Maine et Loire Trèves Chateau Donjon









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Le château de Trèves Wkipidia

Ce premier château fort a été fondé peu avant 1026 par Foulques Nerra en vue de la prise de Saumur qui, à l'époque, était une possession du comte de Blois. Cette fondation fut comprise dans un programme logistique d'ensemble, car elle fut à peu près contemporaine de celle de Montreuil-Bellay. Le fief a été confié au comte de Sablé, Herbert le Rasoir, qui servait Foulques dans sa guerre de Touraine.

La forteresse fut prise par le comte Foulques Réchin en 1068, détruite par son ordre et reconstruite par ses soins vers 1091. Entre-temps, le marché et le port qui existaient à Trèves furent transportés à Cunault. Mais en 1091, marché et port furent restitués à Trèves. Avant les évènements de 1068, l'église n'avait pas son emplacement actuel entre le château et la Loire. Selon le cartulaire de Saint-Aubin d'Angers, elle se trouvait dans le château. Le fief est donné à Geoffroy Fulcrade, chevalier, qui se fit ensuite moine à Saint-Florent, et dont le fils augmenta considérablement le bourg où il fonda les deux prieurés.

En 1147, le seigneur de Trèves est Renaud le Roux, qui part à la croisade avec Louis VII et sa suzeraine directe, Aliénor d'Aquitaine.

En 1206, le château de Trèves soutient victorieusement une attaque de l'armée de Jean sans Terre.

Vers 1230, la guerre entre le roi de France et le roi d'Angleterre inspire les auteurs du Lancelot en prose. Le château de Trèves devient, dans ce long roman, l'une des places fortes aux mains des alliés du roi Arthur et aussi le lieu de naissance de Lancelot du Lac16.

Enfin, de possesseurs en possesseurs cités par Célestin Port le château devient la propriété du chancelier de France, Robert le Maçon, en 1416 par achat.

 

En reconnaissance et récompense des services ci-dessus signalés et constatés dans ses lettres patentes du 7 novembre 1420, le Dauphin confirme à Lemaçon tous les droits antérieurs de la baronnie, ajoute ceux de « tribut et péage sur chaque pipe de vin passant la dite rivière de Loire en dévalant ou en montant par battel ou batteaux devant ledit chastel de Trèves ou traversant par charroi ladite châtellerie la somme de 10 deniers ; sur chaque muid de vin, 5 deniers, de même un minot de sel sur chaque muid de sel. »

En 1424, le Dauphin devenu roi accordait de plus à son chancelier, outre les trois anciennes foires qui se tenaient dans le bourg à la Saint-Luc, à la Saint-Matthieu, à la Sainte-Catherine, 3 nouvelles foires à tenir les mardis après l'Ascension et la Saint-Jean-Baptiste, avec marchés et assemblées tous les mardis, qui furent transférés à Cunaud ainsi que les foires en décembre 1762.

En 1435, ces privilèges royaux qui enrichissaient le pays (sans doute aux dépens des anciens marchés de Gennes) et qui rapportaient surtout au seigneur de beaux droits de prévôté, permirent au chancelier Lemaçon d'entreprendre et d'achever la reconstruction de son manoir et surtout du principal donjon. Le bourg qu'il abritait était devenu un véritable centre d’activité. Ses foires, ses péages, son port, l'importance de ses seigneurs y attiraient des populations de tout genre et avec elles aussi plus d'une misère. Il y existait, vers le XIVe siècle, une Maison-Dieu et une aumônerie, et quand Lemaçon mourut, il venait d'y « établir une maladrerie pour ladres, parce qu'il y est survenu pauvres gens mallades d'icelle maladie ». Le 8 mars 1479 et le lendemain, le roi Louis XI visita cette "Maladerie de Saint-Ladre pres Angers"17.

Le tombeau de Lemaçon existe encore dans l'église de Trèves avec sa statue.

En 1616, Pierre de Laval capitaine de 50 hommes d'armes et baron de Lezay, agrandit et embellit de nouveau le château de Lemaçon.

Aux deux corps distincts et anciens du logis, Pierre de Laval fait ajouter un pavillon neuf d'habitation desservi par un grand jardin en terrasse. Devant le pont-levis, s'élevait encore au XVIIe siècle une motte dite la motte de Monsoreau qui avait sans doute porté le manoir primitif et qui, restée nue et vide jusqu'au XVIe siècle, fut alors chargée d'un corps de logis adossé à la chapelle reconstruite. Vers l'est était une autre motte, dite Barbacane (ouvrage de défense en avant du pont-levis). Vers la rivière et devant la tour qu'en séparait seulement un second jardin bas planté en verger, des Halles logeaient les marchands venus aux foires et les bouchers détaillants. Au haut des halles se tenait l'auditoire où le sénéchal rendait tous les quinze jours la justice pour les tenanciers de 17 paroisses. Tout auprès, dans la vallée, vers le coteau, s'étendaient autrefois deux étangs dont un seul était encore conservé au XVIIe siècle. Celui-ci alimentait à travers le jardin par un canal en pierres de taille un moulin banal qu'y avait construit Lemaçon et où le seigneur prélevait le vingtième du blé apporté. Sur un des quatre îlots de la Loire dépendants du domaine étaient plantés les piliers de justice. Le seigneur avait le droit de prélever sur les pêcheurs le premier saumon pris. Il donnait cinq sous à qui le lui apportait. Par contre, les autres pêcheurs ne devant pas de saumon payaient en monnaie au seigneur le surplus de cinq sous que leur premier saumon pris pouvait valoir. En plus chaque filet devait au château une nuit de travail. Le mardi-gras de chaque année, près de la borne qui séparait le fief de la baronnie et celui du prieuré de Cunaud, on voyait venir le cuisinier et le boulanger du prieur, l'un « garny de sa lardouère », l'autre « garny de son bluteau » avec leurs aides portant une pièce de bœuf d’un pied carré, trois pintes de vin dans un baril et une miche. Le seigneur de Trèves se trouvait là, et avec lui, sans doute, des pauvres pour en profiter.

Le maréchal de France, Maillé de Brezé, fit intervenir la haute influence du cardinal de Richelieu, son beau-frère, pour violenter les refus persistants d'Hilaire de Laval. Le cardinal ministre, en son propre nom, par acte du 8 mars 1642, se porta acquéreur, moyennant 200 000 livres dont 114 000 étaient déjà réclamées par les créanciers, et transmit le 16 la baronnie au maréchal dont la fille unique Claire-Clémence de Maillé venait d'épouser le Grand Condé.

À peine entré en possession, le maréchal de Maillé, pour empêcher Hilaire de Laval de bénéficier du privilège de retrait lignager qui permettait à une famille seigneuriale de recouvrer son domaine vendu, moyennant restitution du prix payé, se hâta de démolir une grande partie des travaux de Pierre de Laval et d'abandonner le reste à la destruction du temps, de telle sorte que quelques années après Rigaud, régisseur des châteaux de Trèves et de Milly pour le compte de Mlle de Clermont, fille du Grand Condé et de Claire-Clémence, lui écrivait dans un rapport que les habitations étaient en ruine et que d'immenses travaux seraient nécessaires pour les rendre habitables.

Devaient hommage à Trèves :

  1. Le fief de la Harielle, possédé par M. de Joreau ;
  2. Le fief de l'Étang de Gennes, possédé par M. de Rochefort ;
  3. Le fief de la Gennevraie, possédé par M. Buvau ;
  4. Le fief de Sarré, possédé par M. de Neuville ;
  5. Le fief de Lignières en Sarré, possédé par M. de Maurepas.

Le fief de Lignières en Sarré pourrait bien avoir été le manoir situé à Bouchette près de la maison Cahu.

À propos des rentes dues à Trèves, Rigault, partant du principe que la levée de la Loire est construite sur le vrai fond de la baronnie, des rentes afférentes lui sont dues sur les deux rives, depuis Pocé, en la paroisse de Distré, jusqu'à Coutures.

En 1747 par échange du 23 mars, la terre de Trèves passa de la famille des Condé au comte Louis César d'Estrées et au maréchal Adrien Maurice de Noailles qui quatre jours après en firent cession pour la somme de 510 000 livres à Jean de Stapleton, seigneur irlandais, un des compagnons du roi Jacques[Qui ?], avec les châtellenies de Milly, Pocé, Villeneuve-Maillard, Sourches, Mardron, la Tour Ménives, toutes celles de Gennes que nous venons d'énumérer plus haut. C'est en faveur de ce nouveau venu que Louis xv, par lettres du 23 août 1747, érigea la baronnie en comté, en ajoutant aux seigneuries ci-dessus nommées les terres de Laillou, Baucheron, Virollais, Saugré, la Mimerolle, les Noyers Aménard et Laleau. Dès 1750, il fait abattre le château de Trèves, n'en conservant que le donjon. Un immense escalier monumental y donne accès. L'escalier intérieur dessert diverses salles voûtées, nues et désertes. Des cuisines occupent le soubassement ; plus bas encore sont les prisons.

Le domaine de Clementiniaeum avait été primitivement donné par les rois Pépin et Charlemagne à l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers qui en fit une paroisse. Les moines de cette abbaye établirent deux prieurés : celui de Saint-Aubin et celui de Saint-Macé18, chacun avec leur chapelle (cf. chapelle Saint-Macé). Les gens de Trèves ne devaient à leur seigneur que le service militaire, sous les ordres d'un agent de l'abbaye, pour le compte des barons. Ils étaient exempts de toutes les autres redevances féodales.

Gisant de Robert le Macon

 

 

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