de l’Empereur et jouit du rang de grand aigle de la Légion d’honneur et de comte de l’Empire.Il se rallie à la Restauration en 1814, devient aide de camp du comte d’Artois et, dans la nouvelle maison militaire de Louis XVIII, est nommé capitaine‑lieutenant de la 1ʳᵉ compagnie des Mousquetaires de la Garde Royale (Mousquetaires gris).
C’est un homme  usé et  épuisé par les blessures et les campagnes, il ne survit pas longtemps à cette nouvelle fonction : il meurt à Paris le 12 février 1815, soit quelques semaines avant le retour de Napoléon, donc sans véritable rôle actif dans les Cent‑Jours.
Dans l’histoire institutionnelle des Mousquetaires, il apparaît comme l’un des derniers grands officiers supérieurs à encadrer la 1ʳᵉ compagnie avant la dissolution définitive du corps en septembre 1815
2ᵉ compagnie (Mousquetaires noirs) : Adélaïde‑Blaise‑François Le Lièvre, marquis de La Grange et de Fourilles, en est le capitaine‑commandant.

 


Adélaïde‑Blaise‑François Le Lièvre, marquis de La Grange et de Fourilles (1766–1833) est un général de cavalerie français qui, en 1815, occupe la fonction de capitaine‑lieutenant de la 2ᵉ compagnie des Mousquetaires de la Garde Royale (Mousquetaires noirs).
C’est un général de cavalerie napoléonienne qui participe à plusieurs grandes campagnes de l’Empire avant 1814, principalement à la tête de brigades de grosse cavalerie.
Campagnes et grandes batailles
Campagne d’Autriche (1805) : il est chef de brigade de dragons et prend part à la campagne d’Austerlitz, dans les mouvements de la cavalerie de la Grande Armée.
Guerre de la Quatrième Coalition (1806–1807) : il commande une brigade de dragons lors de la campagne de Prusse et de Pologne, notamment lors des batailles d’Iéna (1806) et de Friedland (1807).
Campagne d’Espagne (1808–1810) : il est envoyé en Espagne où il mène sa brigade dans la guerre de la Péninsule, sans qu’un seul nom de bataille individuelle lui soit spécifiquement rattaché, mais au sein de plusieurs engagements de la guerre d’Espagne.
Campagne de Russie (1812) : il est général de division et commandant la 1ʳᵉ brigade de la 4ᵉ division de cavalerie de réserve, participant à la campagne de Russie, notamment aux marches de 1812 vers Moscou.
Résumé des engagements connus
Sans être un des grands maréchaux dont la biographie détaille chaque combat, son activité sous l’Empire se situe dans les grandes batailles du Centre‑Europe 1805–1807 (Iéna, Friedland) et dans les campagnes de Russie 1812 et de Péninsule, où il agit comme chef de brigade/division de dragons/cuirassiers au sein de la grosse cavalerie de la Grande Armée, avant d’être désigné pour la tête de la 2ᵉ compagnie des Mousquetaires en 1814.Il reçoit la dignité de chevalier puis commandeur de l’ordre de Saint‑Louis.
Lors du retour de Napoléon (mars 1815), il accompagne Louis XVIII dans sa fuite vers Gand, mais ne suit pas le roi jusqu’au bout, s’arrêtant à Béthune, ce qui lui vaut plus tard des insultes de la part de certaines troupes royalistes.
Apres le licenciement de  la compagnie en 1815  par l’ordonnance de création de la nouvelle Garde royale en septembre 1815, malgré une prolongation de service jusqu’au 1ᵉʳ janvier 1816.
À la fin de cette période, le marquis de La Grange est nommé gouverneur de la 20ᵉ division militaire, puis passe à la 18ᵉ division, avant de finir sa carrière en retraite tout en conservant ses titres et distinctions.

 

Ces deux personnages, issus de l’ancienne noblesse de robe ou de guerre, incarnent la volonté de Louis XVIII de reconstituer une maison militaire proche de l’Ancien Régime, avec des officiers de haut rang à la tête de chaque compagnie de mousquetaires.
Rôle
Pendant les Cent‑Jours (mars–juillet 1815), les Mousquetaires de la Garde Royale n’ont pratiquement pas joué de rôle militaire actif et ont surtout été victimes de la rapide évolution politique qu’ils ont subi Les Mousquetaires de la Garde Royale ont réagi au retour de Napoléon en mars 1815 en restant fidèles à la cause des Bourbons, sans basculer du côté de l’Empereur, mais leur rôle s’est rapidement limité à l’accompagnement de la fuite du roi  vers Gand en mars 1815, après l’abandon précipité des Tuileries par la famille royale.Ils forment une partie de sa petite suite de gardes rapprochés, jouant un rôle symbolique de protection
Pour les militaires qui restent  il n’y a pas de ralliement à Napoléon
Contrairement à nombre d’unités de l’armée de terre qui rejoignent progressivement l’Empereur (“le vol de l’Aigle”), les mousquetaires ne sont pas réutilisés ni intégrés dans la Garde impériale et ne font pas corps avec la nouvelle campagne napoléonienne.
Leur identité ultra‑royaliste, aristocratique et très coûteuse les rend peu compatibles avec le régime de Napoléon, qui privilégie la Garde impériale et les unités de l’armée révolutionnaire‑napoléonienne.
Ainsi durant  les Cent‑Jours, le rôle des mousquetaires est surtout symbolique et négatif : ils disparaissent de l’armée française comme formation active, devenant un reliquat politique peu compatible avec le régime napoléonien et même avec la monarchie restaurée après 1815.
Mais après les Cent‑Jours  et le retour définitif de Louis XVIII en septembre 1815, ce dernier ne relance pas leurs compagnies : une ordonnance de septembre 1815 supprime les deux compagnies de mousquetaires, marquant leur extinction officielle.
En somme, leur réaction au retour de Napoléon est donc une fidélité passive et loyale, suivie d’une disparition purement administrative, sans véritable engagement militaire ni ralliement
Pourqoi cette disparition
Les Mousquetaires de la Garde Royale sont  dissous pour u ne combinaison de raisons politiques, économiques et militaires, qui a rendu leur corps obsolète aux yeux de la monarchie restaurée.
Leur entretien et les Coûts de fonctionnement sont énormes
En effet  les compagnies de mousquetaires étaient extrêmement coûteuses : chaque officier payait une forte contribution et l’État finançait chevaux, uniformes, armes et harnachement pour une poignée de centaines d’hommes.
Dans un contexte de reconstruction budgétaire après les guerres révolutionnaires et impériales, Louis XVIII et ses ministres ont considéré qu’un corps de prestige purement honorable n’était pas justifiable face à des besoins réels en forces de ligne et en cavalerie opérationnelle.
A cela s’ajoute des Incompatibilités d’ordre  politique et militaire
Leur très forte identité ultra‑royaliste et aristocratique les rendait peu compatibles avec un nouvel ordre militaire voulant faire la part belle aux cadres issus de l’Empire et à une armée plus “technique” et moins dynastique.
Leur rôle, largement cérémonial et symbolique (accompagnement de cortèges, translation des cendres de Louis XVI en janvier 1815), n’offrait plus de valeur ajoutée militaire réelle alors que le gouvernement réorganisait l’armée française autour de dragons, chevau‑légers et autres unités plus polyvalentes.
De plus la brève disparition du corps pendant les Cent‑Jours (licenciement par Napoléon en mars 1815, reconstitution partielle puis absence de rôle opérationnel) a montré qu’il n’avait pas de place structurante dans l’appareil militaire.
L’ordonnance du 1ᵉʳ septembre 1815, qui crée la nouvelle Garde royale tout en supprimant les deux compagnies de mousquetaires, clôt officiellement cette histoire : le corps disparaît définitivement, même si certains de ses officiers prolongent temporairement leurs fonctions jusqu’au 1ᵉʳ janvier 1816
Effectifs
En 1814–1815, les deux compagnies de Mousquetaires de la Garde Royale (Mousquetaires gris et Mousquetaires noirs) sont rétablies à un effectif sensiblement réduit par rapport à l’époque de Louis XIV, mais conservent une structure proche de leurs anciens cadres.
Effectif par compagnie
Selon les ordonnances de 1814, chaque compagnie comprend environ 200 mousquetaires à cheval, auxquels s’ajoutent les officiers et sous‑officiers, ce qui porte le total d’une compagnie à un peu plus de 200 hommes.
Les deux compagnies réunies représentent donc, en 1814–1815, environ 400 à 500 hommes (officiers compris), soit un corps de cavalerie relativement restreint mais très coûteux.
Évolution en 1815
Au cours de la seconde Restauration (après les Cent‑Jours), les compagnies voient les  effectifs reduits de moitié car reste  200 hommes au total pour les deux compagnies, avant leur dissolution complète en 1816.
En pratique, les Mousquetaires 1814–1815 ne forment donc plus une force de plusieurs milliers d’hommes, mais un petit corps d’élite de quelques centaines de cavaliers, principalement à usage cérémoniel et de prestige
Pourqoi le nom de  Mousquetaires gris et les Mousquetaires noirs
Ils  sont ainsi appelés surtout à cause de la robe de leurs chevaux, un code visuel fixé dès le règne de Louis XIV.

 


Mousquetaires gris (1ʳᵉ compagnie)
Les Mousquetaires gris montent des chevaux gris pommelés (ou parfois simplement gris/blancs), ce qui leur vaut leur surnom.
Cette couleur distinctive, imposée par le roi à partir de 1663–1665, est maintenue tout au long de l’Ancien Régime, y compris lors de la réforme de 1814 : les Mousquetaires gris continuent d’être montés sur des chevaux gris.
Mousquetaires noirs (2ᵉ compagnie)
Les Mousquetaires noirs montent exclusivement des chevaux noirs.
Cette uniformité de robe noire, décidée lors de la réorganisation de la 2ᵉ compagnie en 1663–1664, est conservée jusqu’à la fin du corps en 1815, quelle que soit la taille ou la race précise des montures (en général des chevaux de selle de type « barbe » ou coursier de type classique de la cavalerie française).

En 1814, lors de la première Restauration, les deux compagnies de Mousquetaires de la Garde Royale adoptent un grand uniforme très riche, proche de la tradition de l’Ancien Régime, avec des différences de couleur et de galons entre les Mousquetaires gris (1ʳᵉ compagnie) et les Mousquetaires noirs (2ᵉ compagnie).
Uniforme
Base de l’uniforme 1814
Ils possèdent un Habit de grande tenue en drap écarlate  (iodentique) pour les deux compagnies, avec collet montant sans revers, boutonnage droit à neuf gros boutons et parements largement galonnés.


Les galons et boutons sont en or pour la 1ʳᵉ compagnie (Mousquetaires gris) et en argent pour la 2ᵉ compagnie (Mousquetaires noirs), ce qui matérialise leur distinction.
Soubreveste bleue et “croix des mousquetaires”
Le signe distinctif du mousquetaire est la soubreveste bleue (juste‑au‑corps sans manches) portée par‑dessus l’habit écarlate, ornée de la grande croix des mousquetaires.

   


La croix est en velours blanc, bordée de fils de métal; pour la 1ʳᵉ compagnie les flammes aux angles de la croix sont rouges, pour la 2ᵉ compagnie elles sont jaunes (ou “feuille morte”).
Couvrechef

 

 

 


Le chapeau de Louis XIV, de type tricorne, laisse place en 1814 à un casque “à la romaine” inspiré des dragons et carabiniers, avec bombe argentée, cimier laiton doré et panache blanc de la maison militaire du roi.
En 1814–1815, les deux compagnies des Mousquetaires de la Garde Royale abandonnent le tricorne au profit d’un casque dit « à la romaine », très proche de celui des dragons et carabiniers, mais décoré de manière très spécifique pour chaque compagnie.
Casque de la 1ʳᵉ compagnie (Mousquetaires gris)
Matériau : bombé, visière et couvre‑nuque en cuivre argenté, avec un jonc en laiton doré sur les bords.
Plaque frontale : en forme de croix de mousquetaire, avec fleurs de lys et flammes rouges dans les angles (signe de la 1ʳᵉ compagnie), le centre de la croix étant garni d’une plaque en argent ciselé.
Cimier : en laiton doré, estampé de flammes et d’éclairs sortant d’une corne d’abondance, avec la devise de la 1ʳᵉ compagnie gravée en relief : « Quo ruit et lethum » (souvent traduit par « Je triomphe, la mort s’écroule »).
Plumet : une queue de cheval en crin noir (type dragon) placée sur le cimier, évocation de la caserne de la 1ʳᵉ compagnie au château de Vincennes.
Casque de la 2ᵉ compagnie (Mousquetaires noirs)
Matériau : bombe et garnitures en cuivre plaqué d’argent, avec cadre de la visière et couvre‑nuque bordés de jonc en laiton argenté.
Plaque frontale : grande croix de mousquetaire de 15 cm de diamètre, en deux parties : cadre en laiton doré, fond en cuivre argenté sablé, avec cinq flammes argentées dans les angles, signe distinctif de la 2ᵉ compagnie.
Devise : bandeau inférieur de la bombe estampé de la devise de la 2ᵉ compagnie, « Alterius Jovis altera » (« Les autres traits d’un autre Jupiter »), sans devise à l’arrière.
Cimier : composé d’ailerons festonnés et d’un masque classique en forme de tête de Minerve ; le cimier porte une crinière en crins noirs coupés en brosse avec une queue flottante à l’arrière, typique de la 2ᵉ compagnie.
Différences de style entre 1814 et 1815
Les modèles de 1814‑1815 sont sensiblement identiques dans la forme générale ; ce sont surtout les textures des festons, la restitution de la crinière et les détails de restauration des pièces préservées qui varient selon les individus.
En pratique, la différence fondamentale entre les casques de la 1ʳᵉ et de la 2ᵉ compagnie en 1814–1815 réside donc dans :
la couleur du métal (or pour la 1ʳᵉ, argent pour la 2ᵉ)
la forme et la disposition des flammes de la croix frontale
la devise et le style du cimier (corne d’abondance + bombes incendiées pour la 1ʳᵉ ; ailerons + tête de Minerve pour la 2ᵉ)

Les bottes sont demi‑fortes (plus courtes, adaptées à la cavalerie de parade),
Il faut savoir qu les mousquetaires s’habillent entièrement à leurs frais, ce qui conduit à des surbroderies et accessoires parfois très somptueux, dont la surenchère sera d’ailleurs tempérée par une ordonnance de 1815.
En résumé, l’uniforme 1814 allie habit écarlate très galonné, soubreveste bleue à croix blanche et flammes différenciées, et casque blanc à panache, tout en conservant le code de distinction colorée entre Mousquetaires gris et noirs hérité de Louis XIV
En 1814, les deux compagnies de Mousquetaires de la Garde Royale sont réorganisées dans la Maison militaire de Louis XVIII avec une structure très proche de celle de l’Ancien Régime, mais dans un cadre très limité en effectifs.
Cadre officiel des deux compagnies
Chaque compagnie (1ʳᵉ et 2ᵉ) comporte une hiérarchie resserrée, emblématique d’un corps d’élite aristocratique plus que d’une unité de ligne.
À la tête de chaque compagnie se trouve
un capitaine‑commandant (1ʳᵉ compagnie : Nansouty, 2ᵉ compagnie : La Grange), assisté d’un officier subalterne (capitaine aide‑de‑camp), puis d’officiers et de sous‑officiers réduits en nombre par rapport à l’Ancien Régime.
Effectifs et répartition
Les ordonnances de 1814 fixent une force théorique d’environ 200 mousquetaires à cheval par compagnie, auxquels s’ajoutent officiers, sous‑officiers et domestiques, ce qui porte la compagnie à un peu plus de 200 hommes.
Les deux compagnies réunies représentent donc quelque 400 à 500 hommes en armée française de la première Restauration, ce qui en fait un petit corps de prestige très coûteux par rapport à sa taille.
Structure de détail (ordre général)
Pour chaque compagnie, on retrouve en gros :
1 capitaine‑commandant et 1 capitaine (officier subalterne).
Quelques lieutenants et sous‑lieutenants, puis une poignée de sous‑officiers (sergents‑major, sergents, maréchaux‑des‑logis).
les mousquetaires du rang et quelques domestiques/ordonnances, le tout encadré par la maison militaire du roi.
Pour résumer En 1814 on trouve deux corps de 200 hommes environ par compagnie, avec une direction noble et très resserrée, pensée pour la garde rapprochée et la cérémonie plus que pour la guerre de masse
Lla hiérarchie est très resserrée et proche de celle d’une petite compagnie de cavalerie de prestige, avec une distinction forte entre officiers et hommes de rang.
Officiers et grands grades
Capitaine : fonction théoriquement occupée par le roi lui‑même, mais le commandement réel appartient au capitaine‑lieutenant.
Capitaine‑lieutenant (ou simplement “Capitaine”)
Ccommandant la compagnie, choisi parmi les plus hauts dignitaires de l’armée (souvent lieutenant‑général ou maréchal de camp), chargé d’ordonner les rendez‑vous, de présenter la compagnie et de décider des missions individuelles.
Sous‑lieutenant : adjoint direct du capitaine‑lieutenant, chargé de le remplacer temporairement et de veiller à la discipline et au service courant.
Enseigne et Cornette : officiers de rang inférieur,