
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Allemagne 1935 La Creation de la Wehrmacht
La « loi du 21 mai 1935 » qui crée la Wehrmacht est le Wehrgesetz (Wehrgesetz vom 21. Mai 1935), texte fondamental du réarmement hitlérien et de la transformation de la Reichswehr en Wehrmacht.
Elle complète la loi du 16 mars 1935 sur l’organisation de l’armée et le rétablissement du service militaire obligatoire, en fixant le cadre juridique général du service militaire et de la nouvelle armée allemande.
Nature et portée de la loi du 21 mai 1935 Le texte est adopté par le gouvernement du Reich et promulgué le 21 mai 1935 sous le titre « Wehrgesetz » (Loi sur la défense / la Wehrmacht). Il donne un fondement légal à la Wehrmacht, qui devient potentiellement l’« arme du peuple allemand », en lieu et place de la Reichswehr limitée par Versailles.
Il vient juridiquement « remplir » et détailler la décision politique du 16 mars 1935 de rétablir la conscription et de porter la force de paix à environ 550 000 hommes.
Principales dispositions du Wehrgesetz
On peut résumer les points essentiels (d’après le texte allemand)
§1 : le service militaire (Wehrdienst) est défini comme un « honneur » pour le peuple allemand ; chaque homme allemand est astreint au service militaire, et en temps de guerre, les hommes et les femmes peuvent être requis pour le service au profit de la patrie.
§2 : la Wehrmacht est définie comme le « porteur des armes allemand » et l’école d’éducation militaire du peuple ;
elle se compose du Heer (armée de terre), de la Kriegmarine (marine de guerre) et de la Luftwaffe (armée de l'air).
§3 : le Führer et Reichskanzler est désigné comme « oberster Befehlshaber der Wehrmacht » commandant suprême de la Wehrmacht, ce qui place l’ensemble des forces armées directement sous l’autorité personnelle d’Hitler.
Ces articles impliquent donc à la fois l’architecture tripartite de la Wehrmacht et le principe de l’embrigadement de la population masculine dans un service militaire de masse.
Cette loi violait donc ouvertement les clauses du traité de Versailles, qui limitaient l’armée allemande à 100 000 hommes et interdisaient une aviation militaire et une marine de guerre offensive.
Elle s'inscrit dans la séquence suivante
création publique de la Luftwaffe (mars 1935)
rétablissement de la conscription
et réorganisation de l'armée (16 mars 1935),
encadrement complet du service militaire et de la Wehrmacht par la loi du 21 mai 1935.
Les textes combinés concernent une force de paix de l'ordre de 550 000 hommes, marquant la fin du système de sécurité issu de 1919
Les réactions internationales à la loi du 21 mai 1935 (Wehrgesetz)
La France perçoit le réarmement allemand (conscription et création de la Wehrmacht) comme une violation frontale de Versailles et renforce sa ligne diplomatique de sécurité collective, tout en cherchant des garanties britanniques et italiennes (Conférence de Stresa, avril 1935).
Le Royaume‑Uni condamne officiellement la rupture de Versailles, mais adopte une attitude plus conciliante, visant à intégrer le réarmement allemand dans un compromis global sur les armements (projets d’« equality of rights » et discussions navales anglo‑allemandes qui aboutissent au traité naval de juin 1935).
L’Italie de Mussolini participe à la posture de fermeté de façade (Stresa) mais reste surtout préoccupée par ses propres projets en Éthiopie, ce qui limite toute réaction concrète contre Berlin.
Société des Nations et opinion internationale
Au sein de la Société des Nations, la dénonciation est formelle : la réintroduction de la conscription et le réarmement allemand sont dénoncés comme une rupture des engagements pris à Versailles et dans le cadre de la Conférence du désarmement, mais aucune mesure coercitive n’est décidée.
Dans la presse et les milieux diplomatiques, le discours de Hitler au Reichstag du 21 mai 1935, qui accompagne cette politique, est perçu comme à la fois agressif et « rassurant » : il réaffirme le rejet des clauses militaires de Versailles tout en multipliant les déclarations de volonté de paix et de négociation, ce qui entretient l’espoir d’un arrangement plutôt que d’une confrontation directe.
Mais une logique d’apaisement et absence de sanctions contribuent à conforter Hitler dans l’idée que la remise en cause unilatérale de Versailles dont la création de la Wehrmacht est un jalon central – ne rencontrera pas de réaction armée, ce qui prépare les coups de force ultérieurs (Rhineland 1936, Anschluss 1938, etc.).
Vont suivre après le 21 mai 1935, plusieurs décrets et arrêtés qui complètent le réarmement allemand, en précisant l'organisation, les effectifs et la formation de la Wehrmacht
Décret sur la formation des officiers (juin 1935)
Un décret du 25 juin 1935 réorganise la formation accélérée des officiers subalternes, limitant la période d'instruction à deux ans pour répondre aux besoins massifs en cadres ; il intègre les écoles de guerre (Kriegsakademien) et les unités de remplacement.Arrêtés sur l'intégration de la Landspolizei (juillet-août 1935)
Des décrets des 30 juillet, 21 août et 15 octobre 1935 transfèrent la police territoriale (Landspolizei) dans la Wehrmacht, augmentant les effectifs d'infanterie et fournissant des cadres expérimentés ; environ 80 000 hommes sont intégrés.
Décret sur le Reichsarbeitsdienst (1er juillet 1935)
Le décret du 1er juillet 1935 rend obligatoire le service du travail (RAD) pour les hommes de 19 ans (six mois), étendu provisoirement aux femmes ; il prépare la main-d'œuvre pour l'effort militaire et économique.
Autres mesures structurelles
Premières instructions pour les unités motorisées et les manœuvres combinées Heer-Luftwaffe.
Ces textes opérationnalisent le passage de 100 000 à 550 000 hommes, avec 22 divisions d'infanterie et 3 motorisées d'ici fin 1935.
Le Reichsverteidigungsgesetz
Le Reichsverteidigungsgesetz (Loi sur la défense du Reich) du 21 novembre 1938 représente une étape majeure dans la centralisation et la militarisation totale de l'économie et de la société allemande sous le régime nazi, bien après la création de la Wehrmacht en 1935]. Contrairement au Wehrgesetz de 1935 qui posait les bases juridiques de l'armée, ce texte introduit des changements structurels radicaux en vue de la guerre totale.
Changements structurels clés
Mobilisation économique générale : Il instaure le principe de la « économie de guerre en temps de paix », subordonnant l'ensemble de l'économie au ministère de la Guerre économique (sous Göring via le Plan de Quatre Ans), avec priorisation absolue des productions militaires et rationnement des matières premières
Obligation de service pour tous : Extension du service militaire à une conscription économique – employeurs, industries et citoyens sont astreints à contribuer à l'effort de guerre ; refus puni comme désertion (peine de mort possible).
Centralisation administrative : Création d'un Haut Commandement de la Défense du Reich (OKW) élargi, fusionnant planification militaire et économique ; les Länder perdent toute autonomie en matière de défense.
Impact organisationnel
La loi divise la société en trois secteurs prioritaires :
Wehrmacht (priorité absolue : armes, munitions).
Économie d'armement (usines réorientées, main-d'œuvre forcée anticipée).
Population civile (service du travail obligatoire, Reichsarbeitsdienst étendu).
|
Ce texte marque le passage d'un réarmement clandestin (1933-1935) à une préparation uverte à la « guerre totale », appliquée dès l'invasion de la Pologne en 1939
Pour contrer cette menace le Gouvernement réagit avec diverses mesures pour répondre au réarmement allemand
La France réagit au réarmement allemand (16 mars et 21 mai 1935) par des mesures défensives limitées, axées sur la sécurité intérieure, l'aviation et la réglementation des armes, dans un contexte budgétaire contraint et d'apaisement européen (Stresa, avril 1935).
Principaux décrets militaires
Cela avait commencé en début 1935
18 janvier 1935 : Nomination du général Maurice Gamelin comme chef d'état-major général de l'Armée et vice-président du Conseil supérieur de la guerre, pour coordonner la défense face à la menace allemande.
30 mars 1935 : Décret Régnier, interdisant en Algérie les manifestations contre la nation et la souveraineté française ; renforce le contrôle colonial post-rattachement de la Sarre à l'Allemagne (janvier 1935).
3 septembre 1935 : Décret réglementant l'exportation du matériel de guerre, pour éviter toute fuite de technologie vers l'Allemagne ou d'autres puissances.
23 octobre 1935 : Décret portant réglementation de l’importation, fabrication, commerce et détention des armes ; première codification stricte post-Versailles, classant les matériels en catégories (armes à feu, munitions, blindés)
30 octobre 1935 : Décret relatif aux servitudes pour terrains destinés à l'Armée de l'Air ; accélère la création de bases aériennes face à la Luftwaffe naissante.
Mesures complémentaires
Ces décrets s'inscrivent dans 317 décrets-lois du 30 octobre réorganisant l'administration, y compris les centres de rééducation des chômeurs pour le service militaire potentiel.
La loi de finances 1935 vote un crédit exceptionnel de 14 milliards de francs pour la défense aérienne,
Mais les efforts restent modérés par rapport à l'Allemagne. Pas de conscription allongée ni de mobilisation massive avant 1936 (service de 2 ans).
Changements militaires français en 1936 suite au réarmement allemand
En 1936, sous le Front populaire (Léon Blum), la France accélère son réarmement face à la remilitarisation de la Rhénanie (7 mars 1936) et au réarmement allemand continu
Le budget militaire augmente de 40%, des nationalisations sont promulguées et on assiste à une prolongation du service militaire.
Lois et décrets clés
17 mars 1936 : Loi adaptant le statut militaire à la période difficile ; porte le service actif de 1 à 2 ans (contingents 1936-1940), autorise l'anticipation de l'appel des classes et augmente les militaires de carrière.
1 août 1936 : Loi sur la nationalisation de la fabrication des matériels de guerre ; expropriation des usines d'armes (armes à feu, munitions, aéronefs, protection antigaz) pour créer des sociétés nationales (SNCASE, SNCAM) et rationaliser la production.
Septembre 1936 : Premières mesures budgétaires du gouvernement Blum ; crédits exceptionnels pour l'aviation (Pierre Cot) et les blindés, dévaluation du franc pour financer l'effort.
Impacts structurels
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Cet effort tardif injectera (57 milliards entre 1937-1939), mais il est entravé par grèves et querelles et surtout il n y a pas de révolution doctrinale de l’emploi des forces militaires pour faire face aux nouvelles tactiques comme ;la Blitzkrieg
Voici une comparaison réarmement français et allemand en 1936
En 1936, l'Allemagne bénéficie d'un réarmement massif et centralisé depuis 1933-1935, tandis que la France, sous le Front populaire, lance un effort tardif et désordonné face à la remilitarisation de la Rhénanie (mars 1936).
Dimensions clés
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Critère |
Allemagne |
France |
|---|---|---|
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Budget défense |
Exponentiel (Plan de 4 ans Göring dès 1936 : acier, carburant, 20% PIB) |
+40% (57 milliards 1937-39 hors budget ; dévaluation franc) mais inflation et grèves freinent |
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Effectifs |
550 000 hommes (36 divisions, conscription 2 ans depuis 1935) |
Service 2 ans (loi 17 mars : +400 000 mobilisables) ; supériorité numérique temporaire |
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Blindés |
1 400 Panzer (I/II en production ; doctrine Blitzkrieg testée Espagne) |
2 000+ chars (B1 bis, H35) mais dispersés, doctrine défensive (Maginot) |
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Aviation |
Luftwaffe : 2 500 appareils (Ju 52, He 111 ; Kondor Legion) |
1 500 avions ; nationalisation (11 août) mais production lente (SNCASE) |
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Industrie |
Totale (IG Farben, usines reconverties ; autarcie) |
Nationalisée (arsenaux d'État) mais émiettée, délais 2-3 ans |
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Doctrine |
Offensive combinée (char-avion-radio ; Guderian) |
Défensive statique ; Gamelin prudent |
L'Allemagne priorise qualité et vitesse (prête 1938), la France quantité mais sans intégration tactique, creusant l'écart malgré supériorité 1936 sur papier
Revenons à l Allemagne et son armée
Après le Wehrgesetz du 21 mai 1935, la Reichswehr (limitée à 100 000 hommes par Versailles) devient officiellement la Wehrmacht, tripartite (Heer, Kriegsmarine, Luftwaffe), avec conscription massive et 36 divisions prévues.Changements organisationnels post-1935
1935-1936 : Intégration Landspolizei (80 000 hommes, décrets juillet-octobre) ; formation accélérée officiers (2 ans) ; 22 divisions d'infanterie + 3 motorisées ; réoccupation Rhénanie (mars 1936)
1937 : Création OKH (Heer), OKM (Marine), OKL (Luftwaffe)
doctrine Blitzkrieg (Guderian, chars Panzer)
Plan de 4 ans Göring (autarcie économique)
1938 : Reichsverteidigungsgesetz (21 nov.) : conscription économique totale, OKW unifié sous Keitel ;
Anschluss Autriche (+30 000 km², usines Skoda)
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Période |
Effectifs |
Nouvelles unités/doctrines |
|---|---|---|
|
1935 |
550 000 |
Conscription 2 ans ; Luftwaffe sort de l ombre et devient t publique |
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1936 |
750 000 |
Divisions Panzer prototypes ; aviation 2 500 appareils |
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1938 |
2,4M paix |
Kriegmarine Z-Plan ; Waffen-SS intégrée (17 août) |
La Reichswehr qui était élitiste sous de Seeckt fournit le noyau à la Wehrmacht qui passe à une armée de masse prête pour 1939 (Pologne).
Hans von Seeckt (1866-1936) fut le principal architecte de la Reichswehr pendant la République de Weimar (1919-1926), transformant les restes de l'armée impériale en une force professionnelle et cohérente malgré les contraintes de Versailles
entre 1919-1920 comme : Chef d'état-major il reconstitue une armée dans les limites de 100 000 hommes volontaires, dissout l'état-major général impérial et crée le camouflage "Truppenamt".
1920-1926 : comme Chef der Heeresleitung (commandant en chef de facto) ; définit l'armée comme un "État dans l'État", indépendant du pouvoir politique.
Réformes doctrinales et structurelles
Doctrines offensives : Impose un règlement résolument offensif (infiltration, manœuvre), base de la future Blitzkrieg ; privilégie qualité des cadres sur quantité.
Réorganisation : Sélection élitiste d'officiers (25 ans service minimum), formation intensive ; coopération secrète URSS (Kama, Lipetsk) pour chars/aviation.
Neutralité politique : Refuse de réprimer le putsch de Kapp (1920 : "Truppe schießt nicht auf Truppe") mais écrase putschs Buchrucker (1923) et Hitler (même année).
Héritage pour la Wehrmacht
Sa Reichswehr cadre (4 commandements, 7 divisions d'infanterie + 3 cavalerie) fournit le noyau des généraux de 1939-1940 (Fritsch, Beck) ; doctrines perdurent malgré son limogeage en 1926
Développement secret de la Luftwaffe avant 1935
Apres l’annonce publique mars 1935 elle est dirigée par; Göring futur Reichsmarschall, avec Kesselring chef d'état-major
Avant sa création officielle le 1er mars 1935, l'aviation militaire allemande est développée clandestinement sous le couvert d'organismes civils, en violation du traité de Versailles qui interdit toute aviation de combat.
Bases secrètes et coopérations étrangères
URSS (1922-1933) : Traité de Rapallo permet entraînements pilotes et tests à Lipetsk (chasseurs, bombardiers) et Kama (chars/aviation combinée) ; ~120 pilotes formés annuellement.
DLV et NSFK (1933) : Deutscher Luftsportverband (association "sportive") puis NS Fliegerkorps forment 20 000-30 000 "planeurs /pilotes civils" ; camouflage pour futurs cadres Luftwaffe.
Production industrielle cachée
Usines reconverties : Junkers, Heinkel, Messerschmitt produisent sous couvert "aviation civile" (Ju 52 transport/bombardier, He 51 biplan chasseur) ; stocks cachés dans hangars agricoles.
Techniciens clés : Erhard Milch (ministre aviation 1933) gère production secrète ; ~1 000 appareils opérationnels fin 1934 (chasseurs, reconnaissance).
Réorganisation pré-1935
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Phase |
Mesures |
Résultat |
|---|---|---|
|
1926-1930 |
Lipetsk/Kama (URSS) |
Doctrines tactiques testées |
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1931-1933 |
DLV (20 000 membres) |
Pilotes qualifiés (Göring inspecte) |
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1933-1935 |
Milch Plan ; 36 Gruppen |
2 500 avions prêts mars 1935 [prior Luftwaffe] |
Annonce publique mars 1935 révèle force opérationnelle ; Göring Reichsmarschall, Kesselring chef d'état-major.
En 1936, la Luftwaffe compte 6 Luftkreise (commandements aériens régionaux), créés le 1er avril 1934 et réorganisés en 1935 ; ils assurent administration, logistique et formation, en parallèle des 7 Wehrkreis terrestres.
Liste des Luftkreise (1936)
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Luftkreis |
Siège |
Responsabilités principales |
|---|---|---|
|
I |
Königsberg |
Prusse-Orientale ; Flak, Ersatz régiments |
|
II |
Berlin |
Brandebourg ; DLV/NSFK pilotes civils |
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III |
Dresden |
Saxe ; formation bombardiers/reconnaissance |
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IV |
Münster |
Westphalie/Rhénanie ; soutien Heer |
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V |
Munich |
Bavière/Sud ; usines Heinkel/Junkers |
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VI |
Kiel |
Mer Baltique ; soutien Kriegsmarine |
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VII |
Général Braunschweig |
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Structure et évolution
Chaque Luftkreise comprenait au 1/4/1936 3 escadre de 81 avions et 3 régiments de Flak
Mais cela va évoluer très vite
Leur fonction la Formation des Fliegerersatzregimenter
Un changement intervient en 1938
Regroupement en 3 Luftwaffengruppenkommandos puis en 1939 en Luftflotten de 1-3
Évolution des Luftkreise vers les Luftflotten en 1938
L'évolution des Luftkreise vers les Luftflotten en 1938 marque le passage d'une organisation administrative territoriale à une structure opérationnelle flexible, en prévision de la guerre.
Chronologie des réformes (1938)
Juillet 1938 : Regroupement des 6 Luftkreise en 3 Luftwaffengruppenkommandos (groupes de commandement aérien), pour une meilleure coordination tactique.
Luftwaffengruppenkommandos 1 (Ostpreußen) remplace Luftkreise I (Königsberg).
Autres regroupements : Berlin/Dresde et Münster/Munich/Kiel.
Avril 1939 : Ajout d'un 4e Luftwaffengruppenkommandos ; tous renommés Luftflotten (flottes aériennes) numérotées séquentiellement.
Structure opérationnelle des Luftflotten
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Phase |
Unités |
Rôle |
|---|---|---|
|
Luftkreise (1934-38) |
6 districts fixes (ex. Luftkreis III Dresden) |
Administration, Flak, Ersatzrégiments, Fliegerhorste |
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Luftwaffengruppenkommandos (août 1938) |
3 groupes (Ostpreußen, etc.) |
Coordination Geschwader (01-25, 26-50...) |
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Luftflotten (1939) |
4 flottes (1-4) |
Équivalent "groupe d'armées" ; Fliegerkorps flexibles |
Conséquences : Les Luftflotten deviennent autonomes (appareils, logistique, Flak), et sont déployables par théâtre (ex. Luftflotte 2 Pologne 1939
Premiers commandants des Luftflotten en 1939
Au début de la Seconde Guerre mondiale (septembre 1939), quatre Luftflotten sont opérationnelles, issues de la réforme de 1938 ; leurs commandants sont des officiers expérimentés promus Generaloberst.
Commandants en septembre 1939
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Luftflotte |
Commandant |
Base initiale |
Rôle principal (1939) |
|---|---|---|---|
|
1re |
Albert Kesselring |
Berlin |
Pologne (soutien Heer Centre) |
|
2e |
Hellmuth Felmy |
Brunswick |
Pologne (Nord, Varsovie) puis France 1940 |
|
3e |
Hugo Sperrle |
Münich |
Pologne (Sud) puis Bataille d'Angleterre |
|
4e |
Alexander Löhr |
Vienne (ex-Ostmark) |
Pologne (Sud-Est), Balkans 1941 |
Hiérarchie : Tous subordonnés à l'OKL (Göring) ; chefs d'état-major comme Günther Korten (Luftflotte 4). Felmy relevé janvier 1940, Kesselring passe à Luftflotte 2. Ces commandants dirigent Fliegerkorps et Geschwader pour la Blitzkrieg aérienne
Réorganisation de la Kriegmarine après 1935
La Kriegmarine succède à la Reichsmarine le 21 mai 1935 via le Wehrgesetz, marquant la fin des restrictions de Versailles ; Erich Raeder reste commandant en chef jusqu'en 1943, avec expansion limitée par l'accord naval anglo-allemand (18 juin 1935 : 35% tonnage Royal Navy, 45% sous-marins)
Changements structurels immédiats
1935-1936 :Création OKM (Oberkommando der Marine)
Mise en service cuirassés de poche Deutschland, Admiral Scheer ; 21 U-Boote Type IA/IB ; flottille torpilleurs/destroyers Zerstorer
1936-1938 : Plan Z (janv. 1939) :
Plan Z : Aperçu général
Le Plan Z, approuvé par Hitler le 27 janvier 1939, visait à transformer la Kriegmarine en une flotte de surface équilibrée capable de défier la Royal Navy d'ici 1948, avec un budget de 33 milliards RM sur 10 ans ; il reflétait les conceptions stratégiques d'Erich Raeder, privilégiant les grandes unités sur les U-Boote prônés par Dönitz.
Composition prévue de la flotte
|
Mais la guerre éclate et au déclenchement de la guerre (1939), seul Bismarck/Tirpitz en construction et 57 U-Boote disponibles
Le Plan Z est abandonné pour s’axer sur une production massive U-Boote (800+ d'ici 1943). La lutte d’influence entre Raeder d’un coté et Göring/Heer freine les mises en œuvre des ; infrastructures (bases Rügen, cales Wilhelmshaven) prévues mais inachevées.
Raeder qui visait une flotte équilibrée pour lutter contre France et /URSS échoue car; Hitler priorise Heer/Luftwaffe, limitant marine à 10-15% budget réarmement
Le Plan Z est abandonné après l’ invasion de la -Pologne
Mais la Royal l Navy domine son adversaire avec une flotte opérationnelle massive, résultat de décennies d'investissements.
États des lieux en 1939
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Catégorie |
Plan Z (prévu 1948) |
Royal Navy (sept. 1939) |
|---|---|---|
|
Cuirassés/ Cuirassés de bataille |
10 (dont 6 H-class 56 000 t) |
15 (12 modernes : Nelson, King George V en construction) |
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Porte-avions |
4 (Graf Zeppelin classe) |
7 + 7 en construction (Illustrious, Ark Royal) |
|
Croiseurs lourds |
15 (Hipper) |
66 (County, Town classes) |
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Destroyers |
68 (1936/40) |
184 (Tribal, J/K/N classes) |
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Sous-marins |
249 (VII/IX) |
60 (T-class océaniques) + 30 côtiers |
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Budget/ Tonnage |
33 milliards RM (10 ans) ; 35% RN autorisé |
~10 milliards £ ; suprématie mondiale (50% tonnage global) |
La Royal Navy excelle en projection mondiale (Méditerranée, Empire), convois atlantiques et porte-avions ;
Forces terrestres allemandes (Heer) en 1935
En 1935, suite à la loi du 16 mars (conscription universelle) et au Wehrgesetz du 21 mai, la Reichswehr devient le Heer (armée de terre) de la Wehrmacht, passant de 100 000 à ~550 000 hommes avec objectif de 36 divisions.
Organisation structurelle
Commandement : Chef Heeresleitung : Werner von Fritsch ; OKH (Oberkommando des Heeres) créé en 1936
; 3 groupes d’armées Gruppenkommandos
Les Gruppenkommandos étaient les plus hauts échelons de commandement régional de la Reichswehr/Heer en 1935, coordonnant divisions, Wehrkreis et unités de remplacement pendant la transition vers la Wehrmacht.
Organisation en 1935
Nombre : Initialement 4
1 Berlin, Général Von Rundstedt
2 Kassel, Général Ritter Von Leeb
3 Dresden VGénéral on Bock (avril 1935) pour gérer expansion.
Leur rôle est le Contrôle direct des divisions (Wehrkreiskommandos),
Ils veillent à la formation des officiers et de la troupe, assurent la logistique régionale ils sont subordonnés au Reichskriegsministerium (von Blomberg).
On assiste à une évolution en 1937avec la création d’ unt 4e Gruppenkommandos à Leipzig ; En 1938 ils sont renommés Heeresgruppenkommandos avec insertion Armeekorps entre eux et divisions
En dessous on trouve des Wehrkreise
En 1935, les Wehrkreis (districts militaires) sont au nombre de10 , héritage direct des contraintes du traité de Versailles ; ils assurent le recrutement, la formation et l'administration des conscrits dans la Reichswehr en transition vers le Heer de la Wehrmacht.
Liste et localisation des 7 Wehrkreise (1935)
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Wehrkreis |
Siège |
Divisions rattachées |
Zone géographique |
|---|---|---|---|
|
I |
Königsberg (Prusse-Orientale) |
1re Infanterie |
Prusse-Orientale |
|
II |
Stettin (Poméranie) |
2e Infanterie |
Poméranie |
|
III |
Berlin |
3e Infanterie |
Brandebourg |
|
IV |
Leipzig (Saxe) |
4e Infanterie |
Saxe, Thuringe |
|
V |
Stuttgart (Wurtemberg) |
5e Infanterie |
Souabe |
|
VI |
Münster (Westphalie) |
6e Infanterie |
Rhénanie du Nord |
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VII |
Munich (Bavière) |
7e Infanterie |
Bavière |
|
VIII |
Breslau |
|
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IX |
Kassel |
|
|
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X |
Hambourg |
|
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On passera ensuite à 13 Wehrkreis pour 36 divisions ; base administrative stable jusqu'en 1945.
Chaque Wehrkreis fournit environ 80 000 conscrits/an (service 2 ans post-mars 1935) avec un objectif de 550 000 hommes au total
La Formation est assurée dans Écoles pour les officiers la troupes et les , Ersatz (unités remplacement) ;
Un Wehrkreis comprend un corps d’armée à trois divisions et chaque division 3 régiments d’infanterie avec ses supports 2 régiments d’artillerie l’un monté l’autre motorisé , une section de liaison et de reconnaissance un bataillon de génie partiellement motorisé une section de camions une section pontonnier et une sanitaire
A ces formations il faudra rajouter un certains nombre de Panzerdivisionen commandées par le général Oswald Lutz et directement rattachées au Gruppenkommandos
en 1936 il en avait 3
En 1936, les trois premières Panzerdivisionen sont pleinement opérationnelles après leur création le 15 octobre 1935, constituant l'embryon des forces blindées du Heer ; elles participent aux manœuvres de Rhénanie (mars 1936) et posent les bases de la doctrine de Guderian
Organisation
1re Panzer-Division (Weimar, General Schneider Wehrkreis IX)
Comdt. Maximilian von Weichs Camps d Ohrdruff Eseinach Saxe et Silésie
150 Panzer I, bataillon Panzer II prototype.
2e Panzer-Division (Würzburg,General Guderian Wehrkreis XIII)
Comdt. Heinz Guderian Troue Saarbruken expérimentations radio/char.
3e Panzer-Division (Berlin, General Kühp Wehrkreis III) :
Comdt. Ernst Feßmann ; Camps de Wünsdorf et Zossen
Une 4e est en cours de formation en Westphalie region de Barmen
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Unité |
Composition |
Équipements |
|---|---|---|
|
Panzer-Regiment |
2 Abteilungen (3 leichte + 1 mittlere Kompanie) |
150-200 Panzer I (5 tonnes, 2 cm KwK) |
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Schützen-Brigade |
2 regiments mot. inf. (Sd.Kfz. 251) |
Camions Opel, motos Kradschützen |
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Artillerie |
1 régiment (150 mm tracté) |
1 Abteilung AA 88 mm |
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Reconnaissance |
1 Abteilung Reiter-Regiment |
Chenille Pz.Kpfw. II prototypes |
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Pionniers/AA |
1 bataillon chacun |
Flak 20 mm, ponts mobiles [prior 36 Div.] |
Il faut aussi compter 2 divisions de cavalerie à deux brigades
L’une stationnées à Postdam et ,Breslau et l autre en Prusse orientale
Conclusion
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La date du 15 septembre 1935 correspond, en Allemagne, à l’adoption des lois de Nuremberg, votées par le Reichstag réuni à Nuremberg lors du congrès du NSDAP. |