Hérault St Guilhem le Désert Cloitre









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LE CLOÎTRE : ÉTAT ACTUEL DES VESTIGES "Dispersi sunt lapides sanctuarii in capite omnium platearum"

 

u Sud de l'abbaye et en pénétrant par cette dernière on accède à ce qui reste de ce célèbre cloître qui s'élevait sur deux étages de galeries. Certains historiens s'accordent à dire qu'il était à la fois le plus ancien et le plus récent des cloîtres romans du Bas-Languedoc. Ses galeries inférieures remontaient au XIe, c'est-à-dire construite en même temps que l'église, tandis que les galeries supérieures avaient étaient rapportées au XIIe-XIIIe. Cet ouvrage, avait la forme d'un quadrilatère irrégulier de 13m sur 15m qui s'étendait entre l'église au Nord, l'Infirmerie et l'appartement de l'Abbé au Sud, la sacristie et la salle du chapitre à l'Est, le réfectoire à l'Ouest.  

QUE RESTE T'IL A VISITER AUJOURD'HUI ?

e cet ensemble dont on connaît à présent la triste destinée il ne reste que les galeries Nord et Ouest du cloître inférieur que l'on a partiellement sauvés il y à quelques années pour éviter la ruine et qui sont actuellement en cours de restauration. Les galeries Sud et Est n'ont pas eu cette chance, car bien que restaurés au XVe ainsi qu'en témoigne quelques vestiges épars (culots, nervures) dans les murs ainsi que la voûte de l'angle Sud-est, les pillages ne les ont pas épargnée. La visite du cloître aujourd'hui se limite à la visite de la galerie Nord et de la galerie Ouest qui longe l'église, c'est-à-dire à la partie inférieure de l'ancien édifice. Couverte jadis d'une voûte d'arêtes dont il reste les amorces, elle s'ouvre sur le préau du cloître par une suite de baies géminées à colonnette centrale, dont le dessin et le décors sont à rapprocher de ceux des niches de l'abside de l'église. On y retrouve les mêmes archivoltes à clavage double retombant sur de petits modillons sculptés. Bon nombre de colonnettes sont conservées d'origine. Par contre, on notera la présence dans la seconde baie, d'un fut en marbre blanc, galbé d'une grande finesse, surmonté d'un petit chapiteau pris dans la masse. Sur ce dernier est monté un très haut saloir en tronc de pyramide renversé qui reçoit la retombée des arcs géminés, selon un dispositif courant dans l'architecture Lombarde relative à la construction des clochers. Un petit modillon est ici constitué par une curieuse tête d'animal, masque de cheval ou de bovin, gravé au trait. 

ET DE SON PILLAGE...

 

'histoire des pierres du cloître de Saint-Guilhem pourrait être celle de bien des monuments de notre pays. Sauf que celles-ci, et ce n'est certainement pas un hasard, ont traversé, pour la plupart,  l'Atlantique pour se retrouver au Musée des Cloîtres de New-York. Il eut été souhaitable qu'un autre destin leur soit destiné, notamment que l'on puisse aujourd'hui les admirer dans leur écrin naturel du val de Gellone.  Le destin en à décidé autrement et il va nous falloir faire avec cette privation insupportable. D'aucuns disent que l'histoire s'est montré cruelle à leur égard, serais-ce la vérité...  Nous allons tenter de raconter ce qui s'est passé et espérer qu'un jour peut être nous puissions les contempler nous-mêmes et les offrir aux générations future qui viendront longtemps sans doute encore à Saint-Guilhem.

Comme bien des édifices religieux les guerres de religion, la Révolution Française n'épargna pas Gellone.  Bien au contraire. Le couvent et le cloître abandonnés par ses derniers occupants furent vendus au peuple en l'occurrence ici à un entrepreneur qui installa une filature de coton.  Celle-ci ne fonctionna pas bien dans les lieux et fut déplacée à Aniane pour des raisons fort compréhensibles d'accès. On essaya d'y implanter une tannerie, sans succès non plus. Devant ces échecs consécutifs et fort probablement par inertie, voire le besoin des autochtones, les différents corps de bâtiments échurent à différents propriétaires qui s'établirent et habitèrent même les lieux. Chacun y alla de son imagination pour y rapporter ses propres commodités et surtout pour en vider son riche contenu historique. 
 

'est un maçon finalement qui récupéra le cloître et  l'exploitera, utilisant notamment de belles pierres de tufs pour restaurer, voire construire la voûte de quelques belles portes alentour. On dit que chacun venait sur place chercher ses pierres et repartait avec en prime quelques sculptures embarrassantes dont on ne savait que faire.  Quelques uns de ces vestiges se retrouvent d'ailleurs aujourd'hui dans la contrée voire même sur le Larzac : marches d'escaliers conduisant aux coursives, statue de Saint-Pierre décapité, chapiteaux historiés ornée des douze apôtres, armoiries de Mostuéjouls,  prophète Jonas, face de Charlemagne, et bien d' autres statues visibles sur les frontons de portes des villages alentours. Le plus important de ce pillage sauvage, temporairement sauvé  graçe à un magistrat, resta quelques années  à Aniane dans la  propriété de ce dernier où tout un chacun montrant patte blanche pouvait venir le contempler. Moindre mal puisqu'il pouvait  encore être à porté de main et visible par quelques privilégiés : dalles, trumeaux, écussons, chapiteaux, colonnes massives, voire celle qui soutenait la voûte au-dessus de la fontaine du cloître...  (plus de 145 éléments). Hélas, tout ce patrimoine se trouve actuellement au musée des cloîtres à New-York à la suite d'une vente bien regrettable. Une vrai merveille de sculpture, chef d'oeuvre des ciseaux des moines passionnés qui en paix décoraient l'abbaye sans se soucier du temps. 

L'OEUVRE DE LEON VINAS AU SECOURS 

n notera toutefois l'intervention en son temps de l'Abbé Léon Vinas dans les années 1840. Passionné d'Archéologie religieuse, ce personnage haut en couleur et auteur d'une célèbre monographie sur Saint-Guilhem, usera de toutes ses relations et de sa personne pour récupérer chez quelques  particuliers un nombre important de pièces. En 1841, il alerte la Société Archéologique de Montpellier et s'engage dans une bataille soutenue avec les propriétaire des restes du cloître. Il sauve en quelques sortes les meubles et fait rapatrier de nombreux ouvrages au sein de la Société Archéologique de Montpellier. Malgré son action militante et désintéressée, tout ne pourra être hélas récupéré.

Aujourd'hui, on peut dire que les vestiges du cloître de Saint-Guilhem se trouvent répartis ainsi : 

- Musée des Cloîtres de New-York, Société Archéologique de Montpellier, Saint-Guilhem-le-Désert. 

Internet

 

    

 

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