
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Rome Marine Les Navires Romains lexique
Dessins Extraits du site Navy story Merci
L'actuaria (ou navis actuaria en latin, pluriel naves actuariae) était un type de bateau romain antique, une galère marchande légère et polyvalente utilisée principalement à l'époque républicaine et impériale romaine (à partir du IIIe siècle av. J.-C. environ).
Caractéristiques principales
Propulsion : Voiles (généralement une voile carrée) + rames (jusqu'à 30-50 rames, souvent 15-25 de chaque côté, en une ou deux rangées).
Type : Galère marchande rapide (d'où le nom "actuaria" dérivé de actus = mouvement rapide ou "facile à manœuvrer").
Utilisation : Transport de marchandises, passagers, courrier urgent, animaux vivants (pour les gladiateurs par exemple), provisions (miel, fromage, viande). Elle était plus chère à opérer que les purs voiliers de commerce (comme la corbita), mais priorisée quand la vitesse et la fiabilité comptaient (ex. : liaisons rapides en Méditerranée, reconnaissance, transport de troupes légères).
Avantages : Légère, pouvait être halée sur la berge (beachée) facilement, manœuvrable en eaux peu profondes ou côtières, adaptable à des missions militaires (ex. : invasion de la Bretagne par César, soutien en Illyrie).
Taille : Variable, mais souvent 20-30 m de long, avec un équipage de rameurs + marins (jamais moins de 18 rameurs).
Comparaison : Moins lourde qu'une trireme de guerre, plus agile qu'un gros navire de charge (navis oneraria).
Exemples historiques
Mentionnée par César dans la Guerre des Gaules (ex. : il en laisse sur place pour des liaisons rapides).
Utilisée comme transport de troupes lors de la conquête de la Bretagne (47 av. J.-C.).
Parfois équipée temporairement de rostres (éperons) pour du combat léger.
Représentée sur des mosaïques romaines (ex. : mosaïque d'Althiburus en Tunisie, ou à Ostie).
Aerata Navis
Aerata navis signifie littéralement « navire bronzé » ou « navire recouvert de bronze/or » en latin (aer = bronze, airain, ou parfois or/cuivre dans un sens plus large ; aeratus = recouvert de métal précieux ou brillant).
Le terme désigne un navire de luxe, richement décoré, souvent plaqué ou orné de feuilles de bronze doré, d'or, d'argent, d'ivoire, de peintures vives et de sculptures élaborées.
Ce n’était pas un type de navire courant pour le commerce ou la guerre, mais plutôt un vaisseau d’apparat, de parade, de plaisance ou de prestige, réservé à l’élite (empereurs, riches sénateurs, princes hellénistiques influençant Rome).
Caractéristiques typiques
Taille : souvent très grande pour l’époque (parfois 30–50 m ou plus), avec plusieurs ponts ou niveaux superposés (comme une « maison flottante »).
Propulsion : principalement à rames (nombreuses rangées, parfois plusieurs niveaux comme une quadrireme ou quinquereme de luxe), parfois complétée par de grandes voiles décoratives.
Decoration
Coque et proue entièrement recouvertes de plaques de bronze poli ou doré.
Éperon (tribune) sculpté et doré.
Figurines, statues, frises mythologiques (dieux, nymphes, scènes de triomphe) en relief ou en ronde-bosse.
Voiles pourpres ou multicolores brodées d’or.
Balustrades, colonnades miniatures, pavillons et tentes sur le pont supérieur.
Aménagements intérieurs : salles de banquet, chambres luxueuses, jardins suspendus, fontaines, mosaïques, marbres, bains privés, bibliothèques… C’était littéralement un palais flottant
. Exemples historiques célèbres
Le navire de Cléopâtre (rencontre avec Antoine, 41 av. J.-C.) Plutarque décrit un vaisseau somptueux avec voile pourpre, proue dorée, rameurs en tuniques pourpres, musique et parfums. Ce bateau est souvent cité comme archétype de l’aerata navis.
Les navires de plaisance de Caligula (lac de Nemi, 37–41 avr. J.-C.) Deux immenses barges retrouvées au fond du lac de Nemi (Italie) au XXe siècle (détruites en 1944). Longueur : environ 70–80 m. Décor : marbres, mosaïques, bronzes dorés, statues, colonnes, ponts couverts, thermes, etc.
Usage : résidence flottante de l’empereur, lieu de fêtes et d’orgies.
Navires de parade de Néron et d’autres empereurs Suétone et Dion Cassius mentionnant des vaisseaux impériaux couverts d’or et d’ivoire utilisés pour des croisières sur le Tibre ou en baie de Naples.
Influence hellénistique Le modèle vient des royaumes hellénistiques (Ptolémées en Égypte, rois de Syrie) qui construisaient des thalamegos (navires-maisons) de luxe. Rome les a imités et dépassés sous l’Empire.
Différence avec les navires ordinaires
Un navis oneraria (navire de charge) ou une actuaria (galère rapide) étaient fonctionnels et sobres. L’aerata navis était un objet de prestige, un symbole de pouvoir et de richesse extrême, souvent évoqué par les moralistes romains (Sénèque, Pline l’Ancien) qui y voyaient de la décadence.
En résumé : l’aerata navis n’était pas un bateau militaire ou commercial classique, mais un palais flottant de luxe, emblématique du faste impérial romain et de l’influence des monarchies hellénistiques sur l’aristocratie romaine. oraisons extérieures :
L’aerata navis était un objet de prestige, un symbole de pouvoir et de richesse extrême, souvent évoqué par les moralistes romains (Sénèque, Pline l’Ancien) qui y voyaient de la décadence. En résumé : l’aerata navis n’était pas un bateau militaire ou commercial classique, mais un palais flottant de luxe, emblématique du faste impérial romain et de l’influence des monarchies hellénistiques sur l’aristocratie romaine.
Aperta navis Bateau sans pont
Aperta signifie « ouverte », donc un bateau sans pont complet sur toute sa longueur : le navire est exposé aux éléments, avec seulement des protections partielles à la proue et à la poupe (souvent des planches ou des abris légers pour le pilote et les officiers).
C'est l'équivalent latin du grec aphractus (ἄφρακτος ναῦς) : un navire « non blindé » ou « non couvert », sans les superstructures défensives des galères de guerre lourdes.
Propulsion : rames principales (souvent une ou deux rangées), parfois une voile auxiliaire.
La biremis navis (ou navis biremis, plus couramment navis biremis en latin) désigne une galère de guerre romaine à deux rangs de rames (bireme en français/anglais moderne). C'est un type de navire antique propulsé principalement par des rames disposées sur deux niveaux superposés de chaque côté, souvent complété par une voile auxiliaire.
La biremis était intermédiaire : plus agile qu'une trirème lourde, mais plus puissante qu'une simple pentecontère (50 rames en un rang). En résumé : la biremis navis était une galère de guerre romaine standard et polyvalente à deux rangs de rames, emblématique de la marine républicaine et impériale précoce, rapide et efficace pour l'éperonnage et les opérations côtières.utilisée comme navis lusoria (navire ludique/patrouilleur léger).
Étymologie et terminologie
Biremis (ou bireme) vient de bi- (deux) + remus (rame) → « à deux rames » (deux rangées par côté).
Navis biremis est l'expression latine complète pour « navire bireme », synonyme de navis longa biremis (navire long à deux rangs).
Chez les Grecs, on l'appelait διήρης (diērēs) ou δίκροτος (dikrotos).
Chez les Romains, c'était une navis longa (navire long de guerre) par opposition aux navires marchands (navis oneraria).
Caractéristiques principales
Dimensions typiques : Environ 24 m de long × 3 m de large maximum coque étroite et élancée pour la vitesse et la manœuvrabilité.
Propulsion : Deux rangs de rames superposés (environ 100 rameurs au total, 25 par côté et par rang). Un voile carré sur un mât central pour les longs trajets.
Armement : Éperon (rostre) à la proue pour éperonner les navires ennemis.
Pont de combat partiel (souvent surélevé pour protéger les rameurs).
Equipage : Rameurs + marins + soldats embarqués (marines ou légionnaires pour l'abordage). Parfois des machines de jet (balistes, catapultes) sur les versions plus lourdes.
Vitesse : Très rapide en combat (jusqu'à 8-10 nœuds à la rame), excellente accélération pour les manœuvres d'éperonnage.
Matériaux : Principalement du chêne (robuste), parfois décoré (sculptures dorées sur les navires d'apparat ou impériaux).
Rôle historique chez les Romains
Adopté dès le IVe-IIIe siècle av. J.-C. (influence grecque et étrusque, puis punique). Utilisé pendant les guerres puniques (contre Carthage), où les Romains perfectionnèrent leurs birèmes avec le corvus (pont d'abordage mobile) pour compenser leur infériorité initiale en manœuvre.
Remplacé progressivement par des trirèmes (triremis navis) et quadrirèmes plus puissantes, mais resta en service comme navire léger, de reconnaissance ou côtier.
Variante célèbre : la liburna (ou liburnienne), une birème allégée et adoptée rapidement des pirates illyriens au Ier siècle av. J.-C., très utilisé par la marine impériale romaine pour les patrouilles (ex. : sur le Rhin, le Danube ou en Méditerranée). Restée en usage jusqu'à la fin de l'Antiquité (IIIe-IVe siècles apr. J.-C.), parfois comme navis lusoria (navire ludique/patrouilleur léger).
Différence avec d'autres navires romains
Uniremis : un seul rang de rames (plus petit, souvent utilitaire).
Triremis : trois rangs (plus puissante, navire de ligne principal).
Quadriremis/quinqueremis : quatre ou cinq rangs (navires lourds hellénistiques adoptés par Rome). La biremis était intermédiaire : plus agile qu'une trirème lourde, mais plus puissante qu'une simple pentecontère (50 rames en un rang). En résumé : la biremis navis était une galère de guerre romaine standard et polyvalente à deux rangs de rames, emblématique de la marine républicaine et impériale précoce, rapide et efficace pour l'éperonnage et les opératio
dans côtières.
Camara Barque origine étrusque avec double proue et gouvernail Possède une voile et 12 rameurs de chaque coté
Designe une embarcation possédant une camara ou cámara qui est la cabine ou l’espace couvert à l’arrière du bateau, utilisé par le chef, le capitaine ou pour protéger certaines personnes importantes. Sur un navire étrusque, cette cabine pouvait servir à protéger le chef de l’expédition ou le capitaine garder des marchandises précieuses abriter les instruments de navigation ou des objets rituels.Les représentations de ces navires apparaissent sur des fresques et des objets funéraires trouvés dans des villes comme Tarquinia ou Cerveteri.
Carabus Petite barque
Le carabus (ou carabe) était une petite embarcation légère utilisée dans l’Antiquité.
Origine du mot
Le terme vient du grec kárabos, qui signifiait petit bateau ou esquif. Les Romains ont ensuite utilisé le mot latin carabus pour désigner une petite barque.
Description du carabus
Le carabus était généralement :
Une petite barque légère souvent faite d’osier ou de bois parfois recouverte de peaux ou de cuir utilisée avec des rames, pas forcément avec une voile.
Utilisations
Cette embarcation servait surtout à :
traverser des rivières ou des zones côtières pêcher et transporter une ou deux personnes. Des bateaux de ce type étaient utilisés par plusieurs peuples anciens autour de la mer Méditerranée, notamment chez les Étrusques et les Romains.
Taille
Un carabus mesurait souvent seulement 2 à 4 mètres de long, donc beaucoup plus petit qu’un navire de commerce ou de guerre.
Castacopicus Petit navire d’exploration Speculatoria Navis
un terme utilisé dans l’Antiquité pour désigner un navire d’observation ou d’espionnage.
Caractéristiques
Navire léger et rapide souvent à rames avec parfois une petite voile utilisé pour la reconnaissance militaire pouvait repérer les flottes ennemies ou transmettre des messages. reperer les cotes et transmettres les messages
Caudicaria Caudus Navire long a fond plat (cauda quio Longa est ad instar caude) construit de facon grossière utilisé pour le transport fluvial
Les naves caudicaria étaient des bateaux fluviaux romains à fond plat conçus pour le transport de lourdes marchandises sur les voies navigables intérieures comme le Tibre Rhin Rhone et Danube .
onnus sous le nom de naves caudicariae (ou caudariae), ils étaient dépourvus de voiles et de rames, leur manœuvrabilité reposant sur la traction animale ou à la perche, en raison de leur large largeur et de leur faible tirant d'eau.
Caractéristiques techniques Ces embarcations mesuraient de 15 à 25 mètres de long et pouvaient transporter jusqu'à 100 à 200 tonnes, ce qui les rendait idéales pour le grain, le marbre ou les matériaux de construction. Leur construction simple, à bordage sur membrures, utilisait du chêne ou du pin, privilégiant la stabilité à la vitesse. Leurs hauts bords empêchaient les déversements ; leurs coques arrondies s'adaptaient aux variations du niveau du fleuve. Souvent tirés à la perche en amont et à la dérive en aval, ils n'étaient pas adaptés à la haute mer.
Rôle historique Les caudicariae approvisionnaient Rome depuis Ostie et Portus, contribuant à l'essor urbain sous des empereurs comme Claude. Des graffitis archéologiques découverts à Ostie les représentent aux côtés d'actuariae au sein de flottes mixtes On a un exemplaire retrouvé dans le Rhone exposé en Arles
Celex Cles Celox Celonis Petite barque rapide a rame Les rameurs sont face à la poupe Utilisée aussi comme navires auxiliaires et reconnaissance pour les militaires
Type de petite embarcation légère et très rapide à rames de l’Antiquité grecque et romaine. qui est une Petite barque longue et étroite, sans pont, optimisée pour la vitesse et la manœuvrabilité. Généralement un seul rang de rameurs, équipage réduit, chaque rameur pouvant manier deux rames.Utilisée comme bâtiment auxiliaire : éclaireur, navire‑message, missions officielles, et aussi par les pirates.Embarcation propulsée principalement à la rame, probablement avec au moins une voile, adaptée aux poursuites ou fuites rapides, indépendante du vent.
Celsa Barque plus grande que la Celex avec rameurs face à al proue Utilisée aussi comme navires auxiliaires et reconnaissance pour les militaires
La celsa (ou Celes, Celox) désigne une barque romaine légère et rapide, utilisée comme navire de liaison par la police maritime (classis) et les flottes de guerre.
Cette petite barque excellait dans la transmission rapide de messages et la reconnaissance, contrairement aux navires de transport de marchandises comme les caudicariae.
Caractéristiques techniques D'une longueur typique de 10 à 15 m et dotée d'une proue pointue pour la vitesse, elle était propulsée par des rames (20 à 40 rameurs) plutôt que par des voiles, ce qui lui conférait une grande manœuvrabilité en eaux côtières.
Des variantes, notamment des modèles à proue haute, étaient conçues pour les mers plus agitées. Coque symétrique pour un meilleur équilibre ; sa forme angulaire favorisait le glissement. Faible capacité de chargement, la vitesse primait sur la charge. Rôle opérationnel Employée aux côtés des catascopicus (navires de guet) pour la reconnaissance, elle fait écho à vos précédentes interrogations sur les petites embarcations romaines comme les caudicariae et les potentiels types de caupulis. Des sources telles que les mosaïques des ports romains confirment ses fonctions de police et de soutien aux flottes.
Cladivata embarcation commerciale avec deux mats le Mat central et le mat de Misaine
La cladivata était un type de navire marchand romain, asymétrique à deux mâts sans rames. Sa coque relativement fine, comparée à celle des pontons plus massifs, offrait une plus grande surface de voilure, permettant un commerce efficace au long cours en Méditerranée.
Caractéristiques de conception La cladivata privilégiait la vitesse à la voile plutôt que la rame, sa forme asymétrique lui conférant une bonne stabilité par vent fort. Plus grande que les barques comme la celsa ou la caudicariae mentionnées dans vos précédentes recherches, elle transportait des marchandises en vrac telles que des céréales ou des amphores, sans rames. Son Gréement à deux mâts était idéal pour une navigation polyvalente dans les alizés.
Appellation régionale, avec les termes corbita ou gaulus, variant selon l'origine.
Rôle commercial Ces navires soutenaient le réseau commercial de Rome, contrairement aux escortes comme le catascopicus (navires de guet) souvent représentés à proximité sur les mosaïques portuaires. Elle correspond au modèle des embarcations romaines spécialisées de votre série de recherches sur les navires de petite et moyenne taille.
Corbita Navire de charge avec 2 mats un grand mat et un mat d’artimon qui pouvait recevoir des naier comme boites à signaux ( Corbes )
La corbita était un navire marchand romain typique, reconnaissable à une corbeille (corbis) au sommet du grand mât signalant son rôle dans le transport de grain et autres denrées.il possèdait unecoque robuste dérivée du gaoul phénicien, poupe ornée d'alpustra (tête de cygne). IL etait Sans rames, donc vulnérable aux pirates ; pour cela il circuklé souvent escortée en convoi Il était essentielepour approvisionner Rome depuis l'Égypte ou la Sicile, elle s'inscrit dans la série de vos requêtes sur les embarcations romaines (caudicaria, celsa, cladivata), reliant ports comme Ostie aux flottes fluviales.
Caractéristiques techniques
Large et stable (20-30m de long, 5-7m de large), elle offrait une capacité de 100-350 tonnes, chargée d'amphores (jusqu'à 10 000 unités). Propulsion par une grand-voile carrée, artémon (petit mât avant) et supparum (voile triangulaire supérieure), avec vitesse moyenne de 4-6 nœuds en cabotage méditerranéen.
Cubicolata Barque avec cabine
Cette barque romaine équipée d'une cabine (cubiculum), fut souvent utilisée pour le transport de passagers ou de marchandises de valeur nécessitant protection. Ce type d'embarcation, mentionné dans les sources antiques se distinguait par une petite superstructure couverte à l'arrière pour abriter officiers ou cargaisons sensibles.
Caractéristiques techniques
Longue de 12-18m avec un pont partiellement fermé, elle combinait rames et voile auxiliaire pour la manœuvrabilité côtière. La cabine offrait un espace clos contre les intempéries, contrastant avec les corbitae ouvertes de vos requêtes précédentes.
L'horeia était une barque de charge romaine à poupe plate, typique des ports méditerranéens comme Toulon (Telo Martius). Ces petites embarcations de 6-8m, découvertes archéologiquement, servaient au transfert de marchandises entre quais et navires au mouillage, ou à la pêche côtière.
Caractéristiques techniques
Fond plat et coque asymétrique avec marotte (extrémité pincée), elles permettaient l'échouage aisé et la stabilité sous charge légère (2-5 tonnes). Propulsion aux rames ou gaffe, sans voile importante, avec assemblage ligaturé pour flexibilité.
Longueur : 6-8m ; largeur : 2-3m ; faible tirant d'eau.Parfois ils furent réutilisées comme remblais portuaires (Ier-IIe s. ap. J.-C.).Rôle opérationnel
Annexes portuaires idéales pour ravitailler hippago ou hemiolia de vos requêtes précédentes, elles complétaient les gauli arrondis et geseoretate légers dans le réseau logistique romain d'Ostie aux escales provençales.
Legia Barque a coque tenue par des cordages
La legia était une barque romaine à coque tenue par des cordages, typique des constructions légères hellénistiques adoptées par Rome pour la Méditerranée. Cette embarcation utilisait un assemblage ligaturé (planches cousues ou liées par des cordes poissées) plutôt que des clous, assurant flexibilité et étanchéité sans rigidité excessive.Le probleme était qu'il fallait qu'elle soit toujours en contact avec de l eau pour la rigidifier
Caractéristiques techniques
Longue de 10-15m avec fond plat et poupe relevée comme l'horeia précédente, elle reposait sur des coutures en chanvre ou cuir pour absorber les torsions marines. Propulsion mixte (rames 12-20, voile trapézoïdale), capacité 10-20 tonnes pour cabotage.
Coque souple anti-fracture ; faible coût de maintenance.
Évolua vers techniques médiévales (cogues nordiques).
Rôle opérationnel
Idéale pour pêcheurs et petits marchands, la legia complétait les hippago équestres et hemiolia rapides de vos requêtes antérieures, facilitant les transferts côtiers dans les flottes mixtes d'Ostie-Portus avec ses horeiae plates.
Lembus Lembulus Birème utilisé par les Greco macédoniens
Le lembus (ou lembulus) était une petite birème illyrienne adoptée par les Romains, rapide et maniable pour la piraterie, la reconnaissance et le transport de troupes. Longue de 12-18m pour 3-4m de large, elle embarquait 16-18 rameurs par bord avec une capacité de 50 hommes, pontée seulement aux extrémités.
Caractéristiques techniques
À deux rangs de rames (bireme légère), sans éperon ni voile principale, elle excellait en vitesse à la rame (jusqu'à 7 nœuds). Sa coque effilée et son faible tirant d'eau permettaient l'échouage et les raids côtiers, évoluant parfois en birème armée sous Philippe V de Macédoine.
Rôle historique
Employée par César pour débarquer des légionnaires (lembulus), elle relayait les horia plates et legia cousues de vos requêtes précédentes dans les flottes romaines, reliant Ostie aux opérations en Grèce et Illyrie. Parfaite synthèse des embarcations légères de votre série romaine.
Lenunculus Petite barque de servitude à Rame utilisé pour la manœuvre sur rade des Oneraria
Le lenunculus était une petite barque de servitude romaine, utilisée dans les ports comme Ostie pour remorquer les grands navires, décharger les cargaisons ou assurer les traversées fluviales du Tibre. Solide et stable comparée aux frêles scaphae, elle mesurait 8-12m de long avec un équipage de 4-6 hommes, propulsée aux rames ou à la gaffe.ou uncus
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La quinquermis (ou quinquerème, du latin quinqueremis) était le navire de guerre romain emblématique, culminant de l'évolution polyreme avec cinq rangs de rameurs par section verticale. Introduite durant la Première Guerre punique (264-241 av. J.-C.), elle devint le standard des flottes républicaines.
Caractéristiques techniques
Longue de 45-58m pour 6-8m de large, elle embarquait 300 rameurs (probablement 2-3 par rame sur 3 niveaux effectifs), 120 fantassins et 50 marins, déplaçant ~100-150 tonnes. Éperon massif, balistes/catapultes, deux mâts à voiles carrées, vitesse 7-9 nœuds en pointe.
Plus stable que la quadriremi précédente ; pont complet pour abordages (corvus).
Équipage total : ~470 hommes ; idéale pour tactique romaine (infanterie navale).Rôle historique
Navire de ligne à Mylae, Ecnome et Actium, elle surpassait prosumia éclaireuses et pristis légères de votre série.
Ratis Rataria Radeau
La ratis (ou rataria) était un radeau romain rudimentaire, assemblage de troncs liés formant une plate-forme flottante pour franchir rivières ou lacs en urgence militaire. César en usa massivement pour ses campagnes gauloises, accouplant des linter pirogues pour stabilité.
Rôle historique
Standard des batailles de Mylae et Ecnome, intermédiaire entre tribemiolia hybride et quadriremi lourde de votre série.
Turrita Navire de guerre équipé de tours d’artillerie
La turrita navis était un navire de guerre romain équipé d'une tour (turres) surélevée au centre du pont, protégeant les archers et tireurs d'élite lors des abordages. Introduite par Agrippa, elle transformait la galère en forteresse flottante, comme décrit par Virgile et Florus.
Caractéristiques techniques
Généralement une triremis ou quadriremi modifiée (35-45m), avec superstructure en bois ajourée haute de 3-4m, accessible par échelles. Éperon renforcé, balistes protégées, équipage mixte (rameurs + 40-60 combattants casernés). Stabilité accrue mais vitesse réduite (5-7 nœuds).
Rôle historique
Utilisée à Actium et contre pirates ciliciens, elle dominait les tribemiolia légères et tabellaria rapides de votre série
Vegeiia Petit bateau a rame avec rameur central navigant tourné vers la proue
Longue de 15-20m avec coque fine à faible tirant d'eau, propulsée par 30-40 rames et voile principale carrée, atteignant 8-10 nœuds. Équipage réduit (20-30 hommes polyvalents), sans pontage lourd pour maximiser l'agilité en eaux restreintes ou poursuites
Vetutia Moediae Navire de transports sur le Danube
Vetutia Moediae ne correspond à aucun type de navire romain standard répertorié dans les sources antiques. Ce terme semble être une combinaison de vetus ("vieux") et Moediae (pluriel de Moesia, province romaine sur le Danube), peut-être désignant des bateaux usagés ou réquisitionnés de la Classis Flavia Moesica (flottille danubienne).Types danubiens similaires
La Classis Moesica utilisait des navis lusoria légères (12-18m, 20-30 rameurs) pour patrouilles fluviales et bords du Pont-Euxin, adaptées aux courants rapides du Danube
Venetica Navis Navires des Venètes à Quiberon en Bretagne
La Venetica Navis désigne probablement un navire typique des Vénètes, peuple adriatique romanisé précoce (IIIe siècle av. J.-C.), caractérisé par sa proue relevée en "bec de canard" et sa coque trapue adaptée aux lagunes et hauts-fonds.Caractéristiques techniques
Longue de 15-25m avec fond très plat, rames puissantes (20-30 par bord) et voile rectangulaire, capacité 30-60 tonnes d'amphores. Construction cousue en planches de chêne, proue-safran renforcés pour échouage volontaire, vitesse cabotage 5-6 nœuds.Rôle opérationnel
Spécialisée dans le commerce adriatique (grain d'Istrie, sel, bois), elle reliait les ports vénètes (Adria, Altinum) à Ravenne et Ostie. Complète votre catalogue exhaustif (velox rapide, vetutia danubienne, vegeiia pêcheuse) comme type régional précisant la diversité ethnique de la flotte impériale : des Vénètes lagunaires aux classis provinciales.
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