
Article fait par :Claude Balmefrezol
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I Paracadutisti
Note liminaire
La numérotation des régiments dans l'Armée royale italienne (Regio Esercito) sous le fascisme suivait un système séquentiel classique (1er au 240e environ pour la fanteria), mais avec une particularité pour les divisions d'élite : utilisation de chiffres romains (I, II, III, etc.) réservés aux unités spécialisées comme les divisions mobiles ou parachutistes.
Conventions fascistes
Fanteria standard
: Régiments chiffres arabes (ex. 1º-91º), binaires par division (2 par division ternaire post-1926).
Divisions motorisées/corazzate :
Numéros romains (ex. I Divisione Celere "Eugenio di Savoia", avec 1er Reggimento Cacciatori; II Divisione Corazzata).
Paracadutisti : 185ª Divisione Paracadutisti "Folgore" (185º, 186º, 187º Reggimenti); 184ª "Nembo"; projet 183ª "Ciclone" (chiffres "hauts" pour masquer rôle aéroporté).
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Ce système visait à distinguer les unités "modernes" des traditions napoléoniennes, imposé par l'Ordinamento Mussolini (1926-1939).
Les parachutistes comme unité tactique organisée n'existaient pas encore en 1917.
Les deux premières unités italiennes de "Fanti dell'aria" (fantassins de l'air) ne furent créées qu'en octobre 1918, avec 6 hommes largués en manuel depuis des biplans Caproni au-dessus des lignes autrichiennes – trop tard pour Caporetto
Les paras italiens virent le jour justement après Caporetto, pour contrer les avancées autrichiennes en 1918 (ex. sur le Piave).
La création officielle de l'infanterie aéroportée n'intervint que plus tard, principalement sous l'impulsion des initiatives fascistes visant à présenter ces unités comme une arme moderne.
Mais ces Fanti del Aria ont eu un précurseur en 1918 lorsque un arditi Alessandro Tandura sauta le 8 octobre 1918 à Vittorio Veneto devenant le 1er parachutiste militaire mondial, mais sans unité structurée
Les premières unités de parachutistes furent organisées en Libye en 1938 sous le commandement d'Italo Balbo.
Italo Balbo, gouverneur de Libye italienne (1934-1940 fut ministre de l'Aéronautique fasciste et aviateur légendaire Il participa aux (raids transatlantiques 1930-33 et comme gouverneur de la Lybie il lança le projet pour sécuriser le désert libyen et la Via Balbia (Tripoli-Capitale, 1 800 km). 16 avril 1938 : 1er saut de masse (300 hommes depuis S.M.81), devant Vittorio Emanuele III et Hermann Göring (visite officielle).
Balbo mourut le 28 juin 1940 (abattu par DCA italienne à Tobrouk), mais son unité révolutionna la tactique aéroportée fasciste
La naissance remonte au 20 mars 1938 avec l'inauguration de la Scuola Paracadutisti à Castel Benito (Tripoli), premier reparto coloniale mondial. Recrutés parmi les askaris libyens (sous officiers italiens), ils effectuèrent leur premier saut de masse le 16 avril 1938 (300 hommes depuis Savoia-Marchetti S.M.8
Leur Mission : Contrôler l'immense désert libyen (Via Balbia)
| Formation progressive de la Libye italienne : 1912 : de l'Empire Ottoman (traité de Lausanne) 1912 : de l'Empire Ottoman (traité de Lausanne), in facto en 1931 1919 : de la France (traité de Versailles) 1926 : de l'Égypte 1934 : du Soudan anglo-égyptien (triangle de Sarra) 1935 : de la France (bande d'Aozou) |
Mai 1938 : 2e bataillon ; largages opérationnels pour reconnaissance / sabotage contre rebelles sénoussis
Le 2e bataillon est formé avril et il effectue le 16 avril 1938 un saut de masse (300 hommes depuis S.M.81), devant Vittorio Emanuele III et Hermann Göring alors en visite officielle).
Italo Balbo organisa l'entraînement des Fanti dell'Aria à l'aéroport militaire de Castel Benito (Tripoli) à partir de mars 1938, avec un programme dur et innovant malgré les contraintes budgétaires fascistes.Programme d'Entraînement
L'addestramento durait 4 semaines intensives avant les premiers sauts :Préparation physique : Gymnastique poussée.
Psychologique : Leçons d'ardimento pour dompter la peur ; simulation de saut depuis une carlingue en bois sur matelas(« volo d'angelo ») pour s’habituer au saut.
Technique : Études vols à faible vent transversal ; optimisation ouverture parachutes malgré hélice ; 5 sauts individuels pour être breveté.
Tactique avancée : Corsi guastatori (sabotage), manipulation des explosifs, tir armes légères ; instruction pour opérations derrière lignes ennemies.
Le 16 avril 1938 apres un saut collectif de 300 hommes à partir de 24 S.M.81 du 15º Stormo enchaine un saut nocturne
Le Bataillon est commandé par le Maggiore del Genio Tonini, et il comprend des askaris libyens commandés par des officiers italiens.
Le maggior (commandant de bataillon) Goffredo Tonini (1898-1970) était le chef du 1er Régiment « Fanti dell'Aria », sous les ordres directs d'Italo Balbo.
Il est né à à Rimini le 12/09/1898 Il es dans le génie telegrafista pendant la Grande Guerre (49e compagnie Isonzo, lance-flammes Piave).
Il est ensuite muté en Cyrénaique et il reçoit la médaille d'Or au VM pour Marsa Brega en 1923 pour la défense du château contre rebelles sénoussis
Sa carrière se déroule en outremer Capitaine Tripolitaine (1928), Érythrée, Éthiopie (Mecan 1936). Volontaire para A.S. 1937
C’est alors que Balbo le choisit pour créer les Fanti dell'Aria (expérience askaris).
En 1938 il est Commandant Campo Scuola Paracadutisti Libia (Castel Benito, mars 1938) ; fusionne 1er (Dondini) + 2e bataillon (Corrente) en régiment sous son commandement
Il devient Lt Colnel en. mai 1938
En 1941 son unité le Gruppo Mobile « Tonini » défend Derna (Libye) contre Anglais
Après-guerre il est, promu Colonel en 1947 et, général de. brigade en 1953. Il est Décédé le 19/04/1970 à Rome
Balbo supervisa tout avec le colonel Stefano Cagna, contournant Rome pour créer le 1er reparto para colonial mondial.
Au debit ces troupes étaient fortes de deux bataillons, totalisant environ 300 parachutistes libyens et 50 officiers italiens.
1er Régiment « Fanti Del l’aria » (Infanterie aéroportée) composé du
1er Bataillon de parachutistes libyens (troupes coloniales)
2e Bataillon de parachutistes libyens (troupes coloniales)
Un troisième bataillon libyen, composé principalement de colons italiens, fut créé en 1940 et intégré aux deux autres unités existantes au sein du Groupe Tonini Modile.
Le groupe mobile Tonini combattit à Derna en janvier 1941 sous le commandement de la 10e armée et retarda l'avancée australienne, avant d'être finalement anéanti à Beda Fomm lors des combats suivants.
1er bataillon national de parachutistes de Libye (Italiens) Fait intéressant, Italo Balbo, cherchant l'occasion de remporter une victoire décisive contre les Britanniques en 1940, envisagea d'organiser deux divisions de parachutistes pour une offensive de grande envergure en Égypte.
Des écoles de formation furent créées à Castel Benito en Libye et en Italie, à Tarquinia et Viterbo, sous la direction de la Regia Aeronautica en 1940. Bien que la formation fût dispensée sous le contrôle de la Regia Aeronautica, le déploiement tactique des parachutistes relevait du Regio Esercito.
Trois bataillons de parachutistes supplémentaires furent levés en juillet 1940, dont un bataillon de carabiniers qui participa aux combats lors de l’opération Crusader en novembre 1941.
Cette unité couvrait le flanc de la division blindée Ariete, mais fut finalement vaincue lors des combats de montagne à Jebel Akhbar pendant la retraite italo-allemande fin 1941.
Lors des combats de Jebel Akhbar, du 18 au 20 décembre, les carabiniers affrontèrent des automitrailleuses sud-africaines, des troupes indiennes tant fantassins que Cavalier
Ils vont parvinrent à repousser le 3/1 Punjabis.
Ier bataillon de parachutistes IIe bataillon de parachutistes IIIe bataillon de carabiniers parachutistes
Plusieurs autres déploiements d'unités parachutistes furent envisagés par le Haut Commandement italien,
Parachutages sur le canal de Corinthe
Largages sur des îles du Dodécanèse lors l'attaque contre la Grèce
Parachutages en Afrique orientale .Ce largage prévu en Afrique orientale devait être effectué avec des avions SM.82 qui devaient effectuer des vols directs vers les destinations.
Des parachutages furent menés à bien lors de l'invasion de la Grèce à Zante et Céphalonie en avril 1941, sans rencontrer de résistance.
La 1re Division de parachutistes fut formée en septembre 1941 sous le commandement du général Enrico Frattini.
La Divisione Paracadutisti "Folgore" fut constituée officiellement le 1º septembre 1941 à Tarquinia comme 1ª Divisione Paracadutisti, mai pas encore officiellement baptisée Folgore .Elle a reçu son nom en mai 1942. Elle n’était pas encore structurée comme une divisions normale avec des régiments classiques mais elle agrégée des bataillions de Paracadutisti existants
Battaglione en 1941
Ces battaglioni qui sont à la base de l’ unité en 1940 sont Je mets les chiffres romains conformes à la numérotation dite ère Fasciste
I Battaglione Paracadutisti (ensuite rebaptisé II).
II Battaglione Paracadutisti (initialement I, actif en 1941 à Céphalonie
Le IIe Bataillon de parachutistes participa à l'opération de Céphalonie le 30 avril 1941, . Ce fut le premier largage de parachutistes italiens de la guerre sous le commandement du commandant Mario Zanninovitch
75 parachutistes du bataillon décollèrent de l'aéroport de Galatina (Lecce) à 12h30 à bord de trois SM.82 et atterrirent à 13h38 dans la région de Kraneia (ou Krameta), près d'Argostoli, la capitale de l'île.
L'objectif était de conquérir cette île ionienne, stratégiquement vitale pour le contrôle du golfe de Patras et du canal de Corinthe, occupée par les Grecs après le débarquement italien du 28 octobre 1940.
Bilan
La garnison grecque capitula sans combattre et hissa le drapeau tricolore italien sur le clocher d'Argostoli quelques heures plus tard, sans aucune perte ni effusion de sang du côté italien.
Zanninovitch organisa une aide humanitaire pour la population locale affamée et demanda l'acheminement de vivres par voie aérienne. Le bataillon retourna ensuite en Italie, affecté au 1er régiment de parachutistes, pour s'entraîner en vue de l'invasion de Malte (qui fut ultérieurement annulée).
L'invasion conjointe italo-allemande de Malte (Opération Herkules, précédée par Esigenza C3 italienne) fut planifiée pour l'été 1942 afin de neutraliser la base britannique qui menaçait les convois Axe vers l'Afrique du Nord, mais jamais lancée.
Plan initial italien
Esigenza C3 : Conçu dès 1938, révisé en 1942 avec 3 divisions (dont Folgore et Nembo paracadutiste), 80 000 hommes, 500 avions Regia Aeronautica et flotte entière.
Débarquement amphibie nord de l'île (Victoria Lines), suivi Gozo/Comino ; inspiré par experts japonais.
Annulé par Mussolini pour prioriser l'Égypte.
Accord germano-italien
À Berchtesgaden (29 avril 1942), Hitler approuva l’opération Herkules : qui prévoyait un assaut aéroporté (1 division allemande Fallschirmjäger + 1 italienne Folgore sous Kurt Student), suivi 2-3 divisions navales protégées par Regia Marina.
Kesselring priorisa Malte après succès aériens (Luftwaffe + Regia Aeronautica : 3 000 raids, 6 700 t bombes).
Raisons de l'annulation
Les arguments de Rommel : le DAK réclamait renforts pour Gazala/El Alamein
Manque ressources avec des pertes Luftwaffe en Russie ,
Crainte marine britannique,
Défenses maltaises sous-estimées (16 bataillons infanterie, Matilda II).
Conséquences de l abandon de l operation
Malte coula 230 navires Axe (1942-43) ; invasion annulée scella défaite Rommel.
En 1941, outre l'opération menée le 30 avril à Céphalonie par le IIe bataillon de parachutistes, des unités de parachutistes italiens participèrent à d'autres opérations limitées, principalement d'appui au sol plutôt que de parachutages. Opérations sur d'autres îles Ioniennes Zante et Ithaque (Printemps 1941) : Des éléments des Ier et IIIe bataillons de parachutistes (Carabinieri) furent engagés dans des parachutages ou des atterrissages pour consolider le contrôle italien après Céphalonie. Ces opérations, de courte durée et sans résistance significative, s'apparentaient davantage à des exercices opérationnels.
III Battaglione Carabinieri Paracadutisti (devenant ensuite le I).
Opérations sur d'autres îles Ioniennes Zante et Ithaque (Printemps 1941) : Des éléments des Ier et IIIe bataillons de parachutistes (Carabinieri) furent engagés dans des parachutages ou des atterrissages pour consolider le contrôle italien après Céphalonie. Ces opérations, de courte durée et sans résistance significative, s'apparentaient davantage à des exercices opérationnels.
IV Battaglione Paracadutisti (formé printemps 1941,avec les II, III e 1ª Compagnia cannoni controcarro).
V, VI e VII Battaglione (formés durant l’ année 1941 à partir du II Reggimento Paracadutisti, avec la II Compagnia cannoni).
IX, X e XI Battaglione issus du IIIº Reggimento, avec en 1941 rajout de la III Compagnia cannoni,
Il ne sera à effectifs complet qu’en mars 1942 .
Evolution
En 1941 la division comprenait 2 reggimenti Paracadutisti (I etII º) avec leurs appuis ce qui donnait une force de 5 à 6 battaglioni
Apres les combats en Afrique en 1942, cette division fut utilisée comme infanterie en tant que 185ª Divisione "Folgore"en juin 1942
et les régiments seront numérotés 185º, 186º e 187º,fort chacun de 3 battaglioni par exemple le 186º: battaglioni V, VI, VII).
La Folgore s'entraîna à Tarquinia et dans les Pouilles en vue de l'invasion de Malte (opération C3 ou Herkules, comme l'appelaient les Allemands). Suite à l'annulation de l'opération C3, la division fut déployée en Afrique du Nord à la mi-juillet 1942 et renommée officiellement 185e division le 27 juillet 1942.
Chaque régiment comprenait trois bataillons et une compagnie de canons antichars de 47/32, ainsi qu'un bataillon d'artillerie également équipé de ce canon à double usage.
Les 3e et 11e bataillons de la Folgore restèrent en Italie, de même que l'état-major du 185e régiment d'infanterie, qui allait former le noyau de la division aéroportée Nembo.
L'effectif total de la Folgore à El Alamein était d'environ 3 000 hommes.
La 1re Division de parachutistes baptisée Folgore en juin 1942 comprenait le 185e Division en juillet 1942 1
Le 86e Régiment de parachutistes (5e, 6e et 7e Bataillons)
Le 187e Régiment de parachutistes (2e, 4e, 9e et 10e Bataillons)
Le 185e Régiment d'artillerie de parachutistes
Le 8e Bataillon de parachutistes Guastatori (génie d'assaut)
Les sapeurs italiens, surnommés « genio guastatori », étaient des unités spécialisées du RE durant la Seconde Guerre mondiale.
Ils étaient entraînés à détruire les fortifications ennemies, à poser des charges explosives, à désamorcer des mines et à mener des opérations de sabotage rapproché.
Formés en juillet 1940 à Civitavecchia, inspirés des sapeurs d'assaut allemands et des Arditi de la Première Guerre mondiale, les sapeurs recevaient une formation intensive aux tactiques d'approche furtive, à l'utilisation des lances lance-flammes, des charges creuses et au combat rapproché.
La première unité fut le XXXI bataillon de sapeurs, commandé par le major Paolo Caccia Dominioni. Son équipement comprenait notamment des pistolets-mitrailleurs Beretta, des pistolets explosifs et des uniformes de camouflage.
Opérations majeures Campagne d'Afrique (1941-1942) :
Le XXXI Bataillon s'est illustré à Gazala, Tobrouk (première entrée dans la ville), Mersa Matrouh et El Alamein, neutralisant bunkers, chars et positions britanniques lors d'assauts nocturnes.
Autres fronts
Ils furent aussi déployés en Grèce, en Russie et contre les fortifications yougoslaves, avec des unités telles que le bataillon « Avalanche » (sapeurs alpins) créé après l'armistice.
Équipement et tactiques
Ils portaient des uniformes sombres à capuche, étaient équipés de grenades à main, de mines antichars et de bombes à retardement.
Ils opéraient en petits groupes pour infiltrer les lignes ennemies, à l'instar des Sturmtruppen allemands.
Les guastatori italiani et les troupes de génie d assaut allemands Sturm-Pioniere o Sturmtruppen pionire uisent leurs racines dans la guerre de tranchées de la 1e GM
À El Alamein, la division Folgore participa aux premiers combats à Deir el Munassib et Qaret el Himeimat.
| Internet |
Elle fut ensuite réorganisée en plusieurs groupements tactiques (« raggruppamenti ») pour la bataille d'Alam Halfa :
RUSPOLI 7e et 8e Bataillons Guastatori
BECHI 2e et 4e Bataillons
COMOSSO 9e et 10e Bataillons
TANTILLO 5e et 6e bataillons Bataillons d'artillerie parachutée 1er et 3e bataillons (le 2e fut dissous faute d'artillerie)
Durant la bataille d'Alam Halfa, le Folgore couvrit le flanc gauche de la 90e division légère, la brigade Ramcke, ainsi que des unités de la division Brescia.
Au cours de l'opération Beresford, les bataillons Comosso repoussèrent une attaque de l'infanterie néo-zélandaise dans la nuit du 3 au 4 septembre 1942 et capturèrent le brigadier G.H. Clifton, ainsi que de nombreux véhicules et armes.
La Folgore fut de nouveau attaquée le 30 septembre par la 131e brigade d'infanterie britannique, récemment arrivée, appuyée par des chars des Scots Greys et précédée d'un violent bombardement d'artillerie. L'infanterie britannique fut repoussée avec de lourdes pertes et la Folgore infligea 400 pertes aux Britanniques,. Elle ne déplorant que la perte de 45 parachutistes.
Le 23 octobre 1942, Montgomery lança son offensive principale et la Folgore fut de nouveau attaquée, cette fois par la 44e division d'infanterie et la 7e division blindée.
Deux bataillons français libres attaquèrent également la Folgore à Naqb Rala le 24 octobre, mais furent repoussés par le 5e bataillon de la Folgore et poursuivis par la 33e division de reconnaissance allemande qui, malheureusement, attaqua indifféremment amis et ennemis.
Le 25 octobre, la 4e brigade blindée britannique et la 69e brigade d'infanterie vont attaquer à nouveau la Folgore à Dier Munassib, mais perdirent 22 chars.
D'autres attaques suivirent, menées cette fois par la 50e division d'infanterie et la 7e division blindée, mais elles se soldèrent une fois de plus par un échec et des pertes considérables.
La Folgore signala la destruction de 110 chars britanniques.
Ces défaites contraignirent Montgomery à déplacer son attaque principale du « point faible sud » vers son flanc nord.
Ces nouvelles opérations, baptisées Supercharge, mirent fin aux opérations contre la Folgore jusqu'à la retraite générale ordonnée par Rommel le 2 novembre 1942.
Sans moyens de transport, la Folgore était condamnée à l encerclement et elle se rendit le 5 novembre,
Seuls quelques centaines d'hommes survécurent et rejoignirent le 285e bataillon Folgore reconstitué sous le commandement du capitaine Lombardini.
Ce bataillon combattit à nouveau en Tunisie comme unité organique de la division motorisée Trieste.
Les quelques survivants restants retournèrent en Italie pour intégrer le 185e régiment de parachutistes de la 2e division aéroportée italienne,
la 184e division dite « Nembo » (Nuages d'orage). Comme pour la Folgore, la Nembo était principalement employée comme division d'infanterie. Le régiment Nembo a combattu la 8e armée britannique qui progressait en Calabre en 1943.
NEMBO
La 184e division parachutiste « Nembo » était la deuxième unité parachutiste majeure italienne.
Formée le 1er novembre 1942 à Florence sous le nom de division d'infanterie motorisée « Nembo », elle assuma l'intégralité de ses responsabilités de parachutiste en 1943.
Formation et structure
Mise sur pied par le général Ercole Ronco à partir des 184e et 185e régiments de parachutistes (hérités de la division Folgore), ainsi que d'unités de soutien telles que l'artillerie et le génie divisionnaires, elle comptait environ 10 000 hommes entraînés à Pise et à Rovezzano.
Les bataillons de base comprenaient les VIIIe, Xe, XVe et XVIe bataillons de parachutistes. Initialement affectée à la lutte contre les partisans de Tito à Venise (fin 1942), elle fut ensuite transférée en Sardaigne en juin 1943. Après l'armistice, le 8 septembre 1943, en Sardaigne, la division se scinda entre les fidèles au Royaume (majoritaires, environ 6 000 hommes) et les républicains.
Décimée par le paludisme, elle regagna l'Italie continentale en mai 1944 sous le nom de division d'assaut « Nembo », rattachée au Corps de libération italien (CIL).
Elle combattit sur le front adriatique contre les Allemands : libération de Macerata (juin 1944), bataille de Filottrano (juillet) et Abbadia di Fiastra. Dernières opérations
En mars 1945, des éléments formèrent la « Centuria Nembo » pour l'opération Herring (20 avril 1945), le dernier parachutage de troupes en Europe au-dessus de la plaine du Pô (Poggio Rusco, Corte Mondine) contre les arrières-gardes allemandes.
En 1945, elle fusionna avec le groupe de combat « Folgore », pour devenir par la suite l'actuel 183e régiment de parachutistes « Nembo » de la brigade Folgore.
184e division
183e régiment de parachutistes (X, XV XVI bataillons)
185e régiment de parachutistes (III,VIII et XI bataillons)
184e régiment d'artillerie aéroportée
184e bataillon de guastatori
Une troisième division de parachutistes, baptisée Ciclone (Cyclone), fut également constituée forte de quatre bataillons qui furent formés en août 1943.
La 183e division parachutiste « Ciclone » était une unité de parachutistes italienne mise sur pied 1943, mais jamais achevée en raison de l'armistice du 8 septembre.
Formation et structure prévue
Créée à Viterbo en même temps que la division « Nembo », l'unité comprenait les XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe bataillons de parachutistes, renforcés par des unités de l'ADRA (Arditi Distruttori Regia Aeronautica) et des appuis divisionnaires.
Elle ne possède pas de numéro définitif selon les sources, et est parfois désignée comme le Groupement ou la 183e division
Certains éléments ont ensuite été intégrés à d'autres unités, telles que les divisions Nembo ou des unités de la RSI
Déploiement et dissolution
Elle n'a pas participé à des opérations actives, étant potentiellement destinée à des missions anti-parachutistes ou de guérilla anti-titiste . L'armistice a interrompu son développement, et ses unités ont été dispersées entre les cobelligérants et les Allemands. Ses traditions ont été transmises à la brigade Folgore actuelle sans héritage direct.
La marine et l'aviation italiennes organisèrent également quelques unités mineures en vue de l'invasion de Malte, mais celles-ci furent finalement utilisées pour des parachutages en Afrique du Nord afin d'attaquer des bases aériennes près de Benghazi.
À noter qu'en 1942, une unité de parachutistes composée d'anciens prisonniers de guerre indiens fut créée : le bataillon Azad-Hindustani du groupe Frecce Rosse (Flèches Rouges).
Le Frecce Rosse (Raggruppamento Frecce Rosse) étaient un groupe d'unités spéciales italiennes d'infiltration et de sabotage créé en mai 1942 sous le commandement du lieutenant-colonel Massimo Invrea, renommé du Raggruppamento Centri Militari.
Le Battaglione Azad-Hindustani (ou "Indie Libre") en faisait partie comme Centro I, formé de prisonniers indiens de l'Empire britannique capturés en Afrique du Nord (notamment par la Division Ariete en 1942)
Composition et rôle
Effectifs : Environ 350-400 hommes (12 officiers, 353 sous-officiers et soldats indiens, plus Italiens d'Inde/Persé), dirigé par Mohammad Iqbal Shedai, résident indien pro-Axe à Rome.
Centres associés :
Centro A (arabi),
Centro T (tunisini, poi Battaglione d'Assalto T)
Centro I (indiani).
Centro T (Tunisiens)
Ils furent formés à Tarquinia pour sauts opérationnels.
Missions : Reconnaissance longue portée, sabotage, guérilla, Parachutage/infiltration derrière les lignes alliées en Afrique du Nord, via camions du désert ou SM.82.
Opérations et dissolution
Prévu pour des raids en Tunisie/Libye, le battaglion ne vit pas d'opérations majeures ; dissous en novembre 1942 après l'échec de Rommel à El Alamein, ses hommes furent réaffectés ou rapatriés.
Ce sont des troupes qui ne font pas partie de la Indische Legion, mais elles obéissent à l'effort Axe pour mobiliser des nationalistes indiens (Subhas Chandra Bose).
Uniformess distinctifs
Les Indiens portaient des bandeaux safran, blanc et vert autour du cou (couleurs du Congrès national indien)
les Italiens y ajoutaient des étoiles
Effectif total des fusiliers indiens : 1 compagnie, 1 mitrailleur indien (motorisé), 1 section italienne, 1 section de parachutistes indiens.
La CI compagnie du Ier bataillon/X régiment d'Arditi (commandos)
C’était une unité d'assaut d'élite de l'armée royale italienne durant la Seconde Guerre mondiale. Appartenant aux unités « Arditi » (héritières des troupes d'assaut de la Première Guerre mondiale), elle était souvent assimilée à des commandos pour ses tactiques d'infiltration et de sabotage. Contexte et structure
Formé en 1942, le Xe régiment Arditi opéra en Afrique du Nord au sein du Xe corps d'armée.
Le 1er bataillon comprenait 3 à 4 compagnies (CXIX,CI et parfois CII), chacune forte d'environ 150 hommes, entraînées aux opérations nocturnes, au déminage et à la reconnaissance.
La CI compagnie, commandée par un capitaine ou un lieutenant, était spécialisée dans le sapage et la destruction audacieuse, avec un équipement léger (fusils Carcano, mitrailleuses Breda 37 et charges explosives). Opérations connues
Bir el Gobi et Gazala (1941-1942) : Intégrée à la division Ariete, elle participa à la défense contre les Britanniques, menant des assauts contre les chars et les positions fortifiées ;
Elle subit de lourdes pertes. El Alamein (1942) : Elle combattit dans le secteur sud, à l’instar des parachutistes de la Folgore, détruisant bunkers et véhicules ennemis avant la défaite italo-allemande.
Ces unités incarnaient l’audace, mais souffraient d’une mauvaise coordination et d’une logistique précaire.
La 1re unité parachutiste (RA)
La 1re unité parachutiste de la Regia Aeronautica (Iº Battaglione Paracadutisti Regia Aeronautica) fut formée le 12 mai 1942 à Tarquinia, sous le commandement du major Alberto Contratti, comme première force aéroportée propre à l'Aéronautique royale italienne, distincte des unités de l'Armée (Esercito).
Composition et formation
Effectifs : Environ 600 hommes, issus de volontaires de la Regia Aeronautica, ; Ils furent formés sur des avions de transport SM.82 et au combat rapproché, organisés en trois compagnies plus supporti (genio, trasmissioni).
Équipement : Fusils Carcano, mitrailleuses Breda, mortiers da 45, charges esplosive;
tenues grigio-verde con mostrine azzurre aeronautiche.
Objectif : Défense des aérodromes, raids aéroportés et appui aux opérations en Afrique/Méditerranée (Malta, Tunisie).
Opérations principales
Défense terrestre (1942) : Protéger les bases aériennes en Sicile et Libye contre raids britanniques.
Tunisie (fin 1942) : Éléments infiltrés pour sabotages, sans lancis majeurs.
Après l'armistizio (1943), dissoute au Sud ; au Nord, éléments formèrent le Battaglione "Azzurro" et "Nembo" dans l'Aeronautica Nazionale Repubblicana (RSI)
un bataillon parachutiste des Marines de San Marco
Le Battaglione Paracadutisti "P" San Marco de la Regia Marina fut formé en 1941-1942 comme unité amphibie d'élite, issue du Reggimento San Marco (fusiliers marins), entraînée au saut parachuté pour des opérations combinées mer-ciel-terre.
Leur rôle préparer les plages au débarquement
Composition et formation
Effectifs initiaux : Prévu pour une compagnie (environ 100 volontaires sélectionnés parmi les marins du San Marco pour leurs qualités physiques/morales exceptionnelles), organisé en sections spécialisées (sabotage, nuotatori paracadutisti).
Entrainement
La Spezia et Tarquinia (école paracadutisti), avec sauts diurnes/nocturnes en mer (SM.82),
Raids amphibie sur longue distance avec armes/équipements, usage de battellini gonfiabili, neutralisation d'obstructions sous-marines et fortifications côtières via des charges explosives
Équipement : Armes standard (Carcano, Breda), explosifs,
tenues marine con mostrine San Marco
Opérations et destin
Destiné à des raids en Méditerranée (ex. défense bases navales, sabotages des installations des allié, le bataillon resta stationné en Italie et ne vit pas d'opérations majeures avant l'armistice de (1943
Il sera transféré à la RSI en septembre 193 comme (Battaglione Azzurro San Marco) et il participa aux combats en Émilie-Romagne contre les partisans et Alliés
RÉPUBLIQUE SOCIALE ITALIENNE
Les unités parachutistes de la Repubblica Sociale Italiana (RSI, 1943-1945) étaient des formations limitées, issues des restes des forces pré-armistice, entraînées en Allemagne ou à Piacenza, et employées principalement contre les partisans plutôt que pour des opérations aéroportées massives.
Unités principales
Gruppo Squadroni Paracadutisti "Folgore" : Formé fin 1943 à Spilber près d‘Udine avec les survivants de la Division Folgore
; environ 1 200 hommes (XIe, XII, XIII plotoni), commandé par le général Gustavo Zimmerle.
Combats anti partisans en Vénétie julienne et sur la Linea Gotica ; dissous en 1945.
Battaglione Paracadutisti "Azzurro" (ex-Regia Aeronautica) : Héritiers du 1º Battaglione RA à Tarquinia ; addestrati à Forlì, environ 600 marins/Paracadutisti, intégrés à la 3ª Divisione "San Marco" RSI pour opérations terrestres en Émilie.
"Nembo" RSI :ces soldats vont choisir de combattre aux côtés dess Allemands (environ 4 000 hommes), formant le IVº Reggimento "San Marco Paracadutisti" ;
Luttes contre les partisans au Piémont et Lombardie, avec quelques sauts mineurs.
Ces unités, souvent sous commandement allemand (2e division de Fallschirmjäger (FJ).
elle va subir de lourdes pertes contre les partisans ;
Avec une total : moins de 5 000 parachutistes actifs, elle est l loin des standards italiens pré-1941
La première unité aéroportée formée par la RSI fut
le Groupe de volontaires parachutistes italiens, constitué d'éléments de l'ADRA, du 10e régiment d'Arditi, des 17e, 18e et 20e bataillons Ciclone, des 12e et 8e bataillons Nembo et d'une unité de remplacement du bataillon Nembo alors en entraînement à Viterbo
Une compagnie du 10e régiment d'Arditi rejoignit les unités de reconnaissance de la 2e FJ et suivit la division allemande en Russie, puis aux Pays-Bas où elle participa à l'opération Market Garden.
Le bataillon de parachutistes indépendant Nembo fut formé en 1943 à partir de 1 200 parachutistes s'entraînant avec la 4e division aéroportée à Spolète.
Il combattit avec acharnement les Alliés à Anzio, perdant environ 70 % de ses effectifs.
Parmi les autres unités de parachutistes engagées dans les combats contre les Alliés figurait le 3e bataillon Azzurro à Anzio.
Bien que leur rôle principal n'ait pas été pleinement exploité, les unités de parachutistes italiennes représentaient l'élite de l'effort militaire fasciste italien durant la Seconde Guerre mondiale.
Triés sur le volet, bien équipés, parfaitement entraînés et extrêmement motivés, les parachutistes italiens se révélèrent redoutables au combat, à tel point que Winston Churchill les surnomma les « Lions de la Folgore à El Alamein ».
Les pertes totales de la division parachutiste « Folgore » à El Alamein (23 octobre - 6 novembre 1942) s'élevèrent à environ 4 700 hommes sur un effectif initial de 5 000, soit plus de 90 à 95 % de ses forces.
Ce bilan inclut les tués, les blessés et les prisonniers après la reddition finale, due à l'épuisement des munitions.
Détail des pertes
Tués et blessés : Environ 1 100 à 1 300 hommes au cours des neuf premiers jours (par exemple, 40 officiers et 600 sous-officiers entre le 23 et le 28 octobre), dont 15 des 16 commandants d'unité (10 tués et 5 blessés). Prisonniers :
Plus de 3 400 survivants furent capturés par les Britanniques le 6 novembre lors de leur retraite à pied à travers le désert, sans eau ni ravitaillement ; ils furent traités avec les honneurs militaires par Montgomery.
Unités décimées :
Les trois régiments (185e, 186e et 187e) et l’artillerie perdirent la majeure partie de leurs effectifs ;
la division fut officiellement dissoute le 23 novembre 1942.
Cette résistance infligea de lourdes pertes aux Britanniques (plus de 120 chars et 1 700 hommes), mais l’isolement logistique scella le sort de la Folgore. Les pertes totales de la division parachutiste « Folgore » à El Alamein (23 octobre - 6 novembre 1942) s'élevèrent à environ 4 700 hommes sur un effectif initial de 5 000, soit plus de 90 à 95 % de ses forces. Ce bilan inclut les tués, les blessés et les prisonniers après la reddition finale, due à l'épuisement des munitions. Détail des pertes : Tués et blessés : Environ 1 100 à 1 300 hommes au cours des neuf premiers jours (par exemple, 40 officiers et 600 sous-officiers entre le 23 et le 28 octobre), dont 15 des 16 commandants d'unité (10 tués et 5 blessés). Prisonniers : Plus de 3 400 survivants furent capturés par les Britanniques le 6 novembre lors de leur retraite à pied à travers le désert, sans eau ni ravitaillement ; ils furent traités avec les honneurs militaires par Montgomery. Unités décimées : Les trois régiments (185e, 186e et 187e) et l’artillerie perdirent la majeure partie de leurs effectifs ; la division fut officiellement dissoute le 23 novembre 1942. La résistance infligea de lourdes pertes aux Britanniques (plus de 120 chars et 1 700 hommes), mais l’isolement logistique scella le sort de la Folgore. Publication Pertes britanniques infligées par la Folgore à El Alamein Nombre de chars ennemis détruits par la Folgore Commandants de bataillon de la Folgore tués à El Alamein Pertes de la Folgore lors de la retraite d’El Alamein Comparaison des pertes de la Folgore avec celles des autres divisions italiennes à El Alamein